Nationalisme en Ukraine

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Bien que l'État ukrainien actuel soit apparu assez récemment, certains historiens, comme Mykhaïlo Hrouchevsky, Orest Subtelny et Paul Magosci ont cité l'État médiéval de la Rus' de Kiev comme un début de précédents d'un État spécifiquement ukrainien[1]. Les origines du nationalisme ukrainien moderne ont également été attribués à l'insurrection ruthènes au XVIIe siècle contre la République des Deux Nations (Pologne-Lituanie), dirigée par Bohdan Khmelnytsky.

Histoire de la naissance de l'État d'Ukraine[modifier | modifier le code]

Avant la création de l'État d'Ukraine[modifier | modifier le code]

Mykola Ivanovytch Mikhnovsky a été l'une des figures et l'un des idéologues du nationalisme indépendantiste ukrainien au début du XXe siècle ; il est l'auteur de Ukraine indépendante (uk) (ukrainien : Самостійна Україна, Samostijna Ukrajina, 1900), pamphlet considéré comme le premier programme revendiquant l'indépendance de l'Ukraine[2] ; il est le cofondateur du Parti révolutionnaire ukrainien, et leader d'une de ses scissions, le Parti ukrainien du Peuple (uk).

Le Parti révolutionnaire ukrainien (RUP) fut un parti politique de tendance national-révolutionnaire et marxiste[3] fondé le 11 février 1900 par des étudiants à Kharkiv et dont le principal objectif était la révolution et l'indépendance de l'Ukraine.

Très rapidement le Parti présenta des dissensions internes en raison des divergences sur l'importance à donner aux objectifs nationaux d'une part et socialistes d'autre part. Si le premier programme du Parti révolutionnaire ukrainien prévoyait l'indépendance de l'Ukraine, l'idée d'une autonomie au sein d'une fédération avec la Russie pris le dessus.

Le Parti se scinda finalement en trois. Sous la conduite de Mykola Mikhnovsky se créa une petite aile nationaliste qui devint le Parti ukrainien du Peuple. Souscrivant à un nationalisme absolu, ce Parti demeura sans influence. Puis, en 1904, c'est l'aile gauche du RUP qui fit scission et devint l'Union social-démocrate ukrainienne avant de rejoindre la social-démocratie russe.

Le reste du RUP pris, en 1905, le nom de Parti ouvrier social-démocrate ukrainien. Ce dernier continua de concilier les objectifs nationaux et socialistes. On y retrouve notamment Volodymyr Vynnytchenko et Simon Petlioura, formant chacun un courant du Parti, le premier étant plus fortement socio-révolutionnaire et le second plus nationale-démocratique[4].

Avant l'URSS (1917-1923)[modifier | modifier le code]

Territoires revendiqués fin 1918.
Territoires revendiqués fin 1918.
République populaire ukrainienne.
intervention alliée à Odessa (1918-1919).

Alors que la Première Guerre mondiale et la Révolution russe détruisaient les Empires russe et autrichien, les Ukrainiens déclarèrent leur indépendance. Ils créèrent dès le la Verkhovna Rada dont Mykhaïlo Hrouchevsky devint président le 27 mars et le restera jusqu’au . Le 20 novembre, la Rada centrale proclame la République populaire ukrainienne, reconnue par la France et la Grande-Bretagne en janvier 1918, et déclare son indépendance le . Cependant, l’offensive des Bolchéviks contraint le gouvernement à quitter Kiev en février 1918.

En mars 1918, par l’armistice de Brest-Litovsk, Lénine livre l’Ukraine aux occupants allemands, qui permettent le retour du gouvernement à Kiev. Mais une période de terribles troubles s’ensuit : corps francs allemands, troupes russes débandées, anarchistes de Nestor Makhno, différentes factions ukrainiennes (pro-alliées, pro-allemandes ou pro-bolchéviques) s’affrontent, pillant villes et villages. Le 29 avril, Mikhaïlo Hrouchevsky est réélu président, mais un coup d’État conservateur proclame Pavlo Skoropadsky hetman de l’État d'Ukraine. Cette période d’Hetmanat sera brève puisqu’elle durera jusqu’en novembre 1918, date à laquelle une insurrection du Directoire bat l'hetman le 18 novembre près de Motovylivka. Volodymyr Vynnytchenko puis Simon Petlioura seront alors les présidents du Directoire de la République populaire ukrainienne jusqu’en octobre 1920. De plus durant l’année 1919 l’Ukraine fut secouée par de multiples pogroms contre les Juifs.

