Réforme économique chinoise

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Panneau représentant Deng Xiaoping à Shenzhen, l'une des zones économiques spéciales les plus réussies créées par ses réformes.

La Réforme économique chinoise (改革开放; pinyin : Găigé kāifàng) fait référence au programme de changements économiques appelé  "socialisme aux caractéristiques chinoises" dans la République populaire de Chine (RPC) . Ce programme a été établi en 1978 par les réformistes au sein du Parti communiste chinois dirigé par Deng Xiaoping.

L'économie chinoise avant la réforme[modifier | modifier le code]

La Chine avait une des économies les plus grandes et les plus avancées du monde avant le XIXe siècle[1][2]. Au XVIIIe siècle, selon Adam Smith, la Chine avait longtemps été un des pays plus riches, les plus fertiles, les mieux cultivés, les plus industrieux, les plus prospères et les plus urbanisés au monde[3]. L'économie a stagné à partir du XVIe siècle et a même diminué en termes absolus au XIXe. La première guerre de l'opium (1839-1842) a marqué un point d'inflexion dans l'histoire de la Chine et le début de 140 années de chaos, y compris l'effondrement de la dynastie Qing corrompue (1644-1911). La Première République (1911) a été fondée sur des bases politiques fragiles et une économie infirme. Ces facteurs ont plongé la Chine dans le désarroi à cause des conflits internes, les revendications violentes, et les droits extra-territoriaux exigés par des puissances étrangères[4][5]. Durant les années 1930, la Chine a développé un secteur industriel moderne, qui a stimulé la croissance économique modestement mais significativement. Avant l'effondrement du commerce international qui a suivi le début de la Grande Dépression, la part de la Chine dans le commerce mondial, et son ratio du commerce extérieur au PIB, a atteint des niveaux qui n'avaient pas été recouvrés depuis plus de soixante ans.

L'économie a été fortement perturbée par la guerre contre le Japon et la guerre civile chinoise de 1937 à 1949. En fait, avant 1949, le progrès technique a contribué presque pas à la croissance économique. Selon les estimations d'Angus Maddison, le PIB par habitant (sur la base de la parité de pouvoir d'achat) en 1950 était tout à fait similaire à celui en cours lors de la dynastie des Han ((206 avant J. C. - 220 après J. C.[5]). Ainsi, la Chine en 1950, avait une économie agricole extrêmement pauvre, avec une population à 89,4 % rurale, qui a produit seulement 12,6 % du PIB. C'est dans ce contexte que la victoire communiste a installé une économie planifiée[6] pour réduire l'extrême pauvreté en entreprenant de grands travaux d'infrastructure (centrales électriques, irrigation) et l'extension des terres cultivables. Par la suite, l'économie a stagné et a été ensuite perturbée par la famine du Grand Bond en avant qui a tué entre 30 et 40 millions de personnes[7]. Les purges de la Révolution culturelle[6]sont ensuite arrivées. Les citoyens chinois vivant dans les villes n'ont connu pratiquement aucune augmentation de leur niveau de vie à partir de 1957[5]. Sur le plan du commerce extérieur, il s'agit d'une période d'isolement sur la scène économique mondiale, la Chine n'ayant quasiment de relations commerciales, qu'avec l'URSS ou des pays communistes d'Asie (Corée du Nord, Viêt Nam). En 1978, la valeur totale de l'importation et de l'exportation de la Chine était seulement de 20,6 milliards de dollars; elle était alors au 32e rang dans le commerce mondial et représentait moins de 1 pour cent du total mondial.

La performance économique de la Chine était ainsi assez pitoyable en comparaison avec d'autres pays d'Asie voisins, comme le Japon, la Corée du Sud et la République de Chine de Tchang Kaï-chek. En 1976, après la mort de Mao Zedong, le Parti communiste chinois (PCC) se tournait vers des réformes plus libérales pour sauver l'économie défaillante.

Une réforme en plusieurs étapes[modifier | modifier le code]

Article connexe : Quatre modernisations.

Deng Xiaoping (1904-1997) était l'héritier du rêve de Sun Yat-Sen d'un état unifié et l'architecte de l'économie chinoise en plein essor aujourd'hui. Lorsque Deng a pris le pouvoir, en 1978, il a trouvé un pays désespérément pauvre, en pleine faillite et en chaos. Pratiquement toutes les écoles, les hôpitaux, le transport, les services publics et le système judiciaire étaient en désarroi. Ainsi, les réformes économiques ont commencé une fois que Deng, ses alliés réformistes et l'Armée de Libération du Peuple (ALP) ont évincé la faction maoïste -- l'infâme "bande de quatre". En effet, la seule organisation fonctionnelle était l'ALP soutenue par un système d'administration squelettique.

