Démographie de la Charente-Maritime

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Cet article retrace l'évolution de la démographie de la Charente-Maritime depuis 1793.

Sommaire

Évolution démographique de la Charente-Maritime[modifier | modifier le code]

Les deux tableaux démographiques ci-dessous représentent, le premier, celui du détail de l'évolution démographique de la Charente-Maritime de 1793 à 2010 tandis que le second retrace les grandes dates de l'évolution démographique du département pendant la période contemporaine.

L'évolution démographique de la Charente-Maritime en chiffres[modifier | modifier le code]

Tableau no 1 : L'évolution démographique de 1793 à 2010[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
438 042 399 162 405 592 409 477 445 249 449 649 460 245 468 103 469 992
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
474 828 481 060 479 529 465 653 465 628 466 416 462 803 456 202 453 455
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
452 149 453 793 451 044 418 310 417 789 415 249 419 021 416 187 447 973
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2010 -
470 897 483 622 497 859 513 220 527 146 557 024 605 410 622 323 -
(Sources : Base de données Insee[1])

Graphique de l'évolution démographique de 1793 à 2010[modifier | modifier le code]

Les grandes dates de l'évolution démographique de la Charente-Maritime pendant la période contemporaine[modifier | modifier le code]

Tableau no 2 : Les grandes dates de l'évolution démographique de la Charente-Maritime pendant la période contemporaine[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1801 1861 1881 1911 1921 1931 1946 1982 1999
399 162 481 060 466 416 451 149 418 310 415 249 416 187 513 220 557 024
2007 2010 - - - - - - -
605 410[2] 622 323 - - - - - - -

Chaque année mentionnée dans le tableau ci-dessus indique les grandes dates de l'histoire démographique de la Charente-Maritime dans la période contemporaine qui va du début du XIXe siècle jusqu'au siècle actuel.

  • 1801 : minimum démographique pour le département dans toute la période contemporaine.
  • 1861 : maximum démographique du département pour tout le XIXe siècle.
  • 1881 : début de l'exode rural massif consécutif à la crise du phylloxéra qui a commencé à ravager les vignes à partir de 1875.
  • 1911 : poursuite du déclin démographique jusqu'à la veille de la Grande guerre.
  • 1921 : à la suite de la Première Guerre mondiale, le département enregistre sa plus forte baisse démographique jamais enregistrée dans toute la période contemporaine.
  • 1931 : minimum démographique du département pour tout le XXe siècle.
  • 1946 : chiffre de population le plus bas depuis la Libération.
  • 1982 : le département franchit officiellement pour la première fois de son histoire démographique le seuil du demi million d'habitants.
  • 1999 : maximum démographique pour tout le XXe siècle.
  • 2007 : le département franchit un nouveau cap démographique en dépassant les 600 000 habitants
  • 2010 : niveau de population le plus élevé jamais atteint jusque-là.

Population par divisions administratives[modifier | modifier le code]

Arrondissements[modifier | modifier le code]

Les superficies des arrondissements[modifier | modifier le code]

Carte représentant les cinq arrondissements de la Charente-Maritime et leurs chefs-lieux respectifs
Les cinq arrondissements de la Charente-Maritime et leurs chefs-lieux.

Le département de la Charente-Maritime est subdivisé en cinq arrondissements depuis 1943[N 1] et s'étend sur une surface totale de 6 864 km2.

La superficie des trois premiers arrondissements est relativement identique (arrondissement de Saintes : 1 546 km2, arrondissement de Jonzac : 1 530 km2 et arrondissement de Rochefort : 1 528 km2) et aucun de ces arrondissements n'occupe une proportion supérieure à 25 % de la superficie totale du département.

L'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély qui en est le quatrième par sa superficie occupe tout juste le 1/5e de la superficie départementale avec 21 %.

L'arrondissement de La Rochelle avec ses 818 km2 est quant à lui le plus petit des arrondissements de la Charente-Maritime et en même temps de la région Poitou-Charentes. En Charente-Maritime, il n'occupe que 11,9 % du territoire départemental.

Tableau des arrondissements et de leur superficie[modifier | modifier le code]
Classement par ordre de superficie
Arrondissement Superficie Proportion dans le département
Saintes 1 546,45 km2 22,5 %
Jonzac 1 529,93 km2 22,3 %
Rochefort 1 527,51 km2 22,3 %
Saint-Jean-d'Angély 1 442,15 km2 21 %
La Rochelle 817,71 km2 11,9 %

Globalement, hormis l'arrondissement de La Rochelle qui est la plus petite des circonscriptions administratives du département, les quatre premiers arrondissements ont une superficie relativement comparable et offrent donc un certain équilibre de la répartition administrative du département. Ce qui est loin d'être le cas dans nombre de départements français, à commencer par celui du département voisin de la Charente qui a dû procéder en 2008 à une révision de la carte administrative par trop déséquilibrée[N 2] .

De plus, dans la région Poitou-Charentes, les arrondissements de la Charente-Maritime occupent de par leur superficie le bas du tableau, même les deux derniers appartiennent à ce département[N 3].

La population des arrondissements en 2007[modifier | modifier le code]

La population se concentre principalement dans les trois premiers arrondissements du département qui ont chacun une population supérieure à 120 000 habitants.

L'arrondissement de La Rochelle rassemble à lui-seul 32,9 % de la population totale du département en 2007. C'est l'arrondissement le plus peuplé de la Charente-Maritime et l'un des trois plus peuplés de Poitou-Charentes.

L'arrondissement de Rochefort concentre 29,5 % de la population départementale et celui de Saintes 20,1 %.

Ainsi, ces trois premiers arrondissements (La Rochelle, Rochefort et Saintes) qui ont chacun plus de 120 000 habitants cumulent à eux trois 82,5 % de la population départementale en 2007.

Quant aux deux autres arrondissements, situés dans les marges orientales (arrondissement de Saint-Jean-d'Angély) et méridionales (arrondissement de Jonzac) de la Charente-Maritime, ils sont beaucoup moins peuplés. L'arrondissement de Jonzac ne représente que 8,9 % de la population départementale en 2007 et celui de Saint-Jean-d'Angély seulement 8,6 %. Ces deux derniers arrondissements ont une population cumulée inférieure à celle du seul arrondissement de Saintes avec lequel ils forment la majeure partie de l'ancienne province historique de la Saintonge.

Tableau démographique des arrondissements de la Charente-Maritime[modifier | modifier le code]
Classement par ordre de population
Arrondissement Population
2007
Population
1999
variation
2007/1999
Superficie en km2
Densité
hab./km2
La Rochelle 199 332 184 728 en augmentation  7,9 % 818 244
Rochefort 178 676 161 340 en augmentation  10,8 % 1528 117
Saintes 121 712 108 989 en augmentation  11,2 % 1546 78
Jonzac 54 122 51 675 en augmentation  4,7 % 1530 35
Saint-Jean-d'Angély 52 108 50 292 en augmentation  3,6 % 1442 36

La situation démographique actuelle des arrondissements découle d'un clivage arrondissements littoraux - arrondissements de l'intérieur qui n'a fait que de se renforcer depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

L'évolution démographique des arrondissements[modifier | modifier le code]

L'évolution de la population des arrondissements de la Charente-Maritime depuis la Libération a été loin d'être uniforme et montre que le clivage entre les arrondissements du littoral — La Rochelle et Rochefort — et ceux de l'intérieur — Saint-Jean-d'Angély, Saintes et Jonzac — s'est accentué de recensement en recensement.

Tableau de l'évolution démographique des arrondissements de la Charente-Maritime de 1946 à 2007[modifier | modifier le code]

(N.B. : La population de chaque arrondissement correspond à celle de leurs limites territoriales de 1975)[N 4].

Année Population des arrondissements
Jonzac La Rochelle Rochefort Saint-Jean Saintes Charente-Maritime
1946 59 070 95 140 114 222 57 727 90 028 416 187
1954 59 362 111 111 127 555 57 935 92 010 447 973
1962 59 932 124 422 139 934 58 417 92 915 470 897
1968 57 404 135 045 139 934 56 831 94 408 483 622
1975 54 883 150 007 142 794 54 097 96 078 497 859
1982 53 724 159 924 147 331 52 755 99 486 513 220
1990 52 269 166 011 153 256 51 124 104 486 527 146
1999 51 675 184 728 161 340 50 292 108 989 557 024
2007 54 122 199 332 178 676 52 108 121 172 605 410

Cantons[modifier | modifier le code]

Le département de la Charente-Maritime recense 51 cantons dont neuf sont des fractions cantonales de la ville de La Rochelle, trois relèvent de la ville de Saintes ainsi que de celle de Rochefort et deux de la ville de Royan.

Entre 1999 et 2007, le département de la Charente-Maritime a vu croître sa population de 8,7 %. Parmi les 51 cantons qui composent le département, deux sur trois ont eu une croissance supérieure à la moyenne départementale, soit 22 cantons.

Mais dans la période intercensitaire 1999/2007, la population de 43 cantons est en croissance démographique nette tandis qu'elle baisse pour seulement trois d'entre eux et est en stagnation pour cinq autres.

