Rugby club toulonnais

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Rugby club toulonnais
Logo du Rugby club toulonnais
Généralités
Surnoms

RCT
rouges et noirs

Les Corsaires de la rade
Fondation
Statut professionnel SASP
Couleurs rouge et noir
Stade Stade Mayol
(15 820 places)
Siège Stade Mayol
53, rue Melpomène
83100 Toulon
Championnat actuel Top 14
ERCC1
Président Drapeau : France Mourad Boudjellal
Entraîneur Drapeau : France Bernard Laporte (manager)
Drapeau : France Jacques Delmas (avants)
Drapeau : France Pierre Mignoni (arrières)
Site web www.rctoulon.com
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de France (4)
Championnat de 2e division (2)
Challenge Yves du Manoir (2)
International[Note 1] Coupe d'Europe (3)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
Couleurs de l’équipe
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Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2014-2015 du Rugby club toulonnais
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Dernière mise à jour : 31 juillet 2014.

Le Rugby club toulonnais est un club de rugby à XV français basé à Toulon (Var) et actuellement présidé par Mourad Boudjellal. L'équipe première, entraînée par Bernard Laporte depuis septembre 2011, évolue en Top 14 depuis 2008 et dispute selon les années la Coupe d'Europe ou le Challenge européen.

Créé le , le club est trois fois champion de France de l'élite (en 1931, 1987 et 1992), avant de connaître en 2000 une rétrogradation administrative en Pro D2. Champion de France de Pro D2 2005, le RCT monte en Top 14, mais redescend dès 2006. En 2008, à nouveau champion de France de Pro D2, il retrouve le Top 14, qu'il n'a plus quitté depuis.

Il est le premier club européen à remporter trois fois d'affilée la Coupe d'Europe, en 2013, 2014 et 2015. En 2014, il remporte son quatrième titre de champion de France, réalisant ainsi un doublé Coupe d'Europe-Championnat.

Le Rugby club toulonnais s'installe au stade Mayol au début de la saison 1920-1921. Depuis 1998, il possède également un centre de formation sur lequel l'équipe première s'appuie, ainsi qu'une équipe féminine qui évoluera en troisième division en 2016. Il est agréé par le ministère des Sports depuis novembre 2002 et rattaché à la SASP depuis le 1er juillet 2008.

Historique[modifier | modifier le code]

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Les débuts[modifier | modifier le code]

Homme tenant un chapeau melon et un parapluie à la main, donnant le bras à une femme, tous deux souriant.
Le chanteur toulonnais Félix Mayol (ici avec Gaby Morlay) s'investit activement dans le club durant les années 1920-1930. Il offre au club le stade qui porte aujourd'hui son nom, ainsi que le brin de muguet comme emblème.

En 1907, naît le Stade varois, issu de la fusion de l'Union sportive seynoise et de l'Étoile sportive toulonnaise (tous deux fondés en 1902). Mais le Stade varois a une existence éphémère. En mars 1908, une équipe réunit des joueurs de la Sélection maritime, du Sporting club télégraphique et du Stade varois. Cette formation donne naissance, en juin, au Rugby club toulonnais[1]. Les Haut-Garonnais du Stade toulousain (créé l'année précédente) parrainent le nouveau club. Ceci est à l'origine des couleurs rouge et noire du RCT, même si la raison exacte n'est pas connue : le nouveau club aurait voulu rendre hommage à son parrain, ou bien celui-ci lui aurait offert un jeu de maillots[2] En 1909, le club remporte le championnat du Littoral, en battant en finale l’Olympique de Marseille[1]. La même année, il participe à sa première finale nationale de deuxième série face à l'US Montauban. Il perd cette finale 15 à 3[3].

Pendant neuf ans, le Rugby club toulonnais n'a pas d'existence officielle. Ce n'est que le qu'il est déclaré en sous-préfecture. Le premier président est un joueur, un Toulonnais, Louis Gorlier. L'équipe est composée en grande partie de marins de la « Royale »[1].

Premier titre de champion de France (1931)[modifier | modifier le code]

En 1931, c'est la reconnaissance avec la première finale et la première victoire en championnat de France contre le Lyon olympique universitaire, le 10 mai, au Parc Lescure de Bordeaux par 6-3 (2 essais à 1)[4]. La troisième mi-temps est dantesque avec 30 000 personnes qui se joignent aux joueurs pour célébrer cette victoire sur les bords de la rade[1]. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le RCT retrouve les devants de la scène de rugby français. Lors de la saison 1945-1946, il part de sa 54e place pour remonter à la 3e place grâce notamment à son capitaine hors pair, Jean Prin-Clary. Le club s'incline face à Lourdes en demi-finale, à Perpignan (5-4)[1]. Lors de la saison 1946-1947, nombreux sont ceux qui soulignent le vieillissement de l’effectif, au point qu'un référendum est organisé par Le Petit Varois et La République pour savoir quelle équipe aligner. Les Varois sont éliminés en huitième de finale par le Stade toulousain (16-3)[1]. Plus de 10 000 supporters toulonnais ont fait le déplacement pour le match.

Le club demeure ensuite l’un des bons clubs du championnat, mais échoue à cinq reprises en finale (1948, 1968, 1971, 1985 et 1989). En 1947-1948, le RCT réalise une très bonne saison, s'imposant à Mont-de-Marsan et à Biarritz. Les Toulonnais rencontrent en demi-finale Bayonne et son brillant pack. Bayonne mène 5-4 à une minute du terme. Mais un essai sur la sirène de Marc Jaffrain qualifie le RCT, sur le score de 7-5[1]. En finale, les Toulonnais retrouvent Lourdes, étoile montante du rugby français, qui s'impose facilement (11-3)[1]. « Le meilleur a gagné ! Ne cherchons pas d'excuse », dit Sancey, le troisième ligne toulonnais. En 1949, le RCT s'incline en quart de finale face à Castres, 17-6[1]. L'année 1950 marque la fin d'une ère, avec le départ de nombreux cadres de l'équipe, tels Loiseau, Battaglini et Monterola, qui rejoignent Lourdes avec le statut d’internationaux. Malgré tout, les anciens réussissent à maintenir le RCT à flot. Il pointe leader du championnat en janvier 1950. Mais il s'écroule en seizième de finale, face à Carmaux. Durant les années 1950-1960, le RCT connaît un passage à vide. Pendant 10 ans, le club est éliminé en seizième de finale, en huitième ou en quart. C'est néanmoins durant cette période que Marcel Brodrero fonde l'école de rugby du RCT, encore en activité aujourd'hui.

Lors de la finale de 1968 face à Lourdes, le RCT passe tout près du titre. « La bande au Herrero » perd le match non pas au bénéfice du score, qui est de parité (6-6), mais au nombre d'essais marqués (2-0)[5].

Deuxième titre de champion de France (1987)[modifier | modifier le code]

Ancien joueur du club (de 1966 à 1971), Daniel Herrero devient en 1983 entraîneur du RCT. La finale de 1985 laisse beaucoup de regrets, car les Toulonnais perdent en prolongation dans le duel des rouge et noir, contre le Stade toulousain, à l'issue de l'une des plus belles finales de l'histoire[6]. Toulon mène 19-12 à dix minutes de la fin, mais, au terme d'un scénario improbable, finit par s'incliner sur le score de 36 à 22[7].

