Stay-behind

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Drapeau de l'OTAN.

Les cellules stay-behind ( rester derrière ») sont des réseaux clandestins coordonnés par l'OTAN pendant la Guerre froide.

Implantées dans seize pays d'Europe de l'Ouest, ces cellules visent à combattre une éventuelle occupation par le bloc de l'Est, se tenant prêtes à être activées en cas d'invasion par les forces du Pacte de Varsovie. La plus célèbre de ces cellules et la première à avoir fait l'objet de révélations est le réseau italien Gladio (glaive).

L'existence de ces cellules n'est révélée au grand public par les médias qu'en 1990, mais l'ancien directeur de la CIA William Colby, en 1978, décrit la genèse de ces groupes dans ses mémoires[1].

Historique[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1940, au début de la Guerre froide, une invasion par l'Union soviétique de l'Europe de l'Ouest est une hypothèse plausible en cas de Troisième Guerre mondiale.

En février 1948, après le coup de Prague, la CIA entreprend de systématiser des préparatifs qui s'inscrivent dans un contexte de plus en plus brûlant. Le , le Conseil de sécurité américain adopte la résolution NSC 10/2, chargeant l'Office of Special Projects d'établir un programme d'action clandestin. L’Office of Policy Coordination (en) (OPC) est créé par la résolution NSC 10/2 et devient le service action de la CIA, jusqu'au regroupement des deux organisations en 1950.

En cas de succès d'une invasion, la CIA souhaite pouvoir compter sur le soulèvement de réseaux de résistance bien armés et bien organisés. Tirant les leçons de l’expérience de la Seconde Guerre mondiale, l’OPC ne veut pas avoir à armer ses partisans après une occupation, en faisant appel aux techniques aléatoires du parachutage et d’infiltration d'agents en territoire ennemi, d’où la décision d'implanter dans les pays « menacés » des capacités de résistance et de sabotage qui n’entreraient en œuvre qu’après une éventuelle invasion comme les unités auxiliaires fondés au Royaume-Uni devant la menace d'invasion allemande. Sous le contrôle de Frank Wisner, le directeur de l’OPC, l’opération rassemble quelques vétérans de la clandestinité ayant affronté les services de sécurité de l’Allemagne nazie.

Il est bientôt chargé par le département de la Défense des États-Unis d'établir un réseau stay-behind en Europe de l'Ouest et d'organiser des réseaux de résistance en Europe de l'Est[2].

On trouve ainsi durant les premières années des réseaux stand-behind, à côté d'agents de la CIA, des anciens du MI9 (chargé durant la 2e guerre mondiale des réseaux d'évasions) ou du Special Operations Executive, devenu la Special Operations Branch du MI6.

En , les activités du Comité clandestin de l'Union occidentale, chargé au début de la planification, sont transférées, sur l'initiative du général Eisenhower, au Coordination and Planning Committee (CPC) en « liaison directe et officielle » avec le Grand quartier général des puissances alliées en Europe, au sein duquel les rôles clés seront tenus par les services spéciaux américain et français.

En schématisant, le CPC et la CIA se répartissent les rôles ; le CPC gérant les réseaux dans les pays de l'Alliance atlantique et la CIA les organisant dans les pays neutres.

Les États adhérents au stay-behind arrivent en plusieurs vagues[3] :

En 1990, le CPC, devenu depuis le Comité de coordination allié (CCA), se réuniit encore régulièrement.

Le contexte théorique de leur éventuelle activation est toujours le même : si un des pays concernés est envahi par l'armée soviétique, son gouvernement légitime se réfugie au Royaume-Uni, en Amérique du Nord ou en Irlande et le réseau stay-behind, devenu immédiatement opérationnel, passe à l'action en étroite coordination, grâce à ses propres moyens de télécommunications, avec celui-ci.

