Kim Young-sam

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Dans ce nom coréen, le nom de famille, Kim, précède le nom personnel.
Kim Young-sam
김영삼
Kim Young-sam en 1996.
Kim Young-sam en 1996.
Fonctions
Président de la République de Corée

(10 ans)
Élection 18 décembre 1992
Premier ministre Hwang In Sung
Lee Hoi Chang
Lee Yung Duk
Lee Hong Koo
Lee Soo Sung
Goh Kun
Prédécesseur Roh Tae-woo
Successeur Kim Dae-jung
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Geoje (Corée)
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Séoul (Corée du Sud)
Nationalité sud-coréenne
Parti politique Parti pour la démocratie et la réunification
Parti démocrate libéral
Conjoint Son Myeong-sun
Diplômé de université nationale de Séoul
Religion presbytérianisme

Signature de Kim Young-sam김영삼

Kim Young-sam
Présidents de la République de Corée
Kim Young-sam
Hangeul 김영삼
Hanja 金泳三
Romanisation révisée Gim Yeongsam
McCune-Reischauer Kim Yŏngsam

Kim Young-sam, né le à Geoje dans le Gyeongsang du Sud et mort le à Séoul (Corée du Sud)[1], est un homme d'État sud-coréen. Il a été président de la République du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien opposant à Park Chung-hee, qui voulut le faire assassiner[2], il devient le premier président civil après les élections de décembre 1992 et la démission du général Roh Tae-woo, qui avait soutenu l'élection de Kim Young-sam.

Plusieurs événements signalent la modernisation de la Corée du Sud : l'Exposition universelle est organisée à Daejeon en 1993 ; le 14 septembre 1993, la visite du président François Mitterrand conduit à un accord, en avril 1994, aux termes duquel la France vend la technologie du TGV français pour construire la ligne Séoul-Busan.

Il lance une vague de réformes anti-corruption et met en place de vastes réformes économiques visant à assouplir les réglementations nationales et le code du travail, à favoriser les investissements étrangers et à promouvoir la concurrence. Entre novembre 1997 et janvier 1998, la monnaie coréenne, le won, se déprécie de 96,5% par rapport au dollar américain et en 1998 le PIB plonge de 7 %[3].

La présidence de Kim Young-sam est cependant marquée par des scandales et des catastrophes, et par une remise en cause de son mode de gouvernement qui n'a pas entièrement rompu avec les forces conservatrices, malgré une réforme de l'armée :

  • en juin 1995, l'effondrement du grand magasin Sampoong cause cinq cents morts ;
  • la faillite du conglomérat Hanbo Steel, dans laquelle est impliqué le fils de Kim Young-sam, est un signe précurseur de la crise financière sud-coréenne de 1997 ;
  • la restriction des libertés syndicales, résultant de la loi du 26 décembre 1996, entraîne d'importantes manifestations, alors que le procès pour corruption des deux généraux qui ont été les prédécesseurs de Kim, Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo, est perçue comme une manœuvre de diversion.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Fabre, Histoire de la Corée, Langues Mondes / L'Asiathèque, 2000, pp. 344-346.