Cisjordanie

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Cisjordanie

الضفة (ar)

Image illustrative de l’article Cisjordanie
Administration
Statut politique Territoire en partie administré et revendiqué dans sa totalité par l'Autorité palestinienne.
Démographie
Population 3 340 143 hab. (2017)
Densité 591 hab./km2
Langue(s) arabe et hébreu
Géographie
Coordonnées 32° 00′ nord, 35° 21′ est
Superficie 5 655 km2
Divers
Monnaie Nouveau shekel israélien
Fuseau horaire UTC +2

La Cisjordanie, dénommée par l'État d'Israël Judée-Samarie[1] (hébreu : יהודה ושומרון, translit. Yehuda VeShomron, aussi par l'acronyme יו"ש, translit. Yosh), depuis la décision prise le 17 décembre 1967 par le général, gouverneur militaire israélien de cette zone de ne plus permettre les appellations de « territoires occupés » ou de territoire dit « rive occidentale du Jourdain », est un territoire limité au nord, à l'ouest et au sud par la ligne d'armistice du 3 avril 1949 entre Israéliens et Jordaniens résultant de la guerre israélo-arabe de 1948-1949, et à l'est par le Jourdain et la mer Morte qui font frontière avec la Jordanie.

Le territoire couvre une surface de 5 860 km2 et est peuplé de Palestiniens (environ 2,8 millions d'habitants) et, en 2023, de plus de 710 000 citoyens israéliens, répartis entre environ 230 000 à Jérusalem-Est et plus de 480 000 dans le reste du territoire. Fin 1967, il y avait moins de 5 000 Juifs en Cisjordanie et les Palestiniens étaient alors environ 700 000 habitants (dont environ 80 000 étaient résidents de Jérusalem-Est).

En 2023, la population juive résidant en Cisjordanie et à Jérusalem-Est représente environ 10 % du total de la population juive d'Israël, selon l'état fourni par le Bureau central des statistiques de l'État d'Israël qui établit à environ 7 150 000 le nombre total de Juifs en Israël sur une population totale de 9 727 000 habitants, toutes origines connues (Juifs, Arabes et autres origines).

La Cisjordanie englobe les villes de Jérusalem-Est, Jéricho, Naplouse, Hébron, Jénine et Tulkarem, de nombreux lieux saints des trois religions abrahamiques, et également des colonies et villes israéliennes, construites après 1967, telles qu'Ariel, Ma'aleh Adumim, Betar Illit et le Goush Etzion. Ces dernières sont considérées comme des colonies illégales au regard du droit international par les pays membres de l'ONU, sauf les États-Unis et l'État d'Israël.

La Cisjordanie fait l'objet de nombreuses résolutions de l'ONU dont la 181 du 29 novembre 1947 et la 242 du 22 novembre 1967. À la suite des accords d'Oslo (1993) et de l'Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la bande de Gaza (1995), Israël en administre seule la plus grande partie, la zone C (60 %), la zone B (22 %) étant administrée conjointement par Israël et l'Autorité palestinienne, la zone A (18 %) étant entièrement sous contrôle palestinien. L'Autorité palestinienne revendique toute l'étendue de l'ancien territoire géré par la Jordanie avant juin 1967, comme base de l'État de Palestine[2],[3]. Israël y voit un territoire disputé, tandis que les pays membres de l'ONU (sauf les États-Unis) la considèrent comme un territoire occupé.

Conquise dès décembre 1917 par l'armée britannique, sous le commandement du général Allenby, avec la reddition des troupes ottomanes à Jérusalem, elle est ensuite placée sous mandat britannique à la suite de la décision prise par la Société des Nations en 1922. Une partie du territoire sous mandat est proposée pour accueillir un futur État arabe dans le cadre du plan de partage de la Palestine voté le 29 novembre 1947 par l'Assemblée générale des Nations unies, Jérusalem et ses environs devant être placés sous juridiction internationale.

Au cours de la première guerre israélo-arabe de 1948, elle est conquise en juin 1948 par les forces armées jordaniennes puis est annexée par la Jordanie en 1950. Par la loi du 1er janvier 1954, le Parlement jordanien accorde la nationalité jordanienne aux habitants de la Cisjordanie. Mais l'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale (à l'exception du Royaume-Uni, de l'Irak et du Pakistan) ni par la Ligue arabe qui menace alors d'exclure la Jordanie[4].

Lors de la guerre des Six Jours, Israël occupe toute la Cisjordanie à compter du 10 juin 1967, Jérusalem-Est ayant été conquise dès le 7 juin 1967 par les forces armées israéliennes commandées par le général Narkiss, ancien attaché militaire israélien à Paris, ancien élève de l’École supérieure de guerre à Paris et ancien premier directeur du Collège national de défense de l'État d'Israël.

Depuis cette époque, Israël développe l'implantation de colonies juives sur l'étendue de la Cisjordanie, qui va être appelée par la puissance occupante Judée-Samarie à compter de décembre 1967 et devenir un nouveau district, pour l’État d'Israël.

Le 28 juin 1967, Israël dissout la municipalité arabe de Jérusalem-Est et définit de façon unilatérale la superficie de la nouvelle municipalité, en augmentant son territoire de plus de 70 km2, en incluant d'anciennes communes arabes, limitrophes de l'ancienne Jérusalem-Est et de sa superficie d'avant juin 1967 ; le nouveau territoire de Jérusalem permet notamment la construction de logements pour les immigrants arrivant en Israël.

Par la loi du 13 décembre 1980, votée par tous les députés de la Knesset – à l'exception des députés arabes –, l'État d'Israël fait de « Jérusalem réunifiée » sa capitale qui est considérée comme « une et indivisible ».

En 1988, à la suite de la renonciation de la Jordanie à gérer la Cisjordanie, l'OLP déclare créer un État palestinien en Cisjordanie, sur la bande de Gaza avec Jérusalem-Est pour capitale[5].