En même temps et à la suite de la chute de l’Empire austro-hongrois, un comité ukrainien prit le pouvoir en Galicie le et proclama une République populaire d'Ukraine occidentale (ZUNR) 9 novembre à Lviv. Il en alla de même le dans le nord-ouest de la Bukovine et le en Transcarpathie, ainsi qu’autour de Lemko en Galicie occidentale. Mais les Polonais de Galicie et les roumains de Bucovine proclamèrent simultanément leurs ralliements respectivement à la Pologne renaissante et au royaume de Roumanie, de sorte que le gouvernement de la ZUNR dut s’établir à Ternopil ; les comités ukrainiens de Lemko, de Bukovine et Trancarpathie ne parvinrent pas à contrôler leurs territoires, et l’année suivante, Polonais et Roumains furent admis à faire valoir leurs revendications à la Conférence de paix de Paris, alors que ce droit fut refusé aux Ukrainiens. Pourtant, en dépit de la guerre polono-ukrainienne de Galicie, et de sa non-reconnaissance par les puissances occidentales, le gouvernement de la ZUNR réussit à maintenir son autorité autour de Ternopil, une région de Galicie où il n’y avait que très peu de Polonais et pas de Bolchéviks.

Le , le secrétariat d’État de la République populaire d’Ukraine occidentale conclut un accord préliminaire avec le Directoire de la République populaire ukrainienne, portant sur l'union des deux états ukrainiens. L'accord fut approuvé par la Rada de la ZUNR le et par le Directoire le , date à laquelle l'union fut officiellement proclamée. Dès lors, la ZUNR prit le nom de province de l'ouest de la République populaire ukrainienne. Mais l’union ne fut pas pleinement établie : les organismes gouvernementaux de la ZUNR continuèrent de fonctionner séparément à Ternopil.

Le , UNR et ZUNR s’unissent, mais en même temps, les Allemands se retirent, et dans le vide ainsi créé se déclenche une confuse guerre de harcèlement de type "chacun contre tous les autres" entre troupes russes tsaristes, dites Blanches (dirigées par le général Dénikine et soutenues par les armées Alliées franco-britanniques), l’armée communiste des Bolchéviks dite Rouge, l’armée nationaliste ukrainienne de Simon Petlioura et les troupes anarchistes dites Noires. À part les deux dernières, principalement composées d’Ukrainiens, toutes ces troupes vivaient sur le pays et affamèrent les villageois ukrainiens à coups de réquisitions répétées. Au cours de cet affrontement généralisé, les Français et les Britanniques occupent Odessa, Sébastopol et d’autres ports, mais l’intervention tourne court à cause du manque de moyens engagés, des mutineries de la mer Noire et de l’hostilité de la population exaspérée par les réquisitions (mars-avril 1919).

Vers la fin de 1919 et la première moitié de 1920, les Bolcheviks finissent par l’emporter sur les autres belligérants, et la partie ex-russe de l’Ukraine, avec Kiev pour capitale, est intégrée à l’URSS créée en 1922, tandis que la partie ex-autrichienne, avec Lviv pour ville principale, est intégrée à la Pologne en 1921. La petite Ukraine transcarpatique, jadis hongroise et brièvement indépendante en novembre 1918, vota son rattachement à la Tchécoslovaquie et quant à la Bucovine, sa minorité ukrainienne se résigna à son rattachement à la Roumanie : ces deux régions évitèrent ainsi la « soviétisation », des réquisitions, la collectivisation et les famines qui suivirent, dont le Holodomor. La ZUNR continua d’exister en exil (à Berlin) jusqu’en 1923.

Roman Souchko fut un des organisateurs des tirailleurs de l'armée de la République populaire ukrainienne (UNR), commandant de la division des fusiliers. Il participa à la répression de la Révolte de l'Arsenal de Kiev (Kiev Arsenal January Uprising (en) (1918). Il fut l'un des organisateurs de l'armée ukrainienne.

Période de l'URSS (1923-1991)[modifier | modifier le code]

Les groupes ethniques soviétiques, carte simplifiée (d'après les Atlas scolaires soviétiques).

Par son étendue et par la variété des régions annexées, l'Union des républiques socialistes soviétiques était un État multi-ethnique dont la constitution distinguait la « citoyenneté soviétique » appliquée selon le droit du sol à tous les habitants, de la « nationalité » appliquée selon le droit du sang à certains citoyens seulement. Mentionnée sur la carte d'identité, la « nationalité » permettait, selon le gouvernement soviétique, d'appliquer une « discrimination positive », afin de préserver la culture et la langue des peuples « non-russes », mais dans les faits, elle a aussi pu servir à les russifier. On retrouvait parmi les « nationalités » bien évidemment des Russes (et autres peuples Slaves, majoritaires), mais aussi des Turcs, des Arméniens, des Géorgiens, des Baltes, des Moldaves, des Juifs...

Avant l'invasion nazie (1923-1941)[modifier | modifier le code]

UVO (1923-1929)

Avec la fin de la guerre, Yevhen Konovalets décida de poursuivre la lutte pour l'indépendance par des moyens plus radicaux. Au cours de l'été 1921 il se rend à Lviv, prend en charge l'Organisation militaire ukrainienne (UVO) et met en place son réseau. Puis en décembre 1922, Yevhen Konovalets émigre et vit avec sa famille à Berlin jusqu'en 1929, à Genève de 1929 à 1936 et s'installa finalement à Rome. Tout en gardant le contrôle sur l'UVO, il établit des contacts avec des cercles militaires étrangers, en particulier avec l'Allemagne et la Lituanie. Pour gagner de la sympathie et du soutien politique de la part des gouvernements occidentaux, Yevhen Konovalets encouragea la mise en place de bureaux de presse et de maisons d'édition en langues étrangères.

