François-Vincent Raspail

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François-Vincent Raspail
François-Vincent Raspail 04.jpg
Fonction
Député à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
ArcueilVoir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation en botanique
RaspailVoir et modifier les données sur Wikidata
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Enfant

François-Vincent Raspail, né le à Carpentras et mort le à Arcueil, est un chimiste, botaniste et homme politique français. Fondateur de la cytochimie et d'une médecine populaire (la méthode ou le système Raspail), il mêlera étroitement, durant toute sa vie, ses activités de savant, d'entrepreneur, et de militant politique en restant toujours fidèle à lui-même.

Biographie[modifier | modifier le code]

Devise de François-Vincent Raspail : In patria carcer laurus in exilio.
Maison de la famille Raspail à Arcueil.

Origine familiale et jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père, aubergiste, très pratiquant, le destine au sacerdoce et le fait entrer très jeune au séminaire d’Avignon.

Pendant les Cent-Jours, cependant, Raspail y compose une chanson à la gloire de Napoléon. Renvoyé pour indiscipline, il est admis au collège de la ville où il devient régent.

La période de la Restauration[modifier | modifier le code]

En 1816, il vient à Paris étudier le droit. Professeur aux collèges Stanislas et Sainte-Barbe, il est chassé de l’enseignement pour avoir rédigé des pamphlets républicains. Devenu répétiteur (surveillant) pour financer ses études, il s’éloigne peu à peu des convictions religieuses familiales et adhère à la libre-pensée.

En 1821, son livre Les Missionnaires en opposition avec les bonnes mœurs fait scandale. L’année suivante, dégoûté du droit, il étudie les sciences naturelles. il rédige plusieurs articles remarqués sur les tissus animaux et végétaux.

Parallèlement, il adhère au carbonarisme, mouvement clandestion organisé sur le modèle italien « des ventes[1] » conspirant contre le régime en place (il sera emprisonné à plusieurs reprises comme carbonaro sous la Monarchie de Juillet).

La monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

En 1830, Raspail se joint au peuple parisien insurgé lors des Trois Glorieuses, qui les 27, 28 et 29 juillet provoquent la chute et l'exil de Charles X. Sérieusement blessé sur une barricade, il sera par la suite décoré de la croix de Juillet.

À peine remis, il fonde un journal d’opposition républicaine, Le Réformateur, et préside la Société des Amis du Peuple. Préoccupé de questions sociales, il dénonce la pénurie et les souffrances de la classe ouvrière. En 1832, il donne des consultations médicales, il accède à une notoriété internationale avec l’Essai de chimie microscopique (1830) et le Nouveau système de chimie organique (1833).

La Société des Amis du Peuple est dissoute en 1832 par le nouveau pouvoir qui condamne Raspail à quinze mois de prison et 500 francs d’amende pour « offense au roi ». À Sainte-Pélagie où sont maintenant regroupés les prisonniers politiques, il prend la tête de l’ « Association républicaine de défense de la liberté de la presse ». Tirant l'expérience de sa détention il s’intéresse à la vie dans les prisons (« son second domicile ») en écrivant Réforme pénitentiaire. Lettres sur les prisons (1839). Il dénonce aussi le travail dans les manufactures, « où trop de gens meurent avant l’âge ».

Le n°5 de la rue de Sévigné : ancienne clinique du docteur Raspail entre 1840 et 1848.

En 1840, il est expert de la défense, lors du procès de Marie Lafarge, accusée d’avoir empoisonné son mari à l’arsenic. Sa déposition le rend célèbre auprès du grand public : il affirme que la présence de l'arsenic dans un cadavre n'est pas forcément due à un empoisonnement, mais qu'elle peut être liée à d'autres facteurs exogènes. Le même problème se posera un siècle plus tard avec l'affaire Marie Besnard.

