Johannesburg

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Johannesburg
Blason de Johannesburg
Héraldique
Drapeau de Johannesburg
Drapeau
Image illustrative de l'article Johannesburg
Administration
Pays Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Région Transvaal
Province Gauteng
Municipalité Métropole de Johannesburg
Maire Herman Mashaba (DA)
Démographie
Gentilé Johannesbourgeois
Population 4 434 827 hab.[1] (2011)
Densité 2 698 hab./km2
Géographie
Coordonnées 26° 12′ 16″ sud, 28° 02′ 44″ est
Altitude 1 753 m
Superficie 164 400 ha = 1 644 km2
Localisation

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Johannesburg
Liens
Site web http://www.joburg.org.za/

Johannesburg (ou Johannesbourg en français) est une métropole d'Afrique du Sud, fondée en 1886 au Transvaal. Elle est l'actuelle capitale de la province de Gauteng, la plus riche du pays.

L'agglomération de Johannesburg-Pretoria est l'une des trente plus grandes régions métropolitaines du monde, avec plus de 12 millions d'habitants, et est l'une des six villes mondiales d'Afrique. Johannesburg est parfois considérée, à tort, comme la capitale de l'Afrique du Sud.

Située sur le gisement aurifère du Witwatersrand, Johannesburg est considérée comme la capitale économique du pays ; elle abrite ainsi la bourse d'Afrique du Sud et la cour constitutionnelle y a son siège.

Elle accueille environ, en 2001, 710 000 habitants (4 434 827 habitants dans la municipalité[1]), ce qui en fait, de loin, la ville la plus peuplée du pays. Avec son agglomération, elle est la troisième ville la plus peuplée d'Afrique. La ville a été hôte du Sommet de la Terre 2002, le second sommet de la Terre dit « sommet de Johannesburg » pour les associations et ONG qui y tenaient un sommet parallèle à celui des États, dix ans après le « sommet de Rio » de 1992.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de « Johannesburg » signifie en afrikaans et néerlandais « le bourg (burg) de Johann ». Ce prénom fait référence à deux personnages de la République sud-africaine du Transvaal qui jouèrent un rôle important dans la fondation de la ville en 1886 : le vice-président Christiaan Johannes Joubert et le premier inspecteur général Johann Rissik[2],[3].

La ville de Johannesburg est localement surnommée Joburg, J'burg, The Wild City ou encore Jozi. Son nom en langue zoulou est eGoli qui signifie « ville de l'or » (via l'anglais gold) .

Histoire[modifier | modifier le code]

Johannesburg en 1896.
Vue aérienne de Johannesburg en 1911.
Hazeldene Hall à Johannesburg.

Un camp de tentes est installé par Ignatius Ferreira dans ce qui deviendra Ferreirasdorp, la plus ancienne partie de la ville, laquelle devient en dix ans la principale zone urbaine du Transvaal. Le développement de Johannesburg est lié à la découverte d'or en 1886 (d'où son nom zoulou : eGoli signifiant « la cité de l'or »). La ville connaît alors une croissance extrêmement rapide, avec en particulier l'ouverture d'une bourse de valeurs, la bourse de Johannesburg (Johannesburg Stock Exchange), dès 1887.

D'importants investissements immobiliers dans les années 1930 (immeubles Art déco), puis dans les années 1970 (gratte-ciels) contribuent ensuite au développement de la ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Plus grande ville de l'ancienne région du Transvaal, Johannesburg est située depuis 1994 dans la nouvelle province du Gauteng dont elle est la capitale.

Johannesburg ayant été fondée sur des terres particulièrement arides à la suite de la découverte d'un gisement d'or, elle n'est traversée par aucun cours d'eau naturel, et ne dispose d’aucune source d'eau potable à proximité. Cette particularité a contraint le gouvernement Sud-Africain à concevoir un système complexe d’acheminement de l'eau potable[4], provenant du Lesotho, jusqu'au cœur de la métropole.

La ville est située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Pretoria, la capitale du pays. L'Afrique du Sud compte trois capitales : Pretoria, capitale administrative, Le Cap, capitale parlementaire et Bloemfontein, capitale juridique.

Climat[modifier | modifier le code]

Johannesburg possède un climat de type océanique[5] tempéré par ses 1 650 m d'altitude. Elle bénéficie de températures assez douces le jour (environ 28 ° à 30 ° en été et 10 ° à 20 ° en hiver) mais en revanche assez froides le soir (environ 15 °C en été et pouvant descendre en dessous de zéro en hiver).

