Robert Rubin

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Robert Rubin
Image illustrative de l'article Robert Rubin
Fonctions
5e président du Conseil des relations étrangères des États-Unis
En fonction depuis le
En tandem avec Carla Anderson Hills
Président George W. Bush
Barack Obama
Prédécesseur Peter George Peterson (en)
70e secrétaire du Trésor des États-Unis
Président Bill Clinton
Gouvernement Administration Clinton
Prédécesseur Lloyd Bentsen
Successeur Lawrence Summers
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance New York (New York)
(États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti démocrate
Profession Consultant

Robert Edward Rubin, né le à New York, est un homme politique américain. Membre du Parti démocrate, il est secrétaire au Trésor entre 1995 et 1998 dans l'administration du président Bill Clinton puis président du Council on Foreign Relations depuis 2007. Il est accusé de porter une responsabilité majeure dans la quasi faillite de la banque Citigroup.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé en économie d'Harvard College et en droit de la Yale Law School, Robert Rubin commence une carrière d'avocat avant de rejoindre en 1966 la banque d'investissement Goldman Sachs, où il remplit plusieurs fonctions jusqu'à devenir coprésident de 1990 à 1992.

Peu après l'installation à la Maison-Blanche de Bill Clinton en janvier 1993, Robert Rubin est nommé par celui-ci directeur du Conseil économique national, nouvellement créé. Il quitte cette fonction le pour devenir secrétaire du Trésor et le demeure jusqu'en juillet 1999.

En 1998, avec Alan Greenspan et Lawrence Summers, il convainc la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) d'abandonner toutes les barrières qui « entravaient » le marché des dérivés de crédits vendus Over The Counter (OTC). Cette décision sera analysée comme portant une responsabilité majeure dans le développement du Shadow Banking dans les années 2000[1].

Avec la même « troïka », il pousse à l'adoption de la Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act de 1999 qui met en place les services de banques universelles, rompant la séparation traditionnelle entre banque de dépôt et banque d'investissement en opposition avec les leçons tirées de la crise de 1929[2].

En octobre 1999, il rejoint la banque new-yorkaise Citigroup, dont il est président par intérim en 2007. Très critiqué pour sa responsabilité dans la déconfiture de l'établissement, il annonce le sa démission avec effet immédiat de sa fonction de « conseiller spécial » sans responsabilité exécutive[3]. Rubin a reçu plus de 17 millions $ en compensation de Citigroup et 33 millions $ en stock options à partir de 2008[4]. Sa rémunération totale chez Citigroup entre 1999 et 2009 est de 126 M $[5].

Depuis 2008, il est membre de l'Africa Progress Panel, une fondation basée à Genève et présidée par Kofi Annan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Dufau, L'étrange désastre. Le saccage de la prospérité, CEE, 2015, p. 170
  2. Dufau, ibid, p. 170
  3. (en) Robert Rubin quits Citigroup amid criticism, reuters.com, 9 janvier 2009
  4. (en) [1], Forbes, 25 novembre 2008,
  5. (en) "Rethinking Bob Rubin From Goldman Sachs Star to Crisis Scapegoat" Bloomberg

Annexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]