José Mourinho

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José Mourinho
Mourinho Madrid.jpg
Situation actuelle
Équipe Drapeau : Angleterre Chelsea FC (Entraîneur)
Biographie
Nom José Mário dos Santos Félix Mourinho
Nationalité Drapeau : Portugal Portugaise
Naissance 26 janvier 1963 (51 ans)
Lieu Setúbal (Portugal)
Taille 1,78 m (5 10)
Période pro. 1980 - 1987
Poste Défenseur puis Entraîneur
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1980-1982 Drapeau : Portugal Rio Ave FC 16 (2)
1982-1983 Drapeau : Portugal Belenenses 16 (2)
1983-1985 Drapeau : Portugal GD Sesimbra 35 (1)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1992-1994 Drapeau : Portugal Sporting CP (Adjoint)
1994-1996 Drapeau : Portugal FC Porto (Adjoint)
1996-2000 Drapeau : Espagne FC Barcelone (Adjoint)
2000 Drapeau : Portugal SL Benfica 6v 3n 2d
2001-2002 Drapeau : Portugal UD Leiria 17v 10n 4d
2002-2004 Drapeau : Portugal FC Porto 90v 21n 13d
2004-2007 Drapeau : Angleterre Chelsea FC 124v 37n 22d
2008-2010 Drapeau : Italie Inter Milan 66v 25n 13d
2010-2013 Drapeau : Espagne Real Madrid CF 127v 27n 22d
2013- Drapeau : Angleterre Chelsea FC 27v 7n 8d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
Dernière mise à jour : 13 février 2014

José Mourinho, de son nom complet José Mário dos Santos Félix Mourinho, est un entraîneur de football portugais né le 26 janvier 1963 à Setúbal.

« The Special One » comme il s'est surnommé lui-même après sa première conférence de presse en tant qu'entraîneur du Chelsea Football Club, en référence aux titres européens consécutifs obtenus avec le FC Porto. À la fois décrié par certains et adulé par d'autres, il est considéré par beaucoup comme étant le meilleur tacticien au monde. L'entraîneur portugais est également connu pour son caractère provocateur et moqueur. Il a suivi sa formation d'entraîneur à l'Université de Lisbonne et en est ressorti titulaire du Master Droit, Économie et Gestion du sport.

Mourinho a entraîné au Portugal, en Angleterre, en Italie et en Espagne remportant les championnats dans ces quatre pays et leurs coupes nationales. The Special One a également gagné, une Coupe de l'UEFA et deux Ligues des Champions avec le FC Porto (2004) et l'Inter Milan (2010). Il obtient en 2011 le premier Prix d'entraîneur de l'année FIFA 2010, le Ballon d'Or des entraîneurs, devançant le sélectionneur espagnol et champion du monde Vicente del Bosque ainsi que Josep Guardiola, en récompense de son travail lors de la saison 2009-2010, qui a été ponctuée par un triplé historique avec l'Inter Milan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

José Mário dos Santos Félix Mourinho est né le 26 janvier 1963 à Setúbal. Son père, José Manuel Mourinho Félix, a été le gardien de but du C.F. Os Belenenses de 1956 à 1969, puis du Vitória Setúbal de 1969 à 1974, réussissant à glaner au passage sa seule sélection en équipe du Portugal en 1972. Sa mère, Maria Júlia Carrajola dos Santos, était une institutrice issue d'une famille proche du pouvoir qui perdit la plupart de ses biens après la révolution des Œillets[1]. Il a une sœur, Teresa, de trois ans son aînée[2].

La mère de Mourinho encouragea son fils à avoir du succès dans ses projets[1]. De par le travail de son père, il baigne adolescent dans l'univers du football. Il le retrouve le week-end pour assister à ses rencontres, à Porto et à Lisbonne. Son père, devenu entraîneur, le laisse observer les séances d'entraînement, pister les équipes adverses, et donner des consignes tactiques à l'autre bout du terrain.

José Mourinho, dans l'optique de jouer au football, s'intègre à l'équipe de jeunes du Belenenses, et ayant progressé au point de passer professionnel, rejoint son père entraîneur du Rio Ave, à Belenenses, puis au Grupo Desportivo de Sesimbra. Manquant de rythme et de puissance, il s'aperçoit vite de ses limites. C'est dès ce moment-là qu'il met un terme à sa modeste carrière de joueur professionnel, et décide d'aller là où ses prédispositions de gestion des hommes et de tactique l'amènent.

