Présidence d'Andrew Jackson

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Présidence d'Andrew Jackson

7e président des États-Unis

Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait d'Andrew Jackson en 1829, par Ralph Eleaser Whiteside Earl.
Type
Type Président des États-Unis
Résidence officielle Maison-Blanche, Washington

Élection
Mode de scrutin Suffrage universel indirect
Élection 1828
1832
Début du mandat
Fin du mandat
Durée 8 ans
Présidence
Nom Andrew Jackson
Date de naissance
Date de décès (à 78 ans)
Appartenance politique Parti démocrate

La présidence d'Andrew Jackson débuta le , date de l'investiture d'Andrew Jackson en tant que 7e président des États-Unis, et prit fin le . Jackson entra en fonction après avoir battu le président sortant John Quincy Adams à l'élection présidentielle de 1828. Au cours de la campagne, il fonda un mouvement politique qui donna naissance sous sa présidence au Parti démocrate. Confortablement réélu en 1832 face à Henry Clay, candidat du Parti national-républicain, Jackson fut remplacé par son successeur désigné, le vice-président Martin Van Buren, après la victoire de ce dernier à l'élection présidentielle de 1836.

La présidence de Jackson fut à l'origine d'un certain nombre de bouleversements sur le plan intérieur. Favorable à l'expulsion des tribus amérindiennes installées sur les terres situées à l'est du fleuve Mississippi, Jackson ordonna le déplacement forcé de ces populations, un événement connu sous le nom de « piste des Larmes ». Il réforma également l'accès à la fonction publique par la mise en place du système des dépouilles, basé sur le favoritisme, afin d'accroître l'influence du Parti démocrate. En réponse à la crise de la nullification, Jackson menaça d'envoyer des troupes fédérales en Caroline du Sud mais la crise fut finalement dénouée par l'adoption du tarif de 1833. Il engagea par ailleurs un bras-de-fer avec la Seconde banque des États-Unis qu'il considérait comme une institution élitiste et antidémocratique. Le président sortit victorieux de cette confrontation et la charte fédérale accordée à la Seconde banque des États-Unis expira en 1836. La disparition de la banque centrale et la politique monétaire de Jackson destinée à encourager les paiements en or contribuèrent à déclencher la panique de 1837 peu après la fin de son mandat. En politique étrangère, les choses furent moins mouvementées : l'administration Jackson négocia de nombreux traités commerciaux avec des puissances étrangères et reconnut l'indépendance de la république du Texas.

Jackson fut la personnalité politique la plus influente et la plus controversée des années 1830. Ses deux mandats présidentiels marquèrent profondément la vie politique américaine pour un quart de siècle, période connue aujourd'hui sous le nom d'« ère jacksonienne ». Selon l'historien James Sellers, « l'incroyable personnalité d'Andrew Jackson était, en elle-même, suffisante pour faire de lui l'une des figures les plus controversées de la scène américaine ». Son action à la tête du pays poussa ses opposants à se rassembler au sein du Parti whig, qui défendait le principe d'un pouvoir exécutif fort pour moderniser l'économie à travers le recours aux banques, à l'application de taxes sur les importations de produits manufacturés et à une politique de travaux publics comme la construction de ports et de canaux. De tous les héritages laissés par les présidents, celui de Jackson est peut-être le plus difficile à expliquer ou à résumer. Plusieurs décennies après son départ de la Maison-Blanche, son biographe James Parton déclara que son bilan était, sur bien des aspects, contradictoire : « il fut à la fois un dictateur et un démocrate, un ignorant et un génie, un Satan et un saint ». Les évaluations historiques de sa présidence entre 1948 et 2009 classent généralement Jackson au palmarès des dix plus grands présidents de l'histoire américaine.