Rue de Poitiers

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7e arrt
Rue de Poitiers
Voir la plaque.
Voir la photo.
La rue de Poitiers vue en direction de la rue de Lille.
Situation
Arrondissement 7e
Quartier Saint-Thomas-d'Aquin
Début 59, rue de Lille
Fin 66, rue de l'Université
Morphologie
Longueur 112 m
Largeur 12 m
Historique
Création Vers 1680
Dénomination Avant 1694
Ancien nom Rue de Poitiers
rue Potier
Géocodification
Ville de Paris 7528
DGI 7570
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de Poitiers
Géolocalisation sur la carte : 7e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 7e arrondissement de Paris)
Rue de Poitiers

La rue de Poitiers est une rue du 7e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Longue de 112 mètres et large de 12 mètres, elle commence au niveau du 59, rue de Lille et finit au niveau du 66, rue de l'Université.

Le quartier est desservi par la ligne (M)(12) à la station Solférino, ainsi que par les lignes de bus (BUS)RATP8494.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La voie initialement appelée « rue Potier » du nom du propriétaire des terrains est devenue par altération « rue de Poitiers »[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La rue a été ouverte en 1680, sous le nom de « rue Potier », depuis la Seine jusqu'à la rue de l'Université, sur des terrains de l'ancien jardin de la reine Marguerite qui avaient été achetés en 1662 par Jean Potier sieur de Morais.

Sous la Deuxième République, dans une salle de l'Académie de médecine située rue de Poitiers, se réunit en 1848 le « Parti de l'ordre », désigné aussi du nom de « Comité de la rue de Poitiers », réunissant les droites précédemment divisées, légitimistes et orléanistes.

La fraction comprise entre le quai et la rue de Lille a disparu en 1897 lors de la construction du terminus de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, devenu musée d'Orsay.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

L'hôtel de Poulpry, au no 12.
Le , l’hôtel est vendu à Louis Béchameil, marquis de Nointel, fils de Louis Béchameil de Nointel, ancien fermier général. Après son décès, il passe à sa fille, Hyacinthe Sophie Béchameil de Nointel (1690-1757), veuve de Charles Auguste d'Allonville de Louville en 1738[3].
L’hôtel passe ensuite à la famille Monaco-Valentinois. Endommagé par un incendie, il est acquis par monsieur de La Béraudière, protecteur du peintre Watteau, et abrite également la famille de Luynes. En 1766, l’hôtel devient la propriété du marquis de Poulpry, lieutenant général. Confisqué comme bien d’émigré sous la Révolution, il devient le siège du comité de la section de la Fontaine-de-Grenelle, puis de la municipalité. En 1820, le baron Portal y installe l’Académie de médecine qui y demeure jusqu’en 1848. En 1900, la marquise de Lareinty-Tholozan, née Louise de Sabran-Pontevès, en fait l'acquisition et y réside jusqu'à sa mort en 1914. En 1919, l’hôtel est loué au club de la Renaissance française, fondé par l’Association pour la rénovation nationale. En 1923, la société anonyme La Maison des Polytechniciens le loue, avant d'en faire l’acquisition le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rue de Poitiers », Nomenclature officielle des voies de Paris, www.v2asp.paris.fr.
  2. Elizabeth Sleeman, The International Who's Who of Women 2002, Europa Publications, 2001.
  3. Henri Veyrier, Le Faubourg Saint-Germain, Henri Veyrier, 1976, p. 163.

Lien externe[modifier | modifier le code]