En 1843, il publie son Histoire naturelle de la santé et de la maladie en 3 volumes, résumés sous la forme d'un manuel, Le Médecin des familles, suivi deux ans plus tard d'éditions annuelles dites Manuel annuaire de la santé à partir de 1845 (les dernières éditions posthumes s'arrêteront en 1935). Ces ouvrages de vulgarisation lui assurent de confortables revenus. Il y donne la recette d’un fameux élixir (infra, partie Œuvre) ; dans ces volumes, il donne également des précisions sur sa théorie parasitaire (évoquant souvent des « helminthes » comme responsables des maladies), qui anticiperait la théorie microbienne.

Cependant sa pratique de l’art médical se veut militante : médecin des pauvres, il est l’un des premiers propagateurs de l’hygiène[2] et de l’antisepsie dans les classes populaires. Il préconise l’usage systématique du camphre sous différentes formes. Tout ceci lui vaut l’hostilité des milieux officiels et, en 1846, une condamnation pour exercice illégal de la médecine.

La Seconde République[modifier | modifier le code]

François-Vincent Raspail
Détail de la tombe de François-Vincent Raspail par Antoine Étex, cimetière du Père-Lachaise (division 18) à Paris.

Au moment de la Révolution française de 1848, Raspail est, le 22 février 1848, comme l’écrit Karl Marx, l’un des premiers à proclamer la République[3] . Il fonde un nouveau journal, L’ami du Peuple et est le candidat des socialistes à l’élection présidentielle[4], où il fait moins de 40 000 voix[5] et qui est remporté par Louis Napoléon Bonaparte (5 millions et demi de voix).

Après avoir participé à l’organisation d’une manifestation de soutien à la Pologne, perçue par le gouvernement comme une tentative de coup de force, il est jugé en 1849 par la haute cour de justice de Bourges et condamné à six ans de prison.

Le Second Empire[modifier | modifier le code]

Libéré en 1853, il s’exile en Belgique. Rentré en France en 1863, il est élu député de Marseille en 1866, et réélu dans les Bouches-du-Rhône en 1869. Il vote contre la déclaration de guerre à la Prusse en 1870.

La Troisième République[modifier | modifier le code]

En 1871, il fustige la répression des Versaillais contre la Commune de Paris et est à nouveau condamné à deux ans de prison.

Le 12 février 1874, la Cour d’assises de la Seine condamne son fils Xavier Raspail à 6 mois de prison et 500 francs d’amende pour avoir publié un Almanach et calendrier météorologique qui prévoyait le temps durant l'année à venir. Selon son père, « Le jury était composé en majorité de citoyens ennemis des libres-penseurs par nécessité plus peut-être que par conviction ; je leur pardonne. ». Réélu député en 1877, il demande en vain l’amnistie des communards, qui interviendra quelque années après sa mort. Il décède en 1878. Depuis ses débuts politiques en 1815, Raspail a été dans l'opposition de tous les régimes successifs.

Les papiers personnels de François-Vincent Raspail sont conservés aux Archives nationales sous la cote 250AP[6].

Famille[modifier | modifier le code]

Quatre fils de François-Vincent Raspail ont laissé une trace dans l’histoire :

  •  Camille Raspail (1827-1893) se fait remarquer au séminaire d’Avignon par « sa rare intelligence et son amour du travail ». Il remporte à quinze ans le grand prix de philosophie puis est banni du séminaire ; nommé régent de collège, il découvre les Encyclopédistes : « Je devins un homme nouveau, libéré des entraves religieuses qui me paralysaient » dira-t-il. Marié mais démuni, refusant les secours de ses amis, occupant une modeste demeure à Montrouge, ne se nourrissant, lui et sa famille, que de « légumes et d’eau », il rédige une Physiologie végétale. En 1857, il est reçu médecin et se spécialise dans le matériel orthopédique. Elu député du Var en 1885.
  • Émile Raspail (1831-1887), ingénieur chimiste, il tient la Pharmacie complémentaire de la méthode Raspail à Paris, après une plainte déposée pour exercice illégal de la pharmacie, il la transforme en Maison Raspail pour la droguerie où il vend le camphre de son père et le matériel de son frère. Il fonde une distillerie fabriquant l'élixir Raspail à Arcueil dont il devient le maire..
  • Benjamin Raspail (1823-1899), élu député de la Seine (1874). Amputé d’une jambe, il légua à sa mort sa propriété pour y fonder une maison de retraite pour invalides du travail. Marie Laubot y voit « la digne fin d’un vrai républicain[7] ».