Dans ces conditions, inspiré par l'héritage du pragmatisme de Zhou Enlai (1898-1976), Deng a mobilisé un large soutien parmi les élites pour les réformes économiques urgentes. Par conséquent, inspiré par sa tournée au sud de la Chine, Deng a courageusement rejeté les politiques maoïstes de l'autarcie - avec une réouverture audacieuse envers le commerce mondial, les investissements étrangers et la création de zones économiques spéciales[8]. Ce sera le début d'une politique de "porte ouverte" qui permettra d'accroître le PIB chinois par habitant huit fois au cours des 30 prochaines années et de transformer la Chine en une super-puissance[9]. Alors, sa philosophie pragmatique de réforme se découvre dans ses phrases célèbres :

"Certains doivent d'abord devenir riches !"

" Devenir riche est glorieux !"
"Traverser la rivière en tâtonnant pour les pierres."

"Peu importe que le chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape la souris".

Le modèle de développement chinois[modifier | modifier le code]

La réforme de la Chine a largement réussi parce que son modèle de développement a mis en avant un éventail d'objectifs politiques et économiques. Ceux-ci ont constitué des canaux concrets pour la philosophie du "pragmatisme et de la souplesse". Ce modèle a réussi à canaliser une forte identité nationale à travers une structure de pouvoir unique pour faciliter la création de richesses par l'industrialisation rapide[10].

Le génie de Deng a été de savoir transformer une économie en faillite en utilisant deux principes clés connus comme celui de "jouer deux mains dur", c'est-à-dire:

  • La croissance économique est la priorité absolue (avec la libéralisation externe avant la libéralisation domestique);
  • L'État de droit prime avant la démocratie (affirmant le monopole politique du Parti Communiste Chinois).

Cette stratégie a permis un équilibre pragmatique entre la croissance économique et la stabilité politique, tout en encourageant en même temps une économie de marché compétitive. Mais, aussi en conservant un état autoritaire -- avec un parti unique qui favorise la croissance et la modernisation. Les politiques de Deng et ses successeurs (Jiang Zemin et Hu Jintao ) ont essentiellement suivi ces principes dans la consolidation de l'État de base, en les adaptant aux changements importants dans l'environnement mondial et national.

Premier pilier -- la stabilité politique[modifier | modifier le code]

Le succès du régime de Deng à partir de 1978, était dû en grande partie au maintien de la plus longue période de stabilité politique en Chine depuis les "traités injustes" de 1842. Ceux-ci ont inauguré un siècle d'humiliation comme celui de "l'homme malade" d'Asie. Après avoir vu les excès d'un régime basé sur le culte oppressif de Mao, Deng a établi un programme de modernisation pragmatique à long terme. La réforme des institutions politiques et économiques serait fragmentaire, progressive et expérimentale. Alors, ce programme serait réalisé grâce à la réforme constitutionnelle et législative, avec la primauté du droit - dans le but de dépersonnaliser et d'institutionnaliser un degré de l'autorité excessive. La logique de ces réformes était de construire un régime mixte d'un "État de droit-consultatif"[11]. Cette stratégie serait dérivée de la tradition d'un service public méritoire et de la tradition occidentale du légalisme et libéralisme -- séparè par des freins et des contrepoids - et non pas une démocratie occidentale inadaptée à la culture et l'histoire de la Chine[11].

Institutionnalisation de la politique[modifier | modifier le code]

Une première série de réformes internes en 1978 inclut :

  • Des réunions régulières du Parti et des organes de l'État selon un calendrier déterminé par la constitution;
  • La limitation légale des mandats à deux termes (de 5 ans de l'Assemblée nationale populaire (ANP);
  • La retraite obligatoire à l'âge de 70 ans pour le président, le premier ministre et tous les postes clefs du parti et du gouvernement.

Ces mesures ont amélioré la stabilité, la prévisibilité et la continuité politique, en institutionnalisant des mécanismes de prise de décision. Le leadership du président Hu a également élargi la démocratie au sein du parti, par une plus grande transparence interne, des consultations plus grandes dans l'élaboration des politiques, le renforcement du contrôle interne et l'introduction de plus de concurrence à l'intérieur de la hiérarchie dirigeante. Mais la réforme clef a été la décision, en 2004, de soumettre le suprême Politburo à l'examen et à la supervision du Comité Central qui le choisit nominalement. Ce principe de responsabilisation a été ensuite étendu à tous les niveaux de gouvernement, y compris l'Assemblée Nationale, en lui donnant un rôle plus important et plus efficace dans l'élaboration de la législation.[12]. En bref, l'institutionnalisation du leadership a fortement réduit l'autorité personnelle et réorienté les décisions vers un comportement normatif basé sur les règles; elle a également introduit un degré mesuré de contestation dans l'arène politique.

