Chilhac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chilhac
Panorama de Chilhac
Panorama de Chilhac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Arrondissement de Brioude
Canton Canton de Lavoûte-Chilhac
Intercommunalité Communauté de communes Ribeyre, Chaliergue et Margeride
Maire
Mandat
Christine Banassat
2014-2020
Code postal 43380
Code commune 43070
Démographie
Population
municipale
196 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 27″ N 3° 26′ 18″ E / 45.1575, 3.4383 ()45° 09′ 27″ Nord 3° 26′ 18″ Est / 45.1575, 3.4383 ()  
Altitude Min. 468 m – Max. 780 m
Superficie 4,11 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chilhac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chilhac
Pont suspendu sur l'Allier

Chilhac est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région d'Auvergne. (Chisliacus 1192)

Géographie[modifier | modifier le code]

Situés au-dessus des eaux de l'Allier, sur une falaise, les maisons, l'église et l'ancien château du village sont exposés en hauteur, serrés entre de remparts médiévaux dont il ne subsiste que tours, courtines et portes fortifiées.

Climat et flore[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d'un micro-climat méditerranéen[réf. nécessaire]. La flore y est très riche, avec plus de 65 espèces différentes recensées dont des cactus (Opuntia humifusa et Opuntia macrorrhiza grandiflora), Ephedra, sauge d'Espagne (Salvia lavanduliifolia), etc.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La commune de Chilhac fait l'objet de recherches paléontologiques depuis la fin du XIXe siècle[1]. Des ossements fossiles ont été découverts dans le gisement de Chilhac I dès 1875. Il a été étudié en 1892 par Marcellin Boule qui détermine notamment Mastodon arvernensis et Rhinoceros leptorhinus

À partir de 1974, des campagnes de fouille sont menées par Ch. Guth dans deux gisements voisins, Chilhac II et III. Elles permettent la découverte d'une riche faune mammalienne du Villafranchien moyen, dont deux crânes d'Archidiskodon (Elephas) meridionalis en 1976 et un crâne d'Anancus arvernensis en 1980.

Une datation relative de 2 Ma est proposée pour le gisement paléontologique de Chilhac II. Les datations absolues pour ce même gisement sont comprises entre 1,2 et 2 Ma[2]. Il s'agit donc de l'un des sites paléontologiques les plus anciens d'Europe. Le contexte géologique volcanique a permis la conservation de restes d'animaux fossiles, remarquables par leur qualité et leur quantité. Ceux-ci vont de l'éléphant à l'amibe, dont une coque de 1/100 de millimètre a été identifiée[réf. nécessaire].

En 1974, Ch. Guth annonce la découverte de galets aménagés dans le gisement de Chilhac III, suivis par d'autres en 1984[3],[4]. Il considère que ces objets sont aussi anciens que les ossements auxquels ils sont associés, similaires à ceux découverts à Chilhac II. Il s'agirait donc des objets de pierre taillée les plus anciens d'Europe. Toutefois, de nouvelles fouilles réalisées de 1977 à 1979 conduisent à mettre sérieusement en doute la contemporanéité de l'industrie lithique et de la faune. Selon P.-J. Texier, aucun élément ne permet de « mettre en évidence les traces d'une présence humaine en ces lieux, qu'il s'agisse d'une fragmentation volontaire d'os ou de pierres dures » [5].

Certains auteurs vont jusqu'à mettre en doute le caractère anthropique des objets en pierre mis au jour à Chilhac III. Des objets présentant des enlèvements multiples et apparemment ordonnés similaires à des galets aménagés peuvent résulter de l'action de phénomènes naturels tels que les chocs mécaniques ou thermiques liés au volcanisme[6]. Pour J.-P. Raynal et ses collaborateurs, « il convient donc de reconnaître objectivement que de lourdes hypothèques pèsent sur la quasi-totalité des objets jusqu'alors considérés dans le Massif Central comme des indices d'une présence humaine au-delà de 1,0 Ma… »[7]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 1251, Béatrix de Boubon mariée en 1238 à Béraud VIII, seigneur de Mercœur, fit son testament au château de Chilhac [1]
  • Une ancienne coutume, abolie en 1522, voulait que le 1er juillet, à la fête de la Saint Gal, patron de la ville de Langeac, le châtelain du bourg de Chilhac et les autres gens de justice arrivent solennellement à Langeac avec des paniers d'œufs et en jettent mille à douze cents dans les rues. On tenait tant à cet usage qu'en 1360, lorsque la ville de Langeac était fermée à cause des bandes ennemies qui ravageaient le pays, une requête fut présentée pour que les portes puissent être ouvertes[8].
  • 1583 attaque des protestants
  • Prévôté royale établie par l'édit du mois de mars 1781

