Présidence de Bill Clinton

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Présidence de Bill Clinton

42e président des États-Unis

Description de cette image, également commentée ci-après
Le président Bill Clinton en 1994.
Type
Type Président des États-Unis
Résidence officielle Maison-Blanche, Washington
Élection
Système électoral Grands-électeurs
Mode de scrutin Suffrage universel indirect
Élection 1992
1996
Début du mandat
Fin du mandat
Durée 8 ans
Présidence
Nom Bill Clinton
Date de naissance (72 ans)
Appartenance politique Parti démocrate
Divers
Site web whitehouse.gov
Voir aussi Politique aux États-Unis

La présidence de Bill Clinton, en tant que 42e président des États-Unis, dura du 20 janvier 1993 au 20 janvier 2001. Membre du Parti démocrate, Clinton entra en fonction après avoir remporté l'élection présidentielle de 1992 face au président sortant George H. W. Bush et au milliardaire Ross Perot. Quatre ans plus tard, Clinton défit à nouveau Perot et le candidat républicain Bob Dole ce qui lui permit d'être élu pour un second mandat. Dans le cadre de ces élections, Clinton s'était présenté comme un Nouveau démocrate et le positionnement centriste, ou « troisième voie », qu'il adopta se ressentit dans les décisions politiques de son administration. Il fut le premier président élu après la fin de la Guerre froide et le premier baby boomer à accéder à la présidence. Il fut également le premier président démocrate à effectuer deux mandats complets depuis Franklin D. Roosevelt. À la suite de l'élection présidentielle de 2000, le républicain George W. Bush lui succéda à la Maison-Blanche.

Sous la présidence de Clinton, les États-Unis connurent une période de forte prospérité économique. Dans les premiers mois de son mandat, Clinton signa l’Omnibus Budget Reconciliation Act of 1993 qui entraîna une hausse des impôts et fut à l'origine des excédents budgétaires ultérieurs. Il obtint également la ratification de l'Accord de libre-échange nord-américain, un pacte commercial négocié par le président Bush entre les États-Unis, le Mexique et le Canada. Sur le front législatif, le plan d'assurance santé universelle, qui constituait sa réforme la plus ambitieuse, échoua cependant à obtenir l'approbation du Congrès, le président n'ayant pas réussi à mobiliser un soutien parlementaire suffisant à la loi. En conséquence, le Parti démocrate fut sévèrement sanctionné dans les urnes lors des élections de mi-mandat et les républicains prirent le contrôle des deux chambres du Congrès pour la première fois depuis les années 1950. La « révolution républicaine » de 1994 permit aux républicains du Congrès, sous l'impulsion du président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, de proposer des mesures conservatrices. Si Clinton fit usage à plusieurs reprises de son droit de veto, il dut également ratifier certaines de ces lois comme le Personal Responsibility and Work Opportunity Act. Les désaccords avec les républicains du Congrès conduisirent par deux fois à l'arrêt des activités gouvernementales dans le pays entre 1995 et 1996. Dans le domaine de la politique étrangère, le premier mandat de Clinton vit des interventions américaines en Somalie, en Haïti et dans les Balkans.

Son second mandat fut marqué par les premiers excédents budgétaires fédéraux depuis les années 1960, mais cet événement fut en partie éclipsé en 1998 par la mise en accusation du président à la suite d'un scandale sexuel impliquant Clinton et une jeune stagiaire de la Maison-Blanche, Monica Lewinsky. Bien que la Chambre des représentants eût voté en faveur de la destitution, Clinton fut acquitté par le Sénat. En 1997, il signa la loi qui donnait naissance au State Children's Health Insurance Program, un programme d'assurance-maladie qui concernait des millions d'enfants américains. En 1999 enfin, il ratifia la loi Gramm-Leach-Bliley qui fusionnait les activités des banques de dépôts avec celles des banques d'investissement. Sur la scène internationale, le président Clinton ordonna une intense campagne de bombardement dans les Balkans qui déboucha sur la création d'un protectorat sous mandat des Nations unies au Kosovo. Clinton contribua grandement à étendre l'influence de l'OTAN dans les anciens pays du bloc de l'Est tout en continuant à entretenir de bonnes relations avec le président russe Boris Eltsine. Il renforça dans le même temps les partenariats économiques avec certains pays comme la Chine.

Bill Clinton termina son deuxième mandat avec une cote de popularité élevée, bien que son successeur désigné, le vice-président Al Gore, fut défait par Bush à l'élection présidentielle de 2000. Depuis la fin de sa présidence, les historiens et les politologues considèrent généralement Clinton comme un président « moyen » voire « supérieur à la moyenne ».

Élection présidentielle de 1992[modifier | modifier le code]

La popularité du président George H. W. Bush à la suite des succès enregistrés lors de la guerre du Golfe convainquit un certain nombre de leaders démocrates de ne pas se présenter à l'élection présidentielle de 1992. Des figures du parti comme Mario Cuomo ou Dick Gephardt étant hors course, les primaires démocrates mirent en concurrence des candidats relativement inconnus. Parmi eux figuraient l'ancien sénateur Paul Tsongas du Massachusetts, l'ancien gouverneur de la Californie Jerry Brown et le gouverneur de l'Arkansas Bill Clinton, en fonction depuis 1983. Clinton émergea rapidement comme le favori dans la course à l'investiture démocrate dès les premières primaires du mois de février 1992. Membre fondateur du Democratic Leadership Council, considéré comme centriste, Clinton parvint à surmonter l'opposition de démocrates plus libéraux comme Brown et décrocha la nomination du parti en avril 1992[1].