Primauté au État de droit[modifier | modifier le code]

Une réforme essentielle était la création d'un système de droit ou (fazhi) qui signifie à la fois "État de droit" et "État par le droit" en chinois (en anglais le premier terme se réfère à l'esprit et la seconde à la lettre de la loi). Cette distinction est centrale pour comprendre les privilèges des élites et les défis d'établir un État de droit universel. Une bonne idée de l'évolution socio-politique de la République Populaire de Chine (RPC) est ses quatre constitutions très différentes (1954, 1975, 1978 et 1982). En effet, elles marquent sa transition d'un parti révolutionnaire fondé sur la lutte des classes, à un organisme largement inclusif, qui insiste sur l'égalité de tous les citoyens devant la loi (l'historique "Constitution de réforme et d'ouverture de 1982"). La constitution de 1982 a été modifiée ensuite à quatre reprises, afin de refléter les changements de la société (par exemple la rétrogradation de lutte de classe, recognition du rôle du secteur privé 1998 et les droits de propriété privée 2004).

De plus, cette transition représente un progrès significatif en adoptant les normes internationales, assurant une protection constitutionnelle des droits des citoyens. La plus notable d'entre elles était l'amendement de 1999 qui engage la RPC à "gouverner l'État conformément à la loi" (Yifa Zhiguo) et d'établir un "État de droit socialiste"[13]. Un dernier élément clé est la réforme de 2001 qui a fait que les cadres du Parti et le gouvernement, soient responsables pour mieux répondre aux besoins de la population. Ainsi, ils doivent rendre compte de leur performance à la surveillance législative, les comités de surveillance, lettres officielles, visites, droit administratif et judiciaire (ganbu Wenze zhi). Les fonctionnaires sont ainsi tenus pour responsables de ne pas avoir empêché des accidents majeurs (allant des épidémies, des accidents majeurs de sécurité, en passant par les conflits de travail, etc.) et sont passibles de sanctions ou de révocation.

En résumé, la réforme politique a renforcé la capacité de gouvernance du PCC, en faisant l'État plus sensible et responsable aux besoins de la population. Une campagne soutenue a été faite pour freiner l'abus du pouvoir, afin de renforcer la discipline interne du Parti, via des audits indépendants et les règles régissant le comportement des membres du Parti. Ces réformes ne touchaient ni au monopole du pouvoir de PCC, ni au passage à la démocratie universelle; mais ces efforts visaient plutôt à rendre le PCC plus efficace en lui donnant une base juridique - pour renforcer les réformes économiques décrits ci-dessous.

Deuxième pilier réforme économique -- d'abord l'agricole[modifier | modifier le code]

Tendance du PIB nominal de la Chine de 1952 à 2012. À noter son augmentation rapide depuis la réforme de la fin des années 1970.

La réforme était concentrée sur quatre domaines principaux. À l'époque, la Chine avait une économie agricole de subsistance. Donc la priorité de Deng était de nourrir 978 millions de personnes et de créer un surplus agricole nécessaire pour lancer l'industrialisation. Mais les Idées étant courtes, les dirigeants ont décidé de laisser les gens expérimenter. Les résultats ont donné le "Système de Responsabilité des Ménages" (SRM)[8][9]. Cette approche avait déjà été testé avec grand succès, en secret, dans la province d'Anhui pendant le règne de Mao, mais rapidement occultée. En 1979, des expériences similaires ont recommencé dans les provinces de Sichuan et d'Anhui, avec une augmentation spectaculaire de la productivité agricole. Deng Xiaoping a ouvertement fait l'éloge de ces expériences en 1980, et le SRM fut adopté à l'échelle nationale depuis 1981.