Les trois plus fortes croissances démographiques dans la période 1999/2007 concernent le canton de Courçon avec une croissance record de + 33,7 %, suivi du canton de Saint-Agnant avec + 27,5 % et du canton d'Aigrefeuille-d'Aunis avec + 25,3 %. Ce sont tous des cantons péri-urbains ou semi-ruraux en forte expansion démographique pour au moins trois raisons majeures : un prix de l'immobilier beaucoup plus accessible pour les jeunes ménages, un coût du foncier nettement plus abordable et enfin une pression fiscale sur le foncier qui est beaucoup plus supportable. Le cas du canton de Courçon s'inscrit tout à fait dans cette logique bien qu'il soit situé à une trentaine de kilomètres de la ville-centre qui est La Rochelle. La péri-urbanisation autour des quatre principales villes du département est un phénomène social et urbain qui remonte au milieu des années 1970. Cette "exurbanisation"[N 5] touche encore La Rochelle et, en partie, Rochefort dans les quartiers du centre ou les quartiers populaires comme Mireuil à La Rochelle.

Les trois cantons en perte de vitesse sont par ordre de décroissance le canton de La Rochelle-3 avec une perte démographique record de -10,3 %, celui de La Rochelle-2 avec -5,7 % et enfin celui d'Aulnay-de-Saintonge avec -3 %. Ce dernier canton, situé dans les marges orientales de la Charente-Maritime, a la particularité d'être le seul canton de tout le département de la Charente-Maritime à enregistrer une baisse démographique constante depuis la Libération. En effet, de 1946 à 2007, ce canton profondément rural a perdu -33,1 % de sa population, soit le tiers de sa population[N 6].

Tableau démographique des 51 cantons de la Charente-Maritime et leur évolution démographique entre 1999 et 2007[modifier | modifier le code]

Classement par ordre démographique de 2007
Canton Pop.
2007
var.
/1999
canton Pop.
2007
var.
/1999
La Jarrie 21 404 en augmentation  15,3 % La Rochelle 4e canton 11 708 ==  0,6 %
Royan-Ouest 19 913 en augmentation  12,4 % Saint-Pierre-d'Oléron 11 672 en augmentation  4,1 %
La Rochelle 6e canton 19 906 en augmentation  12,4 % Rochefort-Centre 11 635 en augmentation  4,1 %
Aytré 18 460 en augmentation  9,5 % Cozes 11 507 en augmentation  12,6 %
Royan-Est 18 075 en augmentation  5,7 % Rochefort-Sud 11 269 ==  -1,7 %
La Rochelle 5e canton 17 920 en augmentation  7,2 % Jonzac 10 259 en augmentation  2,7 %
Saujon 17 713 en augmentation  20,3 % La Rochelle 1er canton 9 990 en augmentation  3,1 %
La Rochelle 9e canton 17 140 ==  1,5 % La Rochelle 7e canton 9 782 ==  -0,6 %
Saintes-Ouest 16 968 en augmentation  10,2 % Le Château-d'Oléron 9 570 en augmentation  8,8 %
Saint-Jean-d'Angély 16 353 en augmentation  3,5 % Matha 9 491 en augmentation  4 %
Saintes-Nord 16 234 en augmentation  4,7 % Montguyon 9 464 en augmentation  3,5 %
La Rochelle 8e canton 15 443 en augmentation  7,6 % La Rochelle 3e canton 8 521 en diminution  -10,3 %
Surgères 14 642 en augmentation  7,9 % Saint-Genis-de-Saintonge 7 604 en augmentation  10,8 %
Saint-Agnant 14 261 en augmentation  27,5 % Mirambeau 7 467 en augmentation  3,4 %
Marennes 14 170 en augmentation  13,6 % La Rochelle 2e canton 7 270 en diminution  -5,7 %
Saintes-Est 14 113 en augmentation  8,9 % Saint-Savinien 7 053 en augmentation  6,8 %
La Tremblade 13 864 en augmentation  10,7 % Burie 6 847 en augmentation  5 %
Tonnay-Charente 13 455 en augmentation  12,3 % Aulnay 6 559 en diminution  -3 %
Rochefort-Nord 13 284 en augmentation  11,8 % Montendre 6 516 en augmentation  5,9 %
Saint-Martin-de-Ré 13 156 en augmentation  9,5 % Montlieu-la-Garde 6 443 en augmentation  4,7 %
Saint-Porchaire 13 148 en augmentation  15,6 % Archiac 6 369 en augmentation  3,6 %
Aigrefeuille-d'Aunis 12 866 en augmentation  25,3 % Loulay 4 922 ==  1,3 %
Gémozac 12 410 en augmentation  15,9 % Ars-en-Ré 4 640 en augmentation  3,5 %
Pons 12 232 en augmentation  5,5 % Saint-Hilaire-de-Villefranche 4 528 en augmentation  9,6 %
Courçon 12 183 en augmentation  33,6 % Tonnay-Boutonne 3 202 en augmentation  6,3 %
Marans 11 809 en augmentation  22,4 %

En 2007, la Charente-Maritime compte 32 cantons sur 51 ayant plus de 10 000 habitants contre 29 au recensement de 1999.

Un seul canton a plus de 20 000 habitants. Il s'agit du canton de La Jarrie qui est huit fois plus peuplé que le canton de Tonnay-Boutonne, ce dernier étant le plus faiblement peuplé de la Charente-Maritime.

De plus, le canton de Tonnay-Boutonne fait partie des quatre cantons les moins peuplés du département et qui ont chacun moins de 5 000 habitants en 2007. Dans cette liste, se trouvent également les cantons de Loulay, Ars-en-Ré et Saint-Hilaire-de-Villefranche.

La répartition démographique par tranches communales[modifier | modifier le code]

Depuis l'année 1973, le département compte 472 communes après avoir connu bien des remaniements depuis le lendemain de la Libération où, en 1950, il atteint le chiffre record de 486 communes[N 7].

Entre 1999 et 2007, la répartition de la population par communes fait apparaître d'importants contrastes de peuplement ainsi que des évolutions démographiques très sensibles entre chaque tranche de communes.

Tableau de l'évolution démographique par tranche de communes entre 1999 et 2007[modifier | modifier le code]

Tranche de communes Nombre de communes en 2007 Nombre d'habitants en 2007 Proportion dans le département en 2007 Nombre de communes en 1999 Nombre d'habitants en 1999 Proportion dans le département en 1999
< 99 habitants 15 1 058 0,2 % 16 1 065 0,2 %
> 100 - 199 < 54 8 025 1,3 % 60 9 063 1,6 %
> 200 - 499 < 145 48 840 8,1 % 166 54 987 9,9 %
> 500 - 999 < 128 90 486 14,9 % 118 82 103 14,7 %
> 1 000 - 1 999 < 67 93 398 15,4 % 58 77 812 14 %
> 2 000 - 4 999 < 42 127 377 21 % 39 118 736 21,3 %
> 5 000 - 9 999 < 14 88 554 14,6 % 11 68 180 12,2 %
> 10 000 - 19 999 < 1. 18 424 3 % 1. 17 102 3,1 %
> 20 000 - 49 999 < 2 52 400 8,7 % 2 51 392 9,2 %
> 50 000 habitants 1 76 848 12,7 % 1 76 584 13,7 %

Les très petites communes[modifier | modifier le code]

À la lecture du tableau ci-dessus, les très petites communes, celles appartenant à la catégorie des communes de moins de 199 habitants tendent à se dépeupler et leur nombre à diminuer constamment. Elles ne représentent plus que 1,5 % de la population départementale en 2007.

Au recensement de 2007, cette catégorie de communes est absente des arrondissements de La Rochelle et de Rochefort tandis que l'arrondissement de Saintes en comptabilise encore 5, mais ceux de Jonzac et de Saint-Jean-d'Angély qui sont les plus ruraux du département en ont respectivement 30 et 34.

Les communes de 200 à 499 habitants[modifier | modifier le code]

Comme dans la catégorie précédente, cette tranche de petites communes tend également à se désertifier et leur nombre à diminuer fortement. En 2007, elles ne représentent plus que 8,1 % de la population départementale contre 9,9 % en 1999. Ces communes sont très souvent situées dans le « rural profond » et sont très peu attractives, sauf celles qui peuvent bénéficier d'une relative proximité d'un centre urbain (principal, secondaire ou petit) en raison de la continuité du phénomène de l'"exurbanisation" des villes.

La tranche des communes moyennes[modifier | modifier le code]

Cette catégorie de communes dont la population est comprise entre 500 et moins de 1 000 habitants affiche une certaine vitalité démographique. Ces communes qui sont au nombre de 128 en 2007 contre 118 en 1999 bénéficient pour une majorité d'entre elles d'un bon report de la péri-urbanisation avec installation de jeunes ménages souvent avec des enfants. Ce constat se vérifie avec force dans les cantons redynamisés de Gémozac, Pons, Saint-Porchaire et Saujon, tous situés dans la mouvance urbaine de Saintes et dont certaines communes font partie de son aire urbaine. Ce fait est également attesté ailleurs dans le département autour des villes secondaires comme Saint-Jean-d'Angély, Surgères, Marennes, Pons et Jonzac. D'ailleurs, entre ces deux dernières villes, l'étonnante vitalité du canton de Saint-Genis-de-Saintonge démontre le desserrement urbain de ces deux villes-centres au profit des communes de ce canton qui affiche une des croissances démographiques les plus étonnantes en Haute-Saintonge (+ 10,8 %) alors que l'arrondissement de Jonzac n'enregistre que + 4,7 % entre 1999 et 2007.