Œuvre[modifier | modifier le code]

Médecine[modifier | modifier le code]

Chimiste et Botaniste, il contribue à la théorie cellulaire en inventant, dès 1825, la microtomie après congélation et des réactifs chimiques (colorants) pour les observations microscopiques, ce qui fait de lui le fondateur de la cytochimie.

François-Vincent Raspail est souvent présenté comme un médecin alors qu'il ne l'a jamais été. Cela s'explique par ses nombreuses interventions dans le domaine de la santé entre 1838 et 1860 : consultations et expertises médicales, publications, ventes de médicaments...

Il est l'auteur d'un système et d'une méthode qui le rendent très populaire auprès du grand public. Son manuel annuaire de la santé est paru en 77 éditions annuelles entre 1845 et 1935, dont 46 éditions posthumes. D'un prix modique, il incitait les lecteurs à acheter son Histoire naturelle de la santé et de la maladie en trois volumes.

Selon Raspail, toutes les maladies sont dues à des vers intestinaux et des animalcules parasites externes et internes. Toutes ces maladies sont guérissables par le camphre, qu'il propose sous 8 formes différentes : en grumeaux (à manger), en poudre (à priser), en cigarettes (à fumer), en eau de vie (à inhaler, à boire, ou à nettoyer), en huile (en lavement), en pommade (à frictionner), en cire (pour suppositoires ou ovules vaginaux), en eau sédative (eau, sel marin, ammoniaque, alcool camphré)[8].

La méthode Raspail s'accompagne de conseils d'hygiène, moraux et civiques. Il veut éduquer le peuple pour l'amener à se soigner lui-même, c'est-à-dire en achetant les produits Raspail . C'est un libertaire contestataire, défenseur des pauvres et des opprimés, « Robin des bois de la santé » opposé à la médecine officielle et aux pouvoirs en place[9].

Les uns considèrent que Raspail fut un charlatan, d'autres le voient comme un précurseur de la théorie microbienne, de la théorie cellulaire, de l'antisepsie, de l'hygiène, de l'autonomie des patients, de la démocratie sanitaire, de la publicité sociale ou du marketing.

Aujourd'hui, les produits camphrés ne sont plus utilisés en médecine, mais ils restent présents en parapharmacie : pommades et baumes camphrés (Baume du Tigre), alcool modifié parfumé au camphre, huiles essentielles de camphre.

Botanique[modifier | modifier le code]

François-Vincent Raspail a décrit une cent-cinquantaine d'espèces de Poaceae, principalement dans le volume 5 des Annales des sciences naturelles en 1825.

Toutefois, une seule de ses descriptions est actuellement toujours acceptée, celle de Poa flabellata (Lam.) Raspail

L'affaire de l'élixir[modifier | modifier le code]

François Raspail, avait publié en 1845 son premier almanach : Manuel de santé à l’intention des milieux populaires, où il donnait la recette d’une liqueur hygiénique de dessert, qui assurerait une longue vie. Repris à Saumur par la famille Combier, « l’élixir Raspail » est amélioré en 1852 par l'ajout de zestes d'orange. Dans un premier temps, Raspail, qui en a reçu un échantillon, la félicite. Puis à l'incitation de sa famille, il lui intente un procès. La liqueur doit changer de nom et devient l'élixir Combier. Il eut fortune assurée[10].

Un réfugié italien, fuyant la Romagne occupée par les troupes autrichiennes, s'installe à Saumur en 1845. Cet Angelo Bolognesi est d'abord cafetier puis, en 1848, associé à Jean-Baptiste Combier. Il participe à l'élaboration de l'élixir Raspail[11]. Puis Bolognesi quitte en bons termes la maison Combier. Il fonde alors sa propre distillerie en 1858 et y fabrique la même liqueur, qu'il vend sous le nom d'élixir Angelo en 1863[10].