Relevé météorologique de Johannesburg
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 15 14 13 10 7 4 4 6 9 11 13 14 10
Température maximale moyenne (°C) 26 25 24 21 19 16 17 19 23 24 24 25 22
Précipitations (mm) 125 90 91 54 13 9 4 6 27 72 117 105 703
Source : South African Weather Service


Démographie[modifier | modifier le code]

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Selon le recensement de 2001, la population de la municipalité de Johannesburg est supérieure à 3 millions d'habitants pour un territoire de 1 644 km2 représentant une densité de 1 962 habitants /km²). À elle seule, Johannesburg compte environ 710 000 habitants. Son agglomération recouvrant une grande partie de la province de Gauteng s'étend désormais jusqu'à Prétoria englobant près de 10 000 000 habitants ce qui en fait la troisième agglomération africaine après Le Caire et Lagos.

La population noire est représentée à environ 73 %, la population blanche à 16 %, la population métisse à 6 % et la population asiatique à 4 %.
À la fin de l'apartheid, dans les années 1990, les blancs s'étaient repliés sur les banlieues nord. Soweto, le township symbole, est devenu le refuge des classes moyennes noires. Les plus pauvres ont convergé vers l'inner city : Hillbrow, Berea ou Yeoville. Des milliers de familles pauvres ou de migrants africains à la recherche d'un travail s'entassent dans des taudis mais vivent tous les jours à la merci de l'expulsion.

La ville compte 42 % d'habitants de moins de 24 ans et 37 % de chômeurs. Parmi ces derniers, 91 % sont noirs.

Seulement 0,7 % de la population active travaille dans les mines (contre 19 % dans le secteur des services et 18 % dans le secteur financier).

La langue la plus parlée est le nguni (34 %) suivie du sotho (26 %), de l'anglais (19 %) et de l'afrikaans (8 %).

On dénombre 7 % d'illettrés contre 29 % de diplômés du seul enseignement secondaire (high school) alors que 14 % de la population a fait des études universitaires.

La population de la ville se déclare majoritairement chrétienne (53 %) contre 24 % d'athées ou d'agnostiques, 14 % d'églises africaines diverses, 3 % de musulmans, 1 % de juifs et d'hindous.

En mai 2008, Johannesburg connaît de violentes émeutes anti immigrés dans les bidonvilles qui font plus de 50 morts, des milliers de sans-abris[6] et provoquent l'exode de plusieurs milliers de clandestins[7].

La population de toute la zone métropolitaine de Johannesburg est de 8 millions d'habitants ce qui en fait une des 35 zones métropolitaines les plus peuplées au monde.

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Vue sur le pont Nelson Mandela et le centre-ville de Johannesburg depuis le quartier central de Braamfontein.

Avant 1994, la ville de Johannesburg se divisait administrativement entre onze autorités locales (sept blanches et quatre noires ou métis). Les sept administrations blanches s'autogéraient financièrement à 90 % et dépensaient 93 USD par personne, alors que les quatre administrations noires s'autofinançaient à seulement 10 % et ne dépensaient que 15 USD par personne.

La démarcation municipale de la ville de Johannesburg a été redéfinie en 1995 pour englober des quartiers noirs. Le premier conseil municipal post-apartheid fut créé cette année-là. Il adopta la devise « une ville, un contribuable » pour marquer son objectif de traiter la distribution inégale des revenus et des impôts. Les revenus des quartiers traditionnellement blancs et prospères devaient subvenir aux services des quartiers les plus pauvres. La ville fut divisée en quatre arrondissements, chacun avec une autonomie territoriale et une autorité locale sous le contrôle d'un conseil central métropolitain. De plus, les circonscriptions furent modifiées pour inclure les quartiers riches comme Sandton et Randburg, et les townships voisins pauvres comme Soweto et Alexandra.

En 1999, Johannesburg nomma un manager pour la ville afin d'améliorer sa mauvaise situation financière. Ce dernier, conjointement avec le conseil municipal, élabora un plan de réforme stratégique appelé « Igoli 2002 ». La ville passa ainsi de la quasi-insolvabilité à un surplus de 153 millions de rands (23,6 millions USD).