Sa principale activité consistait à repérer et à sélectionner, durant les périodes de service militaire, les appelés jugés assez mûrs et de confiance pour pouvoir appartenir au réseau. Une fois co-optés, ceux-ci sont assez régulièrement convoqués pour des périodes d'exercice d'une durée approximative d'une semaine. En théorie, l'appartenance à ces réseaux est incompatible, sauf pour l'encadrement, avec une fonction dans les services de sécurité officiels.

Dans une note documentée au plus près des sources britanniques et américaines déclassifiées, l'historien français Gérald Arboit montre que la mise en place de ces structures clandestines résulte à la fois de retours d'expérience des pays qui ont vécu l'occupation allemande et organisé des réseaux de résistance et de la volonté du Royaume-Uni de conserver un droit de regard sur ces opérations européennes. Avec le soutien de la France, son allié de toujours, avant de le délaisser au profit des États-Unis au début des années 1950, elle met en place une coordination clandestine qui existera jusqu'en 1990. Elle est chargée de piloter la mise en place des réseaux dans les différents pays de l'Union de l'Europe occidentale. Elle sera concurrente de la politique américaine, surtout en Italie, comme décrit dans le reste de cet article[4].

La révélation publique de l'existence de ces réseaux par le premier ministre italien Giulio Andreotti en fait naître une énorme campagne de presse, alimentée en partie par la réaction de repli des autorités concernées. Des spéculations confinant parfois à la théorie du complot attribuent également à ces organisations la paternité de nombres d'activités criminelles à connotation politique bien que la réalité soit plus prosaïque[5].

En 2008, des enquêtes parlementaires furent déclenchés dans les pays suivants sur ces réseaux après leur dissolution : Suisse, Italie, Belgique, Pays-Bas, Autriche et Luxembourg.

Les réseaux dans différents pays[modifier | modifier le code]

Des réseaux stay-behind ont existé dans douze nations de l’OTAN (Allemagne de l'Ouest, Belgique, Danemark, Espagne, France, Grèce, Italie, Portugal, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Turquie) et dans quatre pays neutres (Autriche, Finlande, Suisse, Suède).

Ils étaient composés, selon les pays, de quelques dizaines à quelques centaines de personnes.

En Allemagne de l’Ouest[modifier | modifier le code]

Le réseau Schwert est créé à la fin des années 1940 en Allemagne de l’Ouest. Composé à l’origine d'anciens SS et membres persistants de partis politiques d'extrême droite, il prévoyait, d’après le magazine Stern, d’assassiner des personnalités de la gauche allemande en cas de conflit avec l’URSS. Toutefois, dès les années 1950, Schwert a été repris en main par le BND et le Amt für den Militärischen Abschirmdienst (service de renseignement militaire)[5].

En Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique, deux réseaux existent dès , le premier dépendant de la Sûreté de l'État, service de renseignement civil, est encadré par la section Training et Communication (STC/MOB) et chargé des réseaux de communications entre la Belgique et ses alliés, le deuxième réseau dépend de la section SDRA 8 du service de renseignement militaire belge et se charge de l’organisation de l'action militaire.

Un troisième réseau est, entre 1953 et l'indépendance du Congo belge, chargé de favoriser l’exfiltration du gouvernement belge vers cette colonie en cas d'invasion.

Les groupes dépendant des premiers réseaux resteront actifs jusqu’à la fin des années 1980. La même loi institue également le Comité permanent de contrôle des services de police (« Comité P »). L’Administration de la sûreté de l’État, service de renseignement civil qui dépend du ministre de la Justice, et le Service général du renseignement et de la sécurité (SGR), service de renseignement militaire qui dépend de l’état-major des forces armées, lui-même placé sous l'autorité du ministre de la Défense nationale, sont les deux services belges désormais régis par la loi de 1998.

En Espagne[modifier | modifier le code]

Jusqu’en , le SIS dispose d’une opération en Espagne, mais il l’abandonne à la CIA pour raisons financières et suite à la méfiance croissante de la Direction générale de la sécurité responsable de l’ordre public envers ce réseau, qui s’est établi sans son autorisation.

