George J. Mitchell

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George J. Mitchell
George John Mitchell.jpg

George John Mitchell

Fonctions
Envoyé spécial des États-Unis en Irlande du Nord (en)
-
Président pro tempore du Sénat des États-Unis
-
Sénateur des États-Unis
Biographie
Naissance
Nationalité
Lieu de travail
Formation
Bowdoin College
Georgetown University Law Center (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Parti politique
Membre de
Distinctions

George John Mitchell, GBE (né le 20 août 1933 à Waterville, Maine), est l'envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient sous l'administration Obama. Il est un homme politique démocrate et ancien sénateur des États-Unis qui a servi comme chef de la majorité au Sénat de 1989 à 1995. Il a été président de The Walt Disney Company à partir de mars 2004 à janvier 2007. Il était président du cabinet d'avocats mondial DLA Piper au moment de sa nomination comme envoyé spécial. Il est le chancelier de l'université Queen's de Belfast enIrlande du Nord.

Il a été le principal enquêteur dans les deux rapports Mitchell.

Le 10 août 2007, on signale que le sénateur Mitchell a un cancer de la prostate[1].

Le 22 janvier 2009, Mitchell est nommé envoyé spécial au Proche-Orient, travaillant sous la présidence de Barack Obama et la secrétaire d'État Hillary Clinton[2]. Barack Obama a officialisé vendredi 13 mai la démission de son émissaire pour le Proche-Orient George Mitchell, annoncée quelques heures plus tôt. Le président américain a affirmé que son administration restait pleinement engagée dans le processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Le départ de l'envoyé spécial intervient alors que le président américain Barack Obama doit prononcer, le 19 mai, un discours très attendu sur les révoltes dans le monde arabe et en Afrique du Nord.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père John George Mitchell, de descendance irlandaise et fils adoptif d'immigrés libanais[3], était gardien à Colby College et sa mère, Mary Saad, était une Libanaise ouvrière du textile immigrée aux États-Unis à l'âge de dix-huit ans.

George J. Mitchell est diplômé de Bowdoin College en 1954. En 1961, il reçoit sa licence en droit de la faculté de droit de l'université de Georgetown. Il a depuis reçu un doctorat honoraire en droit de Bates College. Il était employé comme avocat de la direction de la concurrence au Département de la Justice des États-Unis à Washington, de 1960 à 1962, puis comme adjoint au sénateur Edmund Muskie de 1962 à 1965. Mitchell a pratiqué le droit à Portland (Maine), de 1965 à 1977 et a été procureur adjoint du Comté de Cumberland (Maine) en 1971.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1974, il remporte la nomination démocrate de gouverneur du Maine en battant Joseph Brennan. Mitchell perdit l'élection générale contre le candidat indépendant James B. Longley mais fut nommé Attorney du Maine par le président Jimmy Carter en 1977. Michell servit de 1977 à 1979 quand il fut à la Cour du district du Maine. Mitchel servit comme juge fédéral jusqu'à ce qu'il fut nommé au Sénat américain en mai 1980 par le gouverneur du Maine Joseph Brennan, lorsque Edmund Muskie renonça à devenir ministre.

Il fut élu pour un mandat complet en 1982, réélu en 1988 mais ne se représenta pas en 1994. Il monta rapidement les échelons du Parti démocrate. Il servit en tant que président pro tempore adjoint en 1987-1989, à cause de la maladie du président pro tempore John C. Stennis. Il a alors servi comme leader au sénat entre 1989 et 1995.

Ancien membre du comité directeur du groupe Bilderberg[4].

Après sa carrière d'élu[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté le sénat, Mitchell rejoint le cabinet Verner, Liipfert, Bernhard, McPherson and Hand à Washington. Il deviendra plus tard président de ce cabinet. Il a été critiqué pour le lobbying de ce cabinet en faveur de l'industrie du tabac[5],[6]. Il est également avocat-conseil de Preti, Flaherty, Beliveau, Pachios, Haley & Orlick à Portland (Maine).

À partir de 1995, il est actif dans le processus de paix en Irlande du Nord, comme Envoyé spécial américain en Irlande du Nord. Mitchell prend d'abord la tête d'une commission qui établit les principes de non-violence que toutes les parties en présence en Irlande du Nord doivent respecter puis il préside les négociations de paix multipartites qui s'ensuivent, lesquelles aboutissent à l'Accord du Vendredi saint de 1998.

L'implication personnelle de Mitchell avec les parties était cruciale pour le succès des pourparlers. Son successeur comme envoyé spécial est Richard Haass. Pour son implication dans les négociations de paix en Irlande du Nord, Mitchell a reçu la médaille présidentielle de la Liberté[7] le 17 mars 1999 et la médaille de la Liberté du National Constitution Center le 4 juillet 1998.

Commission d'enquête sur les stéroïdes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. T.J. Quinn, « Mitchell diagnosed with cancer », New York Daily News,‎ (lire en ligne)
  2. Mark Landler, Seasoned Negotiator to Serve as a Mideast Envoy, (lire en ligne)
  3. http://digilib.bates.edu/gsdl/cgi-bin/library?e=d-01000-00---0muskieor--00-1--0-10-0---0---0prompt-10---4-------0-1l--11-en-50---20-about---01-3-1-00-0011-1-0utfZz-8-00&a=d&c=muskieor&cl=CL1.248&d=HASH0122fb46ad7930c276fbed5e
  4. (en) « Former Steering Committee Members », sur Bildergbergmeetings.org
  5. Jacob Weisberg, "Liberal Tobacco Whores", Slate Magazine, 10 août 1997,http://www.slate.com/id/2281/ consulté le 22 janvier 2009
  6. Maureen Dowd, "Liberties; Nicotine-Stained Halo", The New York Times, 17 mai 1998, http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=9F0DE1DC1E30F934A25756C0A96E958260 consulté le 22 janvier 2009
  7. . Pour ses services dans le processus de paix en Irlande du Nord, en 1999, Mitchell a été nommé Chevalier Grand Croix de l'Ordre de l'Empire britannique. Comme l'indique la coutume, Mitchell lui-même ne peut pas être appelé "Sir George", car il n'est pas un citoyen du Royaume-Uni ou du Commonwealth. Source : "Presidential Medal of Freedom Recipient Senator George J. Mitchell, United States Senate Majority Leader", 2007, http://www.medaloffreedom.com/GeorgeMitchell.htm consulté le 22 janvier 2009