Par contre, comme partout ailleurs dans le département et la région Poitou-Charentes, ces communes situées en milieu rural profond n'offrent guère de possibilité de développement et sont le plus souvent condamnées à péricliter.

Ce qui n'est pas le cas de celles qui sont proches d'une ville dynamique située entre quinze et vingt kilomètres en moyenne. Ces villages voient souvent leur vie communale revitalisée avec maintien de l'école ou sa réouverture, maintien du service public, généralement un bureau de poste, maintien du petit commerce local ou même son développement.

La tranche des communes de 1 000 à 1 999 habitants[modifier | modifier le code]

Entre 1999 et 2007, il apparaît que les communes de 1 000 à 1 999 habitants augmentent aussi bien en nombre qu'en chiffre de population. Leur proportion dans le département est passée de 14 % en 1999 à 15,4 % en 2007 et le nombre de communes de cette catégorie est passé de 58 à 67 dans la même période.

Par ailleurs, ces communes n'étaient que 41 en 1946, puis 45 en 1962 et, vingt ans plus tard, 53 en 1982. Elles se sont donc régulièrement accru aussi bien en nombre qu'en population. Dès le recensement de 1982, 1 commune sur 10 faisait partie de la classe des communes de 1 000 à 1 999 habitants. Cette proportion est aujourd'hui d'une commune sur six.

C'est dire la vitalité de ces communes dont une large proportion est composée de communes péri-urbaines. Nombre d'entre elles — comme les communes de 500 à 999 habitants — bénéficient des mêmes avantages de leur proximité d'un centre urbain et connaissent une réelle revitalisation de leurs activités communales.

Il n'en est pas ainsi des communes de cette catégorie de population qui sont demeurées à l'écart des grands axes de communication et qui sont demeurées à vocation agricole ou qui sont situées dans les secteurs du « rural profond ». La majorité de ces communes a plutôt vu sa population décliner, sinon stagner. Ce qui est le cas de toutes les communes situées dans les marges orientales et méridionales de la Charente-Maritime. Dans l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély, Aulnay-de-Saintonge et Tonnay-Boutonne se caractérisent par une stagnation démographique et dans l'arrondissement de Jonzac, si les évolutions sont plus contrastées, elles n'offrent pas de meilleurs bilans démographiques comme ceux observés à Cercoux, Chevanceaux, Mirambeau, Montlieu-la-Garde, Montguyon et Saint-Aigulin. D'ailleurs, cette dernière commune qui avait plus de 2 000 habitants jusqu'au recensement de 1990 n'a cessé de voir sa population décroître et passer nettement sous le seuil des 2 000 habitants perdant une centaine d'habitants depuis cette date.

La tranche des communes de plus de 2 000 habitants[modifier | modifier le code]

La catégorie des communes de plus de 2 000 habitants se caractérise par une croissance constante aussi bien en nombre qu'en population. Elles sont au nombre record de 60 et représentant, en 2007, 60,1 % de la population départementale.

Les 60 communes de plus de 2 000 habitants[modifier | modifier le code]

En 2007, sur les 472 communes que comprend le département de la Charente-Maritime, 60 ont une population municipale supérieure à 2 000 habitants[N 8], soit une commune sur huit en Charente-Maritme.

Parmi celles-ci, 18 communes ont de plus de 5 000 habitants et sont toutes classées comme communes urbaines[N 9], dont quatre recensent plus de 10 000 habitants dont La Rochelle qui compte plus de 75 000 habitants .

L’évolution démographique de ces différentes communes entre 1999 et 2007 est globalement très positive. Parmi les vingt premières communes du département, une écrasante majorité d'entre elles enregistre une croissance démographique très nette avec quelques records de croissance comme Saujon, Dompierre-sur-Mer ou encore Marennes.

Peu de ces villes voient leur bilan démographique en stagnation ou en diminution, seule dans cette catégorie, Saint-Jean-d'Angély accuse une perte de population de près de 2,8 % par rapport à 1999.

Les quatre premières villes du département enregistrent toutes une croissance démographique positive, même si La Rochelle et Rochefort se caractérisent par de faibles croissances de leur population, la première ayant plutôt tendance à stagner depuis 1999. Quant à Saintes, sa croissance est près de quatre fois plus importante que celle de Rochefort tandis que Royan affiche un essor démographique nettement supérieur aux trois premières.

Globalement, ce sont surtout les villes de banlieue et les communes péri-urbaines qui affichent les plus fortes croissances démographiques comme partout ailleurs sur le territoire national.

Parmi les petites villes en crise, se trouvent notamment La Tremblade, Jonzac et L'Houmeau.

La Tremblade enregistre une baisse démographique depuis 1999, après avoir stagné de 1982 à 1999 alors que les deux communes qui composent sa banlieue sont en croissance démographique constante. Le centre de La Tremblade se vide de ses habitants qui viennent s'installer de préférence dans des zones nouvellement aménagées pour l'habitat. Ce que les communes voisines d'Arvert et d'Etaules ont entrepris par l'application de plans d'urbanisme (PLU) et de projets immobiliers.

Jonzac perd continuellement de la population depuis le recensement de 1982. En effet, Jonzac a vu sa population chuter de -21,9 % entre 1982 et 2007, soit plus d'un cinquième de sa population. La démographie de Jonzac tranche singulièrement avec la vitalité économique de cette petite cité particulièrement innovante qui est également une dynamique station thermale. Cette sous-préfecture, qui est la plus petite du département, est frappée par le phénomène de l'« exurbanisation » où les habitants viennent peupler les villages alentour, puisque son canton s'accroît de nouveau depuis 1999.

L'Houmeau, aux portes de La Rochelle, est une commune résidentielle qui n'a plus entrepris de programmes immobiliers depuis les années 1990 et qui est la seule commune de la première couronne rochelaise à accuser une baisse démographique constante depuis 1990.

Tableau de l'évolution démographique des 60 communes de plus de 2 000 habitants entre 1999 et 2007[modifier | modifier le code]

(En caractères gras, les 18 communes de plus de 5 000 habitants en 2007)

Classement par ordre d'importance démographique au recensement de 2007
Commune Pop.
2007
var.
/1999
Commune Pop.
2007
var.
/1999
La Rochelle 76 848 ==  0,3 % Chaniers 3 355 en augmentation  3,8 %
Saintes 26 401 en augmentation  3,1 % Sainte-Soulle 3 351 en augmentation  26,3 %
Rochefort 25 999 ==  0,8 % Bourcefranc-le-Chapus 3 311 en augmentation  12,2 %
Royan 18 424 en augmentation  7,7 % Échillais 3 269 en augmentation  15,8 %
Aytré 8 806 en augmentation  14 % Dolus-d'Oléron 3 156 en augmentation  15,9 %
Saint-Jean-d'Angély 7 463 en diminution  -2,8 % Montendre 3 146 ==  0,9 %
Tonnay-Charente 7 434 en augmentation  12,2 % Sainte-Marie-de-Ré 3 082 en augmentation  15,9 %
Lagord 7 054 en augmentation  9,3 % Arvert 3 069 en augmentation  6,3 %
Périgny 6 709 en augmentation  11,8 % La Flotte 2 923 en augmentation  6,8 %
Saujon 6 404 en augmentation  18,8 % Soubise 2 824 en augmentation  131,5 %
Saint-Pierre-d'Oléron 6 204 en augmentation  4,4 % La Jarrie 2 798 en augmentation  3,8 %
Surgères 6 188 en augmentation  2,3 % Saint-Sulpice-de-Royan 2 735 en augmentation  19,4 %
Châtelaillon-Plage 5 959 en augmentation  5,9 % Meschers-sur-Gironde 2 673 en augmentation  19,7 %
Nieul-sur-Mer 5 600 ==  -0,7 % Médis 2 624 en augmentation  21,6 %
Marennes 5 315 en augmentation  13,4 % Saint-Martin-de-Ré 2 588 ==  -1,9 %
Dompierre-sur-Mer 5 277 en augmentation  22,6 % Gémozac 2 571 en augmentation  8,5 %
Puilboreau 5 101 en augmentation  10,4 % Breuillet 2 539 en augmentation  16,6 %
Saint-Georges-de-Didonne 5 040 ==  0,1 % Saint-Georges-des-Coteaux 2 481 en augmentation  18,3 %
Marans 4 655 en augmentation  6,4 % Marsilly 2 471 en augmentation  12,2 %
Saint-Xandre 4 519 en augmentation  9,7 % Saint-Savinien 2 372 ==  0,6 %
La Tremblade 4 474 en diminution  -4,1 % Saint-Agnant 2 329 en augmentation  11,8 %
Pons 4 442 ==  0,3 % Le Bois-Plage-en-Ré 2 303 en augmentation  3 %
Fouras 4 056 en augmentation  5,8 % Rivedoux-Plage 2 260 en augmentation  28,8 %
Le Château-d'Oléron 3 949 en augmentation  11,2 % Saint-Jean-de-Liversay 2 229 en augmentation  31,3 %
Saint-Palais-sur-Mer 3 830 en augmentation  14,6 % Charron 2 220 en augmentation  34,5 %
Vaux-sur-Mer 3 785 en augmentation  9,8 % La Jarne 2 211 en augmentation  7,6 %
Angoulins-sur-Mer 3 695 en augmentation  5,5 % Étaules 2 153 en augmentation  35,7 %
Aigrefeuille-d'Aunis 3 577 en augmentation  13,5 % Matha 2 135 en augmentation  2,5 %
Jonzac 3 511 en diminution  -8 % Fontcouverte 2 109 en augmentation  11,5 %
Saint-Georges-d'Oléron 3 490 en augmentation  6,2 % L'Houmeau 2 107 en diminution  -7,5 %

Il est à noter que les 60 communes de plus de 2 000 habitants représentent en 2007 60,1 % de la population du département et celles de plus de 5 000 habitants en totalisent 39 %.