Clinton battit le président George H. W. Bush à l'élection présidentielle de 1992.

De son côté, Bush triompha de la candidature conservatrice de Pat Buchanan à la convention républicaine et put de fait concourir à sa réélection. En outre, en plus de Bush et de Clinton, la campagne présidentielle fut marquée par la présence d'un troisième homme, Ross Perot, un milliardaire du Texas qui mena une campagne résolument populiste visant à attirer les électeurs désabusés par la politique des deux principaux partis. Perot manifesta également son opposition à l'accord de libre-échange nord-américain et se montra favorable à un équilibre du budget fédéral. Les sondages effectués au début du mois de juin 1992 placèrent Bush en tête, suivi de Perot puis de Clinton. Toutefois, Perot se retira temporairement de la course de juillet à septembre, ce qui endommagea sérieusement sa candidature. À la convention nationale démocrate de 1992, Clinton désigna comme colistier le sénateur Al Gore du Tennessee. Ce choix, entre autres motifs, permit d'unifier le parti derrière la candidature de Clinton. Alors qu'à la même époque la convention républicaine mettait l'accent sur les questions sociales, Clinton focalisa son discours de campagne sur les difficultés économiques engendrées par la récession du début des années 1990[2].

Le jour du scrutin, Clinton obtint 43 % du vote populaire et une large majorité au collège électoral. Derrière lui, Bush récolta 37,4 % des voix et Perot 18,9 %, ce qui constituait le score le plus élevé réalisé par un candidat tiers ou indépendant à une élection présidentielle depuis 1912. Clinton remporta la plupart des États du nord-est des États-Unis ainsi que plusieurs États du Midwest, de l'Ouest et du Sud[3].

Composition du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le cabinet sous la présidence Clinton en 1993, réuni dans la Cabinet Room à la Maison-Blanche.

Le vice-président Al Gore et la première dame Hillary Clinton apparurent très vite comme les deux personnalités les plus influentes de l'administration Clinton, le président sollicitant leur avis sur de nombreux sujets[4]. Mack McLarty, un ami de longue date de Clinton qui avait fait carrière dans les affaires et avait été président du comité démocrate de l'Arkansas, devint le premier chef de cabinet de Clinton[5]. Ce dernier convainquit le sénateur Lloyd Bentsen du Texas, qui s'était présenté comme candidat à la vice-présidence sur le ticket démocrate en 1988, d'occuper le poste de secrétaire du Trésor[6]. Au début du premier mandat de Clinton, Bentsen, le directeur du Bureau de la gestion et du budget Leon Panetta, le secrétaire au Travail Robert Reich et le coordinateur politique Robert Rubin furent les principaux conseillers économiques du président[7].

Les premières semaines à la Maison-Blanche furent difficiles pour l'administration[8], en particulier la difficulté pour Bill Clinton de trouver quelqu'un pour le poste d'Attorney General. En effet, il avait promis de nommer un gouvernement qui « ressemblerait à l'Amérique », et des rumeurs avaient supposé que ce poste irait à une femme[9]. Clinton jeta son dévolu sur Zoë Baird, une avocate peu connue, mais le scandale connu sous le nom de Nannygate révéla, en janvier 1993, qu'elle embauchait une immigrante illégale péruvienne en couple, pour travailler dans sa maison. Baird retira sa nomination et Clinton désigna Kimba Wood qui dut rapidement décliner elle aussi en raison de problèmes similaires. À la suite de cet événement, plus d'un millier de postes à pourvoir à la présidence furent soumis à un examen plus minutieux des pratiques d'embauche à l'aide ménagère, ce qui eut pour conséquence de ralentir fortement les nominations à de nouveaux postes administratifs[10]. Janet Reno, une magistrate de l'État de Floride, fut finalement désignée au poste de procureur général quelques semaines plus tard et confirmée en mars 1993[11]

Lors de ce premier mandat, l'équipe de conseillers à la politique étrangère du président fut dirigée par le conseiller à la sécurité nationale Anthony Lake et par le secrétaire d'État Warren Christopher, qui avaient tous les deux servis dans la précédente administration Carter[12]. Le secrétaire à la Défense, Les Aspin, démissionna peu après la bataille de Mogadiscio et fut remplacé par William Perry[13]. Bentsen et McLarty démissionnèrent à leur tour en 1994 et furent remplacés respectivement par Rubin et Panetta[14]. Clinton ayant été réélu pour un second mandat, Panetta quitta ses fonctions et fut remplacé par l'ex-chef d'état-major adjoint Erskine Bowles[15]. Madeleine Albright devint la première femme secrétaire d'État et Sandy Berger succéda à Lake comme conseiller à la sécurité nationale tandis que l'ancien sénateur républicain William Cohen fut nommé secrétaire à la Défense[16]. Selon le journaliste John Harris, la proximité de Berger avec le président a fait de lui le principal responsable de la politique étrangère du second mandat de Clinton, ainsi que le conseiller à la sécurité nationale le plus influent depuis Henry Kissinger[17]. John Podesta servit en tant que chef de cabinet à partir de 1998 alors que Lawrence Summers remplaça Rubin au secrétariat du Trésor en 1999[18].

Vice-président[modifier | modifier le code]

Le vice-président est élu en même temps que le président des États-Unis sur le « ticket présidentiel ». Il n'est pas membre à proprement parler du cabinet mais a le droit de siéger à ces réunions. Il est également président du Sénat. Si le président change de vice-président en cours de mandature, celui-ci est confirmé par un vote du Sénat comme les autres membres de l'administration.

Rang Fonction Titulaire Parti Mandat
1 Seal of the Vice President of the United States.svg
Vice-président
Al Gore Al Gore, Vice President of the United States, official portrait 1994.jpg Démocrate -
(8 ans)

Membres du cabinet[modifier | modifier le code]

Rang Fonction Titulaire Parti Mandat
2 Seal of the United States Department of State.svg
Secrétaire d'État
Warren Christopher Warren Minor Christopher2.jpg Démocrate -
(3 ans, 11 mois et 28 jours)
Madeleine Albright Secalbright.jpg Démocrate -
(3 ans, 11 mois et 28 jours)
3 Seal of the United States Department of the Treasury.svg
Secrétaire du Trésor
Lloyd Bentsen LloydBentsen.jpg Démocrate -
(1 an, 11 mois et 2 jours)
Robert Rubin Pr4262ls-treasury-rubin.jpg Démocrate -
(4 ans, 5 mois et 21 jours)
Lawrence Summers Lawrence Summers 2012.jpg Démocrate -
(1 an, 6 mois et 18 jours)
4 United States Department of Defense Seal.svg
Secrétaire à la Défense
Les Aspin Secretary of Defense Les Aspin.jpg Démocrate -
(1 an et 13 jours)
William Perry William Perry 1993.jpg Démocrate -
(2 ans, 11 mois et 20 jours)
William Cohen William Cohen, official portrait.jpg Républicain -
(3 ans, 11 mois et 27 jours)
5 Seal of the United States Department of Justice.svg
Procureur général

(Attorney General)

Janet Reno Janet Reno-us-Portrait.jpg Démocrate -
(7 ans, 10 mois et 8 jours)
6 Seal of the United States Department of the Interior.svg
Secrétaire à l'Intérieur
Bruce Babbitt Bruce babbitt.jpg Démocrate -
(7 ans, 11 mois et 11 jours)
7 Seal of the United States Department of Agriculture.svg
Secrétaire à l'Agriculture
Mike Espy Mike Espy.jpg Démocrate -
(1 an, 11 mois et 9 jours)
Dan Glickman Dan glickman.jpg Démocrate -
(5 ans, 11 mois et 17 jours)
8 Seal of the United States Department of Commerce.svg
Secrétaire au Commerce
Ronald Brown RonBrownUS.JPG Démocrate -
(3 ans, 2 mois et 12 jours)
Mickey Kantor MichaelKantor.jpg Démocrate -
(9 mois et 9 jours)
William Daley William M. Daley official portrait.jpg Démocrate -
(3 ans, 5 mois et 19 jours)
Norman Mineta Norman Mineta, official portrait, DOT.jpg Démocrate -
(6 mois)
9 Seal of the United States Department of Labor.svg
Secrétaire au Travail
Robert Reich Robert Reich at the UT Liz Carpenter Lecture 2015.JPG Démocrate -
(4 ans)
Alexis Herman Alexis osec.jpg Démocrate -
(3 ans, 8 mois et 19 jours)
10 Seal of the United States Department of Health and Human Services.svg
Secrétaire à la Santé
et aux Services sociaux
Donna Shalala Shalala portrait.jpg Démocrate -
(7 ans, 11 mois et 29 jours)
11 Seal of the United States Department of Housing and Urban Development.svg
Secrétaire au Logement
et au Développement urbain
Henry Cisneros HenryCisnerosLibraryHIGHRES.JPG Démocrate - (3 ans, 11 mois et 28 jours)
Andrew Cuomo Andrew Cuomo by Pat Arnow cropped.jpeg Démocrate - (3 ans, 11 mois et 22 jours)
12 Seal of the United States Department of Transportation.svg
Secrétaire aux Transports
Federico Peña Federico pena.jpg Démocrate - (3 ans, 7 mois et 22 jours)
Rodney Slater Slater rodney.jpg Démocrate - (3 ans, 11 mois et 6 jours)
13 Seal of the United States Department of Energy.svg
Secrétaire à l'Énergie
Hazel R. O'Leary Hazel O'Leary.jpg Démocrate - (3 ans, 11 mois et 29 jours)
Federico Peña Federico pena.jpg Démocrate - (1 an, 3 mois et 18 jours)
Bill Richardson Bill Richardson at an event in Kensington, New Hampshire, March 18, 2006.jpg Démocrate - (2 ans, 5 mois et 2 jours)
14 Seal of the United States Department of Education.svg
Secrétaire à l'Éducation
Richard Riley Richard Riley Official Department of Education Photo.jpg Démocrate -
(7 ans, 11 mois et 30 jours)
15 Seal of the U.S. Department of Veterans Affairs.svg
Secrétaire aux Anciens combattants
Jesse Brown Jesse brown va.jpg Démocrate -
(4 ans, 5 mois et 11 jours)
Togo West TogoDWest.jpg Démocrate -
(2 ans, 2 mois et 5 jours)
Hershel Gober Gober sm.jpg Démocrate -
(5 mois et 26 jours)