Philosophie de la double voie[modifier | modifier le code]

Dans le système maoïste collectivisé traditionnel, les agriculteurs ont reçu un quota de production par le gouvernement. Ils ont reçu une rémunération pour respecter ce quota, mais la production au-delà du quota a rarement reçu une récompense économique considérable. En revanche, dans le nouveau système SRM à "double voie", les paysans ont reçu un quota réduit (la première voie). Mais la production de nourriture au-dessus du quota (la deuxième voie) pourrait être vendu aux prix du marché libre, environ 50 à 75 % plus élevés. Le SRM a été un exemple de la réforme institutionnelle pragmatique de transition, tout en utilisant le cadre de planification central existant [9]. Cette approche graduelle et pragmatique était alors à l'opposé du "choc" ou "big bang" prise dans la plupart des pays d'Europe orientale après l'effondrement du communisme en 1989[14]. En l'absence de droits de propriété privée, les paysans ont reçu "les quasi-droits de propriété privée" avec les baux renouvelables sur leurs terres d'abord à 5 ans, puis 10, 15 et finalement 30 ans. Ce système est devenu un succès instantané avec une augmentation de la production d'un tiers[8]. En fait, la première voie a fourni un filet de sécurité sociale (le "bol-de riz-en fer") pour encourager la prise de risque via la deuxième voie.

Ce système "d'économie socialiste de marché" a créé de fortes incitations (les gains d'efficacité d'un "flat-tax" (taxe forfaitaire)[15]) à augmenter la production, entraînant une étonnante augmentation du niveau de vie dans une décade[16]. Ce fut un tel succès, que la fin du rationnement et l'unification de deux voies était quasiment fait en 1992[17]. De plus, une diversification rapide des grains envers les produits plus rentables comme les fruits, fleurs, légumes, la volaille et des porcs a suivi. Ce changement a permis une augmentation rapide des revenus des paysans et aussi un plus grand choix aux consommateurs. En somme, le changement structurel rapide a stimulé une production beaucoup plus élevée, atrophié les droits acquis (la première voie) et rendu le système de planification centrale obsolète.

Ainsi, ce système de "double voie" est devenue un modèle pour toutes les réformes, y compris les entreprises communales et villageoises, les Zones Économiques Spéciales et les entreprises d'état[17]. Il est devenu aussi la base du "capitalisme chinois avec des caractéristiques socialistes", en encourageant l'expérimentation partout, y compris dans les règlements et dans la loi, au niveau local, tout en conservant un filet minimal de sécurité sociale . Alors, les projets intéressants seraient encouragés et testés à l'échelle provinciale avant l'adoption à l'échelle nationale[18]. Par contre, les projets qui ont échoué ont été clos, sans rétribution - ce qui encourage une culture capitaliste du risque étonnamment dynamique dans une société nominalement "communistes".

En rétrospective, l'incroyable succès des réformes initiales peut être considérée comme dû, simplement à l'élimination des barrières de gouvernement sur la voie de l'initiative personnelle, et du rétablissement de droit de propriété privé. En fait, même à l'époque maoïste, les paysans avaient le droit à de petites parcelles de terres de moins de 10 % des terres cultivables. Ce fut un filet de sécurité sociale de facto, mais qui en fait, produisit près de 50 % de la production agricole totale et pratiquement tous les revenus en espèce des paysans. En outre, en 1978, on estime que les 40 millions de Chinois d'outre-mer ont produit presque la même masse de richesse que leurs homologues de 978 millions. En conséquence, la réussite des réformes a été dûe en grande partie, à la libération des "esprits entrepreneuriaux" de la population - comme à Hong Kong et sa diaspora dynamique.

Entreprises communales et villageoises (ECVs)[modifier | modifier le code]

Le deuxième domaine de réforme de Deng était l'une des idées les plus novatrices dans l'économie du développement. Dans la plupart des pays en voie développement, les paysans sont sous-employés. En 1978, les fermes chinoises étaient très petites et inefficaces; donc la même production était possible avec moins de la moitié de main d’œuvre. En conséquence, la réforme agricole, en combinaison avec l'industrialisation, conduit généralement à une vaste migration des pauvres ruraux aux villes mal-préparées, créant les bidonvilles massifs et les grands problèmes sociaux (par exemple, la Turquie, le Brésil, etc.). Pour minimiser ce problème, la solution de Deng était de transférer l'industrie à la campagne pour absorber la main-d'œuvre excédentaire; en combinaison avec des restrictions strictes sur la migration rurale vers les villes (le système du passeport interne, le célèbre système de Hukou). C'est dans ce contexte que le système des entreprises communales et villageoises a été fondée[19].

Ironiquement, la création innovante des ECVs était - un autre accident imprévu historique - qu'elle a rempli un grand vide en l'absence de droits de propriété privée et de l'effondrement des industries rurales dynamiques pendant la Révolution culturelle. Création d'entreprises et d'emplois est la première étape, mais la durabilité nécessite l'efficacité et la compétitivité. Ainsi, les ECVs sont des entreprises publiques sous la supervision de gouvernements locaux, mais orientées vers le marché, qui se sont développés sur le dos de l'industrie communautaire établie durant le fiasco du Grand Bond en avant.