En 1985-1986, le RCT fait figure de favori au titre. Sa génération dorée semble capable d'atteindre le bouclier de Brennus. Durant la saison régulière, les Varois s'imposent avec brio contre Grenoble (30-3) et Bayonne (60-0). Le RCT se qualifie tour après tour dans les phases finales. À la surprise générale, il échoue en demi-finale face à Agen, sur le score de 38-18[7], après avoir dominé la première mi-temps.

En début de saison 1986-1987, l'entraîneur au bandana Daniel Herrero annonce : « Le bouclier ou rien. » Cela fait 56 ans que la rade n'a pas revu le trophée. Toujours bien placés, les Varois n'ont plus réussi à ramener le précieux « bout de bois », comme en témoignent les nombreuses finales perdues. Grâce à une génération mythique (Manu Diaz, Bernard Herrero, Éric Champ, Gilbert Doucet, Jérôme Gallion, Jérôme Bianchi, entre autres) et grâce à l'entraîneur Daniel Herrero, le « Ercété » mène cette année-là une saison particulièrement aboutie, présentant un gros mental, restant invaincu à Mayol. Toulon est le meilleur club français sur toute la saison : meilleure attaque du championnat, meilleur buteur avec Bianchi, meilleur botteur avec Cauvy. Le RCT se défait avec difficulté d'Agen en demi-finale, sur le score de 18-16. Il bat le Racing club de France en finale par 15 à 12[8]. Cette victoire marque l'aboutissement du projet Herrero, construit depuis trois ans sur le combat physique et les qualités de cette talentueuse génération toulonnaise. Le « Ercété » ramène enfin le bouclier de Brennus sur la Rade. « À Toulon, tout est pardonnable, sauf le manque de courage », dit Daniel Herrero peu de temps après la finale.

La saison 1987-1988 semble être la confirmation de la précédente. Toulon hérite d'un groupe difficile en championnat, mais finit leader. Durant cette période, le club établit son record d'invincibilité à Mayol : 18 mois. En challenge Yves du Manoir, il est battu en demi-finale par le futur vainqueur, le Stade toulousain. Mais il prend sa revanche un mois plus tard, en quart de finale du championnat, en l'emportant sur le Stade toulousain par 21 à 9. Le RCT dispute pour la troisième année consécutive une demi-finale. Il est opposé à Tarbes, équipe surprise qualifiée in extremis. Alors que tous le monde voit le RCT l'emporter, les Tarbais créent la sensation en éliminant le champion de France sur le score de 31-12[7]. Durant toute la rencontre, les Varois semblent incapables de l'emporter, et fatigués. Si cette saison est morose pour l'équipe première, la réserve quant à elle est championne de France de Nationale B pour avoir triomphé de Béziers.

Les « corsaires de la rade », comme on les appelle, réalisent une bonne saison 1988-1989. Mais celle-ci reste marquée par un événement extra-sportif qui bouleverse le club. Le soir du , Bernard Herrero reçoit une balle en plein ventre sur le port de Toulon[9]. Il arrête sa carrière de rugbyman à l'âge de 31 ans. Orphelin de son talonneur fétiche, le RCT réussit néanmoins à se qualifier pour les demi-finales aux dépens de l'ASM Clermont Auvergne. Il affronte Narbonne en demi-finale, et l'emporte 30 à 3. Il retrouve en finale les « cousins » toulousains, espérant prendre sa revanche de la finale de 1985. Mais les Toulonnais s'inclinent encore, sur le score de 18 à 12[7], un essai encaissé dès la première minute ayant plombé leur jeu. Sur les six dernières années, le RCT s'est qualifié trois fois pour la finale et trois fois pour les demi-finales.

Les saisons 1989-1990 et 1990-1991 sont en dents de scie. C'est une période de transition entre deux générations. Mais un match est resté dans toutes les mémoires, le huitième de finale du championnat 1990-1991, à Mayol, face à l'équipe du moment, Bordeaux-Bègles. Le match est violent, et le public de Mayol, particulièrement bouillant, se montre très vindicatif à l'encontre des Bordelais. Le RCT l'emporte 18 à 9. Mais il est sévèrement défait au match retour (6-22), et éliminé. Cette année-là, Bordeaux-Bègles est sacré champion de France.

Troisième titre de champion de France (1992)[modifier | modifier le code]

En 1991, André Herrero prend la présidence du RCT[10] et son frère Daniel cède le poste d'entraîneur à Jean-Claude Ballatore. À la fin de cette saison 1991-1992, Toulon doit passer par les barrages. Il arrive néanmoins en finale, face au Biarritz olympique, avec une équipe de « minots » qui compte quatre juniors[7]. On y trouve notamment Gérald Orsoni, 19 ans, titulaire en deuxième ligne ; Marc de Rougemont, 20 ans, talonneur remplaçant, qui entre en cours de jeu ; Patrice Teisseire, 19 ans, titulaire à l'arrière ; Yann Delaigue, 19 ans, titulaire à l'ouverture ; Michel Périé, 22 ans, titulaire en pilier gauche… L'emblématique Éric Champ ne participe pas à cette finale, à la suite d'un carton rouge récolté lors de la demi-finale du Challenge Yves du Manoir, perdue, à Agen[7]. C'est donc Pierre Trémouille qui est capitaine ce jour-là. Toulon domine sa finale et muselle le chef d'orchestre biarrot Serge Blanco. Un essai sur la sirène de Biarritz n'est pas suffisant pour empêcher le RCT de l'emporter (score : 19-14). À la surprise générale, le Rugby club toulonnais devient champion de France pour la troisième fois de son histoire[11], empêchant Serge Blanco de toucher le Bouclier avec son club de toujours, pour le dernier match de sa carrière[7]. La fête à Toulon réunit plus de 40 000 personnes. André Herrero se retire du poste de président du RCT[10].

Toulon perd ensuite deux demi-finales du championnat contre le Castres olympique, sur les scores de 17-16 en 1993 et de 18-13 en 1995 ; mais également deux demi-finales de challenge Yves du Manoir, en 1995 au Stade toulousain (13-21) et en 1996 contre la Section paloise (3-5 aux tirs aux buts)[7].

La fin de la décennie se termine par un coup de tonnerre : le , en raison d'un déficit cumulé de 10 millions de francs (un peu plus d'1,9 million d'euros 2015), la Ligue nationale de rugby décide la rétrogradation administrative — la première de l'histoire — du Rugby club toulonnais en Pro D2[12]. La saison suivante, le club manque d’un rien la remontée immédiate : il doit s’incliner lors de la finale face à l'US Montauban[12] (9-15). Ce n’est qu’en 2005 que le RCT est sacré champion de France de Pro D2 et réintègre l’élite[12]. Mais, en 2005-2006, avec trois victoires en 26 rencontres, Toulon retombe immédiatement en division inférieure[12] (pour sa seule et unique rétrogradation sur le terrain).

Les premières années Boudjellal[modifier | modifier le code]

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Jonny Wilkinson avec le RC Toulon en août 2009.