Entre 1990 et 2001, le statut et le partage du territoire de Cisjordanie font l'objet de négociations infructueuses entre l'Autorité palestinienne et Israël. Depuis 2002, à la suite d'une vague d'attentats-suicides perpétrés par des Palestiniens et tuant plus de 700 civils israéliens, Israël édifie en Cisjordanie une barrière de séparation, sous la forme d'un mur en béton d'une hauteur de plus de huit mètres dans le secteur de Jérusalem, ou sous la forme de barrières hautes, avec zone protégée visant à « lutter contre les intrusions de terroristes palestiniens » sur le territoire israélien[6].

Dénominations[modifier | modifier le code]

Ville de Bethléem, Cisjordanie.
Ville de Ramallah, Cisjordanie.
Jérusalem-Est.

Le nom propre féminin[7] « Cisjordanie » est la dénomination usuelle du territoire chez les francophones[8]. L'étymologie du toponyme « Cisjordanie » dénote que le territoire « […] est situé en deçà du Jourdain »[9] et « par rapport à Israël, à l'ouest » du fleuve[9]. En effet, le terme est composé de cis-, un préfixe tiré de la préposition latine cis- signifiant « en deçà de »[9], et de Jordanie, toponyme[10] lui-même dérivé de Jourdain[11]. L'appellation « Cisjordanie » s'oppose à l'appellation « Transjordanie » qui désigne le territoire « au-delà du Jourdain ». Ces deux termes « Cisjordanie » et « Transjordanie » apparaissent au XIXe siècle pour désigner les parties de la Palestine respectivement à l’ouest et à l’est du fleuve Jourdain. Le terme « Cisjordanie » a été utilisé entre 1948 et 1967, pour la partie de la Palestine à l’ouest du Jourdain, conquise dès juin 1948 puis annexée en 1950 par le royaume hachémite de Jordanie. L'émirat hachémite de Transjordanie, émanation des autorités britanniques, a été créé en 1921 sur la rive orientale du fleuve et est devenu un territoire sous mandat britannique par décision de la Société des Nations (SDN) prise en 1922. Cet émirat s'est transformé en « royaume hachémite de Jordanie » en .

Les anglophones utilisent souvent, pour cette même région, l'expression West Bank — littéralement « Rive ouest » — dénomination également géographique et qui a l'avantage d'être neutre vis-à-vis de l'autre rive du Jourdain mais cette expression est aussi plus imprécise par rapport à d'éventuelles frontières avec l'État d'Israël, qui fut créé le après la proclamation faite par David Ben Gourion, à Tel Aviv, au musée des Beaux Arts, vers 16 heures, au nom de la représentation juive (Yishouv) établie en Palestine.

En Israël, le gouvernement et une grande partie des Israéliens adoptent, depuis une décision du général faisant fonction de gouverneur militaire israélien en Cisjordanie prise le 17 décembre 1967 et plus résolument depuis l'avènement du premier gouvernement de Menahem Begin , à partir de juin 1977[12], la dénomination de Yehuda véShomron יהודה ושומרון (« Judée et Samarie »), en référence aux territoires des deux royaumes bibliques issus du schisme entre la Judée, dont la capitale est Jérusalem, et Israël, dont la capitale est Samarie. D'autres utilisent en hébreu l'expression haGada haMa'aravit הגדה המערבית (la Rive occidentale) ou en abrégé haGada (la Rive). Enfin, en arabe (ancienne seconde langue officielle en Israël de 1948 à juillet 2018 et devenue langue à statut spécial depuis la loi adoptée par la Knesset le 19 juillet 2018 sur l'État d'Israël-nation du peuple juif), on retrouve parfois pour la désignation de cette région le terme de Al dhifa al gharbia, الضفة الغربية, qui signifie « Rive ouest ».

L'ONU elle-même a également utilisé les termes Judea et Samaria dans le texte sous sa version anglaise de la résolution 181 du 29 pour désigner précisément dans sa partie 2, les frontières des deux États, arabe et juif, à créer par le partage de la Palestine mandataire. Dans ce document, l'ONU utilise comme références les frontières connues de la Judée et de la Samarie en tant que régions, en même temps qu'elle parle de la Galilée, du Néguev, du district de Haïfa ou du district de Gaza ou encore des sous-districts administratifs de l'époque.

Des personnalités publiques, favorables aux Israéliens, comme Hugh Fitzgerald[13], vice-président du Jihad Watch Board (en), remettent en question l'utilisation du terme West Bank en expliquant que l'expression est imprécise et que potentiellement la totalité de l'État d'Israël (à l'exception peut-être du Néguev) est à l'ouest du Jourdain. Selon elles, il faut préférer utiliser une expression comme « Judée-Samarie » qui est plusieurs fois millénaire, plutôt que « Cisjordanie » qui ne date que de l'occupation jordanienne, qui eut lieu entre juin 1948 et juin 1967. Pour d'autres, comme le professeur de linguistique Lewis Glinert le regrette[14], « la bataille des mots est perdue pour les Israéliens » sur l'utilisation du terme West Bank car « Jordaniens, Britanniques et potentiellement le monde entier » utilisent toujours ce terme, depuis la fin de la première guerre israélo-arabe .

Le territoire est aussi connu comme la « Rive occidentale » pour Rive occidentale du Jourdain[15],[16],[17],[18] , soit en anglais : « West Bank of the River Jordan »[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire moderne de la Cisjordanie ne se distingue en rien de celle de l'ensemble de la région jusqu'en 1948. La Judée-Samarie couvre les provinces historiques de Samarie et de Judée (devenue « Cisjordanie » entre juin 1948 et juin 1967) qui constituent le berceau antique du peuple juif[20]. Les chutes successives du royaume d'Israël dont la capitale était Samarie puis du royaume de Juda dont la capitale était Jérusalem placent ces territoires dans les domaines des empires babylonien, puis perse et enfin grec. La royauté hasmonéenne restaure provisoirement une souveraineté juive sur des frontières de plus en plus grandes avant de s'incliner face à l'Empire romain. Les dernières révoltes juives sont écrasées au IIe siècle. Le christianisme s'impose ensuite à la faveur de l'Empire romain puis byzantin.

