Doctrine Nixon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Richard Nixon, à son arrivée au pouvoir en 1968, se trouve confronté à plusieurs problèmes : d'une part, la guerre au Vietnam semble être un bourbier dont l'armée américaine ne peut que difficilement sortir. D'autre part, le système financier, fondé sur le libre-échange et le libéralisme, mis en place par les Accords de Bretton Woods au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, semble s’essouffler, et la crise que traverse le dollar affaiblit l'économie américaine, en proie à l'inflation. Nixon redéfinit donc la politique étrangère des États-Unis dans le monde dans ce nouveau contexte de crise.

Avec l'aide de son conseiller Henry Kissinger, il élabore la doctrine Nixon, stratégie visant à assurer la défense des États-Unis.

À partir de 1969, le président Nixon décide de réduire l'engagement militaire américain dans le monde. Ce revirement est connu sous le nom de doctrine de Guam en référence à une conférence de presse du 25 juillet 1969 au cours de laquelle le président Nixon exposa ses idées. La doctrine de Guam (ou doctrine Nixon) prévoit que les Américains soutiendront financièrement et matériellement les pays victimes d'une agression, mais ils ne s'engageront pas directement (pas d'intervention de l'armée américaine)[1]

Cette doctrine est à mettre en relation avec les quatre principes de la politique américaine de cette époque, décrite par Kissinger dans ses Mémoires:

  • le réalisme (realpolitik) : admettre que l'URSS existe et dialoguer avec elle
  • la retenue : éviter de prendre l'avantage
  • "la carotte et le bâton" : sanctionner les abus
  • le linkage (bandage) : tout geste doit être accompagné d'une contrepartie en un autre domaine[2].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]