En 1946, la Charente-Maritime ne comptait que 27 communes de plus de 2 000 habitants dont seulement 5 avaient plus de 5 000 habitants. Elles représentaient 44,2 % de la population.

En 1975, 40 communes avaient plus de 2 000 habitants dont 10 comptaient plus de 5 000 habitants. Leur proportion dans la population départementale était de 56,8 %.

Ainsi de 1946 à 2007, le nombre de communes de plus de 2 000 habitants a plus que doublé tandis que celles de plus de 5 000 habitants a plus que triplé dans la même période.

Densité de population[modifier | modifier le code]

La densité de population du département[modifier | modifier le code]

La densité de population progresse régulièrement en Charente-Maritime depuis la Libération, en cohérence avec la croissance de la population départementale.

En 2007, la densité s'établit à 88 hab./km2. Elle demeure certes inférieure à la moyenne nationale qui est de 114 hab./km2 mais elle est nettement supérieure à la moyenne de la région Poitou-Charentes qui est de 67 hab./km2 en 2007.

1946
 
61
 
1954
 
65
 
1962
 
69
 
1968
 
70
 
1975
 
73
 
1982
 
75
 
1990
 
77
 
1999
 
81
 
2007
 
88
 

Dans la région Poitou-Charentes, la Charente-Maritime est non seulement le département le plus peuplé mais il en est le plus densément peuplé. Pour mémoire, la région Poitou-Charentes a une densité de population très moyenne, près de deux fois inférieure à celle de la France métropolitaine, dont les densités respectives sont de 67 hab./km2 et 114 hab./km2.

Tableau des densités de population des quatre départements de Poitou-Charentes en 2007[modifier | modifier le code]

Classement par ordre d'importance de densité de population
Département Densité de population
(hab./km2)
Charente-Maritime 88
Deux-Sèvres 61
Vienne 60
Charente 59

La densité de population des arrondissements[modifier | modifier le code]

À l'intérieur du département, les cinq arrondissements qui le composent ont des densités de population très différentes, résultant d'une distorsion importante dans la répartition de la population entre les arrondissements littoraux — La Rochelle et Rochefort — et ceux de l'intérieur, correspondant à la Saintonge historique - Jonzac, Saintes et Saint-Jean-d'Angély.

Les arrondissements littoraux[modifier | modifier le code]

Du fait de sa faible superficie, l'arrondissement de La Rochelle a une densité de population particulièrement élevée puisqu'elle s'élève à 244 hab./km2 en 2007, soit deux fois plus que la densité de la France métropolitaine qui est de 114 hab./km2 à cette même date. C'est non seulement l'arrondissement le plus densément peuplé de la Charente-Maritime mais aussi de Poitou-Charentes.

L'arrondissement de Rochefort a une densité de population relativement élevée s'établissement au recensement de 2007 à 117 hab./km2. Comme pour l'arrondissement de La Rochelle, celui de Rochefort a également une densité de population supérieure à celle de la France métropolitaine.

Les arrondissements de l'intérieur[modifier | modifier le code]

Les trois autres arrondissements de la Charente-Maritime qui représentent la partie continentale de la Saintonge historique ont des densités de population nettement moins élevées que ceux du littoral et sont toutes inférieures à la moyenne départementale qui s'établit à 88 hab./km2. Mais là encore, il existe de réels constrastes de peuplement au sein de la Saintonge.

L'arrondissement de Saintes qui est le plus étendu des arrondissements de la Charente-Maritime et occupe une position centrale au sein du département parvient à une densité de 78 hab./km2 en 2007, elle en est la densité la plus élevée de la Saintonge.

Il est à noter que si l'arrondissement de Saintes a une densité légèrement inférieure à celle du département, elle est néanmoins nettement supérieure à celle de l'ensemble de la région Poitou-Charentes qui, en 2007, s'élève à 67 hab/km2, ainsi qu'aux trois autres départements qui composent cette région (Deux-Sèvres 61 hab/km2, Vienne 60 hab/km2 et Charente 59 hab/km2).

Quant aux deux autres arrondissements, situés dans les marges orientales (arrondissement de Saint-Jean-d'Angély) et méridionales (arrondissement de Jonzac) de la Charente-Maritime, leur densité de population est peu élevée, étant respectivement de 36 hab/km2 et de 35 hab/km2 en 2007.

Leurs densités de population sont deux fois inférieures à celle de l'arrondissement de Saintes et à celle du département de la Charente-Maritime.

Ces importants contrastes de peuplement au sein de la Charente-Maritime se vérifient également à l'échelle des cantons.

La densité de population des cantons[modifier | modifier le code]

La densité de population par canton fait apparaître des distorsions importantes dans la répartition de la population au sein du département qui oppose les cantons surpeuplés du littoral et les cantons urbains aux cantons ruraux très faiblement peuplés.

Tableau des densités de population des cantons de la Charente-Maritime en 2007[modifier | modifier le code]

N.B. : Les cantons urbains de La Rochelle, Royan, Rochefort et Saintes signalés respectivement par les chiffres (1), (2), (3) et (4) dans le tableau ci-dessous sont des regroupements de canton[N 10].

Canton Densité de population en 2007
(hab./km2)
Population Arrondissement Rang
Densité de population supérieure à 200 hab/km2
La Rochelle (1)
970
117 680
La Rochelle
1
Aytré
692
18 460
La Rochelle
2
Royan (2)
354
37 988
Rochefort
3
Saint-Martin-de-Ré
302
13 156
La Rochelle
4
Rochefort (3)
287
36 188
Rochefort
5
Densité de population comprise entre 100 hab./km2 et 199 hab./km2
Saintes (4)
163
47 315
Saintes
6
La Jarrie
149
21 404
La Rochelle
7
Le Château-d'Oléron
140
9 570
Rochefort
8
Ars-en-Ré
111
4 640
La Rochelle
9
Saint-Pierre-d'Oléron
110
11 672
Rochefort
10
Densité de population comprise entre 50 et 99 hab./km2
Saujon
91
17 713
Saintes
11
Saint-Agnant
81
14 261
Rochefort
12
La Tremblade
81
13 864
Rochefort
13
Marennes
78
14 170
Rochefort
14
Tonnay-Charente
75
13 455
Rochefort
15
Aigrefeuille-d'Aunis
71
12 866
Rochefort
16
Saint-Jean-d'Angély
70
16 353
St-Jean-d'Angély
17
Marans
64
11 809
La Rochelle
18
Surgères
63
14 642
Rochefort
19
Jonzac
59
10 259
Jonzac
20
Cozes
57
11 507
Saintes
21
Saint-Porchaire
56
13 148
Saintes
22
Burie
55
6 847
Saintes
23
Pons
51
12 232
Saintes
24
Densité de population comprise entre 20 hab/km2 et 49 hab/km2
Gémozac
48
12 410
Saintes
25
Courçon
48
12 183
La Rochelle
26
Montendre
45
6 516
Jonzac
27
Saint-Savinien
42
7 053
St-Jean-d'Angély
28
St-Hilaire-de-Villefranche
37
4 528
St-Jean-d'Angély
29
St-Genis-de-Saintonge
36
7 604
Jonzac
30
Matha
33
9 491
St-Jean-d'Angély
31
Archiac
33
6 369
Jonzac
32
Montguyon
29
9 464
Jonzac
33
Montlieu-la-Garde
29
6 443
Jonzac
34
Mirambeau
28
7 467
Jonzac
35
Loulay
28
4 922
St-Jean-d'Angély
36
Tonnay-Boutonne
22
3 202
St-Jean-d'Angély
37
Aulnay-de-Saintonge
20
6 559
St-Jean-d'Angély
38

Carte des densités de population des cantons de la Charente-Maritime en 2007[modifier | modifier le code]

Carte des densités de population des cantons de la Charente-Maritime en 2007.

Les cantons urbains[modifier | modifier le code]

Sur les 51 cantons qui forment le département de la Charente-Maritime, 17 sont des cantons comportant des fractions de commune des villes de La Rochelle, Saintes, Rochefort et Royan[N 11]. Regroupés autour de leur ville centre, le nombre de cantons est donc réduit à quatre cantons urbains.