L’arrivée de deux nouveaux coprésidents, Mourad Boudjellal et Stéphane Lelièvre, laisse présager des lendemains qui chantent. Ils orchestrent un recrutement spectaculaire, attirant en Pro D2 des joueurs de l’élite qui font affirmer à Boudjellal que Toulon est « le quinzième club du Top 14[13] ». Nico Breedt, Jean-Jacques Crenca, Yann Delaigue, Isoa Domolailai, Rob Henderson, Norman Jordaan, George Kutarashvili, Dan Luger, Kiri Mariner, Daniel Muller, Gonzalo Quesada, Jean-Baptiste Rué, Siaki Tukino, Roger Warren et surtout le capitaine des All Blacks Tana Umaga[14] participent à la saison 2006-07, avec pour objectif de rejoindre le Top 14. Durant cette année d'espérance et d'attentes, on accuse le RCT de perdre son âme, de tomber dans les affres du professionnalisme ; on pointe du doigt l'instabilité du poste d'entraîneur et la forte personnalité du coprésident Boudjellal. En demi-finale des barrages d'accession au Top 14, le RCT échoue (17-21) face à La Rochelle[15].

Les supporters du club des Fils de Besagne lors du match RCT-Perpignan en avril 2011.

Pour autant, la formation n’est pas délaissée. En 2005-2006, Toulon fait partie d'un club des cinq avec Pau, Montferrand, Bourgoin et Perpignan dont les trois équipes de jeunes (Espoirs, Reichel et Crabos) disputent les huitièmes de finale du championnat de France, preuve de la vitalité de la formation toulonnaise. La belle aventure des Espoirs se poursuit même jusqu'en demi-finale, où ils perdent de peu face au CA Brive en étant amputés de nombreux titulaires réquisitionnés pour un match pourtant sans enjeu de l'équipe 1 à Perpignan. En 2007, les cadets RCTPM du club se voient même sacrés champions de France cadets, en battant en finale les cadets de l'USA Perpignan (16-10)[16].

Le , le coprésident Stéphane Lelièvre se met en retrait[17]. Mourad Boudjellal devient seul président du club. Le 31 mai, Tana Umaga est nommé manager général pour deux saisons[18]. Le recrutement pour la saison 2007-2008 est encore spectaculaire, avec les signatures d'Orene Ai'i, joueur de l'année 2005 de rugby à sept ; George Gregan, recordman mondial des sélections avec 139 matchs pour l'Australie ; Andrew Mehrtens, recordman du nombre de points marqués avec les All Blacks avec 967 points ; Anton Oliver ; Victor Matfield, fraîchement élu meilleur joueur du monde[19]. Sous les ordres de Tana Umaga, l'équipe confirme ses prétentions lors du match d'ouverture, grâce à une victoire fleuve contre l'AS Béziers, 41-7, au stade Mayol. Le 18 février 2008, le club annonce le recrutement de Bakkies Botha[20], destiné à reformer avec Victor Matfield la seconde ligne légendaire de l'équipe d'Afrique du Sud championne du monde. Mais Botha n'arrive pas en mars comme prévu : il est retenu par son club des Bulls[21]. L'affaire est portée devant les tribunaux d'Afrique du Sud[22]. Peu après, Matfield annonce son départ de Toulon pour les Bulls à la fin de la saison[23]. Ayant conservé la première place du classement depuis la première journée, le RCT est sacré champion de France de Pro D2 en battant son dauphin, le Racing Métro 92 (31-17), le 25 mai, à deux journées de la fin de la saison[24].

La saison 2008-2009 voit notamment les signatures de Jerry Collins, de Joe van Niekerk et de Sonny Bill Williams[25]. Le [26], le RCT joue pour la première fois au stade Vélodrome de Marseille, contre le Stade toulousain (victoire 14-6), devant 56 900 spectateurs[27]. Pour son retour en Top 14, le club finit 9e du Championnat[28].

La saison 2009-2010 voit arriver notamment Pierre Mignoni et Laurent Emmanuelli, tous deux natifs de Toulon ; Felipe Contepomi ; Juan Martín Fernández Lobbe ; Sébastien Bruno ; et la légende Jonny Wilkinson. Philippe Saint-André est intronisé manager[29]. Le RCT finit invaincu dans son antre de Mayol, 2e de la phase de poule, et se qualifie directement pour les demi-finales[30]. Il chute en demi-finale face à Clermont (35-29), après les prolongations et un match à suspense[31]. Le , au stade Vélodrome, il perd la finale du Challenge européen contre les Cardiff Blues (28-21)[32].

Frédéric Michalak au Stadium municipal de Toulouse sous les couleurs du RCT.

La saison 2010-2011 voit débarquer à Toulon George Smith, Paul Sackey, Dean Schofield, Carl Hayman et Rudi Wulf. Afin de mieux répondre aux exigences de la Ligue nationale de rugby et des quotas de JIFF (joueurs issus des filières de formation), le club enregistre également les signatures des Français Jean-Philippe Genevois, Benjamin Lapeyre, Geoffroy Messina et Christophe Samson[33]. Après des débuts poussifs (deux défaites lors des deux premières réceptions à Mayol), le RCT se reprend. Il a l'ambition de jouer les phases finales. Mais il finit à la huitième place[34]. Pour sa première participation en Coupe d'Europe, il perd en quart de finale contre l'USA Perpignan, à Barcelone, sur le score de 29 à 25[35].

La saison 2011-2012 voit arriver en renfort Matt Giteau, Bakkies Botha, Simon Shaw, David Smith, Alexis Palisson, Mathieu Bastareaud, Sébastien Tillous-Borde et Steffon Armitage[36]. À l'automne 2011, Philippe Saint-André, nommé entraîneur de l'équipe de France, quitte le club de la rade. Il est remplacé par Bernard Laporte, ancien sélectionneur du XV de France[37]. Laporte, après une 3e place lors de la saison régulière du Top 14, réussit à hisser le club en finale du Challenge européen, finale perdue contre le Biarritz olympique (21-18)[38]. En Top 14, le RCT bat le Racing Métro 92 (17-13) en quart, et l'ASM Clermont Auvergne (15-12) en demi-finale. Pour la première fois depuis 1992, il accède à la finale de l'élite. Il perd cette finale (18-12) face au Stade toulousain[39].

Premier titre européen (2013)[modifier | modifier le code]

La saison 2012-2013 est marquée par le renfort de Chris Masoe, Maxime Mermoz, Frédéric Michalak, Nicolas Durand, Nick Kennedy, Delon Armitage, Gethin Jenkins, Andrew Sheridan, et par le retour de Rudi Wulf, puis de Danie Rossouw et de Rocky Elsom[40]. Durant la saison régulière, Clermont et le RCT dominent le championnat. Toulon termine deuxième, avec 8 points d'avance sur le troisième, Toulouse. Le RCT semble doté d'une équipe capable d'aller chercher des titres. En demi-finale de Coupe d'Europe, il élimine les Anglais des Saracens, à Londres (24-12)[41]. Et, le , il bat en finale l'ASM Clermont Auvergne sur le score de 16 à 15[42]. Le RC Toulon devient champion d'Europe dès sa deuxième participation. Jonny Wilkinson est le grand artisan du succès européen : il réalise un 100 % face aux perches en quart de finale, en demi-finale et en finale, marquant tous les points de son équipe dans ces trois matchs, jusqu'à l'essai en finale de Delon Armitage (68e), qu'il transforme.

Le président Boudjellal annonce qu'après un tel triomphe, les joueurs évolueront sans doute en tongs en demi-finale du Top 14[43]. Le RCT semble en effet partir en outsider face à Toulouse, champion de France en titre. Mais il réussit, moins d'une semaine après son sacre européen, à l'emporter sur le score de 24 à 9. Toulon retrouve donc le Stade de France, pour la finale du Top 14 face à Castres. Il échoue encore, par 14 à 19[44]. Le RCT organise une fête sur le port et dans le stade Mayol qui réunit plus de 40 000 personnes.

Le doublé : deuxième titre européen et quatrième titre de champion de France (2014)[modifier | modifier le code]

Ruck opposant des joueurs du Stade français, en blanc, à des joueurs de Toulon, en rouge. Habana et Gorgodze, qui ne participent pas au ruck, surveillent le débat.
Bryan Habana et Mamuka Gorgodze, deux des recrues phares du début des années 2010. L'un connu pour être le plus prolifique marqueur d'essai des Springboks, l'autre une valeur sûre du Top 14 en termes de combat.

La saison 2013-2014 est marquée notamment par l'arrivée de cinq figures emblématiques du ballon ovale : Bryan Habana, Drew Mitchell, Martin Castrogiovanni, Ali Williams[12] et Juan Smith[45]. Le RCT recrute aussi le jeune espoir fidjien Josua Tuisova et, en cours de saison, Craig Burden et Alexandre Menini. Le club effectue un bon début de saison qui lui permet rapidement de se qualifier pour les phases finales de la Coupe d'Europe. Cependant, entre décembre et février, l'équipe connaît en Top 14 des moments difficiles, avec en point d'orgue la défaite du 4 janvier face à Grenoble (22-21), à Mayol. Bernard Laporte l'attribue à une erreur d'arbitrage. Il se répand en injures envers l'arbitre, ce qui lui vaut d'être suspendu 16 semaines[46]. Le groupe toulonnais se retrouve privé de son manager. Il réussit néanmoins à finir leader du championnat. Il dispose du Racing-Metro 92 en demi-finale du Top 14 (16-6). En Coupe d'Europe, il finit premier de sa poule. Il bat le Leinster (29-14) en quart de finale, à Mayol[47] ; puis le Munster (24-16) en demi-finale, au stade Vélodrome[48]. Il retrouve en finale les Saracens. En battant ces derniers sur le score de 23 à 6, le club devient le troisième à conserver son titre européen deux ans d'affilée, et la première équipe française à réussir cette performance.

Enfin, le , le RC toulonnais réussit le doublé : il remporte contre Castres (18-10) son quatrième titre de champion de France, après 22 ans d'attente. Cette finale est le dernier match de la carrière de Jonny Wilkinson, qui réussit un ultime drop[49]. Le retour des joueurs à Toulon est célébré par 60 000 personnes sur les bords de la rade.

Troisième titre européen (2015)[modifier | modifier le code]

La saison 2014-2015 est marquée par l'arrivée de deux stars, James O'Connor et Leigh Halfpenny ; par celle des internationaux français Romain Taofifénua et Guilhem Guirado[50] ; par celle des argentins Juan Martín Hernández et Nicolas Sanchez ; par celle de valeurs sûres du Top 14, Gerhard Vosloo et Mamuka Gorgodze ; et par celle des espoirs Éric Escande, UJ Seuteni (en) et Jimmy Yobo. Le RCT réussit un début de Top 14 sans encombre, finissant champion d'automne pour la deuxième année consécutive. En quart de finale de la Coupe d'Europe, il bat les London Wasps (32-18) à Mayol[51]. En demi-finale, il bat le Leinster (25-20 après prolongations), au stade Vélodrome, grâce à un essai de Bryan Habana sur interception[52]. Les Toulonnais se qualifient donc pour la troisième fois d'affilée en finale de la Coupe d'Europe : ils vont affronter les Clermontois, qu'ils ont vaincu deux ans plus tôt. À Twickenham, le , la victoire est obtenue grâce à un essai de Drew Mitchell qui parcourt 30 mètres en échappant au plaquage de six défenseurs. Le RCT s'impose 24 à 18 et remporte pour la troisième fois consécutive la Coupe d'Europe, une première dans l'histoire du rugby[53].

En Top 14, il finit premier de la phase régulière. En demi-finale, face au Stade français, le match se déroule dans une ambiance difficile pour les joueurs du RCT, leur ancien coéquipier Jerry Collins s'étant tué le matin même avec son épouse dans un accident de voiture. Une minute de silence est respectée. Les joueurs varois portent un brassard et une pancarte « RIP Brothers J. Collins » au moment de la présentation des effectifs. Toulon est battu par le Stade français (16-33)[54].

Les recrues internationales de la saison 2015-2016 sont Ma'a Nonu, Jonathan Pélissié, Salesi Ma'afu, Samu Manoa, Quade Cooper, Charles Ollivon, Matthew Stevens, Paul O'Connell et Duane Vermeulen (en)[55]. Côté managers, Bernard Laporte va rester « seul patron » jusqu'à la fin de la saison. À partir de décembre 2015, Diego Domínguez sera près de lui à temps plein, mais en tant qu'assistant[56].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Équipe première[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant récapitule les performances de l'équipe première dans les diverses compétitions françaises et européennes[57].

Palmarès du Rugby club toulonnais
Compétitions internationales Compétitions nationales Compétitions nationales disparues
Coupe d'Europe
Challenge européen
Rugby Masters Coupe intercontinentale
  • Finaliste (1) : 2015
Championnat de France de première division
Championnat de France de deuxième division
Championnat de France de deuxième série
  • Vice-champion (1) : 1909
Challenge Yves du Manoir
Challenge du club complet
Challenge Antoine Béguère
  • Finaliste (2) : 1978, 1980

Finales de l'équipe première[modifier | modifier le code]

L'équipe première du club toulonnais a disputé 16 finales dont les détails sont donnés dans le tableau suivant.

Compétition Date de la finale Vainqueur Score Finaliste Lieu de la finale Spectateurs
Championnat de France RC Toulon 6 – 3 Lyon OU Parc Lescure, Bordeaux 10 000
Championnat de France FC Lourdes 11 – 3 RC Toulon Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse 29 753
Championnat de France FC Lourdes 9 – 9 ap[Note 3] RC Toulon Stadium municipal, Toulouse 28 526
Championnat de France AS Béziers 15 – 9 ap RC Toulon Parc Lescure, Bordeaux 27 737
Championnat de France Stade toulousain 36 – 22 ap RC Toulon Parc des Princes, Paris 37 000
Championnat de France RC Toulon 15 – 12 Racing club de France Parc des Princes, Paris 48 000
Championnat de France Stade toulousain 18 – 12 RC Toulon Parc des Princes, Paris 48 000
Championnat de France RC Toulon 19 – 14 Biarritz olympique Parc des Princes, Paris 48 000
Challenge européen Cardiff Blues 28 – 21 RC Toulon Stade Vélodrome, Marseille 48 875
Challenge européen Biarritz olympique 21 – 18 RC Toulon The Stoop, Twickenham 9 376
Championnat de France Stade toulousain 18 – 12 RC Toulon Stade de France, Saint-Denis 79 612
Coupe d'Europe RC Toulon 16 – 15 ASM Clermont Aviva Stadium, Dublin 50 148
Championnat de France Castres olympique 19 – 14 RC Toulon Stade de France, Saint-Denis 80 033
Coupe d'Europe RC Toulon 23 – 6 Saracens Millennium Stadium, Cardiff 67 578
Championnat de France RC Toulon 18 – 10 Castres olympique Stade de France, Saint-Denis 80 174
Coupe d'Europe RC Toulon 24 – 18 ASM Clermont Twickenham, Londres 56 662

Records et distinctions de l'équipe première[modifier | modifier le code]

En 1987, le RCT est élu[Par qui ?] meilleur club de l'année, mais aussi meilleure attaque[58].