La ville de Johannesburg se confond aujourd'hui avec la municipalité créée en 2000.

Régions administratives de Johannesburg.

La municipalité de Johannesburg se divise aujourd'hui en onze régions administratives.

Avant 2000, la fonction de maire était surtout honorifique. Son mandat était d'une année et il était élu parmi les conseillers municipaux. Depuis 2000, elle est devenue réellement une fonction exécutive et son titulaire, proposé par la direction provinciale du parti majoritaire, est élu par le conseil municipal. En 2001, le premier maire de la nouvelle municipalité fut Amos Masondo (ANC).

Lors des élections municipales du , l'ANC l'emporta de nouveau avec 62 % des suffrages (136 sièges) contre plus d'un tiers des suffrages à l'Alliance démocratique (59 sièges). Lors des élections municipales sud-africaines de 2011, l'ANC est de nouveau vainqueur et choisit le conseiller municipal Mpho Parks Tau (ANC) pour succéder à Masondo. En août 2016, un candidat non-issu de l'ANC, Herman Mashaba (Alliance démocratique), devient maire de la Municipalité de Johannesburg, soutenu par six partis d’opposition (totalisant 144 sièges sur 270) pour faire barrage au candidat de l’ANC, pourtant arrivé en tête à Johannesburg lors des élections municipales sud-africaines de 2016 sans toutefois obtenir la majorité absolue des sièges (45 % des voix contre 38 % à la DA). C'est la première fois depuis 1995 et la première fois depuis la création de l'actuelle métropole unifiée en 2000 que l'ANC ne contrôle pas Johannesburg[8],[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Johannesburg est en pleine rénovation depuis le début des années 2000, motivée dans sa démarche par l'organisation de la Coupe du monde de football de 2010 en Afrique du Sud.

La facette la plus visible de cette transformation est une reconquête du centre-ville par les investisseurs et les plus riches. Des immeubles de bureaux, vides et délabrés, sont transformés en appartements luxueux et en lofts. L'un des symboles de ce renouveau se trouve dans le nouveau regard apporté à la tour Ponte City ; bonne adresse dans les années 1970, elle est progressivement abandonnée aux activités illicites et au crime ; dans les années 1990, il avait même été question de la transformer en prison, avant de revenir à un projet plus classique de rénovation. La ville tente ainsi d'attirer, après des travaux importants, une riche clientèle de blancs et de noirs, cette classe qui est en passe de reconquérir le centre-ville de Johannesburg.

La municipalité encourage ce mouvement de ré-embourgeoisement, en misant aussi sur la sécurité. Quoiqu'elle ne soit pas parfaite, le taux de criminalité (ou le sentiment de criminalité) semble diminuer. Plus de 300 caméras de sécurité aident efficacement la police, en scrutant tout le centre-ville et la plupart des points chauds. Afin d'assainir le centre-ville, la ville fait évacuer par la force les immeubles délabrés de leurs habitants. Ces derniers ne peuvent pas revenir une fois expulsés, les immeubles ayant été entretemps transformés en logements luxueux au loyer inabordable. Les populations pauvres, majoritairement noires, sont contraintes de s'exiler dans des banlieues délabrées.

Odonymie[modifier | modifier le code]

Au xxie siècle, la ville a connu de nombreux changements de dénomination quant à ses rues.

Banlieues[modifier | modifier le code]

Les banlieues reflètent la diversité de Johannesburg. Au nord s'étendent les quartiers huppés représentés par le centre des affaires à Sandton, Melrose, Four ways, Rivonia…

Au sud-ouest, le célèbre township de Soweto (SOuth WEst TOwnship) est un héritage de l'apartheid.

Criminalité[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de la cour d'appel de Johannesburg.

Johannesburg est l'une des villes les moins sûres du monde en temps de paix, notamment au centre-ville. La ville est souvent citée dans des études pour avoir l'un des taux d'homicide le plus élevé au monde. Il y a en moyenne 20 meurtres par jour[17]. La majeure partie de la population y circulant vient des townships miséreux, connaissant eux aussi de forts taux de criminalité.

Les gens de classe moyenne et supérieure habitent dans des maisons protégées par de hautes clôtures, munies de barbelés, de fils électriques, et surveillées par les compagnies de sécurité privées. Dans les quartiers pauvres comme Hillbrow et les townships environnants (principalement Alexandra), la violence est importante. Les maisons de briques ne sont pas toujours protégées par des clôtures avec barbelés. Les maisons de tôle d'acier sont généralement sans protection.