Les neuf cantons de La Rochelle regroupés en un seul canton urbain donnent une densité moyenne de 970 hab./km2 en 2007, soit la plus forte densité de population qui soit relevée en Poitou-Charentes[N 12]. Cette densité de population particulièrement élevée est dix fois supérieure à la moyenne départementale.

Ils sont suivis par les deux cantons de Royan (cantons de Royan-Est et de Royan-Ouest) qui obtiennent une densité moyenne de 354 hab./km2[N 13]. Cette très forte densité de population, quatre fois supérieure à la moyenne départementale, en fait un des espaces géographiques les plus densément peuplés de la Charente-Maritime.

Les trois cantons de Rochefort (Rochefort-Centre, Rochefort-Nord et Rochefort-Sud) ont une densité moyenne de 287 hab./km2[N 14], ce qui correspond à une densité trois fois supérieure à la moyenne départementale et, ce, malgré la présence de vastes espaces de marais qui font chuter les densités communales entre 27 hab./km2 dans la commune de Loire-les-Marais et 54 hab./km2 dans la commune d'Yves.

Enfin, les trois cantons de Saintes qui s'étendent sur une superficie relativement étendue avec 290,24 km2 ont une densité moyenne de 163 hab./km2[N 15], soit une densité presque deux fois supérieure à la moyenne départementale. C'est le seul espace géographique de l'arrière-pays de la Charente-Maritime qui soit densément peuplé.

Les cantons insulaires[modifier | modifier le code]

Hors des cantons urbains densément peuplés, la Charente-Maritime compte quatre cantons issus des îles d'Oléron et de dont les densités de population sont particulièrement élevées, et presque toutes égales ou supérieures à la moyenne nationale.

Tableau des densités de population des quatre cantons de l'archipel charentais en 2007[modifier | modifier le code]

Classement par ordre d'importance de densité de population
Canton insulaire Densité de population
(hab./km2)
Canton de Saint-Martin-de-Ré 302
Canton du Château-d'Oléron 140
Canton d'Ars-en-Ré 111
Canton de Saint-Pierre-d'Oléron 110

Les cantons polarisés par un centre urbain et les cantons péri-urbains[modifier | modifier le code]

Ils sont au nombre de 16 en Charente-Maritime et ils jouent un rôle important en matière de démographie.

Trois types de cantons peuvent être définis dans cette partie.

En premier lieu, certains d'entre eux sont surtout des espaces gagnés par la péri-urbanisation où cette dernière a considérablement transformé les cantons proches des principales villes du département (cantons d'Aytré, de La Jarrie, d'Aigrefeuille-d'Aunis et de Marans dans l'aire urbaine de La Rochelle, cantons de Saint-Agnant et de Tonnay-Charente dans la mouvance urbaine de Rochefort, canton de Saujon partagé entre les influences urbaines de Saintes au Nord-Est et de Royan au Sud-Ouest, cantons de Saint-Porchaire et de Pons dans l'influence urbaine de Saintes). Ce sont les cantons les plus dynamiques et les plus attractifs, leurs densités de population ne cessent de croître rapidement rattrapant à terme la densité départementale, ce qui est déjà le cas du canton de Saujon.

Le deuxième type de canton est celui qui est dominé par une ville secondaire de l'armature urbaine du département. Il s'agit des cantons polarisés par un centre urbain secondaire. Ces centres urbains secondaires ou pôles intermédiaires sont des points d'ancrage essentiels entre le milieu rural et les villes principales de la Charente-Maritime. Ils exercent une forte influence sur leurs propres cantons qui demeurent à prédominance de peuplement rural (cantons de Saint-Jean-d'Angély, Saujon, Surgères, Jonzac et Pons).

Enfin, les cantons littoraux de Marennes et de La Tremblade, voire de Cozes, dont l'économie touristique est devenue une activité prépondérante sont également très attractifs du fait qu'ils sont caractérisés par la fonction de villégiature et de résidence de nombreux retraités ou par l'essor tertiaire d'une ville centre comme Marennes.

Seulement deux de ces cantons ont une densité supérieure à 100 hab./km2 (cantons d'Aytré et de La Jarrie) et un troisième a une densité supérieure à la moyenne départementale (canton de Saujon). Tous les autres cantons ont une densité de population comprise entre 51 et 81 hab./km2, ils connaissent tous sans exception des croissances démographiques, parfois fort élevées, entre 1999 et 2007.

Tableau des densités de population des trois cantons urbains et péri-urbains en 2007[modifier | modifier le code]

Classement par ordre d'importance de densité de population
Canton urbain ou périurbain Densité de population
(hab./km2)
Canton d'Aytré 692
Canton de La Jarrie 149
Canton de Saujon 91
Canton de Saint-Agnant 81
Canton de La Tremblade 81
Canton de Marennes 78
Canton de Tonnay-Charente 75
Canton d'Aigrefeuille-d'Aunis 71
Canton de Saint-Jean-d'Angély 70
Canton de Marans 64
Canton de Surgères 63
Canton de Jonzac 59
Canton de Cozes 57
Canton de Saint-Porchaire 56
Canton de Burie 55
Canton de Pons 51

La faible densité des cantons ruraux[modifier | modifier le code]

La Charente-Maritime compte 14 cantons ruraux dont la densité de population est comprise entre 20 hab./km2 et 48 hab./km2. Au recensement de 2007, aucun canton n'a une densité de population inférieure à 19 hab./km2. Généralement, ces cantons ont des densités moyennes de population de deux à trois fois inférieures à la densité du département de Charente-Maritime, et même quatre fois inférieure, cas exceptionnel du canton d'Aulnay, canton situé dans les marges orientales du département.

Parmi ces cantons, deux sont des cantons gagnés par le mouvement de la péri-urbanisation ; bientôt leur densité de population franchira le seuil des 50 hab./km2 en raison de leur très forte poussée démographique (canton de Courçon dans l'orbite urbaine de La Rochelle et canton de Gémozac dans la mouvance urbaine de Saintes). Ils ont chacun 48 hab./km2 en 2007.

Par contre, la Charente-Maritime recense six cantons dont la densité démographique est comprise entre 20 et 29 hab./km2. Ces cantons du rural profond ont une démographie fortement affaiblie, très caractéristique des espaces géographiques de la diagonale des faibles densités où aucun centre urbain ne polarise son canton et ne peut jouer son rôle d'entraînement local. Seuls, les cantons du sud du département (cantons de Mirambeau, de Montlieu-la-Garde et de Montguyon) peuvent encore espérer trouver un second souffle dans leur démographie grâce à la proximité de Bordeaux dont l'influence urbaine dépasse dorénavant le nord du département de la Gironde et atteint les confins méridionaux de la Charente-Maritime depuis le début du XXIe siècle.

Tableau des densités de population des quatorze cantons ruraux en 2007[modifier | modifier le code]

Classement par ordre d'importance de densité de population
Canton rural Densité de population
(hab./km2)
Canton de Gémozac 48
Canton de Courçon 48
Canton de Montendre 45
Canton de Saint-Savinien 42
Canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche 37
Canton de Saint-Genis-de-Saintonge 36
Canton de Matha 33
Canton d'Archiac 33
Canton de Montguyon 29
Canton de Montlieu-la-Garde 29
Canton de Mirambeau 28
Canton de Loulay 28
Canton de Tonnay-Boutonne 26
Canton d'Aulnay 20

La densité de population des communes[modifier | modifier le code]

89 communes ont plus de 100 hab./km2 en 2007[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2007, sur les 472 communes que compte la Charente-Maritime, 89 ont une densité de population supérieure à 100 hab./km2 dont 41 ont une densité supérieure à 200 hab./km2. Elles représentant 18,9 % des communes du département, soit près d'une commune sur cinq en Charente-Maritime a plus de 100 hab/km2.

En 1999, le département en recensait 70, dont 30 avaient plus de 200 hab./km2. Leur proportion s'établissait alors à 14,8 % de toutes les communes du département, soit une commune sur sept.

Le nombre de communes de plus de 100 hab./km2 n'a cessé d'augmenter en Charente-Maritime depuis le lendemain de la Deuxième Guerre mondiale comme l'indique clairement l'histogramme ci-dessous. Il a d'ailleurs plus que doublé entre 1946 et 2007.

1946
 
38
 
1954
 
40
 
1962
 
42
 
1968
 
51
 
1975
 
55
 
1982
 
64
 
1990
 
70
 
1999
 
79
 
2007
 
89
 

Par ailleurs, les communes les plus densément peuplées, sont non seulement les quatre villes principales de la Charente-Maritime mais elles concernent principalement les communes de banlieue de l'agglomération rochelaise comme le montre le tableau ci-dessous. Toutes ces villes ont une densité de population supérieure à 500 hab./km2.

Tableau des dix communes les plus densément peuplées en 2007[modifier | modifier le code]

Classement par ordre d'importance de densité de population
Commune Densité de population
(hab./km2)
La Rochelle 2 696
Rochefort 1 184
Royan 955
Châtelaillon-Plage 904
Lagord 877
Aytré 721
Puilboreau 647
Vaux-sur-Mer 634
Périgny 622
Saintes 580

Enfin, il faut signaler que La Rochelle avec 2 696 hab./km2 est de loin avant Poitiers (2 120 hab./km2) et Angoulême (1 953 hab./km2) la ville la plus densément peuplée de la région Poitou-Charentes en 2007[3].

Les communes de plus de 50 à 99 hab./km2[modifier | modifier le code]

En 2007, 91 communes ont une densité de population comprise entre 50 et 99 hab./km2. Ce qui représente une commune sur cinq en Charente-Maritime. Là encore, leur nombre ne cesse d'augmenter. Elles étaient 69 en 1990 et sont passées au nombre de 73 en 1999.

Ces communes sont souvent d'anciennes communes agricoles que la péri-urbanisation a considérablement changé. Elles ont l'avantage d'être situées entre dix et vingt kilomètres, quelquefois trente, de la ville-centre, et bénéficient toutes d'une croissance démographique très rapide, en raison principalement de l'installation de jeunes ménages. Elles se sont transformées en communes péri-urbaines ou semi-rurales et profitent toutes du mouvement social et démographique commencé dans les années 1970 autour de La Rochelle, Rochefort et Saintes, puis amplifié dans les années 1980 autour des centres urbains secondaires comme Saint-Jean-d'Angély, Surgères, Pons ou Jonzac.

Si la péri-urbanisation est une chance de développement pour une catégorie de communes rurales, il n'en est pas toujours ainsi pour les communes du « rural profond » où les densités de population chutent vertigineusement et qui sont également présentes en Charente-Maritime.

5 communes ont moins de 9 hab/km2 en 2007[modifier | modifier le code]

Ainsi, à l'autre extrême du classement des communes, 5 d'entre elles ont moins de 9 hab/km2 en 2007. Elles sont toutes situées dans les marges orientales et méridionales du département et appartiennent au secteur démographique ayant les caractéristiques de la diagonale des faibles densités.

Quatre d'entre elles sont situées dans le canton d'Aulnay, partie orientale du département, et la cinquième dans le canton de Montguyon, dans la Double saintongeaise. Il s'agit de communes forestières dont l'importance occupée par les bois recouvre souvent plus de la moitié de la superficie communale, cas notamment de la commune la moins peuplée de la Charente-Maritime, La Genetouze.

Tableau des cinq communes les moins densément peuplées en 2007[modifier | modifier le code]

Classement par ordre d'importance de densité de population
Commune Densité de population
(hab./km2)
Saleignes 9
Romazières 8
Les Éduts 8
Vinax 7
La Genetouze 6

Population rurale et population urbaine[modifier | modifier le code]

La population de la Charente-Maritime est devenue majoritairement urbaine dans le département au recensement de 1968 où sa proportion atteignait tout juste 50,4 % de la population totale. Depuis cette date, la population urbaine n'a cessé d'augmenter en Charente-Maritime rassemblant aujourd'hui près de trois citadins sur cinq, ce qui demeure nettement inférieur à la moyenne nationale qui est des trois-quarts en France.

La baisse régulière du taux de population rurale depuis la Libération[modifier | modifier le code]

Comme l'indique l'histogramme ci-dessous, le taux de population rurale n'a pas cessé de décroître depuis 1946 et ce n'est que depuis le recensement de 1968 que la population rurale est devenue minoritaire.

Si au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, près de deux habitants sur trois vivaient en milieu rural en Charente-Maritime, aujourd'hui, les campagnes ne rassemblent plus que deux habitants sur cinq.

1946
 
61.6
 
1954
 
58.9
 
1962
 
55.5
 
1968
 
49.6
 
1975
 
49.0
 
1982
 
47.1
 
1990
 
46.8
 
1999
 
44.8
 
2007
 
41.9
 

Le maintien d'une population rurale encore nombreuse[modifier | modifier le code]

Pendant de longues décennies, la population rurale est demeurée dominante dans le département comme d'ailleurs dans les départements voisins du Centre-Ouest de la France, notamment en Poitou-Charentes.

Le tableau démographique ci-dessous est riche d'enseignements et montre de prime abord que la ruralité est un fait social fortement ancré en Charente-Maritime où les campagnes « résistent » plutôt bien à l'« érosion » des effectifs.

Tableau de l'évolution de la population rurale de 1946 à 2007[modifier | modifier le code]

Année Population rurale Nombre de communes rurales
1946 256 541 466
1954 263 746 468
1962 261 397 465
1968 239 765 453
1975 244 185 441
1982 241 512 434
1990 246 831 430
1999 249 438 425
2007 253 682 404

L'évolution démographique de la population rurale fait apparaître certaines périodes de vitalité tandis que d'autres sont marquées par un réel déclin.

Dans les situations de déclin démographique, la période qui va de 1954 à 1968 où la population rurale a très sensiblement baissé est due au « second exode rural » qui a marqué profondément les communes agricoles du département et la période située entre 1990 et 1999 accuse de nouveau un léger fléchissement démographique du cette fois à la reprise très nette de l'urbanisation au détriment des campagnes.

Quant aux périodes de relative dynamisme du monde rural, elles le doivent à deux circonstances démographiques très différentes.

Si entre 1946 et 1954, la population rurale s'accroît notablement, elle le doit à la vitalité démographique des années du « baby boom » de l'après-guerre qui ont marqué la Charente-Maritime comme l'ensemble des départements français.

L'essor démographique de la population rurale dans la période 1968-1975 et dans celle de 1982-1990 relève simplement du mouvement de la péri-urbanisation qui a « déplacé la ville vers les campagnes ». Toutes les communes périphériques des villes principales ont enregistré pendant ces périodes un accroissement démographique très important relevant du fait nouveau et contemporain de la « rurbanisation » qui a touché profondément la Charente-Maritime.

Ce phénomène démographique est largement confirmé dans la dernière période intercensitaire où, entre 1999 et 2007, la population rurale s'accroît de nouveau (gain de population de 4 244 habitants), certes moins rapidement que l'ensemble du département. Cette situation est due à la continuelle poussée de la péri-urbanisation qui s'étend de plus en plus au-delà des villes-centres, dans un rayon dépassant souvent les 20 kilomètres, voire les 30 kilomètres, ce qui se vérifie notamment autour du bipôle La Rochelle-Rochefort et de Saintes. Même des villes moins importantes comme Saint-Jean-d'Angély, Marennes, Saint-Pierre-d'Oléron, Surgères et Jonzac, qui sont des pôles d'emplois notables dans le département, ont développé autour d'elles des zones de population périphériques établies dans un rayon compris entre 10 et 20 kilomètres.

Par contre, le nombre de communes rurales est en baisse constante depuis le recensement de 1954 mais elles demeurent toujours les plus nombreuses. En 1999, 425 communes sur 472 du département sont classées comme étant rurale, ce qui représente une proportion encore très élevée de 90 % c'est-à-dire que neuf communes sur dix sont rurales en Charente-Maritime. Ce pourcentage était de 96,3 % en 1946 et de 93,6 % en 1968, l'année où la population urbaine était pour la première fois dans l'histoire démographique de ce département supérieure à la population rurale.

En 2007, 404 communes sont catégorisées rurales, soit 85,6 % de l'ensemble des communes du département. Pourtant, parmi celles-ci, un nombre grandissant figure parmi les communes péri-urbaines dont la croissance démographique provient pour l'essentiel de l'installation de citadins à la campagne, souvent composés de jeunes ménages avec enfants.

Ainsi, parmi ces communes rurales, il faut désormais faire la distinction entre les communes du « rural profond » qui sont les plus nombreuses et qui se caractérisent toutes par un déclin démographique pratiquement irréversible et les communes semi-rurales - ainsi que les communes péri-urbaines[N 16] -, qui sont d'anciennes communes agricoles revitalisées depuis les années 1970 par l'installation des « néoruraux ». Ces derniers, constitués majoritairement de jeunes ménages avec enfants, ont choisi de vivre dans les villages situés dans les couronnes péri-urbaines des villes principales, secondaires et petites du département et y apportent un incontestable renouveau autant démographique qu'économique et social. Ils contribuent à accroître artificiellement la population rurale dans le département, sinon à la maintenir à un taux encore élevé.

Ce n'est que depuis le recensement de population de 1968 que la Charente-Maritime recense davantage de citadins que de ruraux. À cette date, le taux de population urbaine était de 50,4 %.

L'évolution du taux de population urbaine depuis la Libération[modifier | modifier le code]

Comme l'indique l'histogramme ci-dessous, le taux de population urbaine n'a cessé de croître depuis 1946 mais il s'est ralenti dans la période comprise entre 1968 et 1990 pour s'accélérer de nouveau depuis 1990.

1946
 
38.4
 
1954
 
41.1
 
1962
 
44.5
 
1968
 
50.4
 
1975
 
51.0
 
1982
 
52.9
 
1990
 
53.2
 
1999
 
55.2
 
2007
 
58.1
 

Une population urbaine majoritaire et en constante progression[modifier | modifier le code]

La population urbaine a constamment progressé autant par le nombre de communes et d'unités urbaines que par le chiffre de population depuis 1946.

Tableau de l'évolution urbaine de 1946 à 1999[modifier | modifier le code]

Année Population urbaine (Nombre de communes urbaines) Nombre d'unités urbaines
1946 159 646 (17) 16
1954 184 227 (18) 16
1962 209 500 (21) 19
1968 243 857 (31) 20
1975 253 674 (31) 16
1982 271 708 (38) 20
1990 280 315 (42) 23
1999 307 586 (47) 25
2007 351 728 (68) 31

En résumé, la population urbaine a presque doublé depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la fin du XXe siècle passant de 159 646 habitants en 1946 à 307 586 habitants en 1999, soit une croissance globale de 147 940 nouveaux citadins alors que, dans le même temps, le département s'est accru de 140 837 habitants, soit respectivement + 92,7 % et + 33,8 %. En clair, la population urbaine s'est accrue beaucoup plus vite que celle du département ayant doublé depuis la Libération de la France pendant que celle du département a seulement cru d'un tiers.

L'évolution de la population urbaine s'est fortement accélérée entre 1999 et 2007 avec une croissance démographique de 44 142 habitants, essor dû à la fois à l'extension des principales agglomérations du département et à l'expansion de l'urbanisation du littoral avec la formation de nouvelles unités urbaines comme Ars-en-Ré, Port-des-Barques et Saint-Trojan-les-Bains.

L'essor démographique de la population citadine a été en général nettement supérieur à la croissance départementale démontrant la vitalité des villes depuis l'après-guerre.

Tableau de comparaison de l'évolution démographique de la population départementale et de la population urbaine de 1946 à 2007[modifier | modifier le code]

Période intercensitaire Population urbaine Variation absolue
(hab.)
Population urbaine Variation relative Département Variation absolue
(hab.)
Département Variation relative
1946-1954 + 24 581 + 15,4 % + 31 786 + 7,6 %
1954-1962 + 25 273 + 13,7 % + 22 924 + 5,1 %
1962-1968 + 34 357 + 16,4 % + 12 725 + 2,7 %
1968-1975 + 9 817 + 4 % + 14 237 + 2,9 %
1975-1982 + 18 034 + 7,1 % + 15 361 + 3,1 %
1982-1990 + 8 607 + 3,2 % + 13 926 + 2,7 %
1990-1999 + 30 871 + 11,2 % + 29 878 + 5,7 %
1999-2007 + 44 142 + 14,4 % + 48 386 + 8,7 %

Le tableau ci-dessus montre que la population urbaine s'est accrue plus rapidement que celle du département mais cette évolution n'a pas été régulière, étant marquée par des périodes d'essor rapide et d'autres par de nets ralentissements correspondant à la fois à l'émergence du phénomène de l'« exurbanisation » et à la crise industrielle très sévère qui ont marqué les villes du département dans les années 1980 en particulier.

Graphique de comparaison entre l'évolution urbaine et l'évolution démographique de la Charente-Maritime de 1946 à 1999[modifier | modifier le code]

(En rouge : population urbaine - En brun : population départementale)

Comme l'indique clairement le graphique ci-dessus, la population urbaine s'est accrue globalement deux à trois fois plus vite que la population départementale dans quatre périodes intercensitaires sur huit entre la Libération et la première décennie du XXIe siècle, notamment dans la période 1962-1968 où la croissance urbaine a été exceptionnellement vigoureuse, étant plus de cinq fois supérieure à la moyenne du département, respectivement + 16,4 % et + 2,7 %.

Dans ces périodes, caractérisées par un essor urbain sans précédent, les villes s'accroissent à la fois spatialement — formation des agglomérations urbaines par l'extension des banlieues et des faubourgs urbains — et numériquement — accroissement du nombre de communes urbaines. Leur attractivité a été exceptionnellement élevée dans la période de l'après-guerre, puis s'est de nouveau accélérée dans la dernière décennie du XXe siècle (période 1990-1999) où la population urbaine a atteint en 1999 le chiffre record de plus de 300 000 citadins en Charente-Maritime.

Seule, la période 1982-1990 montre un léger signe de l'essoufflement de l'urbanisation du département. En effet, l'augmentation de la population urbaine, qui a été inférieure à celle du département, a profité d'un repli vers les campagnes péri-urbaines. Elle correspond également aux années particulièrement difficiles de la crise urbaine et industrielle qui a frappé la majorité des villes et des agglomérations de la Charente-Maritime.

Cependant, l'expansion urbaine s'est de nouveau accélérée à partir de 1990 et s'est amplifiée dans la première décennie du XXIe siècle. En effet, dans la période 1999-2007, l'urbanisation du département s'est accélérée, confirmant le bond de la période précédente (1990-1999), mais sa croissance est plus rapide encore.

Par ailleurs, autre signe de cette accélération de l'urbanisation du département, le nombre de communes urbaines est passé de 17 en 1946 à 47 en 1999, soit une commune sur dix est classée urbaine en Charente-Maritime à la fin du siècle dernier. En 2007, 68 communes du département appartiennent à la catégorie des communes urbaines, ce qui correspond à un apport de 21 nouvelles communes urbaines par rapport à 1999.

Si la population urbaine est devenue majoritaire en Charente-Maritime, sa répartition au sein du département est très inégale. Les villes du littoral sont à la fois les plus nombreuses et les plus attractives tandis que celles de l'intérieur du département, même si elles demeurent d'incontestables points d'ancrage dans les zones rurales, se caractérisent par une moindre vitalité, à l'exception notable de Saintes et de Saujon.

Le développement des villes entre 1999 et 2007[modifier | modifier le code]

En 1999, la Charente-Maritime comptabilise 25 unités urbaines — 26 en y incluant l'unité urbaine de La Roche-Chalais-Saint-Aigulin, unité urbaine interdépartementale à cheval sur les départements de la Dordogne et de la Charente-Maritime.

En 2007, le nombre d'unités urbaines est passé à 31 — 32 en y incluant La Roche-Chalais-Saint-Aigulin — regroupant 68 communes urbaines.

Le tableau suivant donne la liste des 31 unités urbaines de la Charente-Maritime et leur évolution démographique entre 1999 et 2007. Cette liste donne une indication de l'évolution urbaine en Charente-Maritime qui, en première lecture, montre que l'urbanisation continue de progresser rapidement depuis le début du XXIe siècle.

Tableau démographique des 31 unités urbaines de la Charente-Maritime et leur évolution démographique entre 1999 et 2007[modifier | modifier le code]

Classement des unités urbaines par ordre démographique de 2007[N 17]
Rang Unité urbaine Population
2007
variation
2007/1999
Population
1999
1 La Rochelle 127 033 en augmentation  9,4 % 116 157
2 Rochefort 39 161 en augmentation  8,8 % 36 000
3 Royan 34 918 en augmentation  12,1 % 31 161
4 Saintes 30 086 en augmentation  12,1 % 26 836
5 La Tremblade 11 023 en augmentation  20,6 % 9 141
6 Saint-Jean-d'Angély 8 689 en augmentation  13,1 % 7 681
7 Marennes 8 626 en augmentation  13 % 7 636
8 Saujon 6 404 en augmentation  18,8 % 5 392
9 Saint-Pierre-d'Oléron 6 204 en augmentation  4,4 % 5 944
10 Surgères 6 188 en augmentation  2,3 % 6 051
11 La Flotte 5 511 en augmentation  2,5 % 5 374
12 Jonzac 5 183 en diminution  2,6 % 5 320
13 Marans 4 655 en augmentation  6,4 % 4 375
14 Ars-en-Ré 4 640 en augmentation  3,5 % 4 481
15 Saint-Xandre 4 519 en augmentation  9,7 % 4 121
16 Pons 4 442 ==   0,3 % 4 427
17 Fouras 4 056 en augmentation  5,8 % 3 835
18 Le Château-d'Oléron 3 949 en augmentation  11,2 % 3 552
19 Aigrefeuille-d'Aunis 3 577 en augmentation  13,5 % 3 151
20 Montendre 3 473 en augmentation  11,4 % 3 117
21 Sainte-Marie-de-Ré 3 082 en augmentation  15,9 % 2 659
22 Port-des-Barques 2 863 en augmentation  20 % 2 384
23 La Jarrie 2 798 en augmentation   5,5 % 2 653
24 Breuillet 2 539 en augmentation  16,6 % 2 178
25 Marsilly 2 471 en augmentation  12,2 % 2 203
26 Saint-Trojan-les-Bains 2 465 en diminution  2,3 % 2 522
27 Saint-Agnant 2 329 en augmentation  11,8 % 2 083
28 Le Bois-Plage-en-Ré 2 303 en augmentation  3 % 2 235
29 Rivedoux-Plage 2 260 en augmentation  28,8 % 1 754
30 La Jarne 2 211 en augmentation  7,6 % 2 054
31 Matha 2 135 en augmentation  2,5 % 2 082
... Saint-Aigulin 1 935 en diminution  2,5 % 1 985

Près de la moitié de la population de la Charente-Maritime vit dans une unité urbaine de plus de 5 000 habitants aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessus montre que la Charente-Maritime compte 12 unités urbaines de plus de 5 000 habitants en 2007 sur un total de 31 dont une rassemble plus de 100 000 habitants (La Rochelle) et trois ont entre 30 000 et 50 000 habitants (Rochefort, Royan et Saintes). Les quatre agglomérations principales du département rassemblent 231 198 habitants en 2007, soit 38,2 % c'est-à-dire plus d'un tiers de la population du département réside dans les quatre premières unités urbaines de la Charente-Maritime. Cette proportion était légèrement moins élevée en 1999, avec 37,7 %, soit 210 154 habitants. Ceci montre que les quatre premières agglomérations du département continuent de s'étendre et d'accroître leur influence urbaine dans le département.

Cette proportion grimpe à 47,7 % de la population départementale en cumulant la population des 12 unités urbaines de plus de 5 000 habitants qui rassemblent 289 026 habitants. Ainsi, près de la moitié de la population de la Charente-Maritime vit dans une unité urbaine de plus de 5 000 habitants aujourd'hui. Cette proportion était de 47,2 % en 1999.

Une croissance urbaine inégale[modifier | modifier le code]

Le recensement de 2007 fait apparaître que l'urbanisation a fortement progressé pour quelques villes du département. Celles-ci concernent aussi bien les villes proches des principales agglomérations urbaines (Aigrefeuille-d'Aunis, Saint-Xandre et Marsilly) que pour quelques villes secondaires comme Saujon et Marennes. Quelques petites villes des îles charentaises enregistrent également de fortes croissances démographiques comme Le Château-d'Oléron, Sainte-Marie-de-Ré et Rivedoux-Plage.

Si les quatre agglomérations principales de la Charente-Maritime enregistrent toutes une évolution démographique fortement positive, leur croissance est partout supérieure à celle du département qui, pour mémoire, est de + 8,7 % entre 1999 et 2007. Il est vrai que ces fortes poussées démographiques sont dues en grande partie à la croissance spatiale de ces unités urbaines où La Rochelle gagne deux communes urbaines, tandis que Rochefort, Royan et Saintes en incorporent chacune une.

Une vingtaine d'unités urbaines se caractérisent par des croissances démographiques nettement positives entre 1999 et 2007 et elles sont toutes supérieures à la croissance départementale.

Par contre, trois unités urbaines sont en net déclin démographique (Jonzac (- 2,6 %) et Saint-Aigulin (- 2,5 %) en Haute-Saintonge et Saint-Trojan-les-Bains (- 2,3 %) dans le sud de l'île d'Oléron tandis que deux autres voient leur population stagner (Pons et Montendre (ville intra-muros), également en Haute-Saintonge).

Si la population urbaine s'est accrue fortement dans son ensemble, elle a en effet progressé plus vite que celle du département entre 1999 et 2007. En fait, cette croissance est observée davantage dans les agglomérations littorales que dans celles de l'arrière-pays charentais.

Des villes du littoral plus nombreuses et plus attractives que les villes de l'intérieur[modifier | modifier le code]

Sur les 31 unités urbaines de la Charente-Maritime, dix appartiennent à la zone continentale, le reste dépend étroitement du littoral.

Les villes de l'intérieur sont en majorité situées en Saintonge dont sept d'entre elles (Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saujon, Jonzac, Pons, Montendre et Matha) tandis que les trois autres appartiennent à la plaine de l'Aunis et sont dans l'orbite du bipôle La Rochelle-Rochefort (Surgères, Aigrefeuille d'Aunis et La Jarrie). Malgré la forte attractivité qu'elles exercent sur leurs territoires, elles se caractérisent par une démographie relativement atone, à l'exception toutefois de Saintes et de Saujon en Saintonge et des cités de l'Aunis qui bénéficient du rayonnement urbain de La Rochelle.

Quant aux villes de la côte charentaise, elles peuvent être classées en plusieurs catégories de cités littorales. Elles peuvent être ainsi répertoriées comme cités portuaires (La Rochelle) ou fluviales (Rochefort, Marennes, Marans), ou comme villes balnéaires (Royan, La Tremblade, Fouras, Port-des-Barques), ou encore comme villes insulaires (Saint-Pierre-d'Oléron, La Flotte, Le Château-d'Oléron, Sainte-Marie-de-Ré, Le Bois-Plage-en-Ré, Rivedoux-Plage et Saint-Trojan-les-Bains). Leur essor démographique démontre leur réelle attractivité et leur dynamisme. Ces villes et leur région immédiate tirent l'essentiel de la croissance démographique du département.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir article détaillé intitulé Administration de la Charente-Maritime
  2. Voir article détaillé intitulé Administration de la Charente
  3. Superficie des 14 arrondissements de Poitou-Charentes.
    1. arrondissement de Montmorillon (3 000 km2)
    2. arrondissement de Niort (2 792 km2)
    3. arrondissement de Confolens (2 268 km2)
    4. arrondissement d'Angoulême (2 217 km2)
    5. arrondissement de Châtellerault (2 065 km2)
    6. arrondissement de Poitiers (1 926 km2)
    7. arrondissement de Bressuire (1 623 km2)
    8. arrondissement de Parthenay (1 585 km2)
    9. arrondissement de Saintes (1 546 km2)
    10. arrondissement de Jonzac (1 530 km2)
    11. arrondissement de Rochefort (1 528 km2)
    12. arrondissement de Cognac (1 471 km2)
    13. arrondissement de Saint-Jean-d'Angély (1 442 km2)
    14. arrondissement de La Rochelle (818 km2)
  4. Concernant les modifications des limites administratives des arrondissements à la suite de transferts de communes d'un arrondissement à un autre, se reporter à l'article détaillé Administration de la Charente-Maritime.
  5. Phénomène de déprise urbaine au même titre que l'exode rural mais qui touche les cœurs des villes depuis les années 1970
  6. le canton recensait 9 809 habitants en 1946. Il perdu 3 250 habitants de 1946 à 2007 et a accusé à chaque recensement une baisse démographique
  7. Voir l'article détaillé Administration de la Charente-Maritime
  8. Une ville est caractérisée par une population agglomérée supérieure à 2 000 habitants, à savoir une population d’un ensemble d'une ou plusieurs communes présentant une continuité du tissu bâti (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions). L’indicateur pris en compte est ici la population municipale. Celle-ci comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune. Ainsi le seuil de 2 000 habitants ne caractérise pas ici la notion de ville.
  9. selon la définition de l'INSEE
  10. Les services de l'Insee ne publient pas la superficie des fractions communales pour chaque canton urbain, se contentant seulement d'en divulguer les chiffres de population. Il est donc impossible de calculer leur densité de population. Pour les besoins de cette étude, ils sont donc regroupés en cantons urbains. Les 9 cantons de La Rochelle sont donc rassemblés en 1 seul canton. Il en est de même pour les 2 cantons de Royan ainsi que pour les 3 cantons de Rochefort et de Saintes, tous regroupés en 1 seul canton chacun. C'est pourquoi le tableau ci-dessous ne présente que 38 cantons au lieu de 51
  11. Les services de l'INSEE ne publient pas la superficie de ces fractions communales, se contentant seulement d'en divulguer les chiffres de population. Il est donc impossible de calculer leur densité de population. Pour les besoins de cette étude, ils sont donc regroupés en cantons urbains.
  12. La superficie cumulée de ces neuf cantons qui ont tous une fraction de la commune de La Rochelle est de 121,31 km2 pour 117 680 habitants en 2007.
  13. La superficie cumulée de ces deux cantons qui ont chacun une fraction de la commune de Royan est de 107,33 km2 qui sont répartis sur une population de 37 988 habitants en 2007.
  14. La superficie cumulée de ces trois cantons qui ont tous une fraction de la commune de Rochefort est de 126,15 km2 pour une population de 36 188 habitants en 2007.
  15. Ces trois cantons qui forment le canton urbain de Saintes ont tous une fraction de la commune de Saintes et ont une population cumulée de 47 315 habitants en 2007 sur 290,24 km2.
  16. c'est-à-dire des communes rurales périphériques des communes urbaines mais qui n'ont pas le critère de commune urbaine établi par les services de l'INSEE tandis que les communes semi-rurales sont des communes « suburbaines » non limitrophes d'une commune urbaine mais d'une commune péri-urbaine rurale. A vrai dire, l'INSEE n'a pas encore établi de définitions précises, elles sont en suspens.
  17. Les chiffres de population de 2007 concernent les unités urbaines dans leurs nouvelles délimitations de 2010 établies par l'INSEE tandis que ceux de 1999 correspondent aux unités urbaines dans leurs délimitations de 1999.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Populations légales 2007 sur le site de l'INSEE
  2. Chiffre de population légale de l'INSEE [PDF]
  3. Elle fait partie des huit communes les plus densément peuplées de la région, c'est-à-dire ayant plus de 1 000 hab./km2 dont la liste en 2007 est la suivante :
    1. La Rochelle : 2 696 hab./km2 ;
    2. Poitiers : 2 120 hab./km2 ;
    3. Angoulême : 1 953 hab./km2 ;
    4. Saint-Maixent-l'École : 1 454 hab./km2 ;
    5. Saint-Michel : 1 251 hab./km2 ;
    6. Cognac : 1 242 hab./km2 ;
    7. Rochefort : 1 184 hab./km2 ;
    8. Buxerolles : 1 064 hab./km2.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]