Jurques

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Jurques
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Vire
Canton Aunay-sur-Odon
Intercommunalité Communauté de communes Aunay-Caumont-Intercom
Maire
Mandat
Jean-Yves Brécin
2014-2020
Code postal 14260
Code commune 14347
Démographie
Gentilé Jurquois
Population
municipale
670 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 04″ N 0° 44′ 33″ O / 49.017778, -0.7425 ()49° 01′ 04″ Nord 0° 44′ 33″ Ouest / 49.017778, -0.7425 ()  
Altitude Min. 139 m – Max. 351 m
Superficie 12,69 km2
Localisation

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Jurques est une commune française, située dans le Bocage virois, dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 670 habitants[Note 1] (les Jurquois).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le Pré-Bocage, au nord du Bocage virois. Son bourg est à 9 km à l'ouest d'Aunay-sur-Odon, à 10 km au sud-ouest de Villers-Bocage et à 25 km au nord-est de Vire[1]

Jurques est sur la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Seulles et de l'Orne, fleuves côtiers. La Seulles prend sa source au lieu-dit le Bois de Homme puis délimite le territoire au nord-ouest. Son bassin occupe la moitié nord du territoire où elle reçoit les eaux de quelques très courts affluents. Le bassin de l'Odon, affluent de l'Orne, est au sud du territoire qu'il limite au sud-est. Quelques affluents, très courts également, dont le ruisseau de la Chaîne qui marque la limite sud, grossissent son cours.

L'Odon en limite sud-est.

Le point culminant (351 m) se situe en limite ouest, près du zoo, sur la pente du Haut Bosq qui atteint 351 m sur la commune de Brémoy voisine. Le point le plus bas (139 m) correspond à la sortie de la Seulles du territoire, au nord. La commune est bocagère.

Communes limitrophes de Jurques[2]
Saint-Pierre-du-Fresne Cahagnes Coulvain
Saint-Martin-des-Besaces,
Brémoy
Jurques[2] Saint-Georges-d'Aunay,
La Bigne
Brémoy Le Mesnil-Auzouf Ondefontaine

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes Jurches et Jorkes sont respectivement attestées en 1035 et 1250[3]. L'origine du toponyme semble obscure[4]. Albert Dauzat et Charles Rostaing émettent l'hypothèse d'un anthroponyme gaulois, Jurca[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Jurques est en partie liée à la présence de minerai de fer, notamment à l'emplacement actuel du parc zoologique. Une concession est accordée en 1895, motivant la construction d'une petite cité ouvrière à proximité de la mine et du bourg. L'extraction durera jusqu'en 1940.

Le , la ligne de chemin de fer Caen - Aunay-Saint-Georges fut prolongée jusqu'à la gare de Vire en passant par Jurques[5]. La gare de Jurques était connectée à la mine par une voie étroite (60 cm) de 3 kilomètres[6]. Le transport des voyageurs sur la ligne Caen - Vire fut interrompu le [7]. Le transport de marchandises fut par la suite limité à Jurques, puis définitivement suspendu. La ligne a alors été déclassée et déferrée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2008 Hélène Farcy SE Retraitée (agriculture)
avril 2014 André Philippine SE Retraité (cadre)
avril 2014[8] en cours Jean-Yves Brécin SE Inspecteur des sites à la Direction régionale de l'environnement
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 670 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Jurques a compté jusqu'à 949 habitants en 1806.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
663 894 949 770 905 857 888 822 838
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
824 821 784 752 734 660 663 835 616
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
656 637 753 637 641 617 621 588 616
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
625 581 536 475 522 559 599 611 653
2011 - - - - - - - -
670 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Pierre Dialan

Le zoo[modifier | modifier le code]

Deux lions blancs vivant au zoo de Jurques.

Spécialisé dans les félins, le parc zoologique de Jurques est situé à 40 km au sud-ouest de Caen. Il a vu naître une centaine de félins depuis sa création, dont, à trois reprises, les rares lionceaux blancs.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-95480-455-4), p. 155
  5. Histoire chronologique des chemins de fer européens et russes
  6. Auguste Pawlowski, Une Normandie inconnue : le bassin minier de la Basse-Normandie, Paris, H. Dunod et E. Pinat, 1911, p. 40
  7. Wilez.com
  8. « Jean-Yves Brécin a été élu maire à l'unanimité », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 avril 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. « Œuvres mobilières à Jurques », base Palissy, ministère français de la Culture.
  12. « Dolmen dit Pierre Dialan », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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