Slobodan Milošević
Slobodan Milošević (/slobǒdan milǒːʃeʋitɕ/ ⓘ ; en serbe en écriture cyrillique : Слободан Милошевић — habituellement orthographié en français Slobodan Milosevic), né le à Požarevac (Yougoslavie, aujourd'hui en Serbie) et mort en prison le à La Haye (Pays-Bas), est un homme d'État yougoslave.
Fondateur du Parti socialiste de Serbie, il est président de la Serbie de à puis président de la république fédérale de Yougoslavie de à . Ses présidences sont marquées par un fort nationalisme serbe. Durant ces périodes, ont lieu les guerres de Yougoslavie, qui mettent fin à la république fédérative socialiste de Yougoslavie. Slobodan Milošević et le Croate Franjo Tuđman sont les principaux artisans du renouveau du nationalisme.
Il est accusé auprès du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Il meurt pendant la cinquième année de son procès, d'un infarctus du myocarde, sans qu'aucun jugement n'ait été rendu.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]Né le à Požarevac en Yougoslavie, Slobodan Milošević est le fils de Svetozar Milošević, un prêtre orthodoxe monténégrin, et de Stanislava Milošević (née Koljenšić), une enseignante et membre active du Parti communiste[1]. Il a un frère aîné Borislav (1934-2013) qui deviendra diplomate. Ses parents se séparent peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale et plus tard se suicideront, son père par arme à feu en 1962, sa mère par pendaison en 1974[3].
Milošević épouse Mirjana Marković en 1965 alors qu'ils sont tous deux à l'université de Belgrade. De leur union naissent deux enfants, Marko et Marija.
Débuts en politique
[modifier | modifier le code]Il rejoint dès 1959 la Ligue des communistes de Yougoslavie (SKJ) et devient durant ses études président de son aile jeunesse. En 1964, il termine ses études de droit à la faculté de droit de l'université de Belgrade, et travaille d'abord dans l'industrie (compagnie publique de gaz Technogaz), puis dans la finance où il exerce jusqu'en 1983 la fonction de directeur de la Beogradska banka (Beobanka, Banque de Belgrade). Après ses études, il sera aussi le conseiller économique du maire de Belgrade, Branko Pešić.
Slobodan Milošević devient en avril 1984 chef de la section de Belgrade au Parti communiste. Sa carrière politique de premier plan commence en mai 1986, quand il remplace Ivan Stambolić à la tête du Praesidium du Comité central de la Ligue des communistes de Serbie. Il est réélu en 1988.
Émergence d'un nationalisme serbe
[modifier | modifier le code]Milošević acquiert une notoriété publique lors de son discours prononcé en septembre 1987 lors du 8e congrès du Comité central de la Ligue des communistes de Serbie. Il déclare alors supporter les Serbes du Kosovo, qu'il estime lésés et persécutés par le gouvernement de la province autonome, composé en majorité de citoyens albanais. Il préconise également la réduction de l'autonomie du gouvernement du Kosovo et la répression de tout mouvement séparatiste émanant de la province. Cette prise de position est critiquée par plusieurs, particulièrement dans un pays où tout nationalisme favorisant une ethnie au détriment d'une autre vient violer le principe fondamental de fraternité et d'unité sur lequel sied la république de Yougoslavie. Milošević a plus tard réfuté ces allégations de nationalisme serbe au sein de la Yougoslavie qui teintait ses discours[4].
Accession au pouvoir
[modifier | modifier le code]Les prises de position plus radicales de Milošević ne reçoivent pas l'approbation de membres de la SKJ. Dragiša Pavlović, allié du président Ivan Stambolić, en fait partie. Celui-ci, qui avait succédé à Milošević à la tête de la section de Belgrade du parti, critique la politique orchestrée par Milošević à l'égard du Kosovo. Le comité central vote massivement pour l'exclusion de Pavlović du parti, suivra ensuite Stambolić, accusé d'avoir abusé de son pouvoir en vue d'empêcher le vote contre Pavlović[5],[6]. Les auteurs Adam LeBor et Louis Sell écriront que Pavlović a été limogé en raison de son opposition à la politique de Milošević envers les Serbes du Kosovo et que ce dernier avait préparé son accession au accession au pouvoir en remplaçant discrètement les partisans de Stambolić par ses propres hommes, forçant ainsi Pavlović et Stambolić à quitter le pouvoir[7],[8].