Fin du mandat britannique et nouveaux conflits[modifier | modifier le code]

Le plan de partage de la Palestine du 29 prévoit que l'intégralité des monts de Judée et de Samarie (« the hill country of Samaria and Judea ») soit comprise dans les frontières de l'État arabe dont il planifie la création (à l'exception de Jérusalem et Bethléem, avec un statut sous compétence internationale)[21].

Plan de partage de 1947.

À compter de novembre 1947, se déroule une guerre civile entre Arabes palestiniens, refusant la création future d'un État juif dans le territoire sous mandat britannique et Juifs déjà établis sur place. L'État d'Israël proclame son indépendance le sur les territoires qui lui sont attribués par la résolution 181. Les armées des pays arabes voisins attaquent dès le 15 mai 1948 le nouvel État. La Transjordanie, qui a l'armée arabe la plus puissante de la région avec la Légion arabe, commandée par le général Glubb Pacha, a le projet d'annexer la plus grande partie possible de la Palestine en arrivant par l'Est. Les Israéliens résistent puis repoussent leurs adversaires jusque dans la ville de Jérusalem. L'armistice obtenu fige les lignes de front et la ligne verte entoure la région toujours occupée par la légion arabe à l'issue du conflit.

La Transjordanie, ancien émirat créé de toute pièce par les autorités britanniques en 1921 et où le mandat britannique ne s'applique déjà plus depuis mai 1946, devenue Jordanie à la fin de l'Emirat de la Transjordanie, conquiert par la force de ses unités militaires, toute la zone en mai et juin 1948 et cette région sera désormais connue sous le nom de Cisjordanie : la Jordanie s'étend alors sur les deux rives du Jourdain. Le , lors de sa session inaugurale, le nouveau Parlement jordanien arrête l'acte connu comme le « décret d'Unification » qui confirme l'annexion de la Cisjordanie par la Jordanie[22]. La Cisjordanie partage alors l'histoire de la Jordanie jusqu'en juin 1967. Le roi de Jordanie Abdallah ibn Hussein devient le premier roi. Le Royaume-Uni reconnaît l'unification le [23]. Les États-Unis l'avaient déjà reconnue le , à la suite du congrès de Jéricho, où le roi Abdallah ibn Hussein s'était fait proclamé « roi de Palestine » le 1er [23]. Sa reconnaissance par le Pakistan, souvent mentionnée, est discutée[23]. Dans les années qui suivent, des commandos palestiniens armés ou fedayin traversent la ligne verte depuis la Cisjordanie pour opérer des raids en territoire israélien.

Guerre des Six Jours et occupation par Israël[modifier | modifier le code]

La guerre des Six Jours en 1967 entre Israël et ses pays voisins fait perdre au royaume de Jordanie, les territoires qu'il contrôlait à l'Ouest du Jourdain, soit toute la Cisjordanie, avec également Jérusalem-Est. Israël prend alors le contrôle de la région et les premières colonies israéliennes (environ 1000 personnes en 1967) sont implantées dans ces territoires qui sont soumis à une administration militaire. Le royaume hachémite de Jordanie continue de contrôler les lieux saints islamiques. Entre 280 000 et 325 000 Palestiniens de Cisjordanie fuient lors des combats et passent en Jordanie[24].

Le 30 juillet 1980, les autorités israéliennes procèdent à l'annexion de Jérusalem-Est par une loi fondamentale et fait alors de Jérusalem un seule ville considérée comme « une et indivisible », capitale de l'État juif, créé par David Ben Gourion, président du Yichouv (conseil représentatif des Juifs de Palestine), le 14 mai 1948, vers 16 heures, dans une des salles du Musée des Beaux Arts de Tel Aviv.

Le éclate la première intifada, d'abord dans la bande de Gaza, avant de s'étendre à la Cisjordanie. C'est en que le royaume hachémite de Jordanie renonce officiellement aux territoires de Cisjordanie, mettant fin à la représentation électorale des populations au sein du Parlement jordanien et faisant redessiner les cartes du royaume pour le limiter à la rive Est du Jourdain, dans les frontières qu'on lui connaît depuis cette décision. L'Organisation de libération de la Palestine s'impose progressivement comme représentation des populations arabes palestiniennes.

Le processus de paix israélo-palestinien installe après 1993, l'Autorité palestinienne sur la bande de Gaza et sur certaines villes de Cisjordanie (soit la zone A définie par ces accords et qui concerne 18 % de la superficie de l'ancienne Cisjordanie). La zone B, soit 22 % de l'ancien territoire Cisjordanie, reste sous le contrôle sécuritaire des Israéliens, les Palestiniens étant compétents dans d'autres domaines. La plus grande partie du territoire reste sous le contrôle intégral des Israéliens : c'est la zone C qui représente 60 % de l'ancienne Cisjordanie et elle fait l'objet de négociations qui n'ont pas encore abouti. Les frontières entre l'État d'Israël et l'ancienne Cisjordanie ne sont pas encore clairement fixées et résultent toujours de l'accord d'armistice israélo-jordanien du 3 avril 1949, signé à Rhodes, entre les autorités israéliennes et la Jordanie. La communauté internationale, depuis juin 1967, considère qu'Israël occupe les territoires de Cisjordanie et de Jérusalem-Est, alors que le gouvernement israélien considère le territoire comme « disputé ». Israël avance l'argument que ce territoire était sous une souveraineté jordanienne, obtenue par la force, à la suite d'occupation résultant d'actions effectuées par des forces armées et donc qu'Israël n' occupe pas un État qui n' a pas de légitimité reconnue par la communauté internationale, sur ce territoire.