Postes de gouvernement ayant rang au cabinet[modifier | modifier le code]

Rang Fonction Titulaire Parti Mandat
16 Chef de cabinet de la Maison-Blanche Mack McLarty MackMclarty.jpg Démocrate -
(1 an, 5 mois et 27 jours)
Leon Panetta Leon Panetta official portrait.jpg Démocrate -
(1 an, 5 mois et 27 jours)
Erskine Bowles ErskineBowles.jpg Démocrate -
(1 an et 9 mois)
John Podesta JohnPodesta.jpg Démocrate -
(2 ans et 3 mois)
17 Administrateur de l'Agence de protection de l'environnement Carol Browner Carol Browner at White House 2010 (cropped).jpg Démocrate -
(7 ans, 11 mois et 28 jours)
18 Ambassadeur américain aux Nations unies Madeleine Albright Secalbright.jpg Démocrate -
(3 ans, 11 mois et 25 jours)
Bill Richardson RichardsonAmb.jpg Démocrate -
(1 an, 6 mois et 5 jours)
Richard Holbrooke Holbrooke-Amtsfoto 1-293x400.jpg Démocrate -
(1 an, 6 mois et 5 jours)
19 Directeur du Bureau de la gestion et du budget Leon Panetta Leon Panetta official portrait.jpg Démocrate -
(1 an, 8 mois et 26 jours)
Alice Rivlin Démocrate -
(1 an, 6 mois et 9 jours)
Franklin Raines Franklin Raines July 2002.jpg Démocrate -
(1 an, 8 mois et 8 jours)
Jacob Lew Jacob Lew.jpg Démocrate -
(2 ans, 7 mois et 29 jours)
20 Représentant au commerce Mickey Kantor MichaelKantor.jpg Démocrate -
(3 ans, 2 mois et 23 jours)
Charlene Barshefsky Charlene Barshefsky official portrait.jpg Démocrate -
(4 ans, 9 mois et 8 jours)
21 Directeur de la Central Intelligence Agency James Woolsey James Woolsey 2015.jpg NC -
(2 ans, 3 mois et 20 jours)
John Deutch John Deutch, Undersecretary of Defense, 1993 official photo.JPEG NC -
(1 an, 7 mois et 5 jours)
George Tenet George Tenet portrait headshot.jpg Démocrate -
(7 ans, 6 mois et 26 jours)
22 Administrateur de la Small Business Administration Erskine Bowles ErskineBowles.jpg Démocrate -
(1 an, 4 mois et 26 jours)
Philip Lader Démocrate -
(2 ans, 4 mois et 10 jours)
Aída Álvarez Démocrate -
(3 ans, 10 mois et 12 jours)

Autres postes d'importance n'ayant pas rang au cabinet[modifier | modifier le code]

Fonction Titulaire Parti Mandat
Conseiller à la sécurité nationale Anthony Lake Anthony Lake 0c175 7747.jpg Démocrate -
(4 ans, 1 mois et 22 jours)
Sandy Berger SandyBerger.jpg Démocrate -
(3 ans, 10 mois et 6 jours)

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Politique budgétaire[modifier | modifier le code]

Plan de réduction du déficit de 1993[modifier | modifier le code]

Graphique en cascade montrant les causes du passage d'une situation de déficit en 1994 à une situation d'excédent budgétaire en 2001, mesurées en pourcentage du PIB. Les recettes liées à l'impôt sur le revenu ont vu leur part dans le PIB augmenter en raison de la hausse des impôts sur les contribuables les plus aisés, tandis que le rapport des dépenses et des intérêts relatifs au secteur de la défense ont diminué.

Clinton hérita des administrations Reagan et Bush un important déficit budgétaire qui se montait à 290 milliards de dollars pour l'année fiscale 1992. Afin de réduire le déficit, Bentsen, Panetta et Rubin conseillèrent à Clinton de continuer à augmenter les impôts et de limiter les dépenses pour encourager le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, à baisser les taux d'intérêt et ainsi ramener le pays à la prospérité grâce à la confiance accrue des investisseurs[19]. Malgré le secrétaire au Travail Robert Reich qui estimait que la stagnation des revenus constituait un enjeu économique bien plus important que la question des déficits, Clinton fit de la remise à niveau du budget la priorité économique majeure de sa première année au pouvoir[20]. Ce faisant, il dut abandonner à contrecœur un projet de réduction d'impôts de la classe moyenne qu'il avait défendu pendant sa campagne[21].