En décembre 1987, la démission de Stambolić est effective, permettant à Petar Gračanin de prendre le pouvoir à la tête de la présidence de la république socialiste de Serbie. Succédé brièvement par Ljubiša Igić à partir de mars 1989, c'est Milošević qui prend finalement sa place à la présidence de la république socialiste de Serbie de manière définitive à partir de mai 1989.
Milošević proclame l'état d'urgence au Kosovo, ce qui restreint ces droits acquis par le Kosovo en 1974 (mais ce qui est aussi légalement prévu par la Constitution)[réf. souhaitée].
Président de la République de Serbie
[modifier | modifier le code]Révolution anti-bureaucratique
[modifier | modifier le code]Le , Milošević est élu président de la république socialiste de Serbie. Débutée en 1988, il soutient la révolution anti-bureaucratique qui consiste en une série de manifestations dirigées par ses partisans et qui visent à promouvoir un nationalisme serbe au sein de la Yougoslavie, à diminuer le pouvoir des provinces autonomes de Serbie, à savoir Voïvodine et le Kosovo, et à supporter les politiques de son gouvernement. L'origine de l'organisation de ces manifestations demeure contestée. Les partisans de Milošević affirment que la révolution anti-bureaucratique est un authentique mouvement populaire[9],[10], alors que ses détracteurs affirment au contraire qu'elle est sournoisement planifiée et organisée par Milošević lui-même afin de consolider son pouvoir politique[11],[12].
La révolution anti-bureaucratique cause malgré tout la chute des gouvernements de Voïvodine et du Kosovo en 1988 et du Monténégro en 1989 et leur remplacement par des dirigeants fidèles à Milošević. Dans l'opposition, certaines voix commencent à s'élever contre la vision nationaliste (Cercle de Belgrade).
Discours de Gazimestan
[modifier | modifier le code]Le , pour le 600e anniversaire de la bataille de Kosovo Polje, il fait un discours au Kosovo, face au monument de Gazimestan et devant plusieurs centaines de milliers de personnes[13], dans lequel la commémoration de l'événement historique est l'objet d'une réécriture de l'histoire à des fins nationalistes. D'une part, à l'échelle de la Yougoslavie, où ce discours est observé par les autres républiques, qui y voient au moins une provocation, voire un grand danger. Pour beaucoup d'observateurs, ce discours est un événement-clef dans la chronologie des guerres de décomposition de la Yougoslavie[14], ayant notamment contribué à enclencher les processus de référendums d'autodétermination en Slovénie et en Croatie. D'autre part, à l'échelle de la Serbie, ce discours expose les idées nationalistes de Slobodan Milošević, notamment à l'égard des Albanais du Kosovo (peuple non slave, à majorité musulmane), et entérine l'abolition du statut autonome du Kosovo[15]. Ainsi, la Constitution de la Yougoslavie de 1974 (sous Tito) transforme le Kosovo en province autonome (auparavant il s'agissait d'une province) et lui accorde plus de droits, tout en maintenant ce territoire sous la responsabilité de la république de Serbie (tout comme pour la Voïvodine).