OUN (1929-1940)

Yevhen Konovalets Reconnaissant les différents groupes de jeunes nationalistes comme étant ses alliés naturels dans la lutte pour l'indépendance, il unifia son organisation aux leurs et fonde ainsi l'Organisation des nationalistes ukrainiens à Vienne (Autriche) en 1929. Il en prend la direction et canalise leurs activités politiques.

L'Organisation des nationalistes ukrainiens est un parti politique ukrainien créé en 1929 à Vienne par Yevhen Konovalets. D'une certaine manière cette organisation succède à l'Organisation militaire ukrainienne (UVO).

Au cours d'une visite aux États-Unis et au Canada, Yevhen Konovalets encouragea ses disciples à établir des associations de vétérans ukrainiens. Elles devinrent les noyaux de la communauté nationaliste ukrainienne et pris le nom d'Organisation pour la renaissance de l'Ukraine aux États-Unis et le nom de Fédération nationale ukrainienne au Canada.

Au cours de ses dix premières années de direction à la tête de l'OUN, Yevhen Konovalets consolida sa position en Ukraine et à l'étranger. Il encouragea le développement de toutes les organisations de la communauté ukrainienne, en France, en Allemagne, en Autriche. Par ailleurs il essaya d'amener, à l'attention de la Société des Nations, le débat sur la question nationale ukrainienne. Il fut assassiné à Rotterdam par l'agent du NKVD Pavel Soudoplatov[5] (par le biais d'un colis piégé) le 23 mai 1938.

Campagne de Pologne (1939) Roman Souchko est un politicien de la République populaire ukrainienne (UNR) et de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), colonel des fusiliers ukrainiens, de 1939 à 1941 ; commandant au sein de la légion ukrainienne créée par la Stepan Bandera[6].

Au début de la Campagne de Pologne (1939) Roman Souchko dirigea la « Légion ukrainienne » créée par Stepan Bandera à Stryï. Après l'annexion de la Galicie par les nazis, la Légion retourna dans le Gouvernement général durant l'occupation Allemande (du 2 juillet 1941 au 5 août 1944) et ne prit plus part à des combats par la suite.

À partir de la fin de 1939 à Cracovie, il dirigea l'armée de la République populaire ukrainienne (OUN) sur le territoire du Gouvernement général de Pologne (19391941), (annexe polonaise du Troisième Reich) où il créa le réseau de cette OUN et du Comité national ukrainien (УЦК).

OUN-B ou OUN-R(1940- ) En 1940, l'Organisation des nationalistes ukrainiens se scinde en deux, celle de Stepan Bandera (OUN-B ou OUN-R pour le mot révolution) et celle d'Andry Melnyk (OUN-M), plus modérée.

Roman Souchko était opposé à la scission de l'OUN en 1940 entre la fraction de Stepan Bandera et la fraction d'Andry Melnyk.

URSS L’Ukraine agrandit par les territoires conquis par l'URSS. Toutefois, l'URSS resta impopulaire en Ukraine du fait de la sévérité du régime.

Invasion de l'URSS, Opération Barbarossa (1941)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération Barbarossa.

Le 22 juin 1941, l'Allemagne rompit le pacte de non-agression le liant à l'URSS et attaqua l'Union soviétique, Staline ayant refusé de réagir aux mises en garde de ses agents et de Churchill qui était renseigné grâce au décryptage du code de la machine Enigma qui chiffrait les communications militaires allemandes[7].

Le régime stalinien était si répressif, que lorsque l’Allemagne nazie envahit l’URSS en 1941, certains Ukrainiens accueillirent la Wehrmacht en libératrice. Un certain nombre d’Ukrainiens s’engagèrent notamment dans les forces de police, l’Armée de libération de l'Ukraine, les Hiwis, et la 14e division de la Waffen SS. Plusieurs milliers d’Ukrainiens rejoignirent, eux, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), réseau de Résistance nationaliste. Le , l’organisation des nationalistes ukrainiens proclama l’indépendance de l’Ukraine à Lviv. L’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) continuera son combat contre l’armée rouge, jusqu’à son anéantissement en 1954. En 1944, l’Armée rouge "libère" l’Ukraine. Les Ukrainiens qui avaient servi les Allemands, et également les membres de l’UPA, furent en 1945, pour la plupart internés au Goulag comme traîtres. À la fin de la guerre, les pertes ukrainiennes s’élèvent à 8 millions de personnes[8] dont 1,377 million de militaires soviétiques de nationalité ukrainienne (15,9 % des pertes totales de l’armée rouge)[9].

Stepan Andriïovytch Bandera (ukrainien : Степа́н Андрі́йович Банде́ра) dirigea l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN). Il est l'idéologue et le chef du mouvement nationaliste ukrainien. En lutte pour l'indépendance de l'Ukraine contre la Pologne et l'Union soviétique, il participe à la création de la Légion ukrainienne sous commandement de la Wehrmacht pour la lutte contre l'armée rouge.