Ce programme diffère des réseaux que les Britanniques ont monté avec les Français en Europe du Nord. En effet, il ne s’agissait pas de constituer la matrice d’un mouvement de résistance mais bien d’assurer une étape sur les voies d’évasion vers le Portugal, qui se rejoignaient toutes en Espagne. Il s’agissait toujours du même retour d’expérience de la Seconde Guerre mondiale.

À partir d’, l’Espagne commence à être courtisée par la France et les Pays-Bas. Des conférences de renseignement trimestrielles, alternatives entre Paris et Madrid, sont organisées. Van Lynden envoie le commandant Einthoven pour préparer l’installation d’une base d’exil en Espagne grâce aux contacts de l’ambassadeur néerlandais dans ce pays, Willem Cnoop Koopmans ; la gestion de l’infrastructure est confiée au consul Johan Herman Laatsman, qui occupé des fonctions similaires à Paris durant la Seconde Guerre mondiale. Avant 1964, tous les autres membres de l’ACC font à leur tour le déplacement de Madrid afin de sécuriser leur ligne d’infiltration/exfiltration.

En , toujours pour ces raisons, l’Espagne est invitée par la France à participer à un exercice d’infiltration/exfiltration au travers des Pyrénées. Cette même année, à Bruxelles puis à Paris, la candidature de ce pays à la CPC, défendue par le SDECE et la CIA, est refusée par les membres de l’OTAN. L’adhésion de l’Espagne à l’Alliance atlantique, le , ne facilite pas plus son intégration au programme stay-behind.

Dès le , le changement inattendu de la majorité gouvernementale à Madrid amène une révision des conditions de participation du pays à l’OTAN qui dure jusqu’au référendum du . Cette période de plus de trois ans n'est pas propice à l’entrée du Centre supérieur d'information de la Défense dans les structures clandestines de l’OTAN.

Lorsque le CPC décide de l’inviter en 1987, il se heurte à un refus espagnol, certainement a cause de la volonté gouvernementale de cacher à la communauté du renseignement, ainsi réunie, son implication dans un mouvement paramilitaire, les Groupes antiterroristes de libération, qui, d’ à , luttait contre le terrorisme de l'ETA des deux côtés des Pyrénées.

En France[modifier | modifier le code]

Le réseau porte différents noms en France. S'il est à l'origine créé par l'OTAN, il est dissout au début des années 1980 par le fondateur de la Direction générale de la Sécurité extérieure, Pierre Marion. Un nouveau réseau stay behind, cette fois-ci exclusivement français et géré par la DGSE, est mis en place[6].

En Grèce[modifier | modifier le code]

Le réseau Lochos Oreinon Katadromon (LOK), créé en Grèce en fin 1944 sur ordre de Winston Churchill, est intégré à l’ensemble des stay-behind européens lorsque la Grèce rejoint l'OTAN en 1952. Il est impliqué[Comment ?] dans le coup d’état de 1967, un mois avant l'élection probable de Georges Papandreou et dans l’instauration de la dictature des colonels (1969-1974). Devenu Premier ministre dans les années 1980, son fils, Andreas Papandreou, déclare avoir découvert son existence en 1984 et demandé sa dissolution. Toutefois, lorsqu’en 1990, l’opposition socialiste demande la création d’une commission d'enquête sur les liens avec le coup d’État de 1967, ellei est refusée, le ministre de l’intérieur, Yannis Vassiliadis, déclarant qu’il s’agissait d'un « acte nationalement justifié ».[réf. nécessaire]

En Italie[modifier | modifier le code]

Le réseau Gladio italien, dont l'existence est révélée publiquement en 1990 par Giulio Andreotti, est devenu un synonyme courant pour désigner l'ensemble des organisations stay-behind[7]. Plusieurs affaires et scandales politiques des années de plomb y sont rattachés.

