8e arrondissement de Lyon

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8e arrondissement de Lyon
Image illustrative de l'article 8e arrondissement de Lyon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Ville Lyon
Quartier Le Bachut
Monplaisir
Mermoz
les États-Unis
Maire Christian Coulon
Code postal 69008
Code Insee 69388
Démographie
Population 83 619 hab. (2014)
Densité 12 537 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 05″ nord, 4° 52′ 05″ est
Superficie 6,67 km2
Localisation

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8e arrondissement de Lyon

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8e arrondissement de Lyon

Le 8e arrondissement de Lyon est l'un des neuf arrondissements de Lyon.

Le 8e arrondissement de Lyon est situé entre les 3e et 7e arrondissements de Lyon et les villes de Bron et Vénissieux. Sa superficie est de 670 ha. Certains de ses quartiers sont éligibles à la politique de la ville.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2007 2008
- - - - 70 454 75 900 76 323 76 303 77 377
2009 2011 2013 - - - - - -
76 782 80 809 82 725 - - - - - -

Historique[modifier | modifier le code]

Le décret du 24 mars 1852 rattache les communes de Vaise, La Croix-Rousse et La Guillotière à la commune de Lyon et il devient alors indispensable de procéder à un découpage administratif de la ville. Cinq arrondissements sont alors créés.

Le territoire du 8e arrondissement lyonnais s'est quant à lui développé au XIXe siècle autour d'anciens noyaux villageois en phase d'industrialisation. Le 19 février 1959, Michel Debré, Premier ministre, valide par décret la modification du nombre d'arrondissements (8) et le nombre d'adjoints municipaux (21). À cette date, le 8e arrondissement voit le jour en prenant son indépendance par rapport au 7e arrondissement auquel il était auparavant rattaché.

Pour préparer la création de cet arrondissement, l'équipe municipale arpente le futur 8e à la recherche d'un terrain propice à l'implantation de la mairie. Dès le 1er avril 1959, les registres de l'état civil du 8e enregistrent les premiers décès et naissances de l'arrondissement, alors qu'ils partagent encore les bureaux de la mairie du 7e. Le 4 mai 1959, le Conseil Municipal approuve le projet d'installation des locaux provisoires sur la place du Bachut. « La Baraque », d'une superficie de 800 m2, est opérationnelle au bout de quelques semaines, et ouvre ses portes au public le 1er octobre 1966. Durant 7 ans, les habitants, élus et agents municipaux utilisent cette mairie provisoire. En mars 1963, le maire propose le projet de construction d'une mairie qui sera adopté par le conseil municipal, d'un budget de 11 441 000 francs [1]. L'inauguration a lieu le jeudi 20 octobre 1966 en présence de nombreux habitants et du maire de Lyon, Louis Pradel.

Jusqu'en 1983, les maires d'arrondissements demeurent sous l'autorité des adjoints de la mairie centrale, délégués pour chaque arrondissement. L'application de la loi PML du 31 décembre 1982 impose la mise en place de conseils d'arrondissements élus, présidés par un maire d'arrondissement élu. Le premier à l'être est Robert Batailly entre 1983 et 1989.

Maire Mandat
Robert Batailly 1983-1989
Henry Vianay 1989-1995
Jean-Louis Tourraine 1995-2001
Christian Coulon 2001 à nos jours

Les quartiers du 8e[modifier | modifier le code]

Carte de l'arrondissement.

Monplaisir[modifier | modifier le code]

Le développement urbain du 8e tient beaucoup à un homme : Marie-Vital Henry, dit le Baron des Tournelles, propriétaire du Château des Tournelles. Entre 1816 et 1817, le préfet le nomma maire de la commune de Guillotière. Propriétaire d'un immense domaine qui s'étendait de l'actuelle Manufacture des Tabacs à la Place Ambroise Courtois et de l'avenue Lacassagne à l'avenue Berthelot, il mit au point une opération d'urbanisme en 1828 en organisant le découpage de sa parcelle en 400 terrains. Les ventes démarrèrent doucement mais, en quelques années, le lieu se peupla de petites maisons.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint Maurice qui vit le jour en 1845 lorsque le Baron des Tournelles offrit une parcelle de ses terres à l'archevêque chargé de préparer le projet.
  • Le Groupe Scolaire Lumière et l'école Saint Maurice : L'école Lumière ouvrit en 1890 dans un espace spacieux, suivie en 1909 par celle de Saint Maurice, financée par les familles aisées du quartier.
  • Le Kiosque à musique : Le président du Lyre Monplaisir interpella la ville au début du XXe siècle pour la construction du Kiosque à musique. La famille lumière appuya cette demande et une collecte de fonds fut lancée. Le kiosque fut construit en 1912 et disparu en 1958 lors du réaménagement de la place. L'arrivée du métro dans le quartier en 1987 entraine un nouveau réaménagement et une réinstallation du Kiosque au même emplacement.
  • La Place Ambroise-Courtois : Elle est nommé ainsi en hommage à ce radical socialiste, ami d'Édouard Herriot et conseiller municipal de Lyon, qui fut assassiné par la milice en janvier 1944.
  • La MJC : implantée sur une des passerelles du lotissement des Tournelles. Elle voit le jour porté à bout de bras par de fortes personnalités du quartier en 1962.
  • L'institut Lumière : maison du cinéma avec une double vocation de conservation du patrimoine et de diffusion depuis sa création en 1982.
  • L'Université Jean Moulin Lyon 3: lorsque la SEITA, propriétaire du site annonce son départ, la communauté urbaine de Lyon saisit l'opportunité. De vastes travaux pendant plus de trois années réhabilitèrent le bâtiment qui ouvrit ses portes en 1992.

