Couches populaires

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Comme le haut de l'échelle, caractériser les populations de basse extraction par un terme dont l'acception ne suggère pas l'infériorité sociale.

Ce n'est pas forcément la pauvreté qui caractérise les couches populaires, dont la diversité induit un emploi au pluriel plus usité que la classe populaire (le mot classe lui-même induisant une connotation gênante). Encore moins est admissible le terme de classe inférieure dans un contexte républicain revendiquant l'égalité de traitement de tous et le refus du communautarisme social.

Le prolétariat lui correspond entièrement, mais ce terme fait partie de la lutte des classes.

En dépit de ces pudeurs terminologiques, les individus dits populaires ont une culture et un cinéma qui leur sont propres, respectivement la culture populaire et le cinéma de quartier ainsi que des mœurs persistantes qui les distingue du reste de la population : cohésion du corps social, fêtes de quartier, fraternité dans le dénuement.

Évolution du peuplement des villes[modifier | modifier le code]

Le dégoût de la classe moyenne montante pour son extraction d'origine a relégué les couches populaires aux périphéries des villes par une domination immobilière, et les quartiers des métropoles ont fait l'objet de rénovations radicales dont la portée évoqua les travaux d'Haussmann dans un autre siècle à Paris pour les faire disparaître.

Dans certaines villes cependant, le phénomène de développement des maisons individuelles dans les zones périphériques n'ont pas affecté les centres-villes, qui ont conservé leurs habitants pendant que les autres s'installaient dans les agglomérations limitrophes ; c'est le cas par exemple du centre-ville de Saint-Étienne, Loire, France.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • expression connexe : le petit peuple.