Il quitte dès le premier jour l'école de commerce à laquelle sa mère l'avait inscrit et débute une formation de professeur à l'institut supérieur d'éducation physique. Selon le biographe Joel Neto, c'est à ce moment-là, à 23 ans, qu'il s'engage pour de bon dans le football influencé par le discours de professeur comme Carlos Queiroz ou Manuel Sergio [1].

C'est avec cette formation qu'il commence comme soigneur. Remarqué par l'entraîneur de l'Estrela da Amadora, il se voit offrir un poste d'assistant-entraîneur. Puis il devient traducteur auprès de Bobby Robson, poste qui se transforme en entraîneur-adjoint. Il le suit au Portugal, puis en Espagne au FC Barcelone (où il apprend le catalan), club dans lequel il reste entraîneur-adjoint après le limogeage de Robson et son remplacement par Louis van Gaal. Ces derniers sont sans aucun doute les plus grandes influences de Mourinho.

Après son séjour en Catalogne, Mourinho retourne au Portugal où il prend en charge le Benfica, club dans lequel il rencontre Maniche, l'une des références de ses dispositifs tactiques. Il entraîne ensuite l'União Leiria, entraîneur au club E.F.C.V.C.

Futebol Clube do Porto[modifier | modifier le code]

Il a ensuite été trié sur le volet en janvier 2002 par le FC Porto pour remplacer Octavio Machado. Mourinho a guidé l'équipe à la troisième place cette année-là après 15 matchs solides (G-N-P : 11-2-2) et a donné la promesse de « faire sacrer champion Porto l'année prochaine ».

Il a rapidement identifié plusieurs joueurs-clef qu'il a vu comme l'épine dorsale parfaite pour Porto : Vitor Baia, Ricardo Carvalho, Costinha, Deco, Dmitri Alenichev et Hélder Postiga. Il a rappelé le capitaine Jorge Costa, après un prêt de six mois à Charlton Athletic. Les signatures en provenance d'autres clubs incluent Nuno Valente et Derlei de União Desportiva de Leiria, Paulo Ferreira de Vitória Futebol Clube, Pedro Emanuel de Boavista, et Edgaras Jankauskas et Maniche, qui avaient tous deux été en fin de contrat à Benfica.

Au cours de la pré-saison, Mourinho mit sur le site internet du club des rapports détaillés sur la formation de l'équipe. Les rapports ont été remplis de vocabulaire formel, comme, par exemple, l'allusion à un jogging de 20 kilomètres comme un exercice prolongé d'aérobic. De ce fait ces rapports ont attiré le mépris de certains pour leurs prétentions, mais d'autres ont cependant fait l'éloge de l'innovation et l'application d'une approche plus scientifique pour les méthodes de formation pratique au Portugal. L'un des aspects-clef de l'ère Mourinho à Porto a été sa vivacité d'esprit et le jeu sous pression, qui débutait à la ligne offensive, baptisée alta pressão (pression haute). Les capacités physiques et combatives des défenseurs et des milieux de terrains permirent à Porto de mettre une pression à partir des lignes offensives et forcèrent les adversaires à concéder le ballon par des passes trop longues ou mal ajustées.

En 2003, Mourinho a remporté son premier titre de champion du Portugal avec 27 victoires, 5 matchs nuls et 2 défaites, 11 points d'avance sur Benfica, club qu'il avait quitté deux ans plus tôt. Le total de 86 points sur un maximum possible de 102 était un record dans le championnat portugais depuis que la règle des trois points par victoire fut introduite. Mourinho a également remporté la Coupe du Portugal (contre son ancien club de Leiria) et la finale de Coupe UEFA contre le club écossais du Celtic Football Club, en mai 2003.