Transformation de l'État
[modifier | modifier le code]Le communisme étant en déliquescence dans tous les pays de l'Europe de l'Est, il participe à partir de 1989 à la dissolution du Parti communiste yougoslave qui se scindera en plusieurs partis locaux pour chaque république fédérée de Yougoslavie, dont le Parti socialiste de Serbie. En 1990, après que d'autres républiques aient quitté le Parti communiste yougoslave et adopté des systèmes mixtes multipartites, le gouvernement Milošević emboîte rapidement le pas et fait promulguer la Constitution serbe de 1990, qui modifie le nom de l'État fédéré de république socialiste de Serbie en république de Serbie, abandonne le système communiste à parti unique et le remplace par un système démocratique multipartite. Celle-ci donne en outre au président un pouvoir accru. Milošević conserve la fonction de président de la république.
Après l'instauration d'un système multipartite en Serbie, Milošević et ses alliés politiques travaillent à l'établissement d'un tel système en Yougoslavie, au niveau fédéral. Après avoir tenté en vain de convaincre la population de Bosnie-Herzégovine de joindre le nouvel État fédéral démocratique, la Serbie s'adjoint plutôt du Monténégro, avec lequel ils fondent la République fédérale de Yougoslavie le .
Le , Slobodan Milošević est réélu à la présidence de la république de Serbie, cette fois au suffrage universel direct.
Droits civils et politiques
[modifier | modifier le code]La politique de Milošević, alors qu'il est président de la république de Serbie, est controversée, notamment en ce qui concerne les droits civils et politiques. En mars 1991, le temps d'antenne de deux stations de radio indépendantes est suspendu durant 36 heures afin qu'elles ne transmettent pas d'informations relatives à la manifestation antigouvernementale qui avait cours à Belgrade. La plainte de ces deux stations au procureur général de Serbie n'a reçu aucune réponse de sa part[16].
Sous son gouvernement sont également apportés des changements au code pénal serbe qui restreignent la liberté d'expression et la liberté de presse. Par exemple, est passible d'une peine de prison de trois ans quiconque commet une « raillerie publique [de] la République de Serbie ou d'une autre république de la République fédérale de Yougoslavie, de leur drapeau, de leurs armoiries ou de leur hymne, de leurs présidences, assemblées ou conseils exécutifs, du président du conseil exécutif dans l'exercice de ses fonctions ». Des exemptions limitées à l'égard des journalistes sont prévues[16].
Guerres en Yougoslavie
[modifier | modifier le code]Le , la Croatie et la Slovénie, « États indépendants et souverains » aux termes de la Constitution yougoslave titiste du , déclarent leur indépendance de la république fédérative socialiste de Yougoslavie, après des référendums d'autodétermination. Lorsque la dissolution de cette fédération aura été constatée en , la Macédoine du Nord et la Bosnie-Herzégovine refuseront de rejoindre l'union de la Serbie et du Monténégro que Milošević a constituée en avril 1992 sous le nom de république fédérale de Yougoslavie.
Souhaitant unifier l’ensemble des Serbes au sein d’une Grande Serbie, Milošević entreprend alors de modifier par la force les frontières de la Croatie et de la Bosnie-Herzégovine, en invoquant la présence de minorités serbes immigrées à partir du XVe siècle en Croatie et en Bosnie et non assimilées. Ces frontières ont été définitivement fixées en 1945, mais datent pour l'essentiel de plus de deux siècles. La Constitution de 1974 précise que c'est « dans le cadre des républiques et des provinces autonomes » que les « peuples et les nationalités » exercent leurs « droits souverains »[17].
Milošević est rendu responsable de deux guerres successives : la première, à l'été de 1991, contre la Croatie, qui déclare son indépendance en octobre, la deuxième, en , contre l'État de Bosnie-Herzégovine, derrière le prétexte d'une « insurrection locale » des Serbes contre le gouvernement légal[18]. La guerre en Bosnie culmine au massacre de Srebrenica en , perpétré par des forces serbes contre des Bosniaques. Il précipitera l'intervention de l'OTAN. L'organisation Médecins du monde avait placardé fin 1992 des affiches associant Milošević à Hitler. Thierry Wolton fait remarquer que cette assimilation était fallacieuse, Milošević étant communiste et se situant donc dans la tradition de Staline et non d'Hitler[19].