Clinton soumit sa réforme budgétaire à l'approbation du Congrès en février 1993, proposant à la fois une hausse des impôts et une réduction des dépenses qui devaient combler le déficit de moitié d'ici à 1997[22]. Les dirigeants républicains étaient cependant hostiles à une augmentation des impôts et ils pressèrent les membres de leur parti à faire bloc contre le budget de Clinton[23]. Lors du vote, le projet de loi ne récolta pas une seule voix chez les républicains[20]. Les démocrates du Sénat bloquèrent la mise en œuvre d'une nouvelle taxe énergétique en faveur d'une augmentation de la taxe sur l'essence, mais Clinton résista aux pressions qui s'exerçaient contre lui pour le retrait d'un projet d'extension du crédit d'impôt sur les revenus du travail. En définitive, le Sénat et la Chambre des représentants adoptèrent chacun, à de courtes majorités, une version du projet de loi sur le budget et un comité de conférence régla les différences entre les deux versions[24]. La Chambre des représentants adopta la version finale de la loi par 218 voix contre 216. Après avoir longuement démarché auprès de Bob Kerrey et des autres sénateurs démocrates, Clinton obtint également le passage de la loi au Sénat par 50 voix contre 50, le vice-président Gore venant apporter la 51e voix décisive comme prévu en cas d'égalité. L’Omnibus Budget Reconciliation Act of 1993 fut officiellement ratifié par Clinton le 10 août 1993[25].

Arrêt des activités gouvernementales[modifier | modifier le code]

Les républicains ayant pris le contrôle des deux chambres du Congrès lors des élections de 1994, le nouveau président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, promit une « révolution » conservatrice qui comprenait notamment des réductions d'impôts, des réformes sociales et une importante baisse des dépenses intérieures[26]. Le conservatisme avait désormais le vent en poupe au détriment de la politique libérale inspirée du New Deal et Clinton espérait forger un nouveau consensus qui ne rejetterait pas totalement l'interventionnisme du gouvernement. En réaction à la défaite électorale de son parti, il embaucha le consultant Dick Morris, qui conseilla à Clinton d'appliquer une stratégie de triangulation entre les républicains conservateurs et les démocrates libéraux. En cooptant certaines des idées républicaines, Morris soutenait que le président serait en capacité d'augmenter sa propre popularité tout en bloquant la possibilité de mettre en œuvre les réformes drastiques prônées par certains conservateurs[27].

Le Congrès républicain présenta à Clinton un plan budgétaire qui réduisait les dépenses du programme Medicare et accordait des baisses d'impôts importantes pour les plus riches, lui donnant jusqu'au 14 novembre 1995 pour ratifier le projet de loi. Une fois cette date dépassée, le gouvernement serait contraint d'arrêter temporairement ses activités en raison d'un manque de financement. En réponse, Clinton proposa un autre plan qui n'incluait pas les coupes prévues dans l'assurance-maladie mais qui se donnait pour objectif d'équilibrer le budget d'ici à 2005. Le président refusa de donner son accord au projet de loi républicain et une grande partie des services gouvernementaux durent en conséquence suspendre leurs opérations[28]. Les activités gouvernementales s'interrompirent à nouveau le 16 décembre après que Clinton eût opposé son veto à un plan budgétaire républicain qui prévoyait une nouvelle diminution des impôts en faveur des catégories les plus aisées, une réduction des dépenses sur les programmes sociaux et le transfert de la responsabilité du programme Medicaid aux États. Après 21 jours d'interruption des services gouvernementaux, les républicains, craignant de passer pour des extrémistes aux yeux de la population, validèrent le budget proposé par Clinton[29].

Excédents budgétaires[modifier | modifier le code]

Conjugué à une économie forte, le plan de réduction du déficit de 1993 entraîna chaque année une baisse des déficits budgétaires, et en 1998, le gouvernement fédéral connut le premier excédent budgétaire depuis les années 1960. Reflétant l'importance de l'événement, le New York Times décrivit la fin des déficits comme « l'équivalent fiscal de la chute du mur de Berlin ». La bonne santé du budget fédéral avait déjà permis en 1997 à Clinton de s'entendre avec les républicains du Congrès pour n'apporter que des changements relativement mineurs dans le budget[30]. Alors que les excédents budgétaires incitaient les chefs de file du Parti républicain à réclamer une baisse massive des impôts, Clinton ne consentit à aucune modification importante du budget fédéral dans les trois dernières années de son mandat[31]. Les républicains bloquèrent en retour certaines de ses réformes comme l'augmentation du salaire minimum à l'échelle fédérale ou un programme législatif visant à délivrer des médicaments sous ordonnance aux personnes âgées[32].

Politique économique[modifier | modifier le code]

Finances fédérales et PIB sous la présidence de Clinton[note 1]
Année Revenu Dépenses Surplus/
Déficit
PIB Dette en %
du PIB[note 2]
1993 1154,3 1409,4 -255,1 6794,9 47,8
1994 1258,6 1461,8 -203,2 7197,8 47,4
1995 1351,8 1515,7 -164,0 7583,4 47,5
1996 1453,1 1560,5 -107,4 7978,3 46,8
1997 1579,2 1601,1 -21,9 8483,2 44,5
1998 1 721,7 1 652,5 69,3 8 954,8 41,6
1999 1 827,5 1 701,8 125,6 9 510,5 38,2
2000 2 025,2 1 789,0 236,2 10 148,2 33,6
2001 1 991.1 1 862,8 128,2 10 564,6 31,4
Sources [33] [34] [35]

Clinton présida à une « économie de Boucles d'or », caractérisée par une faible inflation et un taux de chômage réduit. Dans les années 1990, le Dow Jones Industrial Average quadrupla et la part des familles possédant des investissements en actions passa de 32 % en 1989 à 51 % en 2001. L'inégalité de revenus augmenta également, les ménages les plus aisés représentant une plus grande part du revenu total[36]. Toutefois, le revenu médian des ménages, ajusté à 2 000 dollars près afin de tenir compte de l'inflation, passa de 38 262 dollars en 1995 à 42 151 dollars en 2000. À cette date, le taux de chômage n'était plus que de 4 % et le taux de pauvreté de 11,3 %[37].