Le , le gouvernement israélien décide de faire passer les territoires sous contrôle exclusif de l'Autorité palestinienne de 3 à 10 % de la Cisjordanie[25]. Cette décision est prise sous la pression des États-Unis, qui en contrepartie apposent leur véto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies condamnant la construction du quartier juif de Har 'Homa à Jérusalem-Est.

Manifestation palestinienne contre les forces militaires israéliennes en Cisjordanie à El Arrub.

À partir de 2001, le durcissement des positions au cours des négociations et surtout la seconde intifada bloquent le processus de paix. En Cisjordanie, de nombreuses incursions israéliennes ont lieu (en réaction ou en représailles) aux attentats-suicides palestiniens. La plus importante de ces incursions (nommée « opération Rempart ») est déclenchée à la suite d'un attentat palestinien particulièrement meurtrier dans la ville de Netanya le , revendiqué par le mouvement islamiste Hamas et faisant 29 morts. L'opération « Rempart » a consisté en une réoccupation de la plupart des villes palestiniennes de Cisjordanie, principalement Ramallah (où le complexe présidentiel de Yasser Arafat a été largement détruit, ainsi que le centre de la sécurité préventive palestinienne situé à Beitounya), Naplouse (où des combats particulièrement violents dans la casbah ont occasionné la mort de 78 Palestiniens), et Jénine.

Mur de séparation à Jérusalem-Est, vu depuis la vieille ville. Haut de huit mètres, il sépare la municipalité de Jérusalem de la Cisjordanie.

En 2002, le gouvernement israélien (à l'époque un gouvernement de coalition comprenant le Likoud et les travaillistes) décide la construction d'une barrière de séparation (qui est parfois un mur en béton, dans le secteur de Jérusalem) dont le but annoncé est de protéger les citoyens israéliens des attentats-suicides. La construction de cette barrière ou mur à Jérusalem est condamnée par la communauté internationale[26]. Divers journalistes affirment que la barrière de séparation construite par Israël pose des problèmes économiques, sociaux et culturels à la société palestinienne et empêche la constitution d'un État palestinien[27],[28],[29].

Pour les Israéliens, les objectifs de la barrière ont été atteints : 55 attaques suicides palestiniennes à la bombe occasionnant 220 morts en 2002, 25 en 2003 (142 morts), 14 en 2004 (55 morts), sept en 2005 (22 morts), quatre en 2006 (15 morts), une en 2007 (trois morts), une en 2008 et aucune en 2009 et 2010[30].

L'Assemblée générale des Nations unies a adopté, le , une résolution condamnant la construction d'un « mur » empiétant sur le « territoire palestinien occupé » par 144 voix pour et 4 contre[31].

Le , la Cour internationale de justice donne son avis consultatif sur la question que lui posait l'Assemblée générale des Nations unies[32]. Elle a affirmé dans sa réponse[33] que : « L'édification du mur qu'Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au droit international »(traduction libre)[34],[35].

Zones en rouge : colonies israéliennes. Ligne en tirets verts : ligne verte de 1949. Ligne noire : mur de séparation israélien.

Une controverse a immédiatement démarré, alimentée par le tracé du passage de la clôture, qui est en fait un mur de béton de huit mètres de haut dans le secteur de Jérusalem. Celui-ci, empiétant parfois largement le tracé du 3 avril 1949 de la ligne d'armistice appelée " ligne verte " (pour environ 8 % du territoire et englobant, pour leur sécurité, les grandes colonies israéliennes de Cisjordanie), est considéré par l'Autorité palestinienne comme une appropriation de terres détenues par des Palestiniens arabes par le biais de la politique des " faits accomplis " sur le terrain. Cette controverse a culminé lors de l'intervention de la Cour internationale de justice sur le sujet, qui, dans son avis consultatif du 9 juillet 2004 posé à la suite d'une résolution de l'Assemblée générale pour la consulter, déclare que la construction du mur est contraire au droit international[36]. Israël n'avait pas ratifié le traité créant cette Cour et ne reconnaît pas son autorité sur ce sujet litigieux sur lequel elle aurait été consultée sans l'accord des différentes parties impliquées[6].
Malgré les manifestations quotidiennes en Cisjordanie, la « barrière de sécurité » a été construite par les Israéliens et, achevée, elle mesure 730 kilomètres.

Graffiti sur la route de Bethléem en Cisjordanie indiquant "Ich bin ein Berliner" (2007).
Graffiti au checkpoint de Qalandiya représentant Yasser Arafat, entre Jérusalem et Ramallah (2012).

Cette barrière aggrave significativement les problèmes économiques des populations palestiniennes et, dans un certain nombre de cas, crée des obstacles à l'accès aux soins et à l'éducation[réf. souhaitée]. Elle a cependant eu un impact significatif sur le nombre d'attentats-suicides perpétrés sur le territoire israélien. Fin , la Cour suprême de l'État d'Israël a ordonné des changements notables du tracé de la clôture, la rapprochant de la ligne verte d'avant juin 1967. Cependant, des « blocs » de colonies israéliennes situées dans les territoires palestiniens sont englobés dans le tracé modifié. L'existence et le tracé de cette construction incluant plusieurs grands blocs de colonies israéliennes, sont contestés par les Palestiniens et leurs défenseurs, pour des aspects politiques, humanitaires et légaux.

En , dans le processus lié à la décision israélienne de se désengager des 21 colonies au sein de la bande de Gaza et de 4 colonies en Cisjordanie, la Cour suprême d'Israël a déclaré que ces territoires étaient une « possession belligérante » et ne faisaient pas partie du territoire national.

La Cour suprême d'Israël n'emploie jamais le mot « occupation » (kibbush en hébreu) pour qualifier la présence israélienne en Cisjordanie[37] ; elle n'emploie pas davantage la locution « Territoires occupés » à laquelle elle substitue l'expression « la Zone » (ha-Ezur en hébreu)[37] ; elle traduit la locution « occupation belligérante » par l'expression « possession belligérante » (tfisah lohmatit en hébreu)[37].

La résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée le [38] et relative à la question de la Palestine, rappelle les résolutions 242, 338, 446, 452 (en), 465, 476, 478, 1397 (en) , 1515 (en) et 1850 , en « exigeant de nouveau d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ».

En juin 2020, alors que le gouvernement israélien prépare l'annexion prochaine de parties de la Cisjordanie[39] et que la Cour pénale internationale envisage une enquête criminelle sur de supposés crimes de guerre israéliens en territoire palestinien, Benyamin Netanyahou considère que la CPI fabrique l'accusation que « vivre pour les Juifs dans leur patrie historique constitue un crime de guerre »[40].

Le 29 juin 2020, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Michelle Bachelet dénonce dans une déclaration écrite le projet israélien d'annexion de la Cisjordanie et que cette annexion est illégale, qu'il s'agisse de 30 % de la Cisjordanie ou de 5 % et avertit que ses ondes de choc dureront des décennies[41].

Des ONG israéliennes de défense des droits de l'homme considèrent que l'occupation de la Cisjordanie repose sur un système d'apartheid. B’Tselem indique début 2021 que « l’ensemble de la zone située entre la mer Méditerranée et le Jourdain est organisé selon un unique principe : faire avancer et cimenter la suprématie d’un groupe – les juifs – sur un autre – les Palestiniens ». En juillet 2020 déjà, le juriste Michael Sfard avait publié une analyse dans laquelle il concluait à la réalité d’une situation d’apartheid dans les territoires de Cisjordanie[42].

Géographie[modifier | modifier le code]

La Cisjordanie est un territoire de 5 860 km2[43] situé au Proche-Orient, entouré à l'ouest du Jourdain[44],[45] et au nord-ouest de la mer Morte[46]. Bien que proche du bassin Levantin, il est sans accès à la mer[47].

Il couvre, au nord, la Samarie[46] et, au sud, une partie[48] de la Judée[46], deux régions historiques du versant occidental du bassin endoréique de la vallée du rift du Jourdain. Il est délimité, à l'ouest et sur 307 kilomètres, par la « Ligne verte », ligne de démarcation résultant de la convention jordano-israélienne d'armistice général signée à Rhodes, le , au terme de la guerre israélo-arabe de 1948-1949 et, à l'est, par la frontière résultant du traité de paix israélo-jordanien signé à Arabah le [49].

Village en Samarie.

Le point le plus bas se situe près de la mer Morte à une altitude de −408 m au plus bas de la dépression de la vallée du Jourdain. Les monts de Judée culminent au mont Baal-hazor (en) à 1 022 m, suivi par les monts Ebal (940 m) et le Gerizim (881 m).

Vue des monts de Judée depuis la ville de Ramallah.

Les principaux cours d'eau sont :

  • le Wadi Fa'rah (en arabe), ou Nahal Tirza (en hébreu), qui se jette dans le Jourdain ;
  • le Nahr Mufjir (en arabe), ou Hadera (en) en hébreu, qui se jette dans la mer Méditerranée à Hadera en Israël ;
  • le Wadi Kabibala (en arabe), ou rivière Lakish (en hébreu), en Judée, qui se jette dans la Méditerranée à Ashdod en Israël.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la Cisjordanie est principalement méditerranéen, légèrement plus froid dans les zones élevées par rapport au rivage, à l'ouest de la région. À l'est, la Cisjordanie comprend le désert de Judée et le littoral de la mer Morte - tous deux avec un climat sec et chaud.

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

Carte de la situation en 2018 : territoires administrés par l'autorité palestinienne (en beige), territoires occupés par Israël (en bleu et en gris), colonies israéliennes (en magenta).En tirets verts : la ligne verte de 1949. Ligne rouge (continu ou en pointillé) : mur de séparation construit par Israël.

Après la signature des accords d'Oslo, la Cisjordanie a été divisée en onze gouvernorats sous la juridiction de l'autorité nationale palestinienne.

Gouvernorat du nord. En vert foncé les zones administrées par l'Autorité palestinienne.
Gouvernorat Pop. estimée juillet 2014[50] Surface (km2)[50]
Gouvernorat de Jénine 303 565 583
Gouvernorat de Tubas 62 627 402
Gouvernorat de Tulkarem 178 774 246
Gouvernorat de Naplouse 372 621 605
Gouvernorat de Qalqilya 108 049 166
Gouvernorat de Salfit 69 179 204
Gouvernorat de Ramallah et Al-Bireh 338 383 855
Gouvernorat de Jéricho 50 762 593
Gouvernorat de Jérusalem
(y compris Jérusalem-Est occupée par Israël)
411 640 345
Gouvernorat de Bethléem 210 484 659
Gouvernorat de Hébron 684 247 997
Total 2 790 331 5 655

Principales villes[modifier | modifier le code]

Rue du centre-ville de Ramallah.

Principales villes palestiniennes[modifier | modifier le code]

Les principales villes palestiniennes de Cisjordanie sont :

Principales colonies israéliennes[modifier | modifier le code]

Betar Illit

Les principales colonies israéliennes sont :

Principaux foyers de populations[modifier | modifier le code]

Foyers Population
Hébron (al-Khalil) 163 146[52]
Naplouse 136 132[52]
Jénine 90 004[52]
Tulkarem 51 300[52]
Yattah 48 672[52]
Modiin Illit 48 600[53]
Qalqilya 41 739[52]
Al-Bireh 38 202[52]
Betar Illit 37 600[53]
Ma'aleh Adumim 33 259[53]
Ramallah 27 460[52]
Bethléem 25 266[52]
Jéricho 18 346[52]
Ariel 17 700[53]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population totale estimée à 3 340 143 personnes en 2017 (y compris à Jérusalem-Est).