En 2014, le RCT devient le premier club français à réussir le doublé Championnat-Coupe d'Europe dans son format actuel, c'est-à-dire avec une semaine d'intervalle entre les deux finales. Le doublé a déjà été réalisé par Toulouse en 1996, mais à l'époque la finale de Coupe d'Europe se déroulait en janvier, et les clubs anglais ne participaient pas[59]. À l'échelle européenne, deux autres clubs ont déjà réussi le doublé : Leicester (en 2001) et les Wasps (en 2004).

En mai 2014, Steffon Armitage est élu par l'ERC meilleur joueur européen de la saison 2013-2014. Il succède à un autre joueur toulonnais, Jonny Wilkinson[60]. En octobre, lors de la onzième Nuit du rugby, le RCT fait le plein de récompenses pour la saison 2013-2014 : meilleur joueur du Top 14 (Matt Giteau), meilleur staff du Top 14 (Bernard Laporte, Jacques Delmas et Pierre Mignoni) et « Trophée d'honneur du Top 14 » (Jonny Wilkinson)[61]. En janvier 2015, le RCT est sur une première liste des meilleures équipes du monde de l'année 2014, en vue des Laureus World Sports Awards, aux côtés du Real Madrid, de l'équipe de basket des San Antonio Spurs et de l'équipe de Formule 1 Mercedes[62]. En février, il ne fait pas partie des six nommés[63], mais c'est la première fois qu'un club de rugby est en lice.

En mai 2015, le RCT remporte une troisième Coupe d'Europe consécutive (2013, 2014 et 2015). C'est une première dans l'histoire du rugby, et un fait rare dans l'histoire du sport international. Les Toulonnais sont les détenteurs du plus grand nombre de finales européennes gagnées successivement. Ils se classent seconds du palmarès européen, à égalité avec le Leinster (2009, 2011, 2012) et derrière Toulouse (1996, 2003, 2005, 2010)[53].

Palmarès des autres équipes[modifier | modifier le code]

Équipe réserve[modifier | modifier le code]

Championnat de France des réserves 
Challenge des Provinces Nationale B
  • Vainqueur (1) : 1993

Espoirs[modifier | modifier le code]

Championnat de France espoirs

Le Championnat de France espoirs a été créé en 2003 et s'adresse aux joueurs de moins de 23 ans jusqu'à l'issue de la saison en cours.

  • Vice-champion (1) : 2011
Challenge des Provinces espoirs
  • Vainqueur (1) : 1998

Équipes juniors[modifier | modifier le code]

Championnat de France Reichel
  • Champion (3) : 1997, 1998, 2010
  • Vice-champion (3): 1974, 1996, 2005
Challenge des Provinces Reichel
  • Vainqueur (3) : 1985, 1997, 1998
Challenge des Provinces Crabos
  • Vainqueur (3) : 1988, 1994, 1996

Équipe cadets[modifier | modifier le code]

Championnat de France Alamercery
  • Champion (3) : 1974, 2007, 2014
  • Vice-champion (1) : 1975
Championnat de France Gaudermen
  • Champion (1) : 1974
  • Vice-champion (5) : 1955, 1990, 2003, 2004, 2015

Identité du club[modifier | modifier le code]

L'emblème[modifier | modifier le code]

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Félix Mayol dessiné en 1904 avec son brin de muguet au revers de la veste.

Le chanteur Félix Mayol, dernier grand nom du café-concert (né à Toulon le [64], mort sur les hauteurs du cap Brun le [65]), est à l'origine du brin de muguet figurant sur l'écusson du RCT. Le , juste avant sa première au Concert parisien, il ne trouve pas de camélia pour glisser à sa boutonnière. Il le remplace par un brin de muguet qu'une amie, Jenny Cook, lui a offert le matin même à sa descente de train. Le brin de muguet porte chance au jeune provincial : il est engagé pour trois ans. Il décide d'en faire son emblème, et en fleurit dès lors le revers de sa jaquette[66]. En 1921, le muguet de « Parrain Félix » devient l'emblème du Rugby club toulonnais. Clin d'œil à la chance, le brin qui orne l'écusson porte 13 clochettes. En juin 2015, le club dévoile un logo modernisé. Il met en avant l'identité de la ville de Toulon, au détriment du sigle RCT, afin d'améliorer son identification[67].

Évolution du logo

Rivalités[modifier | modifier le code]

Toulon partage une rivalité avec le FC Grenoble[68],[69] par le jeu des deux équipes, qui se veut physique et rude. Ces classiques sont souvent des matchs âpres et très tendus. Le RCT partage également une importante histoire commune avec le Stade toulousain, qui le parraine en 1908[2]. Les deux grands clubs rouge et noir deviennent au fil des années des rivaux[70]. Les finales de Championnat entre Toulonnais et Toulousains sont particulièrement âpres, comme en témoigne celle de 1985[71]. Celle de 2012 ranime les passions des deux côtés. Même les matchs de saison régulière entre ces deux équipes restent un moment fort : le , le match Toulon-Toulouse réunit au stade Vélodrome de Marseille 64 819 personnes[72].

Les clubs de supporters officiels[modifier | modifier le code]

  • Les Fadas
  • Les Fils de Besagne
  • Le Mayol's Club
  • Les Mordus
  • Les Z'acrau
  • Les Dragons
  • Les Bull's
  • Les Corsaires de la Rade

Toulon jouit d'une forte côte de popularité notamment dans le sud-est de la France. Le RCT est souvent représenté comme le club de la Provence-Méditerranée. Le club est également supporté ailleurs en France, ainsi le RCT possède un club de supporters à Paris appelé les "Fadas de Paris" et un autre à Lille également. Depuis la finale de 1985 jouée et perdue contre le Stade toulousain, les supporters Toulonnais ont pris l'habitude faire le déplacement en nombres lors des finales de championnat à Paris. En 1992 ils seront plus de 30 000 à envahir les rues de la capitale pour la finale face au Biarritz olympique. Le Parc des Princes ne pouvant accueillir que 15 000 supporters de chaque équipe, nombreux seront les toulonnais à regarder la finale dans les bars du quartier Saint Germain ou de Boulogne-Billancourt. Plus de 40 000 personnes fêteront sur le port le titre de champion de France. En 2012, 2013 et 2014 plus de 12 000 toulonnais étaient montés pour assister à la rencontre au Stade de France qui devait départager le champion de France. Des TGV spéciaux sont dès lors affrétés par la SNCF. Ce véritable "débarquement" donne souvent lieu à des scènes de fêtes Gare de Lyon et Place de la Bastille lieu de rendez-vous des supporters toulonnais avant de se rendre au Stade de France. L'ambiance du Stade Mayol est connue pour être fervente quoi que pas toujours des plus fair-play. De même le Stade Mayol est réputé pour son ambiance notamment lors des matchs importants.