Après l'invasion de l'URSS par l'Allemagne nazie à l'été 1941 Roman Souchko resta à Lviv.

Le 12 janvier 1944 Roman Souchko fut assassiné. Qui sont ses assassins ? Plusieurs versions existent : peut-être des partisans de Stepan Bandera, peut-être des agents de la gestapo[6].

Déclaration d'indépendance, 30 juin 1941[modifier | modifier le code]

Déclaration de l'Indépendance de l'Ukraine 1941 un mois après sa proclamation dans le premier numéro du journal de Zboriv.

Stepan Bandera et Yaroslav Stetsko furent les auteurs de la Déclaration de l'Indépendance de l'Ukraine, 1941 le 30 juin 1941 à Lviv.

La Déclaration de l'Indépendance de l'Ukraine du 30 juin 1941 fut proclamée à Lviv par l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) sous la direction de Stepan Bandera. Le premier ministre était Yaroslav Stetsko, et le président du Conseil des Anciens Kost Levytsky. L'OUN profitait du retrait des forces soviétiques pour faire valoir ses objectifs.

Certains membres de l'OUN estimaient qu'ils avaient trouvé un nouvel allié puissant avec l'Allemagne pour les aider dans leur lutte contre l'Union soviétique.

Le , Yaroslav Stetsko préside la Déclaration de l'Indépendance de l'Ukraine, dont la troisième clause est ainsi rédigée :

« 3/ L’État ukrainien nouvellement formé travaillera en étroite collaboration avec le national-socialisme de la Grande Allemagne, sous la direction de son chef, Adolf Hitler, qui veut créer un nouvel ordre en Europe et dans le monde et aide les Ukrainiens à se libérer de l'occupation soviétique. L'Armée révolutionnaire populaire ukrainienne, qui a été formée sur les terres ukrainiennes, veut continuer à se battre avec l'armée allemande alliée contre l'occupation moscovite pour un État souverain et uni et un nouvel ordre dans le monde entier[Note 1] »

.

Période nazie[modifier | modifier le code]

Quelques jours après l'invasion allemande à Lviv la direction du nouveau gouvernement était déjà arrêtée et envoyée dans un camp de concentration en Allemagne. Dans les deux ans qui suivirent la déclaration d'indépendance, 80 % des dirigeants de l'OUN-B furent arrêtés et emprisonnés ou exécutés par les autorités allemandes[10].

En octobre 1942, la branche armée de l'OUN, l'UPA est créée (l'Armée insurrectionnelle ukrainienne d'Andry Melnyk est quant à elle créée au printemps 1943). Des deux, l'OUN-B et l'UPA de Stepan Bandera fut de loin la plus importante et finit par absorber la seconde en juillet-août 1943.

Au cours de son existence, l'OUN acquis une très grande influence dans les différentes couches de la société. Son principal succès résidait dans sa capacité à assurer la poursuite de la lutte pour l'indépendance ukrainienne.

La Gestapo et l'Abwehr protègent les partisans de Stepan Bandera du fait que les organisations qu'il dirige pourraient être utiles pour leurs propres desseins[11].

Le 5 juillet, Stepan Bandera, leader de la fraction OUN-B[Note 2] est arrêté administrativement à Cracovie et transporté à Berlin le lendemain, où il est rejoint, le 12, par Stetsko, « premier ministre » désigné lors de la déclaration de l'indépendance de l'Ukraine. Les Allemands le transfèrent à Lviv après un attentat manqué contre sa personne par des inconnus[12]. Le 14 du même mois, il est relâché à condition de rester à Berlin. Pendant les mois de juillet et d'août, les deux leaders reçoivent des dizaines de propositions pour coopérer avec les différentes institutions nazies : OKW, Reichssicherheitshauptamt, « Office central de la sécurité du Reich »RSHA, etc[13].

Après l'assassinat de deux membres de l'OUN de la tendance Andry Melnyk (OUN-M), dont la responsabilité est attribuée à des membres de l'OUN de la tendance Bandera (OUN-B), Stetsko et Bandera sont enfermés à la prison centrale de Berlin-Spandau. En janvier 1942, transférés au camp de concentration d'Oranienburg-Sachsenhausen, dans des baraquements destinés aux prisonniers politiques (Zellenbau)[14].

En , Stepan Bandera et son adjoint, Yaroslav Stetsko, sont approchés par Otto Skorzeny pour discuter de plans de sabotages contre l'Armée rouge[15].

En , Stetsko et Bandera sont relâchés par les Allemands (le Sicherheitsdienst) dans l'espoir qu'ils aillent encourager la population ukrainienne à combattre l'avancée de l'Armée rouge qui revient. Bandera reçoit l'autorisation, de la part des Allemands, d'installer son quartier-général à Berlin[16]. Les Allemands aident l'OUN-B et l'UIA en leur parachutant du ravitaillement en armes et en équipement. Des Allemands sont choisis et formés pour mener des activités terroristes et d'espionnage derrière les lignes de front soviétique, mais également des hommes de l'OUN-B qui sont transportés par avion vers l'Ukraine, jusqu'au début de l'année 1945[17].