En théorie, le village est le propriétaire ultime des ECVs, tandis que le contrôle ou "droits d'utilisation" sont déléguées à leurs gestionnaires. Ce système de droits de propriété privée "floues" était un mariage de convenance entre les entrepreneurs et les autorités locales, mais a fourni une solide protection contre l'expropriation arbitraire par le niveau supérieur du gouvernement, lorsque les tribunaux ne sont pas fiables. En fait, ces arrangements a accueilli un étonnamment éventail de partenaires et circonstances, avec des organisations très diverses par région et type d'activité.

Fin à la mentalité de pénurie et créateurs d'emploi[modifier | modifier le code]

Les ECVs ont critiquement créé une vaste nouvelle source de produits de consommation de main-d'œuvre intensive (artisanat rural, les produits agricoles transformés, les biens manufacturés légers) et surtout la concurrence forte (comme ils ont été confrontés à de fortes contraintes budgétaires) pour les entreprises publiques inefficaces. Alors, même si les niveaux de productivité étaient relativement faibles, ils étaient plusieurs fois plus élevé que dans l'agriculture. Ainsi, ils ont contribué à briser la mentalité de pénurie qui empoisonne les "économies centralement planifiées"[17]. En effet, leur impact était considérable. L'emploi dans les entreprises rurales est passé de 28 millions en 1978 à un sommet de 135 millions en 1996; la valeur de la production a dépassé celle de l'agriculture en 1987 et était plus de la moitié de la production industrielle dans les années 1990[9]. De plus, remarquablement, les niveaux de productivité de classe mondiale ont été réalisés dans certains "groupes" locales (notablement dans l'industrie à Wenzhou de boutons, piles, équipement photographique) spécialisés dans la production de pièces hautement spécifiques ; tandis que des matériaux de base, produits intermédiaires et produits finaux sont achetés et vendus sur les marchés locaux et mondiaux très compétitifs et efficaces[20].

Zones économiques spéciales (ZESs)[modifier | modifier le code]

La troisième et la plus spectaculaire domaine de la réforme a été l'introduction de zones économiques spéciales. En Chine, les Zones Économiques Spéciales (经济特区 / 經濟特區, Jingji tequ) sont des espaces bénéficiant d'un régime juridique particulier qui les rend plus attractives pour les investisseurs étrangers. Ces zones proposant aux entreprises étrangères des conditions préférentielles (droits de douane, libre rapatriement des investissements et des bénéfices, pas d’impôts pendant plusieurs années puis impôts très bas, statut d’extra-territorialité pour les cadres qui viennent travailler). En 1979, quatre zones économiques spéciales (ZESs) chinoises ont été créées dans les provinces du Guangdong et du Fujian dans le sud de la Chine pour attirer les investisseurs étrangers. Ces ZESs ont pris un décollage remarquable surtout celle près de Hong Kong, surnommée  "le Miracle de Shenzhen"[21]. Shenzhen occupe une place mythique dans l'histoire de la réforme chinoise moderne. Mettre en place comme la première zone économique spéciale en vertu de la libéralisation économique en 1980, la ville est passée d'une petite communauté de pêcheurs à une métropole de 10 millions de personnes en seulement 35 ans[22].

La première génération de ZESs chinoises ont concentrées sur la fabrication et l'exportation de produits de base standard (comme les chaussures du sport, vêtements prêts à porter, etc.). Ces ZESs de 1re génération étaient toutes situées sur le littoral pour faciliter le transport des matières premières et ainsi les exportations de produits finis. En fait, ces ZESs contredisent la théorie du commerce classique de David Ricardo basée sur une vision statique de l'avantage comparatif[23]. Alors, ils incarnent aussi une vision plus dynamique du commerce et le développement qui a embrassé le rôle des infrastructures, de la technologie, le capital humain, les économies d'échelle et la globalisation -- dans la "nouvelle théorie du commerce "[24]. Ainsi, leur succès a été basé sur les prix imbattables - " le prix de la Chine " - qui a forcé de nombreuses usines occidentales de coût élevé à migrer vers la Chine ou les autres pays en voie de développement (quelquefois appelé le modèle de Nike sports)[25]. Pourtant, en raison de la croissance économique rapide et les salaires en hausse constante, au fur et à mesure la 1re génération d'industrie chinoise s'est déplacée vers l'intérieur et aussi envers les pays voisins. Au même temps les ZESs d'origine s'est convertie envers des produits plus sophistiqués, à plus forte valeur ajoutée, y compris les services financiers.

