Karabagh

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Le Karabakh, carte de l'Encyclopédie Brockhaus et Efron.

Le Karabagh ou Karabakh (en arménien Ղարաբաղ : Łarabał API: /ʁɑɾɑˈbɑʁ/, en azéri Qarabağ API: /ɡɑˈrɑbɑɣ/) est une région géographique et historique de la Transcaucasie couvrant l'ouest de l'Azerbaïdjan et le sud de l'Arménie, des hauteurs du Petit Caucase jusqu'aux basses terres situées entre la Koura et l'Araxe. Il se subdivise en trois sous-régions : le Haut-Karabagh, le Bas-Karabagh et la Siounie[1]. Il occupe la frange nord-est du haut-plateau arménien[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le Karabagh et le Karadagh (en) de part et d'autre de l'Araxe dans le coin inférieur droit d'une carte de 1856.

Le nom Karabagh provient du turc kara « noir » et du persan bâğ « jardin ». Ce nom signifie donc littéralement « jardin noir », la couleur noire correspondant au septentrion.

Le Karabagh est mentionné sous ce nom pour la première fois dans la Chronique géorgienne (Kartlis Tshovreba) et dans des sources persanes aux XIIIe et XIVe siècles[3]. Il devient commun dès les années 1230, lorsque la région est conquise par les Mongols[4]. La conquête militaire et politique conduite par l'Ilkhan se traduit alors par une réinvention du vocabulaire géographique. Karabagh, zone de culture, répond, au Karadagh (en), « montagne noire » ou « mont du nord » voisin.

Une autre théorie donne au nom une origine turco-arménienne signifiant « Grand Baghk », en référence au royaume de Ktish-Baghk, une des composantes de l'Artsakh[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Karabakh comprend la province arménienne historique d'Artsakh ainsi qu'une partie de celles d'Outik et de Siounie ; sa ville principale est Chouchi[1].

Dialecte du Karabakh[modifier | modifier le code]

La population arménienne de la région parle le dialecte du Karabagh, premier des dialectes arméniens par le nombre de locuteurs jusqu'à la période soviétique, lorsque le dialecte d'Erevan est devenu la langue officielle de la République socialiste soviétique d'Arménie[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Robert H. Hewsen, « Russian-Armenian relations, 1700-1828 », dans Society of Armenian Studies, n° 4, Cambridge, 1984, p. 37.
  2. a et b (en) Robert H. Hewsen, « The Meliks of Eastern Armenia: A Preliminary Study », dans Revue des études arméniennes, IX, 1972, p. 289.
  3. (hy) Bagrat Ulubabyan, « Ղարաբաղ » (« Karabagh »), dans Encyclopédie soviétique arménienne, vol. VII, Académie arménienne des sciences, Erevan, 1981, p. 26.
  4. (en) Great Soviet Encyclopedia, « NKAO, Historical Survey », 3e édition, trad. en anglais, Macmillan Inc., New York, 1973.
  5. (en) Robert H. Hewsen, Armenia: a Historical Atlas, University of Chicago Press, 2001, p. 119-120.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Marshall Lang, Armenia and Karabagh : the Struggle for Unity, Minority Rights Group, London 1991

Articles connexes[modifier | modifier le code]