Chambon-sur-Voueize

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chambon.
Chambon-sur-Voueize
L'abbatiale Sainte-Valérie et le village de Chambon-sur-Voueize.
L'abbatiale Sainte-Valérie et le village de Chambon-sur-Voueize.
Blason de Chambon-sur-Voueize
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Chambon-sur-Voueize
Intercommunalité C.C. d'Évaux-les-Bains Chambon-sur-Voueize
Maire
Mandat
Cécile Creuzon
2014-2020
Code postal 23170
Code commune 23045
Démographie
Population
municipale
987 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 24″ N 2° 25′ 33″ E / 46.19, 2.42583333333 ()46° 11′ 24″ Nord 2° 25′ 33″ Est / 46.19, 2.42583333333 ()  
Altitude Min. 320 m – Max. 510 m
Superficie 33,58 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Creuse

Voir sur la carte administrative de Creuse
City locator 14.svg
Chambon-sur-Voueize

Géolocalisation sur la carte : Creuse

Voir sur la carte topographique de Creuse
City locator 14.svg
Chambon-sur-Voueize

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chambon-sur-Voueize

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chambon-sur-Voueize

Chambon-sur-Voueize (Chambon (prononcer Chambou) en occitan marchois) est une commune française située dans le département de la Creuse en région Limousin. Ses habitants sont appelés les Chambonnais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Au confluent de la Voueize et de la Tardes, dans le pays de Combraille vallonné et verdoyant, Chambon-sur-Voueize occupe un site agréable à proximité des gorges de la Voueize.

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est située à 12 kilomètres de l'aéroport de Montluçon Guéret (code OACI LFBK), ouvert à la circulation aérienne publique et à 25 kilomètres de la gare de Parsac - Gouzon qui est la gare ferroviaire la plus proche. En outre, Chambon est desservie par la ligne de Bus TER N°12, ralliant Ussel à Montluçon.

Climat[modifier | modifier le code]

La particularité notable du climat à Chambon-sur-Voueize est son caractère continental plus marqué que les autres stations de Creuse du fait de sa position en contrebas de la vallée de la Tardes et de la Voueize avec une orientation à l'est à l'abri des perturbations océaniques, on observe donc des cumuls de précipitations plus faibles ( 700 à 800 mm/an) ; c'est en moyenne l'endroit le plus sec de Creuse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Prieuré fondé à la fin du IXe siècle par l'abbaye Saint-Martial de Limoges. L'endroit servit à garder les reliques de sainte Valérie.

En 857 les moines de l'abbaye Saint-Martial de Limoges fondent un monastère à Chambon-sur Voueize pour mettre à l'abri des incursions normandes les reliques de sainte Valérie, dont le monastère de Saint-Martial garde seulement la tête (17 mai). Vers 985, ils font construire une chapelle pour les recevoir. L'église est construite un peu plus tard2. Elle sera rattachée à l'ordre de Cluny, elle devient abbatiale au XIIIe siècle puis paroissiale après la Révolution française. Elle fut pillée et mutilée aux XVe et XVIe siècle avant d'être remaniée au milieu du XIXe.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Chambon-sur-Voueize 23.svg

Les armoiries de Chambon-sur-Voueize se blasonnent ainsi :

D'argent aux quatre champignons de gueules ordonnés en sautoir.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Joël Souchal UMP Conseiller général
mars 2008 2020 Cécile Creuzon[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 987 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 106 1 483 994 1 046 1 136 2 121 2 125 2 182 2 303
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 273 2 252 2 262 2 170 2 198 2 207 2 534 2 302 2 257
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 222 2 378 2 332 1 616 1 602 1 625 1 611 1 444 1 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 458 1 367 1 206 1 288 1 105 1 012 1 013 1 014 987
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église abbatiale Sainte-Valérie fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[5],[6]. C'est l'une des plus importantes et intéressantes églises de style roman du Limousin. Après la fondation par l'abbaye de Saint-Martial de Limoges d'un prieuré destiné à conserver les reliques de sainte Valérie, est entreprise la construction de l'église, à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe. Pillée et mutilée aux XVe et XVIe siècles, elle a été remaniée vers 1850.

Le bourg et ses abords immédiats, ainsi que les gorges de la Voueize sont répertoriés dans les sites inscrits.

  • Ruines du château fort de Leyrat, dit de Barbe-Bleue, sur un promontoire dominant les gorges de la Voueize, au nord de Chambon.
  • Vestiges de Château Guillaume, à proximité du village de Thaury.
  • Château de Marsat.
  • La Maison médiévale.
  • L'Auberge de la Voueize.

Photographies[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

En 2010, Chambon-sur-Voueize est devenu Bouchon, le temps du tournage du téléfilm de Luc Béraud Bienvenue à Bouchon[8].

En 2014, Chambon-sur-Voueize est désigné pour représenter la Creuse et le Limousin à l'émission de France 2 "Le village préféré des Français" [9] et termine à la troisième place.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Barailon, né le 12 janvier 1743 à Chambon-sur-Voueize, mort le 14 mars 1816 à Chambon, est un homme politique français.
  • Albert Bonneau (1898-1967), écrivain.
  • Eugénie Fougère (Chambon-sur-Voueize 1861 - Aix-les-Bains 1903), demi-mondaine de la Belle Epoque surnommée la belle "Fou-Fou" ou "Bâton de réglisse", assassinée par le truand lyonnais Henri Bassot, avec la complicité de Victorine Giriat, meilleure amie et confidente attitrée d'Eugénie Fougère, dans le simple but de lui voler ses bijoux. Eugénie Fougère n'avait jamais oublié son village creusois où elle revenait parfois. Après le drame d'Aix-les-Bains, elle fut inhumée au cimetière de Chambon-sur-Voueize dans la chapelle de la famille Fougère.
  • Paul-Louis Grenier (1879-1954), poète occitan.
  • Pierre Chartier (1894-1980), peintre.
  • Frédéric Berthet (Neuilly-sur-Seine, 1954 - Paris, 2003), écrivain. Il fit l'acquisition d'une maison, située 16 rue de la Couture, au cours de l'été 1993[10].
  • Jean Jamot (1921-2005), enseignant à Chambon-sur-Voueize. Auteur de Chambon-sur-Voueize à travers les âges (1995), monographie historique de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : préfecture de la Creuse
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. « Notice no PA23000021 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Notice no PA00100031 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Jean Maury, Marie-Madeleine S. Gauthier, Jean Porcher, Limousin roman (collection « La Nuit des temps » n° 11), La Pierre-qui-Vire, Éditions Zodiaque, 1959, pp. 126-166.
  7. « Notice no PA00100030 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. 'Un téléfilm sera tourné avec Francis Perrin', lepopulaire.fr
  9. 'Chambon-sur-Voueize sélectionnée pour l'émission « Le village préféré des Français » sur France 2', lamontagne.fr
  10. . Il y reçut ses amis écrivains, notamment Jean Echenoz, Michel Déon, Patrick Besson, Michel Braudeau. Chambon apparaît souvent dans le volume de ses Correspondances 1973-2003, La Table Ronde 2011. Cf. La Montagne, 18 mars 2011.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Larue, Tectonique, érosion et hydrographie sur la bordure nord-ouest du Massif central.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :