Saint-Clément-des-Baleines

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Saint-Clément-des-Baleines
Saint-Clément-des-Baleines
Mairie de Saint-Clément-des-Baleines
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Intercommunalité Communauté de communes de l'île de Ré
Maire
Mandat
Lina Besnier
2020-2026
Code postal 17590
Code commune 17318
Démographie
Gentilé Villageois
Population
municipale
663 hab. (2018 en augmentation de 0,15 % par rapport à 2013)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 13′ 44″ nord, 1° 32′ 18″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 18 m
Superficie 6,80 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de l'Île de Ré
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Clément-des-Baleines
Liens
Site web www.mairie-stclementdesbaleines.com

Saint-Clément-des-Baleines est une commune du sud-ouest de la France, située sur l'île de Ré, dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Villageois et les Villageoises[1].

Son nom vient des nombreux échouages de cétacés sur ses plages jusqu’au début du XXe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de Saint-Clément sur l'île de Ré.

Commune à la pointe ouest de l'Île de Ré regroupant plusieurs villages ou hameaux : le Gillieux, le Chabot, la Tricherie, le Griveau, le Godinand.

  • Pas de port.
  • Un phare sur terre, le phare des Baleines et un en mer, le phare des Baleineaux placé sur un haut fond, le « Haut Banc du Nord ».
  • Très belles plages au nord (plage de la conche des Baleines, surveillée en saison) et à l'ouest (plage de la côte sauvage) bordées de grandes dunes. En mer, c'est une zone rocheuse à la navigation difficile, écluse à poissons visible à marée basse.
  • Forte présence de blockhaus du mur de l'Atlantique (Seconde Guerre mondiale) et qui sont détruits en . Les premières scènes du film Le jour le plus long furent tournées sur la plage nord, d'autres à Rivedoux-Plage.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Clément-des-Baleines est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Ars-en-Ré, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[5] et 4 492 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7]. La commune est en outre hors attraction des villes[8],[9].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[10]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des zones humides (42,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (42,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones humides côtières (42,6 %), zones agricoles hétérogènes (13,5 %), zones urbanisées (13 %), cultures permanentes (10 %), forêts (8,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,8 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Activité[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Du nom "des Baleines" :
    • Pline l'Ancien parle de 300 baleines échouées sur une pointe du golfe d'Aquitaine.
    • 1522, Madame de La Tremoîlle demande 7 ou 800 livres de baleines à Thibaud Maroys son receveur de "l'Isle de Rhé".
    • 1582, , le capitaine Bruneau de Rivedoux parle d'un échouage.
    • 1584, Nicolas Herbin, notaire des seigneuries d'Ars et Loix (voir "Histoire" page Île de Ré), parle d'un échouage de baleine.
    • 1586, Nicolas Herbin, échouage à la pointe d'Ars (voir "Histoire" page Île de Ré).
    • 1680, mi-février, Jehan Seignette, médecin à La Rochelle, observation et dissection une "baleine des basques" de 15 mètres.
  • 1874 : Création de la commune de Saint-Clément-des-Baleines, par détachement de la commune d'Ars-en-Ré de cinq hameaux (le Gillieux, le Chabot, la Tricherie, le Griveau, le Godinand).

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1983 Fernand Bonnin    
1983 1989 André Puaud    
1989 1995 Léon Massé    
1995 2001 Jacques Neveur    
2001 2001 Renée Planchon    
2001 2008 Katia Puaud-Noyer PS  
2008 2020 Gilles Duval    
2020 En cours Lina Besnier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2018, la commune comptait 663 habitants[Note 2], en augmentation de 0,15 % par rapport à 2013 (Charente-Maritime : +2,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 0501 030968924866790743712603
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
554472479414426439490480516
1990 1999 2004 2009 2014 2018 - - -
607728716721632663---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le phare des Baleines (57 mètres, 1854) et l'ancienne tour Vauban (27 mètres, 1682). Phare «d'atterrissage» des bateaux arrivant du grand large. Lieu le plus visité de l'île de Ré.
  • Le sémaphore (Marine Nationale)
  • L'église Saint-Clément construite en 1842 et 1843 par deux entrepreneurs du Griveau, Pierre Pentecôte et Emmanuel Pathouot, sur un espace cultivé qui appartenait aux membres de la fabrique. Les travaux furent réalisés en dehors des formes légales et sans le concours de l’administration municipale. La participation des habitants fut par contre totale, 4 menuisiers, 5 charpentiers, serruriers, ferblantiers, vitriers, peintres, marbriers, tailleurs de pierre et bien d’autres. Depuis 1929, le clocher abrite une cloche baptisée « Suzanne » sonnant un Si bémol. Un nouvel orgue électronique remplace depuis le un vieil harmonium.
  • Le hangar de l'ancien canot de sauvetage.
  • L'Écluse à poissons
  • Les grandes plages de sable de la côte nord.
  • Les blockhaus du mur de l'Atlantique (Seconde Guerre mondiale)
  • Le restaurant Le Chat Botté a reçu, en , le Président de la République François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl pour un déjeuner officiel. Créé en 1921, ce restaurant a accueilli au cours de sa longue histoire de nombreuses personnalités, et notamment : Robert Mitchum, Claude Nougaro, Nathalie Baye, Emmanuelle Béart, Guy Bedos, Michel Piccoli, Lionel Jospin, Fabrice Luchini, André Dussollier, Sabine Azéma, Claude Lelouch, Sonia Rykiel, Sandrine Kiberlain, etc.

Personnalités liées a la commune[modifier | modifier le code]

  • Le journaliste et écrivain Henri Béraud y possédait une maison, où il est décédé en 1958. Cette maison a ensuite été un temps la propriété de Carole Bouquet, qui l'aurait rachetée pour environ 10 millions de francs[18].
  • Le prince Souvanna Phouma, Premier ministre du royaume du Laos, y possédait une maison. Son épouse est enterrée dans le cimetière communal.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 d'Ars-en-Ré », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 25 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  10. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  11. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  12. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Maisons de stars, Le Point, 7 août 2008

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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