L'affaire ne s'arrête pas là. Procès gagné, Émile Raspail, qui a installé une manufacture de droguerie au 55 avenue Laplace à Arcueil, décide d'utiliser, dès 1870, la recette de l'élixir de son père. Il transforme sa fabrique en distillerie et la renommée de la liqueur Raspail qu'il y élabore est considérable. Emile Raspail devient maire d'Arcueil et se fait établir une belle demeure, inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1993[8].

Après sa mort, ses fils poursuivent la production. Vendue en 1950, la distillerie est acquise par les établissements Bols, fabricants de liqueurs à Amsterdam. En 1963, elle passe à la Société marseillaise Gras frères, producteurs d'anisette « l'Anis Gras », qui arrête son activité en 1981. Les locaux sont rachetés par la ville d'Arcueil qui en fait un espace culturel et de spectacles[12].

Élèves[modifier | modifier le code]

Raspail, professeur libre à la Faculté de Médecine, compte parmi ses élèves :

Hommages[modifier | modifier le code]

  1. Sépulture au Cimetière du Père-Lachaise, auteur anonyme (vers 1878)
  2. Sépulture de son épouse, Henriette-Adélaïde Raspail, née Trousseau (1799-1853) également au Père-Lachaise ; on y voit Mme Raspail, couverte de son linceul, tendant le bras pour dire adieu à son mari à travers le soupirail de la prison, statue en marbre noir d’Antoine Étex (1808-1888). Elle figure sur la pochette de l’album Within the Realm of a Dying Sun, du groupe Dead Can Dance (1987).
  3. À Paris, le Boulevard Raspail, reliant le boulevard Saint-Germain à la place Denfert-Rochereau en traversant les 7e, 6e et 14e arrondissements, a été baptisé à son nom en 1887.

Mentions littéraires et artistiques[modifier | modifier le code]

Raspail compte dans sa clientèle la sœur d'Alfred de Musset, la famille Fitz-James, Georges Sand et Gustave Flaubert. Ce dernier mentionne Raspail dans Bouvard et Pécuchet, ainsi que dans Madame Bovary.

Selon P. Albou, il aurait inspiré Jules Romains pour son personnage du Dr Knock, notamment les consultations gratuites (en accrochage commercial) et pour son mot « Je ne tiens plus à l'argent dès l'instant que j'en gagne beaucoup » (Knock, acte II, scène 6)[9].

Vincent Van Gogh était un adepte de la méthode Raspail. Dans sa lettre à son frère Théo (9 janvier 1889), il écrit qu'il imprègne de camphre son matelas et son oreiller pour lutter contre l'insomnie[13]. La même année (précédant celle de sa mort), il peint une nature morte représentant une assiette d'oignons, un chandelier et un exemplaire du manuel de santé de Raspail, où le nom de Raspail est tout-à-fait lisible (tableau connu sous le nom de nature morte avec planche à dessin, janvier 1889).

Devise[modifier | modifier le code]

« N’embrasser jamais la cause d’un homme, mais toujours celle de l’humanité. »

Décorations[modifier | modifier le code]

« (...) depuis la restauration, on l'a prodiguée à tant de bureaucrates ou de traitres, qui ont tout fait contre nos libertés, qu'en l'acceptant je semblerais insulter à la situation de mes camarades de Juillet »[14]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Vocabulaire argot/français par François-Vincent Raspail, 1835

Cet ouvrage, paru dans Le Réformateur[15], est un petit lexique Argot-Français donné par F.V. Raspail et Kersauzie, deux "républicains des débuts de la République" qui ont beaucoup goûté aux prisons. .