La saison suivante, Mourinho conduit l'équipe à d'autres succès : il mène Porto à la victoire lors de la Supercoupe du Portugal, battant Leiria 1-0. Cependant, Porto a perdu la Supercoupe de l'UEFA 1-0 contre l'AC Milan, avec Andriy Shevchenko qui a marqué le seul but de la rencontre. L'équipe domine le championnat portugais et termine la saison avec un record parfait à domicile, un avantage de huit points, et une série d'invincibilité qui ne se termina que contre Gil Vicente ; ils ont obtenu le titre cinq semaines avant la fin de la saison. Porto a perdu la finale de la Coupe du Portugal à Benfica en mai 2004, mais deux semaines plus tard, Mourinho a remporté un plus grand prix : la Ligue des champions, avec une victoire de 3-0 contre l'AS Monaco en Allemagne. Le club avait éliminé Manchester United, l'Olympique lyonnais et le Deportivo La Corogne. Leur unique défaite dans la compétition est survenue contre le Real Madrid en phase de poules.

La victoire de Mourinho sur Manchester United laissait présager un passage à la ligue anglaise, où lui et le manager Alex Ferguson seraient en concurrence dans la Premier League. En réponse à ses succès européens et nationaux, Mourinho a été lié avec plusieurs grands clubs européens, notamment Liverpool, le Real Madrid et Chelsea. Mourinho a déclaré publiquement sa préférence pour le travail à Liverpool qu'au sein de Chelsea :

« Liverpool est une équipe qui intéresse tout le monde et Chelsea ne m'intéresse pas tellement parce que c'est un nouveau projet avec beaucoup d'argent investi. Je pense que c'est un projet qui, si le club ne réussit pas à tout gagner, alors [Roman] Abramovich pourrait prendre sa retraite et prendre l'argent du club. Il s'agit d'un projet incertain. Il est intéressant pour un entraîneur d'avoir l'argent pour embaucher des joueurs de qualité, mais on ne sait jamais si un projet comme celui-ci apportera le succès[3]. »

Liverpool a offert son poste de direction à l'entraîneur espagnol Rafael Benítez et Mourinho accepta plutôt une importante offre de Roman Abramovitch et a promis immédiatement son avenir à Chelsea[3].

Chelsea Football Club[modifier | modifier le code]

Mourinho à Chelsea

Il ne résistera pas aux sirènes de la Grande-Bretagne et du milliardaire russe de Chelsea, Roman Abramovitch, désireux de bâtir un club de football de tout premier plan sur la scène européenne en attirant le coach qui élimina Manchester United de la course au titre suprême européen.

Il devient à Chelsea l'entraîneur le mieux payé du monde (4,2 millions de livres en 2004, puis 5,2 millions en 2005[4]).

La célébrité de Mourinho en tant qu'entraîneur n'a d'égal que son côté provocateur, ce qui lui vaut de nombreuses inimitiés dans le monde du football. En effet, ses déclarations tapageuses et son ton arrogant (il s'est autoproclamé « The Special One[5] » et a traité Arsène Wenger de « voyeur », parce que selon lui, il passait son temps à regarder et à parler de Chelsea, avant de s'excuser[6]) ont fait le bonheur des tabloïds britanniques.

Mourinho fut donc l'entraîneur et le manager du Chelsea Football Club durant 3 saisons de 2004 à 2007. En trois saisons, Mourinho fait mieux que tous les entraîneurs précédents de Chelsea, avec deux titres de champion d'Angleterre, une Coupe d'Angleterre, deux Coupes de la Ligue et une supercoupe d'Angleterre (FA Community Shield). Seule la Ligue des champions se refusera à lui avec comme meilleurs résultats deux demi-finales en 2004-2005 et 2006-2007. À titre personnel, il est élu manager de l'année en Angleterre en 2005 et 2006.

Il quitte son poste d'entraîneur de Chelsea le 19 septembre 2007 au soir, officiellement à l'amiable, à la suite d'une altercation orageuse avec le président du club Roman Abramovitch, après un match nul concédé contre Rosenborg à domicile en Ligue des champions[7],[8].

En 2008, Mourinho, alors sans club, fait acte de candidature, pour succéder à Frank Rijkaard en instance de départ, au poste d'entraîneur du FC Barcelone. Si certains supporters et des membres de la direction du club, sevrés de titre depuis 2006, voient d'un bon œil l'arrivée du "Special One", le président du club Joan Laporta ne donne pas suite[9],[10].

Inter Milan[modifier | modifier le code]

José Mourinho à l'Inter, en 2009

Le 27 mai 2008 le quotidien italien La Gazzetta dello sport confirme qu'il aurait signé pour l'Inter de Milan. Le contrat de 3 années a été officialisé le 2 juin 2008 par le club nerazzurro.