La population de Cisjordanie est composée :

  • 2 747 943 Palestiniens dont 281 000 à Jérusalem-Est ;
  • d'environ 201 200 Israéliens à Jérusalem-Est.
  • d'environ 391 000 Israéliens dans le reste de la Cisjordanie.

La population totale de l'ensemble varie de 2 514 845[43] à 2 858 000 personnes[54],[55].

Habitants arabes palestiniens[modifier | modifier le code]

Palestiniens au marché à Hébron

Selon l'institut de statistiques palestinien PCBS, la population arabe palestinienne de Cisjordanie atteint 2 747 943 habitants en 2017 (y compris à Jérusalem-Est).

Le dernier recensement complet de la population, sous le régime jordanien, a eu lieu en 1967 et recensait environ 700 000 Arabes dont environ 80 000 habitants à Jérusalem-Est.

Habitants juifs israéliens[modifier | modifier le code]

Entrée de la colonie de Neve Danyal, vue depuis les terres agricoles palestiniennes, 2016.
Colonie de Ma'ale Adumim, 2015.

Selon le bureau central des statistiques israélien, en 2017, la population juive israélienne de Cisjordanie est évaluée à 201 200 personnes à Jérusalem-Est et 391 000 personnes dans le reste du territoire et connait un taux de croissance élevé du fait de l'immigration et d'un très fort taux de natalité (+ 4,1 % en rythme annuel en 2009) chez les Juifs de Cisjordanie, dépassant celui des Palestiniens.

Selon le démographe Youssef Courbage, les Israéliens représentent 15 % de la population totale en 2005 et probablement 25,5 % en 2025[56].

L'implantation de colonies israéliennes de peuplement en Cisjordanie a été encouragée depuis son occupation par Israël dès la fin de l'année 1967, avec une accélération du mouvement depuis 1977, sous le gouvernement de Menahem Begin. La politique d'implantations s'est poursuivie au long de la période du processus de paix, même si en quelques occasions, les Israéliens, en signe de bonne volonté, ont gelé leur implantation de manière temporaire. Le nombre d'Israéliens a plus que doublé entre 1993 et 2006[57]. Les implantations israéliennes sont illégales selon les résolutions votées à l'ONU[58],[59]. La résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée le [60] « exige de nouveau d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est » (traduction libre).

Le nombre total d'Israéliens établis en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est en juin 2023 de 700 000 personnes réparties comme suit : 229 000 à Jérusalem-Est et 471 000 en Cisjordanie. Cette population représente environ 10% de la population juive de l'État d'Israël, évaluée en mars 2023 à environ 7 150 000 personnes sur un total de 9 727 000 habitants, toutes origines connues. Dans le même article, il est indiqué que le ministre compétent en la matière, Bezalel Smotrich, entend doubler le nombre de Juifs sur ces territoires[61].

Communication et transports[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

L'infrastructure de transport est particulièrement problématique car l'utilisation des routes par les Palestiniens dans la zone C est très restreinte et les temps de déplacement peuvent être excessifs[62]; tandis que de nombreuses autres routes étaient réservées aux transports publics et aux Palestiniens disposant de permis spéciaux délivrés par les autorités israéliennes[63],[64],[65].

L'accès aux routes dans la zone sous contrôle administratif et militaire israélien est restreint par des contrôles militaires[62].

D'après l'homme politique palestinien, Moustafa Barghouti, Israël a maintenu plus de 600 points de contrôle ou barrages routiers dans la région pendant les Intifadas[66]. En conséquence, durant cette période de conflit, des restrictions de mouvement ont également été placées sur les routes utilisées par les Palestiniens[67]. Des passages souterrains et des ponts (dont 28 ont été construits avant 2007 et 16 construits en 2007) relient des zones palestiniennes séparées et les routes de contournement[68].

Télécommunications[modifier | modifier le code]

La société palestinienne de télécommunications Paltel fournit en Cisjordanie des services de communication tels que des lignes fixes, téléphones mobiles et accès à Internet. Le code de numérotation + 970 est utilisé en Cisjordanie et dans tous les territoires palestiniens. Jusqu'en 2007, le marché mobile palestinien était monopolisé par Jawwal. Un second opérateur mobile pour les territoires sous contrôle palestinien fut lancé en 2009 sous le nom de Wataniya Telecom, renommé plus tard Ooredoo Palestine (en).

Le nombre d'utilisateurs d'Internet dans les territoires palestiniens est passé de 35 000 (1,1 %) à 3 millions en 2016 (63 % de la population)[69]. Selon un sondage canadien, en 2009, 96 % des Palestiniens ont un téléphone, 57 % possèdent un ordinateur et 32 % ont accès à l'Internet[70].

Radio et Télévision[modifier | modifier le code]

La Palestinian Broadcasting Corporation est la société de radio diffusion et de télévision publique qui diffuse à partir d'une station en modulation d'amplitude à Ramallah sur la fréquence 675 kHz. Elle dépend de l'Autorité palestinienne.

De nombreuses stations privées locales sont également en service. La plupart des ménages palestiniens ont une radio et une télévision et les antennes paraboliques pour recevoir une couverture internationale sont très répandues. Récemment, PalTel a annoncé et a commencé à mettre en œuvre une initiative visant à fournir un service Internet haut débit ADSL à tous les ménages et entreprises. La station Al-Aqsa Voice diffuse depuis le Dabas Mall de Tulkarem sur 106,7 FM. La chaîne de télévision Al-Aqsa TV partage ses bureaux avec d'autres opérateurs.