En Croatie, après la bataille de Vukovar, le Massacre de Vukovar et l'expulsion des Croates et autres non-Serbes de la Slavonie orientale et de la région de Krajina par les forces serbes, le président Franjo Tuđman lance en 1995 l'opération Tempête contre les Serbes vivant en Slavonie et dans la région de Krajina. Cette opération expulse plus de 200 000 réfugiés serbes et s'accompagne de nombreux crimes de guerre contre les Serbes[20]. Les armées serbes sortent affaiblies de ces événements, et les accords de Dayton de mettent un terme à la guerre en Bosnie-Herzégovine et en Croatie. Ils sont paraphés à Paris le 14 décembre suivant par les présidents Izetbegović (Bosnie), Milošević (Serbie) et Tuđman (Croatie)[21].
Après les accords de Dayton, la population de Serbie vote majoritairement contre Milošević. Son parti perd les élections municipales de , et l'opposition devra manifester jour et nuit jusqu'en février 1997 pour qu'il finisse par reconnaître les résultats. En juillet 1997, Milošević est néanmoins élu à la présidence de la république fédérale de Yougoslavie (RFY).
La répression serbe de la guérilla de l'UÇK au Kosovo finit par convaincre les dirigeants occidentaux, après l'échec de la conférence de Rambouillet, que l'action militaire contre Milošević est nécessaire. Le , l'OTAN ordonne, contre l'opposition de la Russie au conseil de sécurité de l'ONU, des frappes aériennes contre la RFY. Ces frappes forcent Milošević à signer les accords de Kumanovo du , par lesquels il s'engage à retirer ses troupes. Le même jour, le Conseil de Sécurité de l'ONU vote la Résolution 1244, qui prévoit une administration provisoire de l'ONU (MINUK) et une présence militaire dirigée par l'OTAN (KFOR). Au Kosovo, l'action des forces serbes serait responsable de 2 000 morts civils et 300 000 réfugiés[réf. nécessaire][22].
L’administration américaine fait du renversement du gouvernement serbe sa priorité à partir de la fin des années 1990. À l'approche des élections de 2000, les autorités américaines se rapprochent des mouvements d'opposition serbes, leur procurant des financements et des instructeurs. Selon le Washington Post, cette opération contre Milošević a coûté 41 millions de dollars aux États-Unis : « Ce fut le début d’un effort exceptionnel pour détrôner un chef d’État étranger non pas à travers une opération secrète, à l’instar de celles que la CIA a menées en Iran ou au Guatemala, mais en utilisant les techniques d’une campagne électorale moderne[23] ».
Devant le Tribunal pénal international
[modifier | modifier le code]Le 24 mai 1999, au moment même où la Serbie est bombardée par l'OTAN, Milošević est inculpé devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide[24].
En septembre 2000, il est battu à l’élection présidentielle fédérale par Vojislav Koštunica et il quitte le pouvoir le 5 octobre 2000. Sous la pression d'un ultimatum américain fixant au la date limite de l'arrestation de Slobodan Milošević sous peine de sanctions économiques, la justice serbe le somme de se rendre. Les forces spéciales de la police donnent l'assaut le , mais les gardes du corps et les partisans de l'ancien président serbe parviennent à résister. Après un siège de 33 heures organisé par la police, il se rend aux autorités. Il est arrêté le pour abus de pouvoir et corruption et est livré à l'ONU par le gouvernement serbe en juin 2001. Son procès, qui a débuté le , le fait comparaître devant le TPIY pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, infractions graves aux conventions de Genève et violation des lois ou coutumes de la guerre[25],[26].
La nature du procès et sa méthodologie sont contestées par certains observateurs[27],[28],[29].