  • De la Pologne sur les bords de la Vistule et dans l'émigration, Paris, 1839, disponible en ligne

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une « vente » était une cellule de quelques conjurés.
  2. De la pureté à la qualité de l’air : l’exemple de F.-V. Raspail au XIXe siècle et Biographie de Raspail par les amis d’André Arru
  3. Récit et analyse de Karl Marx, dans Les luttes de classes en France : « Le 25 février (1848), vers midi, la République n’était pas encore proclamée, mais, par contre, tous les ministères étaient déjà répartis entre les éléments bourgeois du Gouvernement provisoire et entre les généraux, banquiers et avocats du National. Mais, cette fois, les ouvriers étaient résolus à ne plus tolérer un escamotage semblable à celui de juillet 1830. Ils étaient prêts à engager à nouveau le combat et à imposer la République par la force des armes. C’est avec cette mission que Raspail se rendit à l’Hôtel de ville. Au nom du prolétariat parisien, il ordonna au Gouvernement provisoire de proclamer la République, déclarant que si cet ordre du peuple n’était pas exécuté dans les deux heures, il reviendrait à la tête de 200 000 hommes. Les cadavres des combattants… à peine refroidis, les barricades n’étaient pas enlevées, les ouvriers n’étaient pas désarmés et la seule force qu’on put leur opposer était la Garde Nationale (faible et peu sûre). Dans ces circonstances, les considérations politiques et les scrupules juridiques du Gouvernement provisoire s’évanouirent brusquement. Le délai de deux heures n’était pas encore écoulé que déjà sur tous les murs de Paris s’étalaient en caractères gigantesques :
    République française ! Liberté, Égalité, Fraternité ! ».
  4. Raspail, une candidature impossible
  5. P. Guiral, Raspail François Vincent, vol. 5, Encyclopaedia universalis Le Monde, (ISBN 978-2-35856-025-2), p.621
  6. Archives nationales
  7. Nos grands républicains du XIXe siècle, Paris, Gedalge, 1909.
  8. a et b J.F Hutin, « Raspail, Don Quichotte du camphre », Histoire des Sciences Médicales, no 2,‎ , p.167-187
  9. a et b P. Albou, « Raspail, propagandiste de lui-même », Histoire des Sciences Médicales, no 2,‎ , p.157-166
  10. a et b Élixir Combier
  11. Jérôme Hervé, Du passage des réfugiés romagnols à la naissance d'une petite communauté : les Italiens à Saumur de 1845 à 1900, Archives d'Anjou, n° 6, 2002, pp. 156-171
  12. « LE LIEU | Anis Gras », sur www.lelieudelautre.com (consulté le 10 avril 2016)
  13. « 735 (738, 570): To Theo van Gogh. Arles, Wednesday, 9 January 1889. - Vincent van Gogh Letters », sur www.vangoghletters.org (consulté le 14 avril 2016)
  14. « Notice no LH/2268/58 », base Léonore, ministère français de la Culture
  15. Le Réformateur, journal quotidien des intérêts matériels et moraux, industriels, politiques, littéraires et scientifiques, publiés par MM. Raspail et Kersause, 1835. Nos 306, 308, 326, 329, 332, 333, 336, 337, 341, 346, 353, 356 entre le 11 août et le 31 sep. 1835. Le no 346 renferme, après la lettre en première page, un long vocabulaire argot/français, qui tient la moitié du journal. Référence citée par Yves-Plessis, dans Réforme pénitentiaire. Lettres sur les prisons de Paris (par F. V. Raspail)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Lemoine et Pierre Lenoël, Avenues de la République - Souvenirs de F.-V. Raspail sur sa vie et son siècle, 1794 - 1878, Hachette, 1984, 384 p. → biographie imaginaire basée sur des faits réels.
  • Daniel Ligou, François-Vincent Raspail, ou le bon usage de la prison, Paris, J. Martineau, 1968.
  • Yves Plessis, Bibliographie raisonnée de l’argot et de la langue verte, sous le numéro 130.
  • Mona Ozouf, « Le Panthéon » in Pierre Nora, Les lieux de mémoire, t. 1 La République, Paris, Gallimard, 1984.

Raspail est l’abréviation botanique standard de François-Vincent Raspail.

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