Économie[modifier | modifier le code]

Monnaie[modifier | modifier le code]

La monnaie actuellement en circulation est celle d’Israël : le shekel. Toutefois, le dinar jordanien est aussi souvent accepté, particulièrement pour payer les frais universitaires (les universités étant parfois financées par la Jordanie) et, comme en Israël, le dollar américain peut aussi être utilisé. La monnaie est rendue en shekels. Les banques palestiniennes, israéliennes, jordaniennes et des grandes banques internationales sont présentes. Opèrent notamment sur le territoire la Bank of Palestine, l’Arab Bank ou la banque britanno-asiatique HSBC[71].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme prit de l'importance avec la signature des accords d'Oslo[72]. Après la seconde intifada, l'industrie du tourisme décline de 90 %, mais depuis 2010, 4,5 millions de touristes visitent les territoires palestiniens chaque année[73]. Le tourisme principal concerne les sites du christianisme et la plupart des touristes sont de confession chrétienne[74].

Conséquences économiques de l'occupation israélienne[modifier | modifier le code]

Selon un rapport de 2007 de la Banque mondiale, l'occupation israélienne de la Cisjordanie a détruit l'économie palestinienne, en violation de l'Accord de 2005 sur les déplacements et l'accès[75]. Des routes ont été construites par les Israéliens et pour eux : elles ne sont pas accessibles aux véhicules ayant des plaques minéralogiques spécifiques aux Palestiniens. La reprise économique réduirait la dépendance palestinienne à l'aide internationale d'un milliard de dollars par an[76].

Selon la Banque mondiale, les allègements des restrictions dans les zones sous contrôle militaire et civil israélien sont bénéfiques au développement de l'économie palestinienne[77]. Selon le rapport de la Banque mondiale, sans les contraintes physiques et légales ou bureaucratiques, le potentiel économique est évalué à un positif de 2,2 milliards USD par an et l'abandon de telles contraintes réduirait de 800 millions le déficit de l'Autorité palestinienne ; l'emploi serait enclin à augmenter de 35 % selon ce scénario[78].

En , les dirigeants palestiniens ont déclaré qu'ils demanderaient au Conseil de sécurité des Nations unies d'établir un calendrier pour mettre fin à l'occupation israélienne. La demande a été présentée le , à la suite d'une réunion de la Ligue arabe le , au cours de laquelle un soutien fut demandé. À moins qu'un calendrier ne soit établi au cours de 2014, les dirigeants palestiniens ont déclaré qu'ils demanderaient à la Cour pénale internationale de tenir Israël pour responsable de ses actions non seulement en Cisjordanie, mais aussi dans la bande de Gaza[79].

Un rapport de la Banque mondiale du 19 avril 2016 indique :

" L'économie palestinienne ne se développe pas suffisamment pour élever le niveau de vie et réduire le taux de chômage élevé. L'économie a connu une forte décélération de la croissance économique, passant de plus de 8 pour cent en 2007-11 à 3 pour cent en 2012-15. La forte baisse de la croissance a étouffé la capacité de l'économie à créer des emplois pour une population croissante de jeunes. Des efforts de réforme couronnés de succès et une forte croissance économique ont contribué à ramener la taille relative du déficit budgétaire global palestinien de 24,6 % du PIB en 2008 à 13 % en 2010. Cependant, malgré ces efforts d'assainissement budgétaire, le ratio déficit/PIB est resté inchangé. la fourchette de 10 à 13 pour cent depuis 2010 - en raison d'une masse salariale importante et d'une faible performance des revenus. L'économie a longtemps souffert des restrictions (Selon le gouvernement d'Israël, ces restrictions sont imposées pour protéger la sécurité des citoyens israéliens) et de l'instabilité politique qui continuent de peser sur l'activité du secteur privé. En outre, la baisse du financement des donateurs de 32 % du PIB en 2008 à 6 % en 2015 a fortement contribué à l'affaiblissement économique récent. La division interne entre la Cisjordanie et Gaza, qui a créé un double cadre réglementaire, a également eu un impact négatif sur l'activité économique et l'assiette fiscale." [80]

Ressources en eau[modifier | modifier le code]

Amnesty International indique dans un rapport d'octobre 2009 traitant des ressources en eaux régionales que :

« Les Palestiniens des territoires palestiniens occupés n'ont pas accès à un approvisionnement en eau suffisant et sûr ... Les politiques israéliennes discriminatoires sont à l'origine de la disparité frappante dans l'accès à l'eau entre Palestiniens et Israéliens ... L'inégalité est encore plus prononcée entre les communautés palestiniennes et les colonies israéliennes illégales, établies en violation du droit international. Les piscines, les pelouses bien arrosées et les grandes fermes irriguées dans les colonies israéliennes contrastent fortement avec les villages palestiniens dont les habitants luttent même pour satisfaire leurs besoins essentiels en eau domestique. Dans certaines parties de la Cisjordanie, les colons israéliens utilisent jusqu'à 20 fois plus d'eau par habitant que les communautés palestiniennes voisines, qui survivent avec à peine 20 litres d'eau par habitant par jour - le minimum recommandé par l'OMS pour les situations d'urgence[81]. »

Les chiffres de la consommation domestique palestinienne en 2012 sont les suivants, selon l'Autorité palestinienne[82]:

Population Approvisionnement (en millions de m3/an) Consommation Pertes (liées à des fuites) Utilisation per capita (en litre/an)
Cisjordanie 2 435 338 93,9 MCM 67,9 MCM 26,0 MCM 76,4 lpcd

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine archéologique[modifier | modifier le code]

Dans le Caveau des patriarches à Hébron ont été enterrés selon la tradition juive, les patriarches et matriarches Abraham et Sarah, Isaac et Rebecca, et Jacob et Léa. Le Caveau des patriarches est le deuxième lieu le plus saint du judaïsme après le mont du Temple à Jérusalem. La grotte est également un lieu sacré pour les musulmans.

Les tombeaux des personnages bibliques, lieux saints du judaïsme, sont répartis sur tout le territoire. En Samarie, se trouvent le tombeau de Joseph, de Samuel, de Joshua, de Caleb, de Givat Pinchas[Qui ?] et du juge Gidéon. En Judée, se trouvent le tombeau de Rachel, de David, de Othoniel et de Nathan. Nabi Musa est le tombeau de Moïse selon la tradition musulmane.

