Armand de Melun

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Armand de Melun
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Armand de Melun, né le à Brumetz (Aisne) et mort le à Paris, est un homme politique français, de tendance catholique social, et collaborateur de Mgr Affre.

Biographie[modifier | modifier le code]

De sensibilité légitimiste, il est l'instigateur de l'une des rares lois sociales sous la monarchie orléaniste de Louis-Philippe, à savoir la loi de 1841 limitant le travail des enfants : interdit avant l'âge de 8 ans, limité à ensuite jusqu'à l'âge de 16 ans, avec une clause à l'avantage des enfants, 2 heures de travail comptaient pour 3. Cette loi est cependant peu appliquée et dans les faits les patrons font ce qu'ils veulent.

En 1843 il était député de l’Ille-et-Vilaine. C'est par la sœur Rosalie que Melun connut les misérables conditions de vie des ouvriers. Il fut l'un des fondateurs de la "Société d'économie charitable" et d'un journal Les Annales de la charité (1847).

Il crée en 1846 la Société d'économie charitable avec Louis de Carné.

« En 1850 et 1851, c'est le catholique vicomte Armand de Melun qui fait voter le premier grand train de lois sociales : logements insalubres, caisse de retraite, délit d'usure, assistance judiciaire, assistance hospitalière, contrats d'apprentissage. En 1852, c'est le même qui rédige le décret légalisant et développant le grand mouvement mutualiste » [1]. Il avait participé l'année précédente à la Commission sur l'assistance et la prévoyance publiques, présidée par Adolphe Thiers.

Le 26 mars 1852 il fut l'auteur d'un décret sur les sociétés de secours mutuels.

Le 28 septembre 1864 il participa à la loi sur le droit de grève et de coalition.

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Armand de Melun », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, [détail de l’édition]
  • Abbé Louis Baunard, Le vicomte Armand de Melun, 1880.
  • Armand de Melun : communication de M. de Maleissye-Melun, in : Mémoires de la Fédération des Sociétés d'Histoire et d'archéologie de l'Aisne, tome XXV (1980), pp. 10-12

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Dumont, L'Église au risque de l'histoire, préface de Pierre Chaunu de l'Institut, Éditions de Paris, Ulis 2002, p. 115-116