Novaïa Gazeta

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Novaïa Gazeta
image illustrative de l’article Novaïa Gazeta

Pays Drapeau de la Russie Russie
Langue Russe
Périodicité Trois fois par semaine
Genre Tabloïd
Diffusion 250 000 ex.
Date de fondation 1993
Ville d’édition Moscou

Rédacteur en chef Dmitri Mouratov
Site web novayagazeta.ru

Novaïa Gazeta (en russe : Новая газета) est un journal socio-politique russe qui paraît trois fois par semaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il fut créé en 1993, quand des journalistes décidèrent de quitter le quotidien Komsomolskaïa Pravda dans l'espoir de lancer un nouveau quotidien influent capable de dénoncer les problèmes de la société russe.

Fondé tout d'abord sous le nom de Novaïa Ejednievnaïa Gazeta (littéralement Le Nouveau Quotidien), il en changea par la suite pour devenir Novaïa Gazeta (Le Nouveau Journal).

Même s'il ne put satisfaire toutes les exigences qu'il s'était fixées, il a quand même pu s'imposer comme un tabloïd profondément indépendant, ce qui lui valut plusieurs procès. Le Washington Post le qualifie en 2017 de « principal journal d'opposition de Russie » (« Russia’s biggest opposition newspaper »)[1].

Depuis 2000, six journalistes de Novaïa Gazeta ont été assassinés[2]. Ils dénonçaient, dans leurs articles, la corruption, les atteintes aux droits de l'homme et la guerre en Tchétchénie.

Le danger est tel que le rédacteur en chef, Dmitri Mouratov (en), décide en 2017 d'armer tous les collaborateurs avec des pistolets de défense[1].

Le , le tribunal du district de Basmanny (un arrondissement du centre de Moscou) décide de déporter en Ouzbékistan le correspondant de la publication Ali Feruz, ce qui provoque une importante réaction publique car il peut s'attendre à subir des persécutions et des tortures dans ce pays.

L'ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le milliardaire russe et ancien député de la Douma Alexandre Lebedev détiennent 49 % du journal et le journal les 51 % restant.

Le 1er avril 2017, le journal publie un article d'Elena Milachina qui dénonce les persécutions menées par les autorités tchétchènes contre les homosexuels[3]. Les jours qui suivent, le journal reçoit des menaces explicites émanant de Jamboulat Oumarov, ministre de la presse et de l'information en Tchétchénie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Editor of Russia’s biggest opposition newspaper says he will arm his staff to protect them from attacks », sur washingtonpost.com, (consulté le 17 janvier 2018).
  2. Article Le journal qui dit non au Kremlin, par Axel Gyldéen, avec Alla Chevelkina, in L'Express, n°3046, 19 novembre 2009
  3. Russia: Chechen Officials and Clerics Threaten Journalists, Human Rights Watch,17 avril 2017