Le 24 août 2008, il remporte son premier titre avec l'Inter Milan lors de la Supercoupe d'Italie 2008 en s'imposant aux tirs au but face à l'AS Rome de Francesco Totti (6-5)[11]. Lors de cette même saison, Mourinho s'adjuge le titre national. Le premier pour lui, le 4e consécutif pour l'Inter.

La saison 2009-2010 marque le renouveau de l'Inter Milan en Europe. En Ligue des champions, après avoir terminé 2e de sa poule derrière le FC Barcelone, l'Inter élimine successivement le Chelsea FC, le CSKA Moscou et enfin le FC Barcelone, le tenant du titre. L'Inter est donc qualifié pour la finale de Ligue des champions, qu'il joue face au Bayern Munich. Grâce à deux buts de Milito, l'Inter l'emporte 2 à 0 face aux bavarois. C'est la 2e finale de Ligue des champions de la carrière de Mourinho. L'Inter réalise ainsi un triplé historique, remportant la Serie A devant l'AS Rome le 16 mai et la finale de la Coupe d'Italie contre cette même équipe 11 jours avant. Grâce à sa victoire en Ligue des champions contre le Bayern Munich, le 22 mai 2010, il devient le premier entraineur à réaliser un triplé Coupe nationale, Championnat et Ligue des champions avec un club italien. C'est le sixième club à réaliser ce triplé après, entre autres, Manchester United et le FC Barcelone en 2009.

José Mourinho devient ainsi le troisième entraîneur à gagner la C1 avec deux clubs différents (FC Porto 2004 et Inter 2010) après Ernst Happel (Feyenoord Rotterdam 1970 et Hambourg 1983), Ottmar Hitzfeld (Borussia Dortmund 1997 et Bayern Munich 2001). Jupp Heynckes réalisera par la suite cette performance (Real Madrid 1998 et Bayern Munich 2013).

Real Madrid[modifier | modifier le code]

Le lendemain de sa victoire en Ligue des champions avec l'Inter, le 28 mai 2010, le Real Madrid annonce que Florentino Pérez et Massimo Moratti, respectivement présidents du Real Madrid et de l'Internazionale, ont trouvé une rémunération pour libérer Mourinho, à hauteur de 8 millions d'euros (la moitié de ce que Moratti exigeait). Il se retrouve face à un club dont l'effectif est en recomposition, inspiré des « Galactiques », avec les arrivées de Cristiano Ronaldo, Kaká, Karim Benzema. Le club est en crise, après cinq échecs successifs en huitièmes de finale de la Ligue des champions, en plus des succès réalisés par le FC Barcelone mené par Pep Guardiola, qui a réalisé le « sextuplé » un an plus tôt (mais que Mourinho est le seul à avoir battu en Ligue des champions, l'année suivante, avec l'Inter).

Si ses débuts sont remarquables (29 points en onze journées, il bat le record du meilleur départ de l'histoire de la Liga établi par Pep Guardiola deux saisons plus tôt), il ne parvient cependant pas à gagner le 29 novembre le clásico. Il s'agit en fait de sa plus grande défaite d'entraîneur : il perd 5-0 au Camp Nou. Certains parleront d'une mise en place tactique non encore achevée, basée sur l'attaque. Cinq mois plus tard, il prend sa revanche en reportant la Coupe du Roi en battant en finale le FC Barcelone (1-0 ap) avec une tactique nettement plus défensive. C'est le premier titre de José Mourinho au Real Madrid. Il atteint les demi-finales de la ligue des champions, après avoir éliminé successivement, l'Olympique Lyonnais en huitième de finale et les Spurs de Tottenham en quart. Confronté encore une fois au FC Barcelone son équipe est éliminée après avoir perdu 2-0 à Madrid et fait match nul 1-1 au Camp Nou. Expulsé au match aller après avoir adopté une attitude ironique envers le corps arbitral, il critique vivement les décisions de ces derniers, notamment l'expulsion du défenseur portugais Pepe, en conférence de presse. Il s'attaque par là même à l'UEFA, mais aussi au FC Barcelone qu'il considère comme avantagé par les arbitres de l'institution européenne. Ces déclarations tapageuses, lui vaudront une suspension de 4 matches en Coupe d'Europe.