Économie[modifier | modifier le code]

Au xxie siècle, l'activité minière n'est plus le secteur principal de l'économie locale. L'essor des services, ainsi que la construction d'un aéroport international, ont fait de Johannesburg une cité de première importance pour le commerce africain et mondial. L'agglomération de Johannesburg (Gauteng) assure 40 % du PIB de l'Afrique du Sud.

L'héritage de la période d'apartheid a maintenu une crise du logement pour les noirs, gravement touchés par le chômage, lequel, selon le gouvernement, avoisine les 40 %, entretient les rancœurs à l'encontre des immigrés accusés de rafler les emplois, de faire baisser le coût du travail, voire de faire augmenter la délinquance. Le gouvernement de Thabo Mbeki, qui a succédé à Nelson Mandela, a sous-estimé la crise au Zimbabwe limitrophe. Cette crise a précipité trois millions de clandestins de l'autre côté de la frontière. Les écarts de revenu et les tensions raciales créent d'importants problèmes d'insécurité dans le centre-ville, déserté par les blancs, et abandonné par les investisseurs. Ce centre-ville tente actuellement de se restructurer autour d'un nouveau quartier administratif et culturel à vocation touristique.

Communications et médias[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Johannesburg (1910/1915) dans les années 1950.
Poste de Johannesburg sur Rissik Street en 1991.
Ruines de la poste de Rissik Street en 1991. Abandonné en 1996 par les services de la ville, le bâtiment a été squatté puis victime d'un incendie en 2010. Des discussions sont entamées pour sa réhabilitation.

Depuis le début des années 1980, Johannesburg est connue pour être une ville dangereuse où règne l'insécurité. Il est déconseillé de se promener seul au centre-ville, et il est contre-indiqué de se promener où que ce soit à pieds lorsqu'il fait nuit. La situation au début du xxie siècle est néanmoins meilleure, en partie grâce à l'organisation de la Coupe du Monde de Football en 2010 et aux efforts consentis par la ville en matière de sécurité.

Johannesburg est par ailleurs une ville riche de culture et de patrimoine.

Le centre-ville (ancien Central Business District, CBD) comprend une centaine d'édifices Art déco des années 1930 et 1940. Les plus importants sont situés sur Main Street, sur Commissioner Street (Federal Hotel et Broadcast House), sur Loveday et sur Commissioner (Union Castle Building). Une dizaine d'autres immeubles Art déco pourraient prochainement être démolis pour faire place à de nouveaux complexes administratifs. Il s'agit des immeubles situés sur Beyers Naudé Square (ancien DF Malan) et qui avaient abrité le Rand Water Board, la Colonial Bank et la Volkskas Bank.

De nombreux musées sont à visiter[18] (liste non exhaustive) :

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  • Le musée d'art de Joburg, (Joburg Art Gallery), l'une des plus grosses galeries d'art du sous-continent.
  • Le Museum Africa, principalement construit autour de l'histoire et de la culture sud-africaine.
  • Le Musée de l'apartheid, ouvert en 2001.
  • Le James Hall Museum of Transport, le musée le plus complet relatif aux transports en Afrique du Sud.
  • Le Hector Pieterson Memorial and Museum, collecte, conserve et interprète les documents concernant la mémoire, l'héritage et l'histoire des soulèvements nationaux à partir de 1976. Depuis sa création en 2002, il a développé une collection variée de témoignages oraux, de documents historiques et de culture matérielle relatifs aux soulèvements.
  • Le Bensusan Museum of Photography, pour découvrir l'histoire, les techniques ainsi que le matériel photographiques, mais aussi le travail des photographes, en particulier relatif à l'Afrique du Sud.
  • Le Geology Museum et le Bleloch Geological Museum, pour découvrir, en plus de l'histoire de la planète, le patrimoine géologique de l'Afrique du Sud.
  • L'Origins Centre, musée présentant notamment l'histoire des origines de l'humanité mais aussi de l'art rupestre en Afrique du Sud, situé au sein de l'université du Witwatersrand.
  • Le Workers' Museum, dont l'exposition, centrée sur la période 1900-1970, révèle les difficultés rencontrées par les travailleurs immigrés.
  • Le Constitution Hill Museum, site de la célèbre prison Old Fort. Les anciennes cellules ont été transformées en musée; il est également possible de visiter le vieux fort, la Cour constitutionnelle ainsi qu'une collection d'art.
  • Le musée de l'histoire militaire qui propose entre autres la visite d'une grande collection d'armes et de véhicules de guerre.
  • La Mandela House, à Soweto.
  • Le SAB World of Beer, musée de South African Breweries (brasserie).
  • Le ABSA Group Museum, consacré à l'histoire du géant bancaire ABSA et au développement de la monnaie en Afrique du Sud.
  • Le Bernard Price Institute for Palaeontological Research, aussi connu sous le nom de James Kitching Gallery, petit musée de paléontologie, situé au sein de l'université du Witwatersrand
  • Le CE Moss Herbarium, musée botanique riche de plus de 100 000 spécimens, situé au sein de l'université du Witwatersrand.
  • L'Anthropology Museum and Resource Centre, musée anthropologique, situé au sein de l'université du Witwatersrand.
  • Le Wits University Zoology Museum, seul musée d'histoire naturelle à Johannesburg, situé au sein de l'université du Witwatersrand.
  • L'Adler Museum of Medicine, musée de la médecine qui renferme une collection remarquable de souvenirs médicaux et pharmacologiques, situé au sein de l'université du Witwatersrand.