Au Luxembourg[modifier | modifier le code]

Le petit réseau du Luxembourg crée une filière d’infiltration/exfiltration d'agents. Il ne dispose pas de compétences pour mener d’autres opérations.

L'implication éventuelle de réseaux stay-behind au nom d'une stratégie de la tension a été évoquée dans l'affaire des poseurs de bombe au Luxembourg[8].

Aux Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Aux Pays-Bas, le réseau stay-behind, dirigé au début par l'ancien chef du service de renseignement à Londres durant la Seconde Guerre mondiale, entretient des stocks d'armes jusqu’en 1983, disséminés dans tout le pays.[réf. nécessaire]

L’un des dirigeants de la section Opérations créa une structure de documentation dans les années 1960, qui fut repérée par le KGB, qui en fit une cible prioritaire. Il est fort probable que le réseau aurait été anéanti lors d'un conflit du fait de sa petitesse et que cela aurait peut-être menacé les autres structures nationales avec lesquelles il était lié[5].

En Suède[modifier | modifier le code]

En Suède, pays neutre, le réseau était sous la responsabilité du Informationsbyrån, service de renseignement militaire dépendant de l'armée suédoise.

En Suisse[modifier | modifier le code]

La Suisse, pays neutre, ne pouvait donc participer à un organisme lié à l'OTAN mais a été, selon l'agent secret belge André Moyen, l'un des premiers pays à participer au projet stay-behind sans doute à la demande de la France[9].

Son réseau s’appellera successivement P-25, P-26 (créé en 1979) et P-27 mais sera habituellement appelé « Schwert » comme le réseau allemand. Il comprenait 400 hommes, effectif appelé à doubler en cas d’urgence, et possédait quatre dépôts d’armes secrets. Il n’a apparemment jamais été lié à des actes de violence.

Un plan d’évacuation du gouvernement suisse pour l’Irlande fut mis sur pied, et plusieurs immeubles en Irlande furent achetés dans cette optique.

Une commission d’enquête parlementaire fut créée lors de la révélation de l’existence de ce réseau.

En Turquie[modifier | modifier le code]

La contre-guérilla est un réseau clandestin turc coordonné par l'OTAN organisé dans le cadre de la guerre froide, infiltrant entre autres les Loups Gris, un groupe terroriste ultranationaliste[10]. En 1971, après un autre coup d'État, la « Contre-guérilla » s'engage dans la terreur d'État et aurait fait des centaines de victimes.[réf. nécessaire]

L'ancien premier ministre Bülent Ecevit affirme qu'il a pour la première fois appris l'existence de Gladio en 1974. Selon lui, la contre-guérilla aurait été responsable du massacre de la place Taksim à Istanbul, le , lorsque des snipers tirèrent sur la foule de 500 000 manifestants, faisant 38 morts et des centaines de blessés[11].

En 1980, le commandant Kenan Evren prend le pouvoir lors d'un putsch. En 1984, la contre-guérilla tue des centaines de civils kurdes.[réf. nécessaire]

Abdullah Çatlı, un membre important des Loups Gris, aurait rencontré Stefano Delle Chiaie lors d'un voyage dans les Amériques, à Miami en 1982[10].

Dans le pays, 86 personnes, appartenant au réseau dit Ergenekon, proche de l'« État profond », ont été accusées, en fin , de conspiration pour semer la terreur et renverser le régime[12].