Le 17 août 2011, lors du match retour de Supercoupe d'Espagne perdu par le Real Madrid, José Mourinho se fait une fois de plus remarquer en enfonçant son doigt dans l’œil de Tito Vilanova, adjoint de Pep Guardiola, lors d'une rixe générale entre les deux équipes durant le temps additionnel. Pour ce geste, il écopera d'une suspension de deux matches applicables seulement en cas d'une éventuelle participation du Real Madrid en Supercoupe d'Espagne.

Le 10 mars 2012, face au Betis Séville, José Mourinho a dirigé son 100e match au Real Madrid pour les résultats suivant: 77 victoires, pour seulement 13 matches nuls et 10 défaites.

Le 21 avril 2012, lors du classico au Camp Nou, le Real s'impose 2-1 face au Barça s'assurant pratiquement du titre de champion d'Espagne, et bat le record de buts marqués (107 buts) en une saison de Liga.

Le 3 mai 2012, avec la victoire du Real en championnat, José Mourinho devient le quatrième entraîneur à remporter les championnats nationaux dans quatre pays différents, après Ernst Happel, Tomislav Ivić et Giovanni Trapattoni, cependant, il est le premier à remporter les trois championnats majeurs européens (Angleterre, Italie et Espagne) [12]. Mourinho est l’entraîneur ayant obtenu le plus de points en une saison dans l'histoire de la Liga (et même des quatre grands championnats européens : espagnol, anglais, italien et allemand), lors de la saison 2011-2012, avec 100 points et un record de nombre de buts marqués (121 buts) et un record de nombre de victoires (32 victoires). Le 22 mai 2012 son contrat avec le Real Madrid est renouvelé jusqu'en 2016.

La saison suivante, il remporte la Supercoupe d'Espagne face au FC Barcelone, pourtant le reste de la saison sera bien plus compliqué. Le Real fait un très mauvais début de Liga, très vite le club est hors course pour le titre. En Ligue des champions, le club tombe encore en demi-finale (contre Dortmund). Enfin, le club perd en finale de la Coupe du Roi.

Le 20 mai 2013, par un consentement mutuel, Florentino Pérez, président du Real Madrid annonce le départ de Mourinho en fin de saison[13]. Les mauvaises relations avec certains cadres (Casillas, Ramos…) de l'équipe et la presse ont poussé Mourinho à partir.

Retour à Chelsea[modifier | modifier le code]

Le 3 juin 2013, il effectue officiellement son retour à Chelsea en signant un contrat de 4 ans[14], remplaçant ainsi Rafael Benítez parti à Naples[15].

Pour son premier match officiel sur la scène européenne, il perd la Supercoupe de l'UEFA au tirs aux buts face au Bayern Munich de Pep Guardiola.

Le 2 février 2014, suite à sa victoire face à Manchester City, José Mourinho devient l'entraîneur le plus rapide à avoir atteint 100 victoires en Premier League.

Il mène Chelsea jusqu'en demi-finale de la Ligue des champions, les Blues étant éliminés à ce stade de la compétition par l'Atlético Madrid (0-0 et 1-3). Chelsea termine également 3ème de la Barclays Premier League derrière Manchester City et Liverpool.

Statistiques détaillées[modifier | modifier le code]

En comptabilisant les saisons passées à Porto, à Chelsea, à l'Inter Milan et au Real Madrid il détient le record d'invincibilité en championnat à domicile avec 150 matchs sans défaite en 8 saisons (38 matchs invaincu avec Porto, 60 avec Chelsea, 38 avec l'Inter et 14 avec Madrid). Un record auquel peuvent s'ajouter les rencontres en coupe nationale pour un total de 183 matchs. Le 2 avril 2011, le Real Madrid perd à domicile contre le Sporting Gijón (0-1), cette défaite met fin à la série d'invincibilité de José Mourinho.

Mis à jour le 26 août 2013.

