Moustafa Djemilev
| Député ou députée IXe Rada ukrainienne (en) | |
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| depuis le | |
| Représentant à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe Ukraine | |
| depuis le | |
| Député ou députée VIIIe Rada ukrainienne (en) | |
| - | |
| Député ou députée VIIe Rada ukrainienne (en) | |
| - | |
| Député ou députée VIe Rada ukrainienne (d) | |
| - | |
| Suppléant de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe Ukraine | |
| - | |
| Député ou députée Ve Rada ukrainienne (en) | |
| - | |
| Député ou députée IVe Rada ukrainienne (d) | |
| - | |
| Député ou députée IIIe Rada ukrainienne (d) | |
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| Chairman of the Mejlis of the Crimean Tatar People | |
| - | |
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
Mustafa Abdülcemil Cemilev |
| Nationalité | |
| Activités |
| Parti politique | |
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| Membre de | |
| Lieu de détention | |
| Distinctions | Liste détaillée Doctorat honoris causa (, , et ) Médaille Nansen () Ordre du prince Iaroslav le Sage, 4e classe () Diplôme honoraire du Cabinet des ministres d'Ukraine () Prix Victor-Gollancz () Order "For Intellectual Courage" (d) () Light of Justice Award (d) () Ordre de la République () Prix Lech-Walesa de la solidarité (en) () Armes à feu enregistrées (d) () Ordre du Mérite de Lituanie () Ordre de la Liberté () Médaille du ministre tchèque des affaires étrangères « pour le mérite en diplomatie » (d) () Grand-croix de l'ordre du Mérite de la république de Pologne () Ordre de l'État d'Ukraine () Médaille du Mérite de la République tchèque () Badge of honor «For services to the Crimean Tatar people» (d) Ordre des héros du peuple ukrainien (d) Chevalier de l'ordre du Mérite de Lituanie |
Moustafa Djemilev (tatar de Crimée : Mustafa Abdülcemil Cemilev, Мустафа Абдульджемиль Джемилев, russe : Мустафа́ Абдулджеми́ль Джеми́лев, ukrainien : Мустафа́ Абдульджемі́ль Джемі́лєв), né le à Ay-Serez en Crimée (alors RSFS de Russie à l'époque), est une personnalité politique ukrainienne. Il est un chef de file reconnu du Mouvement national des Tatars de Crimée et un ancien dissident soviétique admiré pour son principe de non-violence.
Biographie
[modifier | modifier le code]Vie en URSS
[modifier | modifier le code]Dès 1961 (alors que sa famille avait été déportée en 1944), à l'âge de 18 ans, il milite pour la reconnaissance des droits des Tatars et leur retour en Crimée en fondant l'Union des jeunes Tatars de Crimée. Entre 1966 et 1986, il est arrêté à six reprises par les autorités d'URSS pour activités anti-soviétiques et a purgé ses peines dans les prisons soviétiques et les camps de travail, ou vécu sous surveillance. Sa première condamnation a été pour refus de servir dans l'armée soviétique[1]. Djemilev est aussi connu pour avoir initié une grève de la faim de 303 jours en 1975 ; il a été soutenu par une campagne internationale organisée par Ayche Seitmouratova[2].
Médaille Nansen
[modifier | modifier le code]En , il se voit décerner la médaille Nansen par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour ses efforts exceptionnels et « son attachement au droit au retour des Tatars de Crimée ».
Carrière politique
[modifier | modifier le code]En , il est élu à la tête du Mouvement national des Tatars de Crimée nouvellement fondé. La même année, il retourne en Crimée avec sa famille, un mouvement qui sera suivi par le retour des 250 000 Tatars criméens de Russie.
Il devient président de l'Assemblée des Tatars de Crimée le , et exerce cette fonction jusqu'au .
En 1998, il est élu député au Parlement ukrainien.
En 2004, il participe à la révolution orange.
Adhérent au Mouvement populaire d'Ukraine, il annonce au début du mois de se retirer de la vie politique du pays mais rejoint l'Union panukrainienne « Patrie » pendant les élections législatives de 2012.
Crise de Crimée
[modifier | modifier le code]Le , alors qu'il se trouve à Ankara en Turquie, Djemilev appelle les habitants de Crimée à boycotter le référendum prévu le 16 mars portant sur le rattachement à la Russie, qu'il considère comme « illégal » et « manipulé » par les Russes. Le , il est déclaré persona non grata par les nouvelles autorités de Crimée nommées par Moscou et est banni de Crimée pour une période de cinq ans. Il s'installe alors à Kiev[3],[4].

En 2015, il organise le Congrès mondial des Tatars de Crimée à Ankara[réf. nécessaire].
En , il est l'un des instigateurs du blocus civil de la Crimée[réf. nécessaire], qui mènera au blocus de la Crimée par l'Ukraine.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mustafa Dzhemilev » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Kristina Berdynskykh, « Moustafa Djemilev, l'infatigable défenseur des Tatars de Crimée », Libération,
- ↑
- ↑ « Crimée: le leader tatar persona non grata », Le Figaro,
- ↑ « Moustafa Djemilev, le premier des Tatars est de nouveau en exil », La Croix,
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (en) Comité international pour la Crimée
- (en) Interview de RFE/RL avec Moustafa Djemilev
- (uk) Biographie de Djemilev
- Naissance en Crimée
- Naissance en novembre 1943
- Dissident soviétique
- Personnalité politique ukrainienne
- Député de la IIIe convocation de la Rada d'Ukraine
- Député de la IVe convocation de la Rada d'Ukraine
- Député de la Ve convocation de la Rada d'Ukraine
- Député de la VIe convocation de la Rada d'Ukraine
- Député de la VIIe convocation de la Rada d'Ukraine
- Député de la VIIIe convocation de la Rada d'Ukraine
- Député de la IXe convocation de la Rada d'Ukraine
- Tatar de Crimée
- Chevalier de l'ordre du prince Iaroslav le Sage, 4e classe
- Chevalier de l'ordre du prince Iaroslav le Sage, 5e classe