Par ailleurs l'arrivée des joueurs au Stade Mayol est également un moment fort de l'avant match où les supporters rouges et noirs "communient" avec leurs joueurs "La descente du bus" comme on la surnomme est ce moment où les joueurs descendent du bus pour rejoindre les vestiaires sous le stade. Durant ce moment, ils doivent traverser une petite rue d'une soixantaine de mètres. Les supporters toulonnais se massent et forment dès lors une haie d'honneur pour les joueurs rejoignant le vestiaire. Ils les touchent et les encouragent à leur passage et donnent selon les dires de certains joueurs "une force supplémentaire". Cette communion est devenue célèbre voire incontournable. Lors des matchs importants cette descente du bus peut devenir très impressionnante. Des centaines de personnes se pressant dans la ruelle, sur les toits avoisinants pour encourager les joueurs qui passent. Le sélectionneur du XV d'Angleterre ayant été impressionné par les images des joueurs toulonnais a décidé de mettre en place une pratique similaire en 2013 lors de l'arrivée de ses joueurs à Twickenham

Pilou-Pilou[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pilou-Pilou (chanson).

Le célèbre cri de guerre poussé par Marcel Bodrero dans les années 1940 a perduré. Cette version du Pilou a été retranscrite par Jean-Louis Gruarin. Elle est reprise par l'association "Les Fadas" sur un CD sorti en 2001.

À noter que des célébrités ont également participé à ce chant d'avant les matchs, à Mayol, tels que le chanteur Youssoupha, les comédiens Charles Berling, José Garcia et Michaël Youn, au cours de la saison 2012-2013.

La Coupo Santo[modifier | modifier le code]

Depuis la saison 2004/2005, le RCT commence certains matchs par un chant polyphonique de l'hymne officieux provençal[73].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le stade Félix-Mayol[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stade Mayol.

Félix Mayol offrit une forte somme d'argent pour acquérir un terrain et vendit ses chansons au profit du Club afin de financer les installations sportives. Inauguré le 28 mars 1920, le stade Mayol est situé en plein cœur de Toulon dans le quartier de Besagne, à deux pas de la Rade, au pied du Faron, face à la Méditerranée. À noter que le stade est une donation du chanteur Félix Mayol. Le Stade Mayol est atypique car situé en plein cœur de Toulon. Comme le souligne La Vie sportive : "Le stade offrait l’exemple unique en France de stade aussi rapproché du centre ville". Le stade Mayol occupe effectivement une position stratégique : près du quartier de Besagne, grand pourvoyeur de joueurs du R.C.T., à portée de drop du Cours Lafayette et des cafés du Port où les supporters se croisaient et discutaient d’abondance, et guère éloigné du boulevard de Strasbourg et de ses brasseries, sièges des sociétés sportives toulonnaises en ce temps là.

En 1921, le stade faillit bien disparaître. En effet, un projet d’implantation d’un vélodrome fut présenté en conseil municipal et le premier adjoint M. Coulomb fit remarquer que le stade Mayol n’était pas une installation définitive car il occupait un emplacement en vertu d’une tolérance accordée par le Génie militaire sous la municipalité Micholet et qu’en plus il était revendiqué par la Chambre de commerce pour établir les voies ferrées qui devaient relier la gare PLM, la gare du Sud-France et le port de commerce. Ce projet, bien qu’adopté par le conseil municipal, ne fut jamais mené à bien et finalement, le « Grand Parc Omnisports » de la ville de Toulon se construira à Font-Pré dès 1936.

Ensuite, le Stade Mayol a subi les affres de la guerre (53 trous de bombes). Il est reconstruit ou rénové en 1947, puis en 1965, en 1983 et dans les années 1990. Il a depuis 2013 une capacité de 15 820 places et a vu la grandeur et la gloire du Rugby club toulonnais, mais aussi ses déboires. Durant plusieurs saisons, le RCT partagea le stade avec les footballeurs du Sporting Club de Toulon, alors en première division. D’ailleurs, le ballon rond est toujours d’actualité au Stade Mayol puisque s’y déroule depuis 1975 le Festival Espoirs de Toulon.

En avril 1990, un centre commercial est érigé sur le site de Besagne juste derrière le stade et un parking de 3 000 places est installé en sous-sol du stade. D’une superficie de 50 000 m2, ce centre sera rejoint par un Palais des Congrès (le Palais Neptune) et un hôtel pour les congressistes, le tout sur la place dite Besagne.

Toutes les grandes équipes sont venues dans l'enceinte du Stade Mayol, et le stade a accueilli régulièrement des rencontres internationales lors de tournées d'équipes telles que la Nouvelle-Zélande (en 1986, 1990 et 1995), l’Afrique du Sud, l'Australie, le Canada, l'Italie, la Russie, la Namibie, les Barbarians.

Une rénovation « perlée » du stade est en cours depuis fin 2009 et devrait être terminée courant 2013 avec l'agrandissement de la tribune Delangre (dotée de loges).

Les tribunes rendent hommage à des joueurs du Rugby club toulonnais tragiquement décédés :

  • tribune Bonnus (surplombant l'ancienne voie ferrée, longeant l'avenue Roosevelt), en souvenir de Michel Bonnus décédé en août 1959 à l'âge de 44 ans des suites d'une attaque ;
  • tribune Lafontan (présidentielle), nommée ainsi en l'honneur de Jules Lafontan qui, devenu résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, tomba sous les balles allemandes à la libération de Toulon en 1944 ;
  • tribune Delangre (face au Faron, dos à la Rade), en souvenir de Eugène Delangre qui s'éteignit en 1970 ;
  • tribune Finale (au pied du Faron, face à la Rade), en hommage à Charles Finale, jeune pilier tragiquement décédé à la suite d'un match plus que houleux entre Toulon et Grenoble en Challenge Yves du Manoir le 26 octobre 1964.

Au début du mois de février 2014, Hubert Falco le maire de Toulon annonce un nouveau projet d'agrandissement et de rénovation du stade. En effet, le stade Mayol est considéré comme le cœur de la ville, il n'est donc pas envisageable de construire un nouveau stade. Le projet consiste à :

  • l'installation d'un espace de 800 places debout ;
  • la création d'un quart de virage de 1.500 places situé entre les tribunes Delangre et Bonnus ;
  • un remodelage de la tribune Finale, dans le but de rajouter 1 200 places ;
  • et la reconstruction de la tribune Delangre qui sera dotée de loges et comptera plus de 4 000 places.

En décembre 2014 le projet d’agrandissement du stade est présenté. Le quart de virage prévu sera construit pendant l'intersaison 2015-2016, portant la capacité du stade à 17 000 places. Le projet final consiste à créer un stade de 18 500 places d'ici l'année 2018.

L'école de rugby[modifier | modifier le code]

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Le centre de formation du Rugby club toulonnais est agréé par le ministère des Sports depuis novembre 2002, mais il fonctionne depuis 1998. Il est rattaché à la SASP depuis le 1er juillet 2008 conformément à la convention signée avec l'Association.

Le centre de formation a comme double objectif d'offrir aux stagiaires qui désirent être professionnel, une formation sportive en adéquation avec les exigences du haut niveau, tout en préparant d'ores et déjà leur reconversion, au travers d'une formation scolaire, universitaire ou professionnelle répondant aux attentes et aspirations spécifiques de chacun.

Par ailleurs, la structure et les moyens du Centre de Formation sont utilisés pour faire partager ses valeurs d'éducation, de pédagogie, de respect, de formation et d'intégration sociale en participant aux opérations d'intérêts générales menées par le Club : « Balle Ovale », intervention dans les quartiers et Stages Sport et Découverte.

Responsable de la politique sportive et du recrutement : Laurent Emmanuelli

Directeur sportif : Olivier BEAUDON

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Joueur du Rugby club toulonnais.