En , la Cour internationale de justice (CIJ) jugea la Serbie non coupable de génocide et conclut que le gouvernement de Belgrade n'avait pas planifié le massacre de Srebrenica, l'épisode le plus grave dont faisait état l'acte d'accusation. Cependant, le président de la CIJ déclara que Milošević était au courant des risques de massacre en Bosnie et n'avait rien fait pour les écarter[30].
En , une rumeur[31] affirme que Slobodan Milosevic a été blanchi par le TPIY, affirmation démentie par le TPIY dans le journal Le Monde ainsi que dans une tribune sur Al Jazeera[32]. Le tribunal a seulement indiqué dans le cadre du procès de Karadžić « qu’il n’y a pas suffisamment de preuves dans ce dossier pour constater que Slobodan Milošević avait donné son accord au plan commun qui visait à expulser définitivement les Musulmans et les Croates de Bosnie du territoire revendiqué par les Serbes de Bosnie ». Le jugement concerné indiquait en outre qu'il avait « coopéré étroitement avec l’accusé pendant cette période [où les crimes ont été commis] »[33].
Mort
[modifier | modifier le code]L'état de santé de Milošević marque la fin du procès[34]. Des demandes répétées de Milošević d'être soigné en Russie sont rejetées par le tribunal, bien que la santé du prévenu, qui assure lui-même sa défense, rende difficile la poursuite du procès[35].
Le , avant la fin de son procès, Milošević meurt au centre de détention des Nations unies à La Haye (dans le quartier de Schéveningue)[36]. Les premières annonces indiquent que sa mort est naturelle et qu'il souffrait de problèmes cardiaques et d'hypertension.

Selon un rapport d'autopsie publié le , Slobodan Milošević est mort des suites d'un infarctus du myocarde. Le , le TPIY exclut la thèse de l'empoisonnement dans un nouveau rapport d'analyses toxicologiques affirmant qu'aucun poison, médicament ou substance étrangère susceptible d'avoir provoqué la mort n'a été retrouvé[37].
Son frère Borislav estime que le TPIY est « entièrement responsable » de la mort de l'ancien président, en lui refusant d'être soigné en Russie[38].
Après qu'il a été envisagé de l'inhumer en Russie ou à Belgrade, ce qui a suscité des controverses, Milošević est inhumé le dans sa ville natale de Požarevac. Un hommage a cependant lieu préalablement à Belgrade en présence de plus de 50 000 partisans et de personnalités politiques et culturelles occidentales (opposants à l'OTAN), comme l'écrivain Peter Handke[39].
Documentaires
[modifier | modifier le code]- The Death of Yougoslavia, 1995.
- The Fall of Milosevic (en trois parties), 2001.
- Slobodan Milosevic: Glosses at a Trial (en deux parties), Pays-Bas, 2003.
- Milosevic on trial, Danemark, 2007.
Publications
[modifier | modifier le code]- (fr) Les Années décisives, éditions L'Age d'Homme, 1990.
- (fr) Ma vérité, Éditions Le Verjus, 2004.
- (de) Klaus Hartmaan et Slobodan Milosevic, Die Zestörung Jugoslawiens, 2008.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]En anglais
[modifier | modifier le code]- Robert Thomas, Serbia under Milosevic, éditions C. Hurst & Co, 1990.
- Sabrina Petra Ramet, Balkan Babel, éditions Westiew Press, 1996.
- Dusko Doder et Louise Branson, Milosevic, Portrait of a Tyrant, éditions Free Press, 2000.
- Slavoljub Djukic et Slavoljub Ukic, Milosevic and Markovic, éditions McGill–Queen's University Press (en), 2001.
- Louis Sell, Slobodan Milosevic and the destruction of Yugoslavia, éditions Duke University Press Books, 2002.
- Michael P. Scharf et William Schabas, Slobodan Milosevic on Trial: a companion, éditions Bloomsbury Academy, 2002.
- Gidéon Boas, The Milosevic Trial, éditions Cambridge University Press, 2007.