En 2014, les ZESs chinoises compréhensives incluent : les villes de Shenzen, Zhuai, Shantou, Xiamen, Kashgar et la province de Hainan. En 1984, 14 villes côtières étaient ouvert aux investissements étrangers: Dalian, Qinhuangdao, Tianjin, Yantai, Qingdao, Lianyungang, Nantong, Shanghai, Ningbo, Wenzhou, Fuzhou, Guangzhou, Zhanjiang et Beiha. De plus, il y a 53 nouvelles zones plus spécifiques de Développement Économique et Technique, 15 Zones Franches, les Zones Franches d'exportation et les Zones de Développement de Haute Technologie[26].

Industrie lourde et entreprises d'état (EDEs)[modifier | modifier le code]

Le quatrième et plus difficile domaine de la réforme était l'industrie lourde et les Entreprises d'État (EDEs). Sous Mao, les entreprises publiques étaient des "bol-de riz-en fer" qui ont fourni des emplois à vie, les avantages sociaux, le logement et les soins de santé. Compte tenu de ces incitations perverses, les EDEs en 1977 étaient inefficaces et en pertes perpétuelles, produisant de biens de mauvaise qualité typique du 3e monde. Il y a une vue générale que les premières réformes ont réussi à l'agriculture, mais a échoué dans l'obsolète, inefficace industrie lourde. En fait, le début des réformes à double voie des EDEs était quantitativement plus réussi en termes d'augmentation de production que dans l'agriculture. Mais, compte tenu de leur priorité militaire dans les années 1950 et fort intérêts retranchés locales, l'élimination des déficits financiers a pris plus de 25 ans, même si la Chine avait une part relativement faible des industries lourdes[8].

Pourtant, une autre vague de réformes, à la fin des années 1990, a imposé la discipline financière et une meilleure gouvernance d'entreprise. Cette réforme a entraîné la fermeture massive des capacités obsolètes ou en excès et les énormes licenciements ou la privatisation des petits EDEs (souvent par les rachats des actions par le management). Par contre, les grandes EDEs (typiquement dans les industries oligopolistiques) ont été placés sous la supervision de la SASAC (State-Owned Assets Supervision and Administration Commission). Sa mission d'origine était l'intervention directe pour améliorer la gestion - mais a devenue progressivement concentrée sur la surveillance prudentielle[27]. SASAC avait 196 entreprises publiques sous sa supervision en 2003, mais a réduit ce nombre à 117 en 2012. La supervision d'oligopoles est toujours complexe; l'approche de la Chine a été de veiller à ce qu'aucune entité (y compris les entreprises publiques) gagne un pouvoir de monopole.

Troisième pilier manquant - concrétisation effective[modifier | modifier le code]

En lisant la littérature académique sur la croissance et le développement, on pourrait être amené à penser que les pays en voie de développement pourraient atteindre une croissance forte et durable, si elles pouvaient mettre en œuvre la stabilité politique et la réforme économique à deux voies. Ceci n'est pas toujours le cas. Ceux-ci sont les conditions nécessaires, mais pas suffisantes pour une croissance économique durable. L'élément manquant est la volonté politique et une structure de pouvoir efficace pour livrer des résultats concrets. En effet, la littérature sur la théorie de l'information et la gestion fournit peu des aperçus généraux sur ces sujets[28]. Par conséquent, on est obligé de compter largement sur des études de cas, avec les approches différentes, comme par exemple les États-Unis et la Chine.

Selon Alexis de Tocqueville[29], une structure de pouvoir effective incarne trois éléments essentiels.

  • La prise de décision centrale,
  • application décentralisée,
  • et la responsabilité personnelle.

Aucun élément est plus important que l'autre. Tous les trois sont importantes parce que les hiérarchies ont besoin de réseaux, et vice versa. Hiérarchies sans réseaux sont impuissants, tandis que les réseaux sans hiérarchies - conduisent à des discussions sans fin.

La clé de l'efficacité opérationnelle du PCC est sa capacité à coordonner la complexité informationnelle transversale à travers de vastes ensembles de petites organisations (au niveau provincial, préfet, comté, ville, village, entreprises et usines). Les organisations opèrent librement dans leur propre espace, mais leurs meilleurs cadres sont les membres du PCC, avec l'égalité de droits protégés par la Constitution du Parti ; une forme de "démocratie représentative" ou État de droit pour les élites.

