Accord du Vendredi saint

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Affiche en faveur du « oui » (« votez oui, c'est la voie à suivre ») à l'accord du Vendredi saint lors du référendum qui eut lieu simultanément en Irlande du Nord et en République d'Irlande.

L'accord du Vendredi saint (anglais : The Good Friday Agreement, irlandais : Comhaontú Aoine an Chéasta), également appelé accord de Belfast (anglais : Belfast Agreement, irlandais : Comhaontú Bhéal Feirste), officiellement nommé accord de paix pour l'Irlande du Nord (anglais : The Northern Ireland Peace Agreement), a été signé le par les principales forces politiques d'Irlande du Nord acceptant une solution politique pour mettre fin aux trente années (de 1969 à 1998) de troubles sanglants qui firent 3 480 morts.

Il tire son nom de la date de signature, le vendredi précédant Pâques, Vendredi saint célébré par tous les chrétiens.

Les signataires[modifier | modifier le code]

Les termes de l'accord[modifier | modifier le code]

L'accord prévoit principalement :

La signature de cet accord a été approuvée par une majorité des Irlandais lors d'un référendum :

  • 74 % de OUI en Irlande du Nord, et
  • 94 % de OUI en République d'Irlande.

Depuis, des attentats sporadiques ont néanmoins fait 93 morts, de 1999 à 2009.

Brexit[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de sa politique de Brexit, la Grande-Bretagne a émis un livre blanc sur le brexit, dans lequel le gouvernement du Royaume-Uni réitère son engagement dans l'accord de Belfast. Sur le statut de l'Irlande du Nord, la position initiale du gouvernement britannique indique sa préférence pour garder la position constitutionnelle de l'Irlande du Nord dans le giron britannique mais avec des liens forts avec l'Irlande[1].

Toutefois, cette position devra s’accommoder d'autres réalités, l'Irlande étant en tant que membre de l'Union européenne partie prenante dans l'Union douanière.

Par ailleurs, le Brexit a créé des perturbations lors des dernières élections de l'assemblée nord-irlandaise[2].

Lors du Brexit, l'un des premiers points négocié sera la question irlandaise: les liens commerciaux de l'Irlande, la zone de mobilité commune et l'Accord du Vendredi saint[3].

D'après Tony Blair — l'un des premiers ministres participant à cet accord — une partie de cet accord doit être amendé de par le Brexit[4].

Au cours des négociations du Brexit, l'UE a défini un position paper concernant le support du Good Friday Agreement par le Royaume-Uni, au cours du BRexit[5].

Le position paper concerne des sujets tels que:

  • Good Friday Agreement and Peace Process
    • Interdépendance des institutions politiques
    • L'évitement d'une frontière matérielle
    • La coopération nord-sud entre l' Irlande et l'Irlande du Nord
    • Des provisions sur les droits, les sauvegardes et égalité d'opportunité
    • le droit de naissance de toutes les personnes d'Irlande du Nord
    • Les programmes de paix et les engagements au travers des Multi-annual Financial Framework
  • Common Travel Area
    • Le fonctionnement continu de la Common Travel Area
    • La continuation des arrangements de la Common Travel Area, en conformité avec la loi de l'Union européenne

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. HM Government The United Kingdom's exit from and new partnership with the European Union; Cm 9417, February 2017
  2. (en) « Our Brexit-driven disregard for Ireland is perilous », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  3. (en) « EU sees our unique circumstances but the 'Irish question must be dealt with early in the talks' - Independent.ie », Independent.ie,‎ (lire en ligne)
  4. « Irlande du Nord: Le Brexit entraînera un changement de l'accord de Paix, dit Blair », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne)
  5. https://ec.europa.eu/commission/sites/beta-political/files/guiding-principles-dialogue-ei-ni_en.pdf

Articles connexes[modifier | modifier le code]