- Janine N. Clark, Serbia in the Shadow of Milošević, éditions Tauris Academic Studies, 2008[40].
- Judith Armatta, Twilight of impunity: the War Crimes Trial of Slobodan Milosevic, éditions Duke University Press Books, 2010.
- Tom Gallagher, Outcast Europe, The Balkans: 1789-189, éditions Routledge, 2013.
En français
[modifier | modifier le code]- Florence Hartmann, Milosevic, une biographie politique, éditions Denoël, 1999.
- Vidosav Stevanović, Milosevic, une épitaphe, éditions Fayard, 2000.
- Thomas Hofnung, Désespoir de paix, éditions Atlantica, 2001.
- Florence Hartmann, La Diagonale du fou, éditions Gallimard, 2002.
- Vidosav Stevanović, Milosevic, éditions I.B. Tauris & Ltd, 2004.
- Ève Crépin et Patrick Barriot, Le Procès Milošević ou l'inculpation du peuple serbe, éditions L'Âge d'Homme, 2006.
- Zoran Petrovanic Picorana, La Serbie et l'ascension de Slobodan Milosevic (1982-1992), éditions L'Harmattan, 2011.
Discours de Slobodan Milošević
[modifier | modifier le code]Livre en faveur de Milošević
[modifier | modifier le code]Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Franjo Tuđman (président de la république de Croatie)
- Alija Izetbegović (président du collège présidentiel de Bosnie-Herzégovine)
- Ibrahim Rugova (président de la république du Kosovo)
- Otpor (Srdja Popovic)
- Parti socialiste de Serbie (accords de Dayton)
- 5 octobre 2000 en Serbie (Opposition démocratique de Serbie)
Liens externes
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- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative à la bande dessinée :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (en) « Slobodan Milošević », sur Find a Grave
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Jean-Christophe Buisson, Histoire de Belgrade, 2013, éditions Perrin (ISBN 9782262039882), page 15
- ↑ Sur cbc.ca.
- ↑ « Slobodan Milosevic », sur IMDb (consulté le ).
- ↑ (en) James R. Gaines, Karsten Prager, Massimo Calabresi, Marguerite Michaels, Time, « "I AM JUST AN ORDINARY MAN" » [archive du ], sur www.time.com, (consulté le )
- ↑ Xinhua; 25 septembre 1987, FRIDAY; Senior Yugoslav Party Official Sacked Over Kosovo Issue; Belgrade, 25 septembre; ITEM NO: 0925148.
- ↑ BBC Summary of World Broadcasts; BELGRADE COMMUNISTS GIVE VIEWS ON STAMBOLIC'S RELATIONS WITH DRAGISA PAVLOVIC; 27 novembre 1987; SOURCE: Belgrade home service 2100 gmt 24 novembre 1987.
- ↑ Sell, Louis (2002). Slobodan Milosevic and the Destruction of Yugoslavia. Durham, NC: Duke University Press. ISBN 978-0-8223-2870-4, p. 47-49.
- ↑ LeBor, Adam (2004). Milosevic: A Biography. New Haven, CT: Yale University Press. ISBN 978-0-300-10317-5, p. 92-94.
- ↑ (en) « 060125ED - 25 January 2006 Session » [archive du ], sur www.un.org (consulté le )
- ↑ (en) « 050414IT - 14 April 2005 Session » [archive du ], sur www.un.org (consulté le )
- ↑ (en) « 021002ED - 2 October 2002 Session » [archive du ], sur www.un.org (consulté le )
- ↑ (en) « 030521ED - 21 May 2003 Session » [archive du ], sur www.un.org (consulté le )
- ↑ Alice Krieg-Planque, « Purification ethnique ». Une formule et son histoire, Paris, CNRS Editions, , 528 p. (ISBN 978-2-271-06089-1), p. 205.
- ↑ « Il y a dix ans, au Champ de Merles, Milosevic annonçait de « nouvelles batailles » » (consulté le ).