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

L’Avenue des Légendes[modifier | modifier le code]

Créée par le RCT et la ville de Toulon à l’effigie des légendes qui ont marqué l’histoire du club[74]. L'avenue des légendes a été financé de manière participative sur Ulule, récoltant 5 338 préventes de pavés[75]. Au total, 20 personnalités seront représentées sur l'avenue :

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Liste des entraîneurs successifs du Rugby Club toulonnais
Saisons Entraîneurs Adjoints Titres
1983-1991 Drapeau : France Daniel Herrero Championnat de France 1987
1991-1995 Drapeau : France Jean-Claude Ballatore Championnat de France 1992
1995-1996 Drapeau : France Manu Diaz Drapeau : France Michel Miquélis
1996-1997 Drapeau : France Gilbert Doucet Drapeau : France Alain Carbonel
août 1997- novembre 1997 Drapeau : France Edmond Jorda Drapeau : France Alex Dejardin
décembre 1997- juin 1998 Drapeau : France Jean-Claude Ballatore
1998 - novembre 1999 Drapeau : France Serge Luca Drapeau : France Patrice Blachère
novembre 1999 - 2000 Drapeau : France Manu Diaz Drapeau : France Philippe Sauton
2000 - 2001 Drapeau : France Éric Dasalmartini
Drapeau : France Michel Bonnus
2001 - 2002 Drapeau : France Michel Bonnus
2002 - 2003 Drapeau : France Philippe Sauton
2003 - janvier 2006 Drapeau : France Aubin Hueber Drapeau : France Thierry Louvet Championnat de Pro D2 2005
Janvier 2006 - octobre 2006 Drapeau : France Alain Teixidor Drapeau : France Olivier Beaudon
Octobre 2006 - Janvier 2007 Drapeau : France Gilbert Doucet Drapeau : France Edmond Jorda
Janvier 2007 - mai 2007 Drapeau : Australie Tim Lane Drapeau : France Franck Comba
Drapeau : France Jean-Jacques Crenca
Mai 2007 - octobre 2008 Drapeau : Nouvelle-Zélande Tana Umaga Drapeau : France Jean-Jacques Crenca
Drapeau : France Martial Cottin
Championnat de Pro D2 2008
Octobre 2008 - mai 2009 Drapeau : France Aubin Hueber
Mai 2009 - mai 2010 Drapeau : France Philippe Saint-André Drapeau : France Aubin Hueber
Drapeau : Nouvelle-Zélande Tana Umaga
Mai 2010 - juin 2011 Drapeau : France Aubin Hueber
juin 2011 - septembre 2011 Drapeau : France Olivier Azam
Drapeau : France Pierre Mignoni
septembre 2011 - 2013 Drapeau : France Bernard Laporte Coupe d'Europe 2013
2013 - 2015 Drapeau : France Jacques Delmas
Drapeau : France Pierre Mignoni
Coupes d'Europe 2014 et 2015
Championnat de France 2014
2015 - 2016 Drapeau : France Jacques Delmas
Drapeau : Australie Steve Meehan

Présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs du Rugby club toulonnais
Saisons Présidents
1908-1915 Drapeau : France Louis Gorlier
1918- ? Drapeau : France Dr Busquet
 ? Drapeau : France Paul Ferrand
1934- ? Drapeau : France Me Lanfle
 ? Drapeau : France Paul Ferrand
 ? Drapeau : France M. Pepino
 ? Drapeau : France Dr Léon Flottes
 ? Drapeau : France Aimé Martin
1972-1982 Drapeau : France Claude Beth
1982 - 1984 Drapeau : France M. Messac
1984 - 1989 Drapeau : France Roger Vigouroux
1989 - 1991 Drapeau : France Victor Agostini
1991 - 1992 Drapeau : France André Herrero
1992 - 1994 Drapeau : France Patrick Rouard
1994 - 1996 Drapeau : France Loris Pedri & Jean-Louis Lagadec
Novembre 1996 - 1997 Drapeau : France Jean-Claude Ballatore
Novembre 1997 - 1999 Drapeau : France Roger Vigouroux
1999 (intérim durant une nuit) Drapeau : France André Véran
Janvier 1999 - 2000 Drapeau : France Jean-Claude Meiffret
Janvier 2000 - Juin 2000 Drapeau : France Jean-Luc Bertrand
Juin 2000-2003 Drapeau : France Jérôme Gallion
2003-2006 Drapeau : France Éric Champ
2006-2007 Drapeau : France Mourad Boudjellal et Stéphane Lelièvre
Depuis 2007 Drapeau : France Mourad Boudjellal

Effectif 2015-2016[modifier | modifier le code]

Nom Poste Naissance Nationalité sportive Sélections (pts) Dernier club Arrivée au club
(année)
JIFF
Anthony Etrillard Talonneur Drapeau de la France France - Drapeau : France Aviron bayonnais 2015 oui
Guilhem Guirado Talonneur Drapeau de la France France 31 (5) Drapeau : France USA Perpignan 2014 oui
Jean-Charles Orioli Talonneur Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Xavier Chiocci Pilier gauche Drapeau de la France France 3 (0) Formé au club - oui
Florian Fresia Pilier gauche Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Alexandre Menini Pilier gauche Drapeau de la France France 6 (0) Drapeau : France Biarritz olympique 2013 oui
Mohamed Boughanmi Pilier droit Drapeau de la France France - Drapeau : France AS Béziers Hérault 2015 oui
Levan Chilachava Pilier droit Drapeau de la Géorgie Géorgie 23 (10) Formé au club - oui
Salesi Ma'afu Pilier droit Drapeau de l'Australie Australie 14 (5) Drapeau : Angleterre Northampton Saints 2015 non
Matt Stevens Pilier droit Drapeau de l'Angleterre Angleterre 44 (0) Drapeau : Afrique du Sud Sharks 2015 non
Thibault Lassalle Deuxième ligne Drapeau de la France France - Drapeau : France US Oyonnax 2015 oui
Konstantin Mikautadze Deuxième ligne Drapeau de la Géorgie Géorgie 34 (10) Formé au club - oui
Paul O'Connell Deuxième ligne Drapeau de l'Irlande Irlande 101 (35) Drapeau : Irlande Munster 2015 non
Jocelino Suta Deuxième ligne Drapeau de la France France 6 (0) Drapeau : France Stade montois 2008 oui
Romain Taofifénua Deuxième ligne Drapeau de la France France 8 (5) Drapeau : France USA Perpignan 2014 oui
Steffon Armitage Troisième ligne aile/centre Drapeau de l'Angleterre Angleterre 5 (0) Drapeau : Angleterre London Irish 2011 oui
Virgile Bruni Troisième ligne aile Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Mamuka Gorgodze Troisième ligne aile Drapeau de la Géorgie Géorgie 59 (120) Drapeau : France Montpellier HR 2014 non
Juan Smith Troisième ligne aile Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 70 (10) Drapeau : Afrique du Sud Cheetahs 2013 non
Gerhard Vosloo Troisième ligne aile Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud - Drapeau : France ASM Clermont 2014 non
Juan Martín Fernández Lobbe Troisième ligne centre Drapeau de l’Argentine Argentine 61 (30) Drapeau : Angleterre Sale Sharks 2009 non
Charles Ollivon Troisième ligne centre Drapeau de la France France 2 (0) Drapeau : France Aviron bayonnais 2015 oui
Samu Manoa Troisième ligne centre Drapeau des États-Unis États-Unis 10 (10) Drapeau : Angleterre Northampton Saints 2015 non
Duane Vermeulen Troisième ligne centre Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 29 (10) Drapeau : Afrique du Sud Stormers 2015 non
Éric Escande Demi de mêlée Drapeau de la France France - Drapeau : France Montpellier HR 2014 oui
Anthony Meric Demi de mêlée Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Jonathan Pélissié Demi de mêlée Drapeau de la France France 1 (0) Drapeau : France Montpellier HR 2015 oui
Sébastien Tillous-Borde Demi de mêlée Drapeau de la France France 14 (15) Drapeau : France Castres olympique 2011 oui
Frédéric Michalak Demi de mêlée/d'ouverture Drapeau de la France France 71 (377) Drapeau : Afrique du Sud Sharks 2012 oui
Quade Cooper Demi d'ouverture Drapeau de l'Australie Australie 52 (126) Drapeau : Australie Queensland Reds 2015 non
Matt Giteau Demi d'ouverture/Centre Drapeau de l'Australie Australie 92 (684) Drapeau : Australie Brumbies 2011 non
UJ Seuteni Demi d'ouverture Drapeau de l'Australie Australie - Drapeau : Australie Queensland Reds 2014 non
James O'Connor Demi d'ouverture/Centre/Ailier Drapeau de l'Australie Australie 44 (223) Drapeau : Australie Queensland Reds 2015 non
Mathieu Bastareaud Centre Drapeau de la France France 33 (15) Drapeau : France Stade français 2011 oui
Théo Belan Centre Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Maxime Mermoz Centre Drapeau de la France France 30 (15) Drapeau : France USA Perpignan 2012 oui
Ma'a Nonu Centre Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 94 (130) Drapeau : Nouvelle-Zélande Hurricanes 2015 non
Ivan Roux Centre Drapeau de la France France - Formé au club - oui
Jimmy Yobo Centre Drapeau de la France France - Drapeau : France Stade aurillacois 2014 oui
Bryan Habana Ailier Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 106 (285) Drapeau : Afrique du Sud Stormers 2013 non
Drew Mitchell Ailier Drapeau de l'Australie Australie 63 (150) Drapeau : Australie Waratahs 2013 non
Josua Tuisova Ailier Drapeau des Fidji Fidji - Formé au club 2013 non
Julien Caminati Ailier/Arrière Drapeau de la France France - Drapeau : France FC Grenoble 2015 oui
Delon Armitage Arrière Drapeau de l'Angleterre Angleterre 26 (44) Drapeau : Angleterre London Irish 2012 oui
Leigh Halfpenny Arrière Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles 60 (483) Drapeau : Pays de Galles Cardiff Blues 2014 non