Grange Blanche - Laënnec - Transvaal[modifier | modifier le code]

Ce quartier, marqué par l'implantation du pôle hospitalo-universitaire de Lyon qui s'étire le long de l'ancien chemin de Monplaisir à Saint-Alban, aujourd'hui Laënnec, englobe aussi le Transvaal pour venir buter sur les lisières de Bron.

  • Grange Blanche a toujours été voué à l'action charitable. Le quartier fut en quelque sorte la maison de retraite des chevaliers puis vendu à la ville de Lyon qui y construisit l'hôpital Édouard Herriot.
  • Le quartier de Laënnec, du nom de René-Théophile-Hyacinthe Laënnec, médecin et inventeur du stéthoscope.
  • Le Transvaal, nom donné à une rue ouverte dans les années 1900 par sympathie pour la résistance des Boers contre les Anglais lors des conflits les opposant en Afrique du Sud dans ladîite région du Transvaal.

Le Bachut[modifier | modifier le code]

La place du Bachut a toujours été une porte d'entrée dans la ville. Rien ne permet de dire depuis quand elle porte ce nom même s'il on en retrouve la trace écrite sur les plans du début du XXe siècle. Avec le développement de la ville, ce quartier initialement campagnard prend de l'ampleur. S'y installent des usines automobiles et des logements bon marché.

On trouve au Bachut :

  • L'école de la Mâche, qui ouvre ses portes en 1920,
  • La Médiathèque Marguerite Duras : en lieu et place d'une barre d'anciens logements sociaux.

Mermoz[modifier | modifier le code]

Après 1945, l'avenue Marcellin-Berthelot (actuelle avenue Berthelot) avait pour point final la place du Bachut. Son prolongement était envisagé avec la proposition faite par Édouard Herriot dès 1917. Elle fut très vite abandonnée. L'architecte et urbaniste Jacques-Henri Lambert étudia en 1942 un projet ambitieux : une vaste opération de cité d'habitation pour 6 840 habitants dans le prolongement de Berthelot. Cette proposition tomba dans l'oubli mais l'avenue Mermoz se dessina.

Au début des années 1960, la démographie galopante entraîne un besoin urgent en logements. L'urbanisation se fait sous la houlette de Louis Pradel. C'est ainsi que naquirent les quartiers neufs rebaptisés. L'accueil fut très enthousiaste avec l'installation de nombreux commerces, d'écoles, d'équipements sociaux, de services publics.

On y trouve :

  • L'église de la Sainte Trinité, fondée en 1959 et qui fonctionna à partir dès 1963.
  • Le Centre social dont la construction débute en mai 1965 pour finir en 1967. Le bâtiment accueille des activités et services à la population.
  • La piscine d'été.

Le quartier de Mermoz est devenu une porte d'entrée de la ville. Un projet de réhabilitation est engagé dans les années 1990 et est entamé grâce à l'arrivée du métro en 1990. Aujourd'hui, de nouvelles réhabilitations sont en cours avec rénovations, destruction ou reconstruction de logements.

La Plaine[modifier | modifier le code]

Souvent nommé Monplaisir - La Plaine, le quartier a longtemps été couvert de zones maraîchères et de vastes pépinières de roses. L'urbanisation commence dès 1828 avec le lotissement des Tournelles. Avec le temps, de nombreuses petites maisons se construisent. Après les années 1950, le quartier se resserre autour de la place Général André, un vrai village dans la ville. Le marché qui a lieu trois matins par semaine constitue le véritable rendez-vous du quartier.

On trouve dans le quartier de La Plaine :

  • L'école Jean Macé qui ouvre ses portes en 1887 grâce au travail de l'architecte Cumin. À l'ouverture, il s'agit de trois écoles en une : maternelle, élémentaire garçons et élémentaire filles. Aujourd'hui, l'école compte 17 classes et 400 élèves.
  • L'église et l'école Notre Dame de l'Assomption, dont l'ensemble fut ouvert le 15 août 1908. Les boiseries furent réalisées par les élèves de la 'l'école de la Mâche. Église des maraîchers et des paysans, elle devient celle des ouvriers des grandes usines par la suite. Un prolongement est effectué pour la création d'une école qui compte aujourd'hui 9 classes et 250 élèves.
  • La Maison du Peuple, fondée en 1992 par d'anciens combattants de la Première Guerre Mondiale. Elle travaille aujourd'hui en collaboration avec les habitants dans la réalisation de projets culturels.