Johannesburg possède également un zoo de 54 hectares, qui est passé du statut de petit parc public en 1904 à celui de grand parc ; son entrée se situe sur l'une des plus importantes avenue, qui traverse Johannesburg du nord au sud, Jan Smuts Avenue. En face du zoo, se trouve un grand parc entourant un lac artificiel, Zoo Lake.

À huit kilomètres au sud de Johannesburg, à la place d'un ancien puits de mine exploité de 1887 à 1971, se situe Gold Reef City, un parc d'attractions basé sur l'atmosphère de la cité au début du XXe siècle alors que l'exploitation des mines était en pleine expansion.

De nombreux théâtres proposent des représentations, locales, internationales, classiques ou innovantes…

Culture[modifier | modifier le code]

L'artiste sud-africain Guy Tillim a réalisé en 2004 une série de photographies illustrant l'abandon de la ville, intitulée Jo'burg (2004)[19].

Transports[modifier | modifier le code]

Johannesburg est reliée à toutes les villes principales du pays par voie aérienne ou par la route.

Aéroports[modifier | modifier le code]

L'aéroport international OR Tambo (qui porta le nom de Jan Smuts de 1952 à 1995) est la porte d'entrée principale des voyageurs étrangers en Afrique du Sud. Doté d'une aérogare ultramoderne, il a vu passer neuf millions de passagers par an, faisant de lui le premier aéroport d'Afrique. Depuis le , l'aéroport international de Johannesburg porte le nom d'Oliver Tambo. Cette décision, qui fait suite à une longue polémique, a été perçue par les opposants comme une remise en cause de l'argument utilisé en 1995 par le gouvernement de ne donner dorénavant que des noms de lieux géographiques aux aéroports sud-africains.

La compagnie nationale South African Airways, disposant d'une importante flotte de gros porteurs, a un réseau mondial très étendu vers l'Europe, l'Extrême-Orient et l'Australie. Elle dessert aussi plusieurs villes américaines, telles Washington et New York. Sa filiale, South African Airlink, dessert, comme d'autres compagnies low-cost, l'ensemble des villes sud-africaines.

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Le chemin de fer urbain de Johannesburg connecte Johannesburg central à Soweto, Pretoria, et à la plupart des villes satellites le long du Witwatersrand. Il transporte un nombre important de passagers chaque jour.

Cependant, son infrastructure date de la fin du XIXe siècle et couvre seulement les plus vieux secteurs du sud de la ville. Johannesburg a grandi en grande partie au nord et aucun des secteurs du nord, y compris le quartier des affaires, non plus que ceux de Sandton, Midrand, Randburg et Rosebank, ne sont desservis par le chemin de fer.

Gautrain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gautrain.