Staff technique 2015-2016[modifier | modifier le code]

Nom Poste Nationalité sportive
Bernard Laporte Manager général Drapeau de la France France
Diego Domínguez Manager général Drapeau de l'Italie Italie
Jacques Delmas Entraîneur (avants) Drapeau de la France France
Steve Meehan Entraîneur (arrières) Drapeau de l'Australie Australie
Tom Whitford Manager (assistant) Drapeau de l'Angleterre Angleterre
David Fraisse Analyste vidéo Drapeau de la France France
Paul Stridgeon Responsable des performances athlétiques Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Gilles Allou Préparateur physique Drapeau de la France France
Jean Baptiste Grisoli Médecin Drapeau de la France France
Gilles Panzani Intendant Drapeau de la France France
Jean-Pierre Darnaud Osthéopathe Drapeau de la France France

Équipementiers[modifier | modifier le code]

Après avoir eu notamment Adidas, Asics ou Puma, le RCT porte depuis la saison 2012-2013 des maillots signés par l'entreprise suisse Burrda Sport[76].

Évolution du budget[modifier | modifier le code]

  • 2010-2011 : 19,05 M€[77]
  • 2011-2012 : 19,67 M€[77]
  • 2012-2013 : 21,84 M€[77]
  • 2013-2014 : 23,663 M€[78]
  • 2014-2015 : 25,37 M€ [79]

Matchs mémorables[modifier | modifier le code]

  • RC Toulon - Lyon OU 6-0 (essais : Borréani, Servole ; essai : Panel) : premier Brennus pour le RCT en 1931, l'arrivée à Toulon donne lieu à des scènes d'hystérie collective avec 30 000 personnes qui accompagnent les vainqueurs de la gare jusqu'au siège du club, le "Café de la Paix et du Sport".
  • RC Toulon - Biarritz olympique 19-14 (essai : Repon (44e), drops : Delaigue (37e, 47e), Hueber (75e), pénalités : Teisseire (5e), Jehl (15e) ; essais : Feuillade (8e), Hontas (78e), pénalités : Blanco (19e), Arriéta (73e)) : troisième Brennus complètement inattendu en 1992 pour une équipe de minots lors du dernier match de Serge Blanco
  • RC Toulon - ASM Clermont 16-15 (essai : D. Armitage 64e, pénalités : Wilkinson (15e, 46e, 61e, 65e) : victoire du RC Toulon en finale de la H-Cup contre l'AS Clermont Auvergne 16 à 15. Premier titre européen du club. Lors de la 1re mi-temps le match est équilibré entre les 2 équipes qui se quittent sur un score de parité 3-3. Au retour des vestiaires les clermontois plantent en 10 minutes 2 essais aux toulonnais 15-3. Grâce à la botte de Jonny Wilkinson le RCT réussit à remonter à 15-9 et à la 64e minute réussit à repasser devant grâce à l'essai transformé de Delon Armitage. 16-15, le score ne bougera plus malgré les tentatives auvergnates qui vont se heurter à une défense toulonnaise qui ne commettra pas de fautes. À la 78e miniute Skrela tente le drop de victoire pour Clermont contré par Bastareaud. Dans un dernier élan Clermont repart à la charge et Sivivatu laisse échapper en touche le ballon de l'essai. Toulon est champion d'Europe
  • RC Toulon - ASM Clermont 24-18 (essais : Mathieu Bastareaud 40eme, Drew Micthell 70eme, pénalités Leight Halphenny 18eme, 27ème, 49ème, 62ème) : Dans un remake du match de l'édition 2013 le RCT retrouve Clermont à Twickenham, le temple du rugby anglais, Toulon est dominé durant les 20 premières minutes et fini par remettre la main sur le match. Le RCT l'emporte et devient champion d'Europe 2015. Le RCT rentre dans l'histoire du rugby européen et décrochant 3 fois de suite la grande coupe d'Europe, une performance jamais effectuée auparavant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. Le titre est partagé avec le Stade toulousain.
  3. En raison des évènements de mai 68, la finale fut disputée avec trois semaines de retard. À la fin du temps règlementaire, les deux équipes étaient à 6-6 puis à 9-9 à la fin de la prolongation. Pour ne pas avoir à disputer une nouvelle finale largement hors saison, le FC Lourdes fut déclaré champion de France au nombre d'essais marqués, 2 contre aucun pour le RC Toulon.

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie et discographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Bodrero, Au soleil de Besagne : si le rugby, le Rugby-club et Toulon nous étaient contés, Ollioules, Var matin, 1989.
  • Le Pilou-Pilou, CD 4 titres édité par l'association Les Fadas (paroles Marcel Bodrero, retranscrites par Jean-Louis Gruarin), 2001.

Liens externes[modifier | modifier le code]