Sebastian Kurz

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Sebastian Kurz
Sebastien Kurz en 2017.
Sebastien Kurz en 2017.
Fonctions
Président fédéral du
Parti populaire autrichien
En fonction depuis le
(1 mois et 9 jours)
Élection
Prédécesseur Werner Amon (intérim)
Reinhold Mitterlehner
Ministre fédéral autrichien de l'Europe, de l'Intégration et des Affaires étrangères
En fonction depuis le
(3 ans, 6 mois et 7 jours)
Chancelier Werner Faymann
Christian Kern
Gouvernement Faymann II
Kern
Prédécesseur Michael Spindelegger
Biographie
Date de naissance (30 ans)
Lieu de naissance Vienne (Autriche)
Nationalité Autrichienne
Parti politique ÖVP

Sebastian Kurz, né le à Vienne, est un homme politique autrichien, membre du Parti populaire autrichien (ÖVP). Il est ministre fédéral de l'Intégration, des Affaires européennes et internationales[1] depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Sebastian Kurz est le fils d'un ingénieur et d'une enseignante. Il a grandi dans le 12e arrondissement de Vienne, plus exactement à Meidling où il demeure toujours. Il a poursuivi ses études au lycée moderne (Realgymnasium) GRg Erlgasse et a obtenu son baccalauréat (Matura en Autriche), en 2004. La moitié de sa classe était issue de l'immigration, d'où s'explique l'intérêt de Kurz envers les problèmes soulevés et rencontrés par les générations issues de l'immigration[réf. nécessaire] En 2011, il a décidé de suspendre ses études de droit à l'université de Vienne et de poursuivre sa carrière politique à la place.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

En 2009, il est élu président de la branche jeunesse du Parti populaire autrichien. Entre 2010 et 2011, il est membre du conseil municipal de Vienne, où il s'est investi sur les sujets d'équité des générations et des pensions.

Lors des élections législatives de 2013, il est élu député au Parlement.

Ministre[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé secrétaire d'État à l'Intégration auprès de la nouvelle ministre fédérale de l'Intérieur Johanna Mikl-Leitner, à seulement 24 ans.

Kurz avec son homologue néerlandais Bert Koenders, en juillet 2015.

Lorsque la grande coalition, au pouvoir depuis , est reconduite le , il devient ministre fédéral de l'Intégration, des Affaires européennes et internationales, étant âgé d'à peine 27 ans, ce qui en fait le benjamin du gouvernement fédéral. Sebastian Kurz est le ministre des Affaires étrangères le plus jeune de l'Union européenne.

Il indique le que s'il était porté à la présidence fédérale de l'ÖVP, il mettrait un terme à la grande coalition, provoquant de nouvelles élections anticipées.

Président de l'ÖVP[modifier | modifier le code]

Porté à la tête du Parti populaire le , il confirme ses intentions et présente une demande en ce sens dès le lendemain au chancelier fédéral social-démocrate Christian Kern et au président fédéral Alexander Van der Bellen. Il ne se montre pas hostile à une alliance avec le Parti de la liberté d'Autriche (extrême droite) à l'issue de nouvelles élections législatives[2].

Ligne politique[modifier | modifier le code]

Pour Mediapart, il est « tenant de l’aile droite du camp conservateur et ardent défenseur d’une politique sécuritaire »[2].

En tant que ministre des affaires étrangères, il pousse, début 2016, à la fermeture des frontières autrichiennes pour répondre à la crise migratoire[2]. Le Monde indique qu'« au sein de la famille du Parti populaire européen, il est également, avec les représentants de la CSU bavaroise, l’un des plus fidèles soutiens du dirigeant populiste hongrois Viktor Orban »[3]. Il est le seul ministre des affaires étrangères de l’Union européenne à réclamer la fin des négociations d’adhésion avec la Turquie[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « En Autriche, le nouveau ministre des affaires étrangères a 27 ans », sur Lemonde.fr, (consulté le 13 décembre 2013).
  2. a, b et c Amélie Poinssot, « Autriche: des législatives anticipées avec une extrême droite en embuscade », sur Mediapart, (consulté le 16 mai 2017).
  3. a et b Blaise Gauquelin, « L’Autriche se dirige vers des législatives anticipées », sur lemonde.fr, (consulté le 15 mai 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]