En , Stetsko est sérieusement blessé durant une attaque alliée sur des véhicules allemands militaires en convoi en Bohême[18].

République de l'URSS reconnue par l'ONU (1945-1991)[modifier | modifier le code]

En 1945, à la demande de Staline, pour souligner son rôle dans la défaite des nazis, l’ONU fait de l’Ukraine, en même temps que de l’URSS et de la Biélorussie, l’un des membres fondateurs de cette organisation. L’URSS y disposera ainsi de 3 voix au lieu d’une. En outre, 4 villes ukrainiennes : Odessa, Kertch, Sébastopol et Kiev portent le titre honorifique de ville héros (accordé aux villes d'Union soviétique dont les habitants ont héroïquement combattu la Wehrmacht au cours de la Seconde Guerre mondiale).

En 1945, Staline enlève à la Tchécoslovaquie la Ruthénie transcarpatique jadis hongroise (jusqu’en 1918) et la rattache à la République socialiste soviétique d'Ukraine. En 1948, il enlève à la Roumanie, pourtant devenue communiste, plusieurs îles dont l’île des Serpents en mer Noire, qui sont données à l’Ukraine. Mais pendant tout ce temps, les arrestations et déportations d’Ukrainiens continuent sous les prétextes les plus divers ; toutefois la majorité des survivants sont amnistiés et libérés par Nikita Khrouchtchev après la mort de Staline.

En 1954, pour marquer le 300e anniversaire du traité de Pereïaslav, Khrouchtchev transféra la Crimée à la RSS d’Ukraine, dont la croissance territoriale est alors achevée.

À partir de 1955, avec la relative période de libéralisation commencée sous Khrouchtchev, les communistes ukrainiens commencèrent à prendre en compte des objectifs nationaux. À cette époque du dégel, dans les années 1960, il y eut un mouvement dissident en Ukraine, mené par des personnalités telles que Viatcheslav Tchornovil, Vassyl Stous, Levko Lukyanenko. Comme dans les autres républiques membres de l’URSS, les mouvements ont été rapidement réprimés, leurs membres condamnés à des peines de Goulag et d’exil. Et c’est pendant la perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev que ces objectifs ont pu être concrétisés.

En 1968, Vasyl Makuch s'immole par le feu pour protester contre l'occupation de l'Ukraine par l'Union soviétique et contre l'invasion russe de la Tchécoslovaquie[19]. Le 5 novembre 1968[20], parti de la Krechtchatyk, la principale rue de Kiev, il se dirigea vers l'actuelle place de l'Indépendance en criant : « À bas les colonisateurs communistes ! Vive l'Ukraine libre ! Vive l'Ukraine ! »[21]. Il mourut de ses blessures le lendemain[22].

En 1986, dans la ville de Tchernobyl, une catastrophe nucléaire eut lieu dans la centrale de cette ville, qui contamina non seulement l’Ukraine, la Biélorusse et la Russie, mais aussi les autres pays d’Europe. Ce fut la plus grave catastrophe nucléaire du XXe siècle.

Ce n’est qu’en 1989 que la libéralisation du régime soviétique et la libération de tous les détenus politiques permit aux Ukrainiens de s’organiser pour défendre leurs droits. Le Mouvement populaire d'Ukraine « Roukh », le premier parti politique indépendant ukrainien depuis 1919, fut ainsi fondé en 1989. Lors des élections de mars 1990, les partis ukrainiens du bloc démocratique ont alors obtenu environ 25 % des sièges au Parlement. Sous l’influence des députés démocrates, le Parlement adopta, le , la Déclaration sur la souveraineté politique de l’Ukraine. Ce fut le premier pas vers l’indépendance complète de l’Ukraine. Celle-ci fut proclamée le et confirmée par le référendum organisé le 1er décembre 1991 : 90,5 % d’électeurs votèrent pour l’indépendance. La semaine suivante, l’URSS cessa d’exister à la suite de la dissolution décidée lors de la réunion à Minsk des dirigeants russe, ukrainien et biélorusse.

Sortie de l'URSS[modifier | modifier le code]

L'Etat ukrainien s'émancipe de l'union soviétique lors de sa chute en 1991.

Elle hérite des populations présentes sur son territoire du temps de l'URSS: Les Ukrainiens constituent 78 % de la population et les Russes environ 17 %, le pays est également constitué d’une mosaïque de minorités : Biélorusses, Moldaves, Bulgares, Hongrois, Roms, Polonais, Arméniens, Grecs, Allemands[23].

Sur l'ensemble du territoire ukrainien, la mosaïque des minorités constitue aux alentours de 5 % de la population. La communauté allemande est constituée de quelques milliers de personnes réparties entre l’est, l’ouest et le centre du pays. La minorité grecque (appelée «pontiaque» ou pontique, en référence aux colonies grecques antiques du Pont-Euxin, mer Noire) est constituée d'une centaine de milliers de personnes.