David Greenberg, professeur d'histoire et de sociologie des médias à l'université Rutgers, écrivit :

« À la fin de la présidence Clinton, les chiffres étaient uniformément impressionnants. Outre les excédents records et les taux de pauvreté records, l'économie pouvait afficher la plus longue expansion économique de l'histoire ; le taux de chômage le plus bas depuis le début des années 1970 ; et enfin les taux de pauvreté les plus faibles pour les mères célibataires, les Afro-Américains et les personnes âgées[38]. »

Clinton plaida en faveur d'un plan de relance économique de 30 milliards de dollars au cours de sa première année de mandat, mais ce projet fut défait par les républicains au Sénat et il fut incapable d'obtenir le passage d'une proposition similaire pour le restant de sa présidence. Clinton entra en fonction à une époque où le monétarisme avait, dans l'esprit de la plupart des hommes politiques à Washington, supplanté le keynésianisme comme théorie dominante de la croissance économique. Les monétaristes estimaient que les politiques fiscales menées par Clinton n'allaient avoir que relativement peu d'impact sur l'économie et soutenaient que l'acteur essentiel en la matière était le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale des États-Unis, un groupe de fonctionnaires qui définissait la politique monétaire. Alan Greenspan fut le président de la Réserve fédérale pendant toute la durée de la présidence de Clinton et s'affirma comme un personnage particulièrement important lorsque l'économie s'améliora entre le milieu et la fin des années 1990[39]. Même si Greenspan fut largement crédité pour son rôle dans la bonne santé de l'économie, les Américains furent globalement satisfaits de la gestion de l'administration Clinton et le contexte économique favorable aida le président à maintenir sa popularité malgré les controverses qui entouraient sa vie personnelle[40].

Déréglementation[modifier | modifier le code]

Le mandat de Clinton fut aussi marqué par une période de déréglementation dans les secteurs des télécommunications et de la finance. En 1999, Clinton promulgua la loi Gramm-Leach-Bliley (GLBA) : cette dernière abrogeait une disposition de la loi Glass-Steagall de 1933 qui exigeait que les banques se définissent elle-mêmes en tant que banque de dépôt, c'est-à-dire soumise à un contrôle du gouvernement fédéral et à des protections comme les fonds de garantie des dépôts et de résolution, ou en tant que banque d'investissement, qui faisait l'objet d'une réglementation moins stricte mais qui ne bénéficiait pas de protections fédérales. L'industrie financière et ses alliés tentaient de faire abroger cette clause de la loi depuis les années 1980, et ils en obtinrent finalement la suppression grâce à la coopération du secrétaire du Trésor Rubin et celle d'autres membres de l'administration Clinton qui estimaient que l'industrie financière américaine avait besoin d'une réglementation plus souple pour rester compétitive. L'un des principaux objectifs des défenseurs de la GLBA étaient de permettre aux banques de participer à la titrisation des hypothèques, un processus par lequel les hypothèques étaient converties en obligations et vendues à des investisseurs individuels[41]. Avec la mise en place des services de banques universelles, la loi Gramm-Leach-Bliley rompit la séparation traditionnelle entre banque de dépôt et banque d'investissement, en opposition avec les leçons tirées de la crise de 1929[42], et fut plus tard accusée d'avoir considérablement accentuée les effets de la crise financière mondiale débutant en 2007[43].

Peu avant de quitter ses fonctions, Clinton ratifia le Commodity Futures Modernization Act of 2000, ou « loi sur la modernisation des marchés de matières premières », qui déréglementa le commerce des produits dérivés financiers. Cette loi comprenait notamment la « faille d'Enron » qui déboucha sur un assouplissement de la réglementation du commerce de l'énergie en faveur de certaines entreprises comme Enron[44]. Clinton signa enfin en 1996 une loi sur les télécommunications qui représentait la première législation majeure dans ce domaine depuis la précédente loi sur les communications de 1934[45]. En abolissant la réglementation sur la propriété croisée, le texte souhaitait favoriser la libre concurrence entre les différents fournisseurs et opérateurs de téléphonie, d'Internet et de la télévision[46].

Mesures sociétales[modifier | modifier le code]

Dans ces premières mesures, figure aussi la loi "Don't Ask, don't tell". Pendant sa campagne électorale, Clinton avait promis aux personnes homosexuelles de pouvoir servir dans les forces armées[réf. nécessaire]. Ce projet de loi, qui sera vivement critiqué par les deux grands partis américains, réunira de longs débats avant d'être approuvé par le Congrès des États-Unis qui est l’institution ayant le pouvoir de réguler les forces armées. Pour mettre d'accord les deux partis, la loi préconisait que l'armée ne demande plus les préférences sexuelles de ces militaires tandis que les homosexuels voulant intégrer cette dernière ne devait pas le revendiquer (Ne demandez pas, n'en parlez pas). Cette loi sera finalement abrogée en 2010 sous la présidence de Barack Obama. 