Pourtant et surtout, l'application généralisée de la réforme est basée sur l'expérimentation locale très répandue; un système unique appelé "procéder à partir du point à la surface" (daomian Youdian). Le défi ici consiste à appliquer des décisions centralisées prise par le Politburo, tout en l'adaptant aux conditions sur le terrain. Un cadre à chaque niveau du gouvernement est responsable de la mise en œuvre effective. Ainsi, les cadres locaux exercent une énorme puissance opérationnelle ; ils contrôlent l'accès aux rentes lucratives pour exploiter le travail bon marché, les restrictions à la concurrence locale et l'accès aux terres limités et du crédit.

Alors, la structure du pouvoir chinoise est construit sur de fortes incitations locales pour la coopération entreprise-parti, or aussi sur l'expérimentation, parce que la promotion d'un cadre est basé sur la réalisation des objectifs fixés dans une structure hiérarchique du PCC[30]. Cependant, ce système présente plusieurs difficultés importantes, comme il incite souvent la croissance à tout prix, y compris les énormes effets toxiques sur l'environnement[31] et la sécurité du travail. Une révision de cette structure d'incitation est lentement mis en place pour inclure des objectifs sociaux plus larges, mais reste l'un des principaux défis du président Xi Jinping.

Gestion de l'incertitude et de la complexité[modifier | modifier le code]

La nouvelle économie institutionnelle se concentre également sur la façon dont les organisations à transformer les "règles du jeu" dans la gouvernance efficace. Un nouveau modèle est en train d'émerger qui voit les organisations comme les systèmes adaptatifs, dans lequel les relations et la communication sont aussi, ou même plus importantes que les processus et les structures institutionnelles[32]. Selon cette vision, les organisations sont confrontés à deux défis : comment gérer la croissance exponentielle de la complexité d'information dans les économies et les sociétés de plus en plus interdépendants, et comment adapter à l'imprévisible[33]. La bonne information est essentielle, car elle permet un aperçu synthétique des forces, faiblesses et de la capacité à réagir. Les systèmes de gestion de l'information se répartissent en quatre classes d'organisation de base[32] :

  • 1. relations simples, statiques ;
  • 2. relations linéaire, de commandement et de contrôle vertical;
  • 3. relations chaotiques, et
  • 4. systèmes, adaptatifs, créatives (SACs) non linéaire dont la complexité augmente de manière exponentielle avec la taille.

Les SACs comprennent ordre et le désordre; saillant à des phénomènes tels que la météo, les systèmes économiques et de l'évolution d'organismes. Un SAC en équilibre est mort. Tous les systèmes d'information utilisent les mêmes composants, mais les réorganiser selon une logique différente. Le chaos est pas un système, mais signale les limites des systèmes et la nécessité de trouver un nouveau paradigme. L'ordre ne peut pas changer le chaos; cela nécessite l'adaptabilité créative à réorganiser les relations entre les composants pour fournir des synergies plutôt que le conflit[32].

En fait, l'attachement de l'Ouest à des normes de comptabilité et de divulgation codifiée pour réduire la complexité reflète son histoire[30]. Le capitalisme occidental a développé à partir de fiefs féodaux avec peu de transactions économiques, et le contrôle exercé par le biais des relations personnelles et l'ordre hiérarchique. L'émergence de grandes entreprises de la famille et de la complexité des échanges et du commerce, après la révolution industrielle, ont transformés ces contrôles en une hiérarchie bureaucratique impersonnelle -- basé sur des règles simples et claires.

En revanche, la Chine a vu tous les quatre classes de son histoire. Ainsi, les réformes de Deng ont encouragées et maintenues les synergies grâce à un SAC (par exemple, un système de transport public, avec la technologie à puce)[34],[35]. Ces réformes ont absorbé la complexité grâce à des corrections de rétroaction négative par une multitude de petits changements, plutôt que de réduire la complexité grâce à des règles simplistes. En fait, le retard économique de la Chine a commencé avec des entreprises familiales ou clans, les droits de propriété vague, un état omniprésent, et un manque d'information codifiée. Alors, l'absorption de la complexité était nécessaire pour survivre. Pourtant, une évolution envers un "capitalisme de réseau" est en cours ; c'est-à-dire un réseau horizontal des alliances informelles, intégrées dans les chaînes d'approvisionnement nationales et mondiale, basés dans ses enclaves côtières en plein essor actuellement. Ces réseaux sont aussi une adaptation créative à la complexité de mondialisation. Enfin, ces relations complexes pose beaucoup de problèmes pour les entreprises occidentales (par exemple en préparant les contrats à long terme qui sont clairs et simple) dont l'approche codifiée pour réduire la complexité des règles simples, interprète mal les valeurs complexes et multiples chinois[30].