«L'Ukraine est un pays multiethnique, avec au moins 25 communautés diverses d'une certaine importance (…). Néanmoins, (elle) demeure un pays relativement homogène au point de vue ethnolinguistique (…) puisque au moins 78 % de la population (recensement de 2001, NDLR) est d'origine ukrainienne»[24]

Le pays a connu une «histoire mouvementée» qui explique cette situation et cette identité[23].

Situation depuis l'indépendance[modifier | modifier le code]

Reconnaissance des droits des minorités[modifier | modifier le code]

Dès indépendance, en 1991, les droits des minorités ont été reconnus:

  • Déclaration sur les droits des nationalités (1991)
  • loi sur les minorités (1992).

Pour le site du Groupement pour le droit des minorités (GDM), branche française de Minority Rights Group International[25] « Dans l’ensemble, les relations inter-groupes sont aujourd’hui relativement harmonieuses (…), les foyers de tension sont rares», «Ceci (…) est largement dû à la politique de l’administration ukrainienne qui a eu la sagesse de ne pas chercher à imposer brutalement à la population le modèle d’un Etat-Nation ukrainien »

En Transcarpatie, aux limites de la Hongrie, de la Pologne, de la Roumanie et de la Slovaquie, certaines minorités sont localement majoritaires (Hongrois et Roumains par exemple) alors que d'autres nationalités y sont aussi présentes. (Russes, Ruthènes, Roms, Ukrainiens). Pour l'AFP, «Ces communautés coexistent en général sans heurts sur un territoire qui a été ballotté entre États pendant le XXe siècle, pour être finalement intégré en 1991 à l'Ukraine devenue indépendante»[23].

Politique récente[modifier | modifier le code]

Pour la Haute commissaire, Navi Pillay, « Il est indispensable que le gouvernement donne la priorité au respect de la diversité, à la participation de tous, y compris les minorités – dans la vie politique »[23].

Pour l'ONU, face à la situation «tendue» dans l'est de l'Ukraine, où réside une forte communauté russophone, «il est important de prendre immédiatement des mesures pour rétablir la confiance entre le gouvernement et le peuple, et entre les différentes communautés. Il s’agit aussi de rassurer tout le monde en Ukraine en expliquant que leurs craintes principales seront traitées»[23].

Abolition du statut du russe comme seconde langue officielle dans les régions de l’Est[modifier | modifier le code]

Le 23 février 2014 est rédigé un texte « absurde (…) d’abolir le statut du russe comme seconde langue officielle dans les régions de l’Est »[réf. nécessaire][non neutre]. Toutefois, il s'agit d'« un texte que le président par intérim a jusqu’ici refusé de signer»[26],[27].

Pour ce même journal[Lequel ?], ce texte a provoqué «La rupture des équilibres internes de cette nation fragile», alors même que « M. Poutine ne pouvait rêver mieux que cette ineptie pour enclencher sa manœuvre criméenne ».

En effet l'agence russe Ria-Novosti rapporte les propos du délégué du Kremlin aux droits de l’Homme : « l’annulation de la loi dotant le russe du statut de langue régionale en Ukraine est une violation flagrante des droits d’une minorité ethnique »[27].

Mouvements nationalistes[modifier | modifier le code]

Mouvements nationalistes ukrainiens[modifier | modifier le code]

Assemblée nationale ukrainienne – Autodéfense ukrainienne[modifier | modifier le code]

L'Assemblée nationale ukrainienne – Autodéfense ukrainienne (UNA–UNSO); en ukrainien : Українська Національна Асамьлея–Українська Наробна Самооборона) est le plus important parti d'extrême droite en Ukraine, dirigé par Youriy Choukhevytch, le fils de Roman Choukhevytch.

Congrès des nationalistes ukrainiens[modifier | modifier le code]

Le Congrès des nationalistes ukrainiens (KUN ou Конгрес українських націоналістів Kongres Ukrajins'kych Natsionalistiv) est un parti politique ukrainien qui a fait partie de l'Alliance pour l'Europe des Nations.

Secteur droit[modifier | modifier le code]

Le Secteur droit (en ukrainien: Пра́вий се́ктор, Pravyï sektor) est un parti politique nationaliste ukrainien, essentiellement anti-Russe. Il est fondé en novembre 2013, durant les événements relatifs à Euromaïdan, en tant que confédération paramilitaire, puis se structure en parti politique en mars 2014. Il est dirigé par Dmytro Iaroch. Les idées défendues par Secteur Droit se rapportent à l'indépendance de la nation ukrainienne vis-à-vis de la Russie, à la lutte contre les personnes en lien avec l'ancien pouvoir du Président Viktor Ianoukovytch, mais pas à une ligne économique. Ce parti est né du regroupement de mouvements d’extrême droite ukrainiens : Trident (Tryzub), Assemblée nationale ukrainienne - Autodéfense ukrainienne, Patriotes de l'Ukraine, Assemblée sociale-nationale et le Marteau Blanc.