Ensuite, il signera une loi accordant des congés pour cause de grossesse ou pour raison médicale avant de devoir gérer le premier attentat contre le World Trade Center.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géopolitique des années 1990.

Commerce[modifier | modifier le code]

Article connexe : Mouvement antimondialisation.

Fichiers audio
Remarques sur la ratification de l'ALENA (8 décembre 1993)
Remarques du président Bill Clinton sur la ratification de l'Accord de libre-échange nord-américain, le 8 décembre 1993.
Remarques sur la ratification de l'ALENA (8 décembre 1993)
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Clinton débuta sa présidence moins de deux ans après la chute de l'Union soviétique qui avait mis fin à la guerre froide. Avec le dénouement de ce conflit géopolitique de longue date, la question du commerce prit une place de plus en plus importante sur la scène internationale, à une période où les pays cherchaient à abaisser les droits de douane et à négocier de nouveaux accords commerciaux. Clinton pensait que la mondialisation favoriserait la prospérité économique et la diffusion de la démocratie à travers le monde et il ratifia plusieurs accords commerciaux majeurs[47]. Le président Bush avait signé avant lui l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) avec le Canada et le Mexique dans la dernière année de son mandat, mais le traité n'avait pas encore été ratifié lorsque Clinton entra en fonction. L'opposition à l'ALENA avait dépassé le cadre des partis et des alliés syndicalistes comme le représentant démocrate Dick Gephardt ou des isolationnistes conservateurs comme Pat Buchanan s'opposèrent à la ratification[48]. Le sort de l'ALENA étant toujours en suspens à la Chambre des représentants, le vice-président Al Gore décida de rencontrer Ross Perot lors d'un débat télévisé sur CNN. La solide performance de Gore dans ce débat, ainsi que la campagne de lobbying efficace menée par l'administration Clinton, contribuèrent à la ratification définitive de l'ALENA en novembre 1993[49].

Au total, Clinton négocia environ 300 accords commerciaux avec d'autres pays sous sa présidence[50]. En accordant à la Chine le statut temporaire de nation la plus favorisée en 1993, son administration diminua fortement les droits de douane sur les importations chinoises. Clinton conditionnait initialement l'extension de ce statut à la mise en oeuvre de réformes dans le domaine des droits de l'homme en Chine, mais il décida finalement d'étendre le statut malgré le manque de réformes[51]. En 2000, Clinton signa un projet de loi normalisant les relations commerciales avec la Chine de façon permanente ; en conséquence, les importations américaines de produits chinois augmentèrent massivement dans les années suivantes[52]. Le dernier secrétaire du Trésor de Clinton, Lawrence Summers, fit valoir que les initiatives de Clinton sur le plan commercial étaient techniquement « la plus grande réduction d'impôts dans l'histoire du monde » dans la mesure où elles avaient réduit les prix des biens de consommation en abaissant les droits de douane[53]. Les prises de position de Clinton en faveur des accords commerciaux déclenchèrent de vives réactions parmi ceux qui avaient critiqué les divers aspects de la mondialisation ainsi que les suppressions d'emplois dans l'industrie manufacturière nationale après la ratification de l'ALENA. Une réunion de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle en 1999 fut éclipsée par des manifestations de grande ampleur qui donnèrent lieu à des scènes de violence[51].

Interventions militaires[modifier | modifier le code]

Les troubles en Somalie dégénérèrent en une guerre civile à grande échelle en 1991 et le président Bush envoya 25 000 soldats américains dans le pays dans le cadre d'une mission de maintien de la paix par l'ONU. À la fin de l'année 1993, la Somalie était toujours en proie à la guerre civile et 4 000 militaires américains étaient encore présents sur le territoire. Au mois d'octobre, les forces spéciales américaines déclenchèrent un raid sur Mogadiscio afin de capturer le chef de guerre Mohamed Farrah Aidid, qui avait mené des attaques contre les forces de l'ONU. L'opération se solda par un échec, coûtant la vie à dix-huit soldats américains[54]. L'incident était embarrassant pour l'administration Clinton, de nombreux Américains s'interrogeant sur la présence de leurs forces armées en Somalie. Après la ratification d'un accord de paix par les dirigeants somaliens en 1994, Clinton retira toutes les forces américaines du pays[55].

L'expérience somalienne exacerba les discussions internes autour du rôle à jouer par la puissance militaire américaine dans la période de l'après-guerre froide. Les partisans de la non-intervention remportèrent une victoire lorsque l'administration Clinton imposa de nouvelles conditions au déploiement des troupes américaines, en particulier dans le cadre des missions de maintien de la paix de l'ONU[56]. En avril 1994, les Hutus du Rwanda perpétrèrent un génocide contre la minorité des Tutsis, tuant 800 000 personnes en trois mois. L'ONU dépêcha sur place un petit contingent pour assurer la protection des populations mais les États-Unis, qui n'avait aucun intérêt stratégique ou économique dans la région, restèrent en retrait[57]. Clinton affirma plus tard que la non-intervention au Rwanda avait été la pire erreur de son administration[58].