Dans les années 1980, les relations entre la CIA et les Loups gris sont menées par Ruzi Nazar (en) et l'ancien agent de la CIA Paul Bernard Hentze.[réf. nécessaire]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

  • (it) Emanuele Bettini, Gladio. La republica parallela, Ediesse, Milan, 1996
  • (en) William Blum, Killing Hope. US military and CIA interventions since World War II, Common Courage press, Maine, 1995
  • (fr) Jean-François Brozzu-Gentille, L'Affaire Gladio, Albin Michel, 1994, (ISBN 2-2260-6919-4)
  • (sv) Ronald Bye et Finn Sjue, Norges Hemmelige Haer – Historien om Stay Behind, Tiden Norsk Verlag, Oslo, 1995
  • (fr) Daniele Ganser, Les Armées secrètes de l'OTAN; Réseaux Stay Behind, Gladio et Terrorisme en Europe de l'Ouest, Éditions Demi-Lune, 2007, (ISBN 978-2-9171-1200-7). (en) Nato's Secret Armies: Operation Gladio and Terrorism in Western Europe. Cass, London, 2004 (ISBN 0-7146-8500-3). (en) Recension du livre par The Journal of Intelligence History.
  • (nl) Hugo Gijsels, Network Gladio, Utgeverij Kritak, Louvain, 1991
  • (de) Leo Müller, Gladio. Das Erbe des Kalten Krieges. Der NATO Geheimbund und sein deutscher Vorläufer, Rowohlt, Hambourg, 1991
  • (fr) Jan de Willems, Gladio, EPO, Bruxelles, 1991
  • (en) Charles Cogan, « “Stay-Behind” in France : Much Ado About Nothing? », The Journal of Strategic Studies, vol. 30, no 6,‎ , p. 937-954

Documents officiels[modifier | modifier le code]

  • Enquête parlementaire sur l'existence en Belgique d'un réseau de renseignement clandestin international, rapport fait au nom de la Commission d'enquête par MM. Erdman et Hasquin, Sénat de Belgique, 1990-1991 (référence : 1117-4)

Témoignages[modifier | modifier le code]

  • Michel Van Ussel, Georges 923 : un agent du gladio belge parle : témoignage, Bruxelles, La longue vue, 1991, 169 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. William Colby et Peter Forbath, Trente ans dans la CIA, Presses de la Renaissance, Paris, 1978, p. 111-112
  2. (en) Harry Rositzke, The CIA's Secret Operations : Espionage, Counterespionage and Covert action, Boulder, Westview Press, 1988, p. 166
  3. Retour sur les réseaux Stay Behind en Europe : Le cas de l'organisation Luxembourgeoise - Gérald Arboit, CF2R, 2 août 2008
  4. Gérald Arboit, Quelles « Armées secrètes » de l’OTAN, Centre Français de Recherche sur le Renseignement, (lire en ligne), p. 40.
  5. a b et c Genevefa Étienne, Claude Moniquet, Histoire de l'espionnage mondial, tome 2, Éditions du Félin, 2002, (ISBN 2-86645-394-8), p. 173-177
  6. Marion, Pierre, 1921-, La mission impossible : à la tête des Services Secrets, Calmann-Lévy, (ISBN 2-7021-1970-0 et 978-2-7021-1970-9, OCLC 23660930, lire en ligne)
  7. (it) Profili di liceità e di legittimità dell’organizzazione Gladio in Questione giustizia, 1991, n. 3.
  8. Fragilisé par un scandale touchant les services secrets du Luxembourg, Juncker démissionne, Le Monde.fr, 10.07.2013, par Jean-Pierre Stroobants
  9. La Tribune de Genève, 15 novembre 1990
  10. a et b « La Turquie, plaque tournante du trafic de drogue » Monde diplomatique de juillet 1998
  11. (en) Daniele Ganser, NATO's Secret Armies. Operation Gladio and Terrorism in Western Europe, Franck Cass, London, 2005, (ISBN 0-7146-8500-3), p. 236-242 (traduit en 2007 aux éditions Demi-Lune, Les Armées secrètes de l'OTAN : Réseaux Stay Behind, Gladio et Terrorisme en Europe de l'Ouest (ISBN 9782917112007))
  12. Jean-Michel Demetz et Nükte V. Ortaq, L'heure des juges en Turquie, L'Express, 29 juillet 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]