Le journal israélien Haaretz a rapporté que Secteur droit et Svoboda ont distribué des traductions récentes de Mein Kampf et des Protocoles des Sages de Sion sur la place Maïdan et fait état de sa préoccupation de la présence importante de membres de ces deux mouvements ultra-nationalistes parmi les manifestants[28].

Le milliardaire Ihor Kolomoïsky est proche de ce mouvement.

Union panukrainienne « Liberté »[modifier | modifier le code]

L’Union panukrainienne « Liberté » est un parti ukrainien nationaliste et néonazi d'extrême droite[29], fondé en 1991 sous le nom de Parti Social-Nationaliste d'Ukraine (Социал-национальная партия Украины - СНПУ[30]). Il est également considéré comme néo nazi par le centre Simon-Wiesenthal[31]. Le changement de nom s'est fait en 2004 avec l'arrivée d'Oleh Tyahnybok à la tête du parti. Ce dernier, dans une volonté de dédiabolisation, a également changé le symbole du parti, abandonnant ainsi le Wolfsangel. Malgré cela, des membres du parti continuent d'arborer ce symbole lors de manifestations et continuent de faire fureur avec des remarques russophobes, polonophobes, racistes et antisémites. Depuis qu'il joue un rôle important dans la vie politique ukrainienne et fait partie de la coalition responsable de la destitution du président Viktor Ianoukovytch, le parti supprime des passages antisémites de son programme et s'applique à éviter des déclarations trop extrêmes afin d'améliorer son image auprès d'un plus large public.

Lors de l'élection présidentielle de 2014, qui voit la victoire de Petro Porochenko, Oleh Tyahnybok, leader du parti, se classe dixième avec 1,16 % des voix.

Mouvements nationalistes russophones[modifier | modifier le code]

Pour le Groupement pour le droit des minorités (GDM), «Depuis 1991, les russophones de ce pays ont constamment été traités par Kiev avec une attention et un respect exemplaires. Aucune tension interethnique ne s’est fait jour dans le pays. Pourtant, dès que l’Ukraine s’est trouvée en situation de vulnérabilité extrême, la propagande du Kremlin est entrée en action pour manipuler une opinion interne russe, guère démocrate et peu informée, pour l’amener à ‘‘pousser Poutine à agir’’»[23].

Cependant, il existe des nostalgiques de la Nouvelle Russie, ou Novorossia. Il s'agit du nom d'un territoire de l'Empire russe formé en partie à partir du Khanat de Crimée, lequel avait été annexé plusieurs années après que le traité de Küçük Kaynarca avait conclu la guerre russo-turque en 1774. Les Russes émigrèrent rapidement en masse dans la région et établirent de grandes villes comme Odessa. La région fut ultérieurement intégrée à la République socialiste soviétique d'Ukraine. À la suite de l'effondrement de l'URSS, le nom de Nouvelle Russie / Novorossia commença à être réutilisé dans des appels à l'indépendance des régions correspondant au territoire historique[32].

Dans une interview donnée en 1994, le chef de l'État de Transnistrie, État séparatiste en territoire moldave, a indiqué que l'État était « une partie inaliénable des régions méridionales de l’État russe » incluant Odessa, la Crimée et d'autres oblasts ukrainiens, lesquels faisaient collectivement partie de la région de Nouvelle Russie (Novorossia)[33]. Dmitry Trenin, du Carnegie Moscow Center, a écrit en 2003 que certains academics russes discutaient de l'idée d'un État de Nouvelle-Russie / Novorossia pro-russe qui serait formé à partir des régions méridionales de l'Ukraine en réponse aux mouvements vers l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN[32].

Dans la nuit du 26 au 27 février 2014, une quinzaine d'hommes armés non identifiés, des commandos pro-russes, s'emparent du siège du gouvernement et du parlement (Conseil suprême) de Crimée, tous deux situés dans la capitale Simféropol, et des drapeaux russes sont hissés aux côtés des drapeaux criméens à la place des drapeaux ukrainiens sur les bâtiments[34]. La prise des bâtiments officiels est confirmée tôt le matin du 27 par le Premier ministre de la république autonome, Anatoli Moguiliov, selon qui les hommes sont porteurs « d'armes modernes »[34]. Par la suite, ces nationalistes ont organisé le référendum d'autodétermination de la Crimée.

En 2014, un mouvement nationaliste, le milice populaire du Donbass a revendiqué la création de la République populaire de Lougansk et de la République populaire de Donetsk.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cet article 3 de la version de la déclaration de l'indépendance de l'Ukraine est souvent omis dans les publications de la diaspora ukrainienne traitant de ce sujet
  2. Les deux fractions de l'OUN, qui sont constituées après la scission du mouvement en deux, sont désignées OUN-B et OUN-M suivant la première lettre de nom de famille des deux dirigeants respectifs Stepan Bandera et Andry Melnyk

