Diaspora russe

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Les plus grandes diasporas russes vivent dans les anciens États soviétiques, comme l'Ukraine (environ 8 millions), le Kazakhstan (environ 4 millions), la Biélorussie (environ 1 million), l'Ouzbékistan (environ 700 000), Lettonie (environ 700 000), Kirghizistan (environ 600 000) et la République de Moldavie (environ 500 000). Il y a aussi de petites communautés russes dans les Balkans principalement en Serbie (environ 5000), dans les nations de l'Europe centrale et orientale comme la République tchèque, et dans d'autres régions du monde, comme en Chine et en Amérique latine. Ces communautés s'identifient elles-mêmes comme russes ou citoyennes de ces pays, ou les deux avec des degrés divers.

Les gouvernements et l'opinion publique majoritaire en Estonie et en Lettonie, qui a la plus grande proportion de Russes des pays baltes, prétendent que beaucoup de Russes ethniques sont arrivés dans ces pays à l'occasion de la colonisation de l'ère soviétique et d'une russification délibérée, en changeant l'équilibre ethnique du pays. Parmi les Russes qui sont arrivés pendant l'ère soviétique, beaucoup sont venus pour des motifs économiques, et quelquefois parce qu'on le leur avait ordonné.

Les gens qui sont arrivés en Lettonie et en Estonie sous l'ère soviétique, des Russes pour la plupart, n'ont reçu le plus souvent qu'une option pour acquérir la citoyenneté par naturalisation, en passant un test démontrant la connaissance de la langue nationale, du pays et de ses coutumes. La question de la langue est encore d'actualité, particulièrement en Lettonie, où les membres de l'ethnie russe ont protesté contre les plans d'éducation en langue lettone plutôt qu'en russe.

Un nombre significatif de Russes ont émigré au Canada, en Australie et aux États-Unis d'Amérique. Brighton Beach, dans le district de Brooklyn de New York, est l'exemple d'une grande communauté d'immigrants Russes récents. Pendant le même temps, beaucoup de Russes ethniques des anciens territoires soviétiques ont émigré vers la Russie depuis les années 1990. Nombre d'entre eux sont devenus des réfugiés d’États d'Asie centrale et du Caucase (comme de la Tchétchénie à l'époque séparatiste), forcés de fuir l'oppression politique et les agressions à l'égard des Russes.

Malgré l'acceptation du besoin de rectifier les manières de faire de l'ère soviétique, l'Union européenne et le Conseil de l'Europe, comme le gouvernement de la Russie, ont exprimé leur souci pendant les années 1990 au sujet des droits des minorités dans plusieurs pays, notablement en Lettonie. En République de Moldavie, la Transnistrie dominée par les Russes a échappé au contrôle du gouvernement à cause de la peur que ce pays puisse s'unifier avec la Roumanie.

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