Club Début Fin Résultats
M V N D  % Victoires  % Nuls  % Défaites
Drapeau : Portugal Benfica 20 septembre 2000 5 décembre 2000 11 6 3 2 54,55 27,27 18,18
Drapeau : Portugal União Leiria 1er juillet 2001 21 janvier 2002 31 17 10 4 54,84 32,26 12,90
Drapeau : Portugal FC Porto 23 janvier 2002 27 mai 2004 124 90 21 13 72,58 16.94 10.48
Drapeau : Angleterre Chelsea 2 juin 2004 20 septembre 2007 185 124 40 21 67,03 21,62 11,35
Drapeau de l'Italie Inter Milan 2 juin 2008 28 mai 2010 108 67 26 15 62,04 24,07 13,89
Drapeau de l'Espagne Real Madrid 31 mai 2010 1er juin 2013 176 127 27 22 72,15 15,34 12,50
Drapeau : Angleterre Chelsea 3 juin 2013 en cours 58 36 9 13 61,4 15,78 22,8
Total 685 463 134 88 67,59 19,56 12,84

Palmarès[modifier | modifier le code]

Période Club Titres
Septembre 2000 - Décembre 2000 Drapeau du Portugal Benfica Aucun titre
Juillet 2001 - Janvier 2002 Drapeau du Portugal União Leiria Aucun titre
Janvier 2002 - Mai 2004 Drapeau du Portugal FC Porto 4 mai 2003 - Championnat du Portugal
21 mai 2003 - Coupe de l'UEFA
15 juin 2003 - Coupe du Portugal
11 août 2003 - Supercoupe du Portugal
24 avril 2004 - Championnat du Portugal
26 mai 2004 - Ligue des champions
Juin 2004 - Septembre 2007 Drapeau de l'Angleterre Chelsea FC 27 février 2005 - Coupe de la Ligue anglaise
30 avril 2005 - Championnat d'Angleterre
7 août 2005 - FA Community Shield
29 avril 2006 - Championnat d'Angleterre
25 février 2007 - Coupe de la Ligue anglaise
19 mai 2007 - Coupe d'Angleterre
Juin 2008 - Mai 2010 Drapeau de l'Italie FC Internazionale Milan 24 août 2008 - Supercoupe d'Italie
16 mai 2009 - Championnat d'Italie
5 mai 2010 - Coupe d'Italie
16 mai 2010 - Championnat d'Italie
22 mai 2010 - Ligue des champions
Mai 2010 - Juin 2013 Drapeau de l'Espagne Real Madrid 20 avril 2011 - Coupe du Roi
2 mai 2012 - Championnat d'Espagne
29 août 2012 - Supercoupe d'Espagne
Juin 2013 - Drapeau de l'Angleterre Chelsea FC

Distinctions footballistiques[modifier | modifier le code]





Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mourinho avec ses enfants, Mathilde et José Jr.

Mourinho et son épouse, née en Angola, se sont rencontrés quand ils étaient adolescents à Setúbal au Portugal, et le couple s'est marié en 1989[21],[22]. Ils ont eu leur première fille, Mathilde, née en 1996 et leur premier fils, José Mário, Jr., quatre ans plus tard. Bien qu'entièrement consacré au football, Mourinho décrit sa famille comme le centre de sa vie et a noté que « le plus important, c'est ma famille et être un bon père »[1],[22]. Il a été sélectionné comme l'Homme de l'Année 2005 par le magazine britannique New Statesman et a été décrit comme un homme dévoué à la fois à sa famille et à son travail[23]. Mourinho a aussi participé à des œuvres caritatives et des initiatives sociales, aidant à mettre en place des projets pour la jeunesse, rapprochant les enfants israéliens et palestiniens par le football et faisant don de sa "veste porte-bonheur" dans le cadre de l'aide humanitaire du tremblement de terre de 2004, rapportant 22,000 livres pour les œuvres caritatives[24],[25]. José Mourinho est de confession catholique[26].

Largement connu pour sa forte personnalité, la façon de s'habiller de manière raffinée[27], et l'originalité des observations lors des conférences de presse[28], telles que « La meilleure équipe a perdu »[29] ou « Je félicite aussi [le Barça] pour le pouvoir qu'il a sur les décideurs. Ça doit être dur à obtenir… […] Moi, j'aurais honte de gagner une Ligue des champions comme ça. Parfois, j'en ai marre de vivre dans ce monde ». Mourinho a connu la célébrité en dehors des cercles footbalistiques, apparaissant en vedette dans des campagnes publicitaires européennes pour Samsung, American Express et Adidas entre autres[30]. Une biographie non officielle de Mourinho, intitulé O Vencedor - De Setúbal une Stamford Bridge (Le Vainqueur - de Setúbal à Stamford Bridge), a été un best-seller au Portugal . Toutefois, Mourinho n'a pas autorisé la biographie et a tenté, en vain, d'empêcher le livre d'être publié[31].