De nombreux sites archéologiques sont également éparpillés comme les piscines de Salomon ou la forteresse d'Hérodion.

Musique[modifier | modifier le code]

Dans les camps de réfugiés de Jénine, Deir Ghassaneh, Kalandia et Jalazone, en Cisjordanie mais aussi de Chatila et de Bourj el-Barajneh à Beyrouth, l'école de musique de l'association Al Kamandjâti, fondée à Angers en 2002 et installée à Ramallah en 2008 par Ramzi Aburedwan, forme des apprentis interprètes. Plus de 150 élèves s'inscrivent chaque année aux cours de théorie de la musique et d’apprentissage d'un ou plusieurs instruments. L'association fournit instruments, pupitres et partitions. Les cours sont assurés par des musiciens étrangers comme ceux de l'Orchestre arabo-andalou d'Anjou, de l'Orchestre de chambre de Paris ou le chef Diego Masson qui encadrent les jeunes bénévolement. Des concerts sont organisés en Cisjordanie mais parfois aussi en Israël, souvent annulés en raison des conflits[83],[84].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  77. « West Bank and Gaza – Area C and the future of the Palestinian economy », World Bank,  : « While internal Palestinian political divisions have contributed to investor aversion to the Palestinian territories, Israeli restrictions on trade, movement and access are clearly the binding constraint to investment: these restrictions substantially increase the cost of trade and make it impossible to import many production inputs into the Palestinian territories, as illustrated, for instance, on the example of the telecommunications sector. For Gaza, the restrictions on import and export are in particular severe. In addition to the restrictions on labor movement between the Palestinian territories, the restrictions on movement of labor within the West Bank have been shown to have a strong impact on employability, wages, and economic growth. Israeli restrictions render much economic activity very difficult or impossible to conduct on about 61 percent of the West Bank territory, called Area C. Restrictions on movement and access, and the stunted potential of Area C. », p. 2.
  78. « West Bank and Gaza – Area C and the future of the Palestinian economy », World Bank,  : « [...] assumed that the various physical, legal, regulatory and bureaucratic constraints that currently prevent investors from obtaining construction permits, and accessing land and water resources are lifted, as envisaged under the Interim Agreement. [...] It is understood that realizing the full potential of such investments requires other changes as well – first, the rolling back of the movement and access restrictions in force outside Area C, which prevent the easy export of Palestinian products and inhibit tourists and investors from accessing Area C; and second, further reforms by the Palestinian Authority to better enable potential investors to register businesses, enforce contracts, and acquire finance. [...] Neglecting indirect positive effects, we estimate that the potential additional output from the sectors evaluated in this report alone would amount to at least USD 2.2 billion per annum in valued added terms – a sum equivalent to 23 percent of 2011 Palestinian GDP. The bulk of this would come from agriculture and Dead Sea minerals exploitation. [...]. Tapping this potential output could dramatically improve the PA's fiscal position. Even without any improvements in the efficiency of tax collection, at the current rate of tax/GDP of 20 percent the additional tax revenues associated with such an increase in GDP would amount to some USD 800 million. Assuming that expenditures remain at the same level, this extra resource would notionally cut the fiscal deficit by half – significantly reducing the need for donor recurrent budget support. This major improvement in fiscal sustainability would in turn generate significant positive reputational benefits for the PA and would considerably enhance investor confidence. xi. The impact on Palestinian livelihoods would be impressive. An increase in GDP equivalent to 35 percent would be expected to create substantial employment, sufficient to put a significant dent in the currently high rate of unemployment. If an earlier estimated one-to-one relationship between growth and employment was to hold, this increase in GDP would lead to a 35 percent increase in employment. This level of growth in employment would also put a large dent in poverty, as recent estimates show that unemployed Palestinians are twice as likely to be poor as their employed counterparts. », viii.
  79. « Set 'timetable' to end Israeli occupation, Palestine to UN », Arab Herald,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  80. « Economic Monitoring Report to the Ad Hoc Liaison Committee »
  81. Amnesty International Report on water supply in the West Bank (summary), p. 2, Retrieved 03.15.2017
  82. http://pcbs.gov.ps/Portals/_Rainbow/Documents/water/water-2012-E-tab%207.htm
  83. Alice Froussard, « À Jénine, une école de musique résiste », La Lettre du musicien,‎ (lire en ligne)
  84. Antoine Pecqueur, « Jouer dans les zones à risque », La Lettre du musicien,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Israël et Jordanie 1949] (en + fr) « Convention d'armistice général (avec annexes), signée à Rhodes, le  », dans Recueil des traités : traités et accords internationaux enregistrés ou classés et inscrits au répertoire au Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies, vol. 42, (lire en ligne [PDF]), 1re partie (« Traités et accords internationaux enregistrés du au  »), texte no 656 (« Israël et Jordanie »), p. 302-325 :
    En pages paires : texte officiel en anglais communiqué par le représentant permanent d'Israël auprès de l'Organisation des Nations Unies.
    En pages impaires : traduction en français.
  • [Gerson 1973] (en) Allan Gerson, « Trustee-occupant : the legal status of Israel's presence in the West Bank », Harvard International Law Journal (en), vol. 14,‎ , p. 1-49 (extrait).
  • [Legrand 2005] Vincent Legrand, « La question de l'inconstitutionnalité de la décision jordanienne de désengagement de Cisjordanie du  », Égypte / Monde arabe, 3e série, no 2 : « Les architectures constitutionnelles des régimes politiques arabes : de l'autoritarisme à la démocratisation »,‎ , art. no 11, 28 p. (DOI 10.4000/ema.1745, lire en ligne [html], consulté le ).
  • [Sultany 2007] (en) Nimer Sultany, « The legacy of justice Aharon Barak : a critical review », Harvard International Law Journal Online (en), vol. 48,‎ , p. 83-92 (résumé, lire en ligne [PDF], consulté le ).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]