Le Gautrain, liaison ferroviaire rapide, est conçu pour soulager le trafic sur l'autoroute N1 entre Johannesburg et Pretoria, laquelle enregistre un trafic journalier de 160 000 véhicules. Sa construction a commencé en octobre 2006 ; l'inauguration a eu lieu le 8 juin 2010, quelques jours avant le début de la coupe du monde de football. Il relie Johannesburg à Pretoria, Sandton et l'aéroport international de Johannesburg. Il comporte des stations souterraines et aériennes. Il traverse le parc Joubert, Rosebank, Sandton, Midrand et pénètre dans Pretoria. C'est le premier système ferroviaire innovant construit en Afrique du Sud depuis 1977.

Bus et taxis[modifier | modifier le code]

Johannesburg est desservie par une flotte d'autobus exploitée par Metrobus, une association d'entreprises. Elle possède un parc d'environ 550 bus simples, ainsi que des bus à impériale, assurant 84 itinéraires différents. Cela inclut 200 bus modernes (150 autobus à l'impériale et 50 simples), fabriqués par Volvo, Scania et Marcopolo/Brasa en 2002. La flotte de Metrobus transporte environ 20 millions de passagers par an. La compagnie exploite aussi un certain nombre de bus ouverts-supérieurs dans la City Slicker, les utilisant pour faire des visites guidées autour de la ville.

De plus il y a un certain nombre d'opérateurs privés qui se concentrent essentiellement sur les itinéraires interurbains en autocar et les voyages en groupe.

Il y a également à Johannesburg des taxis-minibus qui représentent le mode de transport le plus utilisé par la majorité de la population. Ces taxis sont souvent de qualité médiocre et les chauffeurs sont inexpérimentés. Cependant, eu égard à la forte demande, ils constituent le moyen de transport principal pour les moins favorisés.

Autoroutes[modifier | modifier le code]

Johannesburg est au cœur d'un réseau autoroutier complexe qui la relie à la capitale Pretoria en 25 minutes, à la seconde ville du pays, Le Cap, ainsi qu'à la capitale parlementaire, Bloemfontein, par la N1. Les villes côtières de l'océan Indien telles que Durban, Port Elizabeth ou East London sont desservies par la N2. D'autres destinations, lieux de safaris, parcs nationaux, réserves naturelles... sont situées au bout de routes secondaires à voies rapides.

Johannesburg, tout comme Los Angeles, est une ville jeune et adaptée au transport automobile privé. Elle manque d'un système adapté de transports en commun. Un nombre significatif de résidents de la ville dépend des taxis ou des minibus informels.

Le fait que Johannesburg n'ait pas été construite autour d'une rivière navigable conditionna le mode de transport à l'intérieur et à l'extérieur de la ville ; c'est par la route que la majorité du transit des personnes et des marchandises s'effectue.

Le périphérique de Johannesburg est composé de trois autoroutes qui convergent sur la ville, formant une boucle de 80 kilomètres autour d'elle : la déviation N3 orientale, qui relie Johannesburg à Durban ; la déviation N1 occidentale, qui relie Johannesburg à Pretoria et Le Cap ; la déviation N12 méridionale, qui relie Johannesburg à Witbank et Kimberley. Le périphérique est fréquemment congestionné. L'échangeur du Gillooly est considéré comme le plus fréquenté de l'hémisphère sud.

Éducation[modifier | modifier le code]

De renommée internationale, l'université du Witwatersrand (ou Wits), implantée à Johannesburg depuis 1904, est un pôle d'enseignement supérieur offrant des formations médicales, scientifiques et artistiques ; il attire des étudiants à l'échelle régionale et nationale. Les enseignements sont dispensés en anglais.

L'université de Johannesburg a, quant à elle, été créée en 2005, résultat de la réunion des campus de Soweto et East Rand de la Vista University à ceux de la Rand Afrikaans University, et de la fusion de cette dernière avec le Tecknikon Witwatersrand. Les enseignements sont dispensés en anglais et en afrikaans à titre égal, résultat d'un long combat sous l'apartheid qui visait à livrer un enseignement en anglais au détriment de l'afrikaans, langue exclusivement blanche et métisse de tradition.

Johannesburg est une des rares ville à posséder un centre d'étude épigraphique, dont les travaux reposent sur l'étude de gravures sud-africaines. Elle prend part aux compétitions dites épigraphiques qui rassemblent les différentes écoles du même genre.