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 2007 mars 2008 Annie Campredon    
mars 2008 en cours Pierre Alix[9]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 196 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
571 683 619 544 562 653 662 705 697
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
688 720 671 695 707 679 676 643 608
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
555 510 454 402 366 331 300 274 229
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
226 206 183 175 181 187 197 198 196
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Village fortifié construit sur une falaise basaltique, dominant l'Allier de plus de 70 mètres.
  • Église Saint-Honorat - Église romane du XIIe siècle - Inscrite aux Monuments Historiques depuis 1925[12].
  • Un porche d’entrée du XVe siècle
  • Pont suspendu de Chilhac - 1883 - L'Allier. - Type d'ouvrage : Pont suspendu en fil de fer - Architecte : Ferdinand Arnodin
  • Musée Christian Guth - Musée de paléontologie www.museechilhac.fr
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Barres M., (1992), Les premiers ponts suspendus de Ferdinand Arnodin à Saint-Ilpize et Chilhac.
  • Canet S. & Tournaire F., (1996), La flore de Chilhac : connaissance, protection, gestion et mise en valeur, Université Blaise-Pascal Clermont II, 77 p.
  • La vigne à Chilhac, brochure réalisée par l'association Chilhac Médiéval, 2007, 72 p.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaillard, C. et Falguères, Ch. (2004) - « Chilhac », in: La Préhistoire - Histoire et dictionnaire, Vialou, D., (Éd.), Robert Laffont, Bouquins, pp. 451-452.
  2. Farizy, C. (1988) - « Chilhac, Haute-Loire », in: Dictionnaire de la Préhistoire, Leroi-Gourhan, A., (Éd.), PUF, p. 245.
  3. Guth, C. (1974) - « Découverte dans le Villafranchien d'Auvergne de galets aménagés », Compte Rendu de l'Académie des Sciences, Paris, 279, pp. 1071-1072.
  4. Guth, C. et Chavaillon, J. (1985) - « Découverte, en 1984, de nouveaux outils paléolithiques à Chilhac III (Haute-Loire) », Bulletin de la Société Préhistorique Française, t. 82, pp. 56-64.
  5. Texier, P.-J. (1985) - « Chilhac III : un gisement paléontologique villafranchien soliflué ? », Bulletin de la Société Préhistorique Française, vol. 82, n° 3, pp. 68-70.
  6. Raynal, J.-P. et Magoga, L. (2001) - « Géofacts et téphrofacts dans le Massif Central : quand la nature mystifie le préhistorien », in: Nouvelles archéologiques. Du terrain au laboratoire…, Revue d’Auvergne, 2000, 554/555, n° 1/2, tome 114, pp. 16-34.
  7. Raynal, J.-P., Magoga, L., Bulle, Th., Guadelli, J.-L. et Maigne, S. (1996) - « Quelle Préhistoire ancienne en Basse Auvergne et Velay ? », in: L'Acheuléen dans l'Ouest de l'Europe, Actes du Colloque de Saint Riquier, 1989, Tuffreau, A., (Éd.), Lille, Publications du CERP, n° 4, pp. 115-127.
  8. Les jeunes voyageurs en France, ou Lettres sur les départemens, Volume 3, L. N. A. Constant Taillard, 1824.
  9. Site de la préfecture-Liste des maires, consultée le 7 mai 2010
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  12. « Notice no PA00092651 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :