ANZUS

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Mirage III de la Royal Australian Air Force et Lockheed P-3 Orion des 3 membres de l'ANZUS lors des exercices Sandgroper '82.

L'ANZUS (Australia, New Zealand, United States Security Treaty) est un pacte militaire signé à San Francisco le 1er septembre 1951, entre l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Depuis les années 1980, les États-Unis considèrent que le traité est suspendu entre les États-Unis et la Nouvelle-Zélande. Le traité trilatéral a donc peu de sens à ce jour, et a cédé la place à des rapports bilatéraux entre Washington et Canberra d'une part, et Wellington et Canberra de l'autre.

À l'origine, le traité se dressait contre l'éventuelle renaissance du militarisme japonais. Puis, l'alliance se fonda rapidement dans la politique américaine de containment face au développement du communisme en Asie, dans le contexte de la Guerre froide. Les États-Unis remplacèrent dès lors le Royaume-Uni comme puissance tutélaire dans le Pacifique.

Le traité prévoit notamment que les trois pays se consultent vis-à-vis des questions de sécurité touchant à la zone Pacifique. Un organisme permanent de consultation a été établi au ministère australien des affaires étrangères, à Canberra.

Invocations du traité et coopération en temps de guerre[modifier | modifier le code]

Les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande participent ensemble à la guerre de Corée et à la guerre du Viêt Nam. En 2001, malgré la suspension du traité entre Wellington et Washington, la Nouvelle-Zélande participe à l'opération Enduring Freedom en Afghanistan, aux côtés des États-Unis et de l'Australie. Toutefois, la Nouvelle-Zélande ne participe pas à la guerre en Irak en 2003, alors que l'Australie y participe.

Rupture entre Nouvelle-Zélande et États-Unis[modifier | modifier le code]

En 1985, le gouvernement néo-zélandais du premier ministre David Lange interdit à tout navire à propulsion nucléaire navale et/ou muni d'armes nucléaires de pénétrer les eaux territoriales néo-zélandaises, dans le cadre de la politique anti-nucléaire de ce pays. Or, les États-Unis refusent de préciser si leurs navires sont munis de la sorte, ce qui amène la Nouvelle-Zélande à bannir tout navire de la marine américaine de ses ports. Les États-Unis répliquent alors en considérant que l'ANZUS ne les lie plus à la Nouvelle-Zélande. Le gouvernement américain affirme peu après que la Nouvelle-Zélande est désormais « un pays ami, mais pas un allié ».

L'application du traité entre ces deux pays demeure suspendue à ce jour mais avec l'abandon des armes nucléaires embarquées (hors SNLE), cette rupture est, dixit Christopher Hill en 2006, une « relique ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]