L'éducation primaire et secondaires est organisée en douze années et se finalise par l'obtention d'un certificat de validation d'acquis, similaire au baccalauréat français. L'année scolaire va de février à novembre, et les grandes vacances couvrent décembre-janvier, période estivale. La priorité de l'enseignement sud-africain est l'apprentissage simultané des langues, des sciences ainsi que le sport. Le port de l'uniforme est obligatoire. La scolarité est payante et non mixte, offrant une qualité d'enseignement proportionnelle aux tarifs pratiqués par les écoles, ainsi qu'un panel de choix d'écoles élitistes n'ayant rien à envier aux écoles californiennes.

Johannesburg comprend aussi un large réseau de lycées et d'écoles internationales de France, Allemagne, Portugal, États-Unis, Australie, Israël et Libye.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le stade de rugby à XV Ellis Park se trouve à Johannesburg. La finale de la Coupe du monde s'y est tenue en 1995 avec la victoire des Springboks sur les All Blacks.

Le président Nelson Mandela, le premier Noir à ce poste en Afrique du Sud, a ainsi remis le trophée au capitaine sud-africain Francois Pienaar. Nelson Mandela était d'ailleurs revêtu d'un maillot de l'équipe nationale pour l'occasion avec le numéro 6 du capitaine.

Le stade Soccer City a notamment accueilli la finale de la Coupe du monde de football 2010, le dimanche 11 juillet.

Le nouveau stade de Johannesburg, érigé pour la Coupe du monde de football 2010, peut accueillir 94 000 spectateurs.

Un tournoi de tennis professionnel, de type 250 Series, a lieu tous les ans.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Johannesburg est jumelée avec:

Personnalités associées à la ville[modifier | modifier le code]

Classement par ordre alphabéthique du patronyme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) [1]South African Statistics
  2. Louis Deroy et Marianne Mulon, Dictionnaire des noms de lieux, Le Robert, (ISBN 285036195X)
  3. (en) « How was Johannesburg named? », sur joburg.org.za.
  4. « Johannesburg : équité et eau, une étude géographique — Géoconfluences », sur geoconfluences.ens-lyon.fr (consulté le 7 janvier 2016)
  5. climat type Cwb
  6. Fabienne Pompey, « Les attaques xénophobes se multiplient dans les bidonvilles de Johannesburg », dans Le Monde du 05-2008, [lire en ligne]
  7. Afrique du Sud: des milliers d'étrangers fuient les attaques racistes dépêche AFP du 19 mai 2008
  8. Afrique du Sud: la capitale économique Johannesburg passe à l'opposition, RFI, 22 aout 2016
  9. Victory for DA as Herman Mashaba is elected Mayor of Johannesburg, EWN, 22 août 2016
  10. a, b, c, d, e, f et g New street names celebrate Joburg’s shared past … and future, 16 septembre 2014
  11. Sir Julius Jeppe (1859-1929) était un homme d'affaires et philanthrope qui fit fortune dans les mines et l'immobilier avant d'être anobli en 1922 pour son rôle dans le développement de Johannesburg. Dans la banlieue de Johannesburg, Jeppestown et l'établissement scolaire Jeppe Boys High School, situé à Kensington, portent son nom.
  12. Ancienne militante et syndicaliste anti-apartheid issue de la communauté indienne du Transvaal
  13. Sophie de Bruyn, membre de la communauté coloured participa à la marches des femmes de 1956 qui se déroula devant les Union Buildings à Pretoria. Membre fondatrice du South African Congress of Trade Unions, elle devint parlementaire, vice-présidente de l'assemblée législative du Gauteng et membre de la commission sur l'égalité des genres
  14. Hastings Ndlovu était un élève de Orlando North Secondary School qui fut l'un des meneurs lors des émeutes de Soweto en 1976 au cours desquelles il fut mortellement blessé par la police. Il avait 17 ans.
  15. Ma Sisulu's name to be on 18 Joburg streets, IOL, 10 septembre 2008
  16. City honours MaSisulu, activist par excellence, 28 juin 2013
  17. « Johannesburg ville violente », sur geopolis.francetvinfo.fr, http://geopolis.francetvinfo.fr/ (consulté le 27 décembre 2015)
  18. http://www.joburg.org.za/
  19. Claire Guillot, « L'apartheid m'a fait photographe », Le Monde,‎ (consulté le 3 novembre 2016)
  20. « La coopération décentralisée en Afrique du Sud », sur ambafrance-rsa.org,‎ — Site de l'ambassade de France en Afrique du Sud.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]