En 1991, une junte militaire en Haïti avait évincé le président Jean-Bertrand Aristide, élu par la voie démocratique[59]. Clinton était partisan de restaurer Aristide, en partie pour endiguer le flux d'Haïtiens qui fuyaient vers les États-Unis, mais beaucoup d'Américains étaient opposés à une intervention militaire dans un État qui ne constituait pas une menace pour leur pays[60]. Malgré l'opposition du Congrès et de l'opinion publique, Clinton annonça en septembre 1994 que les États-Unis renverseraient la junte si elle ne se retirait pas volontairement du pouvoir[61]. Dans le même temps, il envoya sur les lieux une délégation de paix composée de Colin Powell, de l'ancien président Jimmy Carter et du sénateur Sam Nunn pour convaincre le gouvernement militaire de se retirer. Alors que les soldats américains se préparaient à lancer une expédition sur Haïti, la junte accepta finalement de rétablir Aristide dans ses fonctions[62].

Mesures prises sous la présidence[modifier | modifier le code]

Principales lois signées[modifier | modifier le code]

  • 1993
    • 5 février : loi sur les congés familiaux et médicaux ;
    • 10 août : loi sur la réduction de la dette publique ;
    • 16 novembre : loi de protection de la liberté religieuse ;
    • 30 novembre : loi de prévention contre la violence des armes à feux.
  • 1994
    • 13 septembre : loi sur le contrôle des crimes violents ;
    • 25 octobre : loi sur l'assistance de communication pour l'application des lois.
  • 1995
  • 1996
    • 8 février : loi sur les télécommunications ;
    • 24 avril : loi sur la peine de mort pour dissuader le terrorisme ;
    • 20 août : loi de protection des emplois pour les PME ;
    • 21 août : réforme de l'assurance-maladie ;
    • 26 août : loi sur les responsabilités individuelles face aux opportunités de travail ;
    • 21 septembre : loi de protection des institutions du mariage ;
    • 26 septembre : loi sur la parité dans le domaine de la santé mentale.
  • 1997
    • 5 août :
      • loi pour l'équilibre budgétaire ;
      • loi sur les taxes et impôts.
  • 1998
    • 7 août : loi d'investissement sur les effectifs ;
    • 31 octobre : loi pour un changement de régime irakien ;
    • 3 novembre : loi sur les recours collectifs privés pour fraudes.
  • 1999
    • 12 novembre : loi sur la modernisation des services financiers.
  • 2000
    • 21 décembre : loi sur la modernisation de la réglementation des produits financiers.

Nominations à la Cour suprême[modifier | modifier le code]

Le président Clinton a nommé deux juges à la Cour suprême :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Toutes les données, à l'exception du pourcentage de la dette, sont exprimées en milliards de dollars. Le PIB est calculé selon l'année civile. Le montant des revenus, des dépenses, du déficit et de la dette est calculé selon l'année fiscale, qui se termine le 30 septembre. Par exemple, l'année fiscale 2017 aux États-Unis s'est achevée le 30 septembre 2017.
  2. Représente la dette nationale détenue par le public en pourcentage du PIB.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. Wilentz 2008, p. 315 à 321.
  3. Wilentz 2008, p. 321 et 322.
  4. Harris 2005, p. 24 et 25.
  5. Harris 2005, p. 27 et 28.
  6. Harris 2005, p. 21 et 22.
  7. Harris 2005, p. 4, 5 et 21.
  8. Harris 2005, p. 14.
  9. (en) George Stephanopoulos, All Too Human: A Political Education, Boston, Little, Brown and Company, (ISBN 0-316-92919-0), p. 118 et 122.
  10. (en) Michael Kelly, « Washington Memo; Household Hiring Is Trickier With New Broom in Capital », sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le 22 mars 2018).
  11. Harris 2005, p. 16.
  12. Herring 2008, p. 925 et 926.
  13. Harris 2005, p. 124 et 125.
  14. Harris 2005, p. 148, 149 et 158.
  15. Harris 2005, p. 254 et 255.
  16. Herring 2008, p. 932.
  17. Harris 2005, p. 370 et 371.
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  19. Harris 2005, p. 5.
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  21. Harris 2005, p. 5 et 6.
  22. Harris 2005, p. 23, 29 et 30.
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  24. Harris 2005, p. 87 à 89.
  25. Harris 2005, p. 92 et 93.
  26. Harris 2005, p. 157 et 158.
  27. Wilentz 2008, p. 350 et 351.
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  29. Patterson 2005, p. 371 et 372.
  30. Wilentz 2008, p. 371 et 372.
  31. Wilentz 2008, p. 407.
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  34. « Historical Tables », sur Obama White House, Table 1.2, Bureau de la gestion et du budget (consulté le 23 mai 2018).
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  42. Didier Dufau, L'étrange désastre. Le saccage de la prospérité, CEE, , p. 170.
  43. Serge Halimi, « Le gouvernement des banques », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne).
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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  • (en) John F. Harris, The Survivor: Bill Clinton in the White House, New York, Random House, (ISBN 0-375-50847-3). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) George C. Herring, From Colony to Superpower: U.S. Foreign Relations Since 1776, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-507822-0). Document utilisé pour la rédaction de l’article
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  • (en) Sean Wilentz, The Age of Reagan, HarperCollins, (ISBN 978-0-06-074480-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Helena Yeaman, « The Bipartisan Roots of the Financial Services Crisis », Political Science Quarterly, vol. 124, no 4,‎ . Document utilisé pour la rédaction de l’article