Le 23 mars 2009, José Mourinho a obtenu le diplôme de doctorat honoris causa de l'Université technique de Lisbonne pour son accomplissement dans le football[32]. En Octobre 2010, Mourinho a été classée numéro 9 sur la liste des hommes les plus influents publiés par AskMen.com.

Mourinho parle portugais, espagnol, italien, français et anglais couramment[33].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Depuis mars 2013, il est l’ambassadeur du jeu Top Eleven Football Manager[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Sitting pretty, The Observer, 1er août 2004, Londres
  2. (pt) GeneAll.net - José Manuel Mourinho Félix
  3. a et b (en) Sam Wallace, « Mourinho would prefer Liverpool », The Daily Telegraph,‎ 22 avril 2004 (lire en ligne)
  4. (en) « Victory for Mourinho as Chelsea back down », The Independent, 6 avril 2005.
  5. (en) « The world according to Mourinho », BBC Sport, 31 octobre 2005 : « Soyez gentil, ne dites pas que je suis arrogant, mais je suis champion d'Europe et je suis donc assez extraordinaire (special). »
  6. (en) « Mourinho regrets 'voyeur' comment », BBC Sport, 23 décembre 2005.
  7. « Foot - ANG - Mourinho aurait quitté Chelsea », L'Équipe, 20 septembre 2007.
  8. (en) « Mourinho makes shock Chelsea exit », BBC Sport, 20 septembre 2007.
  9. [1]
  10. [2]
  11. Mourinho sans surprise
  12. Mourinho égale Trapattoni et Happel
  13. Mourinho part en fin de saison !
  14. (en) « Mourinho appointed », sur chelseafc.com,‎ 3 juin 2013
  15. (fr) « Benitez signe à Naples », sur www.eurosport.fr,‎ 27 Mai 2013
  16. « UEFA Awards », sur rsssf.com,‎ 21/12/06
  17. Récapitulatif des équipes de l'année
  18. entraîneur européen de l'année
  19. Récompense Serie A
  20. [3]
  21. (en) Denis Campbell, « Luxury Coach », The Observer, Londres,‎ 2004-05-30 (lire en ligne)
  22. a et b (en) Dave Wilson, « Jose Mourinho: I'm a DIY Disgrace I cant even change a lightbulb », Sunday Mirror,‎ 2005-11-13 (lire en ligne)
  23. Jason Cowley, « NS Man of the year – Jose Mourinho » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 2005-12-19
  24. (en) Gareth A Davies, « Mourinho gives peace a chance », The Daily Telegraph, Londres,‎ 2005-03-27 (lire en ligne)
  25. (en) « Mourinho's jacket boosts charity », BBC Sport,‎ 2005-05-20 (consulté le 2008-09-10)
  26. http://news.bbc.co.uk/sport2/hi/football/europe/8693118.stm
  27. (en) Rod Liddle, « Jose Mourinho: Portuguese man of phwooar », The Sunday Times, Londres,‎ 23 sept. 2007 (lire en ligne)
  28. (en) « Jose Mourinho: He's back (and already it's personal) », The Independent, Londres,‎ 2008-08-30 (lire en ligne)
  29. Mourinho: «On avait le contrôle», L'Équipe, 31 août 2013
  30. (en) Peter Conrad, « The great dictator », The Observer, Londres,‎ 2006-02-19 (lire en ligne)
  31. (en) « Mourinho's bitter taste of defeat » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 2004-12-12. Consulté le 2008-09-10
  32. Mourinho awarded doctorate from Lisbon university, Sports Illustrated (23 March 2009)
  33. « Jose Mourinho Profile: “The second division was my level.” » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur www.vssoccer.info
  34. José Mourinho, le nouveau visage de Top Eleven

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Juan Carlos Cubeiro et Leonor Gallardo, Mourinho versus Guardiola, Alienta editorial, 2010.

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