- ↑ Sylvie Matton, Srebrenica un génocide annoncé, Flammarion, (ISBN 978-2080687906), p.186.
- Thompson, Mark (1994). Forging War: The Media in Serbia, Croatia and Bosnia-Hercegovina. International Centre Against Censorship, Article 19. Avon, Royaume-Uni : The Bath Press, p. 59.
- ↑ Rémy Ourdan, « Le journal de guerre de Mladic, document exceptionnel sur la guerre de Bosnie », sur lemonde.fr, .
- ↑ Christophe Châtelot, « Slobodan Milosevic, le semeur de guerres », sur lemonde.fr, .
- ↑ Thierry Wolton, L'histoire interdite, éd. Jean-Claude Lattès, 1998, p. 70.
- ↑ Croatie : Opération « Tempête » - justice n’a toujours pas été rendue dix ans après, Amnesty International, 4 août 2005.
- ↑ Nenad Tomic, « Le 14 décembre 1995, les Accords de Dayton mettaient fin à la guerre en ex-Yougoslavie », sur RFI, (consulté le ).
- ↑ « Kosovo/guerre: 13.000 tués et disparus », .
- ↑ Ana Otašević, « Changements de régime clés en main », sur monde-diplomatique.fr, .
- ↑ « TPIY, Slobodan Milošević, Affaire n° IT-02-54-T, fiche informative ».
- ↑ « Les arguments de l’Accusation - Croatie et Bosnie-Herzégovine », .
- ↑ Marc Semo, « Slobodan Milosevic inculpé de génocide », sur liberation.fr, .
- ↑ Stéphanie Maupas, « Srebrenica, Milosevic et le génocide », sur lemonde.fr, .
- ↑ « Mauvais procès à La Haye », sur lemonde.fr, .
- ↑ (en) « Weighing the Evidence, Lessons from the Slobodan Milosevic Trial », sur Human Right Watch.
- ↑ L'ONU disculpe la Serbie des charges de génocide.
- ↑ auteur non précisé, « Ex-Yougoslavie : Miloševic blanchi par le Tribunal Pénal International! », sur La Dépêche du Midi, (consulté le ).
- ↑ Serge Brammertz, « Slobodan Milosevic is no hero », sur Al Jazeera, (consulté le ).
- ↑ Adrien Sénécat, « Non, Slobodan Milošević n’a pas été « blanchi » par le Tribunal pénal international », sur Le Monde, (consulté le ).
- ↑ « À ce sujet, puisqu'il y a deux mois je vous ai soumis ma requête vous demandant de m'autoriser à suivre un traitement. Je pense qu'il faudra que vous me l'accordiez et que je puisse me soigner. » Le 22 février 2006 à l'Audience publique, [lire en ligne] sur un.org.
- ↑ Motion demandant une intervention spécialisée.
- ↑ « Mort de Slobodan Milosevic : Carla del Ponte déplore que justice ne pourra être rendue », sur un.org, .
- ↑ « L'autopsie conclut à une "mort naturelle" de Slobodan Milosevic », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Polémique autour de la mort de Slobodan Milosevic », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Émilie Grangeray, « Je n'ai jamais eu de position négationniste », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ 'Serbia in the Shadow of Milošević.
- Personnalité politique serbe
- Président de la république fédérale de Yougoslavie
- Président de la Serbie
- Personnalité politique yougoslave
- Victime d'une tentative de meurtre
- Personnalité morte en prison
- Personnalité de la guerre de Bosnie-Herzégovine
- Personnalité de la guerre de Croatie
- Personnalité de la guerre du Kosovo
- Nationaliste serbe
- Naissance en août 1941
- Naissance à Požarevac
- Décès en mars 2006
- Décès à La Haye
- Mort d'une crise cardiaque
- Décès à 64 ans
- Personnalité des guerres de Yougoslavie
- Personnalité inculpée par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie
- Naissance en Yougoslavie