Les États-Unis[modifier | modifier le code]

Avant la construction de la cité Tony Garnier, cette vaste plaine n'était composée que de près et de champs. Durant l'entre-deux guerres, la prolifération des usines et une vague d'immigration importante entraîne l'expansion du prolétariat urbain et une véritable crise du logement. Le quartier des États-Unis naît à cette époque.

On trouve aujourd'hui sur le quartier des États-Unis différents sites :

  • La cité Tony Garnier : La ville campagne longtemps rêvée devient réalité dans les années 1920 grâce à la rencontre entre Édouard Herriot, maire de Lyon depuis 1905, et Tony Garnier, architecte et urbaniste Lyonnais. Dès 1912, le premier veut étendre la ville et créer un axe Guillotière-Vénissieux. Tony Garnier s'attèle à ce projet de construction d'usines, de logements, de services publics et d'écoles pour un total de 12 000 habitants sur une longueur de 5 kilomètres[2]. Pour mener à bien ce projet, on crée un office public d'Habitat Bon Marché (HBM) le 29 mai 1920. Le premier locataire s'installe le 1er juillet 1930.
  • Le boulevard est nommé Boulevard des États-Unis en 1917 pour "commémorer l'entrée dans le conflit mondial des grandes républiques américaines" (séance du conseil municipal du 7 mai 1917).

Depuis, le quartier n'a eu de cesse d'évoluer et on y trouve :

  • Le centre social des États-Unis : il naît en 1948-1949 par la fusion du foyer des États-Unis et du centre familial créé par la paroisse.
  • Les nouveaux groupes d'habitations : après la Seconde Guerre Mondiale, on assiste à plusieurs années de reconstruction et à une augmentation du parc locatif. L'état général se dégrade et la modernité des lieux est dépassée. L'ancien quartier perd de sa grandeur.
  • Le Musée Urbain, qui naît de la proposition des habitants, et qui est constitué d'un appartement-témoin des années 1930, de fresques murales et d'un espace d'exposition. En 1991, l'UNESCO saluera cette initiative par l'attribution du label de la "décennie mondiale du développement culturel".
  • Le marché couvert à la Halle : Initialement installé au centre du boulevard, entre les voies de circulation, le marché des États-Unis devient un marché couvert en 1988.
  • Le nouveau théâtre du 8e : la disparition de la MJC des États-Unis en 1983 laisse une salle de spectacle vacante. La décision est alors prise d'un aménagement des locaux en théâtre, chose faite en 2003.

Grand Trou - Moulin à Vent - Petite Guille[modifier | modifier le code]

Les trois quartiers forment l'ouest de l'arrondissement dans la courbe de la voie ferrée aux frontières de Vénissieux et Saint-Fons.

  • Grand Trou est une plaine de la rive gauche du Rhône.
  • La Petite-Guille constitue un carrefour d'importance. Sa dénomination semble sans fondement historique mais peut aisément se comprendre par le fait que de nombreuses maisons basses se succèdent en front de rue.
  • Moulin à Vent : sa dénomination a souvent fait tourner la tête aux historiens. On retrouva le bout d'une aile de moulin, fracassée par la tempête de la nuit de Noël 1748. Le moulin cessa de moudre par la suite. L'installation nous rappelle la fonction agricole de cette vaste plaine.

Ce qu'on trouve dans le quartier :

  • Le Groupe scolaire Philibert-Delorme : jusqu'au XIXe siècle, on ne trouvait dans le quartier qu'une école privée de filles, une école libre et un cours laïque mixte. La population n'a cessé de croître, entraînant un besoin croissant d'infrastructures supplémentaires. La première rentrée a lieu en 1887 : quatre classes de filles et quatre de garçons. L'école est entièrement rénovée en 2007 et accueille aujourd'hui 620 élèves.
  • L'église Saint Vincent de Paul : en 1855, le quartier comptait 2000 habitants. Le cardinal Bonald décida la création d'une nouvelle paroisse.

Vie de l'arrondissement[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Équipements[modifier | modifier le code]

Vie politique[modifier | modifier le code]

Maire actuel : Christian Coulon (PS) depuis 2001.

Les anciens maires :

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 119 €, ce qui plaçait le 8e arrondissement à la dernière place parmi les 9 arrondissements de Lyon[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Chambon, Lyon 8e arrondissement, Histoire et métamorphoses, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, 2011 (ISBN 2841472027)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Chambon, Lyon 8e arrondissement. Histoire et métamorphoses, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 199 p. (ISBN 2841472027)
  2. Catherine Chambon, Lyon 8e arrondissement. Histoire et métamorphoses, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 199 p. (ISBN 2841472027), p. 105
  3. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2011 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 4 mars 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]