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Ukraine, renaissance d’un mythe national, p. 61.
  3. Andreas Kappeler, Petite histoire de l'Ukraine, Institut d'études Slaves, Paris, 1997, p. 113
  4. Andreas Kappeler, Petite histoire de l'Ukraine, Institut d'études Slaves, Paris, 1997, p. 136
  5. Pavel & Anatoli Soudoplatov, Missions spéciales : Mémoires du maître-espion soviétique Pavel Soudoplatov, Éditions du Seuil, 1994.
  6. a et b (ru) Сергей Берец. "Украинский легион": помощники нацистов, соперники Бандеры // Би-би-си, 3 сентября 2009 г.
  7. Union des républiques socialistes soviétiques : Opération Barbarossa.
  8. (en) http://www.infoukes.com/history/ww2/page-17.html
  9. (ru) http://ecsocman.edu.ru/images/pubs/2006/11/21/0000295642/1999_n4_p92-101doc.pdf
  10. (en) Timothy Snyder. (Les causes de la purification ethnique ukrainien-polonais). The Causes of Ukrainian-Polish Ethnic Cleansing 1943. Past & Present, No. 179 (May, 2003), p. 207
  11. (uk)p.15 ОУН в 1941 році: документи: В 2-х ч Ін-т історії України НАН України К. 2006 (ISBN 966-02-2535-0) – У владних структурах рейху знайшлися сили яки з прагматичних міркувань стали на захист бандерівців. Керівники гестапо сподівалися використовувати їх у власних цілях а керівники абверу а радянському тилу
  12. (uk)Після проголошення держави й уряду наложили на нього дня 5.7. почесний арешт (Еренгафт) та перевезли його до Берліна. Дня 14.7 провідника організації звільнено із забороною опускати Берлін. p.420 ОУН в 1941 році: документи: В 2-х ч Ін-т історії України НАН України К. 2006 (ISBN 966-02-2535-0)
  13. p.16 Голова уряду Я.Стецько майже до кінця серпня вільно проживав у Берліні і закидав посланнями відомства Розенберга, Ріббентропа,Гіммлера і Кейтеля) ОУН в 1941 році: документи: В 2-х ч Ін-т історії України НАН України К. 2006 (ISBN 966-02-2535-0)
  14. (en)Berkhoff, K.C. and M. Carynnyk 'The Organization of Ukrainian Nationalists and Its Attitude toward Germans and Jews: Iaroslav Stets'ko's 1941 Zhyttiepys' in: Harvard Ukrainian Studies, vol. 23 (1999), nr. 3/4, p. 149—184
  15. (uk)Завдання підривної діяльності проти Червоної армії обговорювалося на нараді під Берліном у квітні того ж року (1944) між керівником таємних операцій вермахту О.Скорцені й лідерами українських націоналістів С.бандерою та Я.Стецьком» D.Vyedeneyev O.Lysenko OUN and foreign intelligence services 1920s–1950s Ukrainian Historical Magazine 3, 2009 p. 137– Institute of History National Academy of Sciences of Ukraine
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  18. (uk)Вєдєнєєв Д. Проблеми історії України: факти, судження, пошуки. – Київ: Інститут історії України НАН України, 2003. – no 10. (ISSN 0869-2556) – page 405
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  22. (fr) Alena Gebertová, Radio Prague, 8 novembre 2013 : http://www.radio.cz/fr/rubrique/miroir/le-paysage-politique-issu-des-elections-demande-une-grande-volonte-de-compromis
  23. a, b, c, d, e et f geopolis.francetvinfo.fr/lukraine-une-mosaique-de-minorites-33831 (protocole http) L'Ukraine, une mosaïque de minorités Par Laurent Ribadeau Dumas | Publié le 17/04/2014 à 10H41, mis à jour le 18/04/2014 à 19H24
  24. fiche consacrée à l’Ukraine sur le site de l’université Laval (Québec)
  25. (Cette organisation établit un classement annuel sur la situation des minorités dans le monde)
  26. Le Monde Diplomatique (accès payant).[réf. incomplète]
  27. a et b [1]
  28. « The new dilemma for Jews in Ukraine », sur Haaretz
  29. https://www.lemonde.fr/europe/article/2012/11/01/ukraine-les-nationalistes-de-svoboda-inquietent-les-juifs-et-les-russes_1784619_3214.html.
  30. (uk) Заява прес-служби ВО "Свобода" щодо зумисного перекручування колишньої назви партії у ЗМІ - Site officiel, 27 mars 2009
  31. https://www.kyivpost.com/content/ukraine-abroad/the-jerusalem-post-wiesenthal-ranks-svoboda-party-members-among-top-10-anti-semites-israel-haters-318246.html
  32. a et b Linda Kinstler, « Protesters in Eastern Ukraine Are Chanting "New Russia," an Old Term That's Back in Vogue », New Republic,‎ (lire en ligne)
  33. (en) Zbigniew Brzezinski, Paige Sullivan et Center for Strategic and International Studies, Russia and the Commonwealth of Independent States: Documents, Data, and Analysis, M.E. Sharpe, (ISBN 1563246376, lire en ligne), p. 639
  34. a et b « Ukraine: revivez la journée du 27 février 2014 », 27 février 2014 à 18h53, bfmtv.com, 27 février 2014.