Niveau de vie

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La maison individuelle, signe de niveau de vie dans de nombreux pays occidentaux.

Le niveau de vie fait référence à la qualité et quantité des biens et services qu’une personne ou une population entière peut s’approprier.
Il ne doit pas être confondu avec la notion connexe mais distincte de « Genre de vie »

Mesure et définition[modifier | modifier le code]

Une mesure généralement utilisée du niveau de vie, pour une zone donnée, est le revenu par habitant réel (i.e. en prenant en compte l'inflation) par personne. Parfois d'autres mesures peuvent être utilisées, par exemple l'accès à certains biens (comme le nombre de réfrigérateurs pour 1000 personnes) ou des mesures de santé (comme l'espérance de vie).

La notion de niveau de vie est différente de celle de qualité de vie qui ne prend pas seulement en compte le niveau de vie matériel, mais qui intègre également des facteurs plus subjectifs qui participent à la vie humaine, comme les loisirs, la sécurité, les ressources culturelles, la santé mentale, etc. Des moyens plus complexes pour mesurer le bien-être doivent être employés pour rendre de tels jugements ; ils sont souvent politiques et donc sujets à controverse.

Niveau de vie en France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Niveau de vie en France.

En France, l'Insee définit le niveau de vie comme le revenu disponible brut d'un ménage divisé par le nombre d'unités de consommation, coefficient qui dépend de la taille du ménage : il faut compter une unité pour le premier adulte, 0,5 unité pour chaque personne supplémentaire de plus de 14 ans et 0,3 pour chaque enfant de moins de 14 ans[1].

Niveau de vie et pauvreté[modifier | modifier le code]

L'élévation du niveau de vie moyen d'une population entraîne une augmentation des dépenses contraintes.

La consommation statutaire est une dépense réalisée pour marquer son appartenance sociale, pour permettre son intégration au groupe en montrant que son train de vie est semblable à celui de son voisinage. C'est la situation d'une personne qui offre un baladeur MP3 à son enfant car tous ses copains en ont un. Ce type de dépense peut concerner de nombreux biens : téléphone portable, cafetière à dosettes, voyages, vêtements de marques, voiture, cadeaux … Elle se mêle à la revendication d'un confort accru, sans qu'il soit toujours facile d'y faire la part des dépenses socialement contraintes. Par exemple, en France la surface moyenne par occupant des logements s'est agrandie de 20 % en vingt ans[2]

Elle peut aussi résulter d'une contrainte matérielle, car les alternatives collectives disparaissent par manque d'usagers; ceux-ci ayant pu investir dans une solution privée. On peut ainsi être obligé d'acheter une voiture car il n'y a pas de solutions de transport en communs, ou de prendre un abonnement internet car les cybercafés n'ont plus assez de clients pour continuer à fonctionner.

L'augmentation de dépense peut également être causée par une montée en gamme de produits disponibles. Ce peut être par exemple la disparition du coiffeur bon marché du quartier, qui est remplacé par un salon plus haut de gamme correspondant davantage aux demandes de la population locale. C'est aussi le cas pour les biens de consommation: en 1948 la 2CV était commercialisée 185 000 F (6 386,2 €2012)[3]. En 2008 l'entrée de gamme du constructeur, la Citroen C1 1.0i, est commercialisé à 8 700 € (9 606,54 €2013)[4], soit un surcoût de 50 %. Dans le cas d'un bien mixte consommation-investissement, comme le logement par exemple, la montée des prix peut aussi être causée par l'augmentation des possibilités d'épargne de la population.

Ces considérations sont une justification pour l'utilisation d'un seuil de pauvreté relative. En France le seuil de pauvreté a ainsi augmenté de 8 592€2006 par an en 1990 à 10 560€2006 en 2006[5], soit une augmentation de 23 %. Sur la même période le niveau de vie moyen est passé de 16 302 à 20 603€2006 [6] (+26 %).

Limite de l'instrument[modifier | modifier le code]

Comme tout indicateur économique, le niveau de vie a des limites, et, au sein d’une population, ne permet pas de rendre compte des inégalités de revenu entre individus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • «Les trente glorieuses, ou la révolution invisible de 1946 à 1975 », par Jean Fourastié, Fayard 1975
  • «La Civilisation de 1995» , page 41, par Jean Fourastié, PUF , «Que sais-je ?» 1974
  • «Pourquoi nous travaillons ? » , par jean Fourastié, PUF, «Que sais-je?» 1970
  • «L'évolution des prix depuis cent ans » , par Alfred Marc, PUF, «Que sais-je ?» 1966

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]