Les défis de la reforme continue[modifier | modifier le code]

De 1978 à 2014, une croissance sans précédent a lieu, l'économie enregistrant une croissance de 9,5 % par an. L'économie de la Chine a dépassé celle du Japon en 2010, plus grande économie asiatique, et est devenue la deuxième puissance économique mondiale (derrière les États-Unis) et devrait devenir la première puissance économique mondiale d'ici à 2025. Une grande partie de ce succès est dû à l'ouverture de l'économie. En 2013, la Chine est devenue la plus grande nation commerciale du monde, avec des exportations de $ 2,21 trillions et des importations de $ 1,95 trillions[36].

Or les réformes créent des gagnants et des perdants. Les premières réformes de la double voie étaient d'énormes succès, car il a créé les gagnants, sans perdants, de sorte que la société dans son ensemble a gagné. Cependant, la réforme devient progressivement plus difficile au fil du temps, en tant que les gagnants antérieurs résistent les nouvelles réformes pour protéger leurs acquis. Par conséquent, dans un monde en évolution rapide, une bonne politique poursuivie trop longtemps, devient rapidement une mauvaise politique. Bien que les réformes ont continué pendant plus de 35 ans, aujourd'hui les réformes nécessaires doivent faire face à des lobbies de plus en plus puissants. Néanmoins, bien que les buts spécifiques de la Chine ont changé, ses décideurs ont adhéré à l'approche d’expérimentale qui a servi le pays si bien jusqu'à présent. En effet, c'était la combinaison d'éducation de base large, l'ouverture à la science et l'innovation qui a alimenté sa croissance rapide dans le passé. La grande question est de savoir s'ils prouveront également capable en traitant les défis de l'avenir[37].

Aujourd'hui les plus grands défis face au Président Xi Jinping sont la corruption rampante, une explosion d'inégalités, et la pollution qui a atteint des proportions qui menacent la vie[38][39]. Ainsi, elle doit réamorcer son paradigme de croissance basé sur les investissements et les exportation, envers un modèle de croissance qui favorise la consommation intérieure et un environnement propre[40][41]. Le dilemme soit que les mêmes forces du marché libre débridés qui ont créé le miracle de la croissance chinoise, ont également créé ces effets toxiques. Alors, la solution est clairement une meilleure réglementation prudentielle et une gouvernance adéquate pour protéger le public et l'environnement.

Les mesures prises en fin 2014 signal une accélération de réformes dans cette direction. Des initiatives majeures ont été lancées pour consolider des finances d'administration locale et sa dette[42], des droits de propriété de terres agricoles[43] (sources chroniques de corruption) et un engagement plus vigoureux à négocier des accords de libre-échange régionaux[44]. Or, c'est une question ouverte de savoir si un état de parti unique peut traiter efficacement ces contradictions fondamentales[45]. En fait, la première exigence d'un "État de droit" est un pouvoir judiciaire indépendant et impartial, qui protège la liberté d'expression et le respect des droits de l'homme. Par conséquent, il est incertain comment la Chine va résoudre la nécessité de poursuivre les réformes institutionnelles, sociale et économique, sans un changement fondamental vers une plus grande liberté politique[46][47]. Enfin, pour citer Winston Churchill en 1947 "la démocratie est le pire système du gouvernement possible, à l'exception de tous les autres qui ont été essayées de temps en temps".

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  41. « China’s International Growth Agenda » (consulté le 21 juin 2015)
  42. Les finances d'administration locale ont été séparées de leur "mécanismes de financement". La dette locale a été reclassée et restructurée comme dette publique (en grande partie "des obligations municipaux") Ce programme agressif change fondamentalement la relation entre des administrations locales et des marchés de dettes. http://www.hoover.org/sites/default/files/research/docs/clm46bn.pdf
  43. Un nouveau système de droits de propriété a été mis en œuvre pour les terres agricoles qui fournissent la protection aux fermiers et un système clair pour soutenir, la location, le bail et hypothéquant du terrain. http://www.hoover.org/sites/default/files/research/docs/clm46bn.pdf
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  45. (en) Minxin Pei, China's Trapped Transition: the Limits of Developmental Autocracy, Cambridge Mass., Harvard University Press,‎ (ISBN 9780674027541)
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Articles connexes[modifier | modifier le code]