Football club lourdais XV Hautes-Pyrénées

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FC Lourdes
Logo du FC Lourdes
Généralités
Nom complet Football club lourdais XV Hautes-Pyrénées
Fondation 1911
Couleurs rouge et bleu
Stade stade Antoine-Béguère
(12 000 places)
Siège BP 159
65015 Lourdes Cedex
Championnat actuel Fédérale 2
Président Drapeau : France Jean-Claude Irigoyen
Drapeau : France Jean-Pierre Armengaud
Entraîneur Drapeau : France Christophe Gasca
Drapeau : France Philippe Mallet
Joueur le plus capé Michel Crauste (63 sélections[1])
Site web www.fcl15.fr
Palmarès principal
National[2] Championnat de France (8)
Challenge Yves du Manoir (6)
Coupe de France (2)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile


Dernière mise à jour : 27 septembre 2015.

Le Football club lourdais XV Hautes-Pyrénées, généralement appelé FC Lourdes, est un club de rugby à XV créé en 1911, qui domine le rugby français au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et qui évolue à présent en Fédérale 2 (l'équivalent d'une 4e division).

Le club s'illustre dans l'élite de 1945 à 1968, et particulièrement de 1948 à 1958. Il dispute onze finales du championnat de France, remportant huit fois le titre : en 1948, 1952, 1953, 1956, 1957, 1958, 1960 et 1968. Il remporte deux fois la Coupe de France et six fois le Challenge Yves du Manoir. Mais, plus encore que par son palmarès, il marque l'histoire du ballon ovale par son « rugby total », jeu offensif qui enchante le public et qui va influencer le jeu du XV du France.

Il connaît ensuite un demi-siècle d'un lent déclin. Se laissant miner par la nostalgie du « beau jeu » et d'un passé prestigieux, par les querelles internes et par les difficultés financières, il quitte l'élite au début des années 1990, descend en Fédérale 1, puis en 2014 en Fédérale 2.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

À Lourdes, on joue au rugby depuis 1905, à l'Étoile sportive lourdaise[3]. Le club n'est officiellement fondé que le , sous le nom de Football club lourdais Izards[3]. On ignore quand l'appellation Izards disparaît[4]. En 1918, les juniors du club (renforcés de ceux de Tarbes) atteignent leur première finale contre le Stade toulousain en Coupe de l'avenir[5], la compétition qui, pour cause de guerre, remplace le championnat de France junior[6].

En 1933, le FC Lourdes descend en 2e division. En 1939, il affronte Bourg-en-Bresse en finale du championnat de France 2e division (alors appelée « Honneur »). Les Lourdais s'inclinent par 3 à 6[7].

Le Championnat s'interrompt durant la Seconde Guerre mondiale, et ne reprend officiellement qu'en 1942[8]. Le FC Lourdes retrouve la 1re division. Le , il dispute la finale contre Agen, qu'il perd 3 à 7[9]. Le , il est à nouveau en finale, contre Pau cette fois. C'est une nouvelle défaite : 0 à 11[10].

La grande époque[modifier | modifier le code]

Il faut attendre le pour que le FC Lourdes devienne champion de France, en battant Toulon en finale par 11 à 3[11]. C'est le début de l'époque glorieuse, qui s'étend de 1948 à 1958[12]. Durant ces onze années, le club conquiert six titres de champion de France — auxquels vont venir s'ajouter deux autres titres, en 1960 et 1968

En 2010, un classement des plus grands clubs français de l'histoire situe toujours le FC Lourdes à la cinquième place[13], avec huit titres de champion de France[14] pour onze finales disputées. De 1945 à 1968, le club accumule finales, titres, records, affluences d'un public devenu le plus difficile de France. Entre 1952 et 1960, sur 174 matchs, les Lourdais ne connaissent que quatorze fois la défaite[15]. Ils restent même invaincus à domicile entre 1948 et 1960[14]. On parle d'« école lourdaise » ou de « jeu à la lourdaise[16] ». On peut attribuer cette domination à une stabilité de l'encadrement et des joueurs, à l'heureuse conjonction d'un grand président « irremplaçable catalyseur d'énergies[12] » (Antoine Béguère, de 1947 à 1960) et de deux entraîneurs réfléchis (Henri Borde jusqu'en 1950, puis Henri Laffont) — entraîneurs parfaitement en phase avec des leaders de caractère comme les frères Jean et Maurice Prat. Le recrutement est particulièrement avisé. Il puise dans le vivier bigourdan : les frères Prat, Jean Barthe, Henri Domec, Louis Guinle, André Laffont sont d'authentiques Lourdais ; Guy Calvo, Daniel Saint-Pastous[17] et Robert Soro sont Bigourdans. Mais le club recrute aussi en Béarn (Eugène Buzy, Jean-Roger Bourdeu, Jean Estrade, Robert Labarthète, Jean-Louis Taillantou[18], les frères Pierre et Claude Lacaze), en Pays basque (Thomas Mantérola, Roger Martine), voire en Languedoc (Henri Rancoule et les frères François et Antoine Labazuy)[12]

En 1948, année de son premier titre de champion de France, l'équipe de Lourdes s'appuie sur le jeu d'avants, sur son pack, le « rouleau compresseur ». Les lignes arrière ne sont là que pour dresser un « mur pyrénéen », pour défendre[19]. Mais elles comptent depuis peu un ailier venu de Pau, Jean Estrade, qui évolue présentement au centre, et qui œuvre à réorienter le jeu lourdais pour atteindre à ce « rugby total qu'aucun club n'a si fortement ni si longuement implanté[20] ». Le rôle d'Estrade, selon Henri Garcia, « n'est pas assez souligné[20] ». C'est lui qui fait du FC Lourdes « la plus grande école du rugby d'attaque[21] ». À cette époque, Maurice Prat joue arrière ou troisième ligne. En 1951, il est retenu comme troisième ligne en sélection d'Armagnac-Bigorre, et le hasard d'un forfait l'amène à effectuer un remplacement au centre, au côté d'un autre joueur de Lourdes, Roger Martine[19]. L'association des deux hommes va se maintenir au FC Lourdes. Elle va durer huit ans. Jean Estrade retrouve sa place à l'aile. Ainsi naît l'une des meilleures paires de centres du rugby français[12]. Si Maurice Prat est un excellent défenseur, il se révèle un attaquant « déconcertant d'audace et de facilité[19] ». Impulsé par Estrade, pris en main par Maurice Prat (en parfaite intelligence avec l'entraîneur Henri Laffont et avec le capitaine Jean Prat), le jeu offensif des lignes arrière lourdaises se met en place.

À Lourdes, l'individualité s'efface toujours devant le collectif[12]. Lourdes joue réellement à quinze. Un pack puissant assure la conquête et peut suppléer une éventuelle mise en difficulté des arrières. Le jeu est à la fois simple et efficace, s'attachant à tirer le meilleur profit d'une attaque classique par la ligne de trois-quarts[22]. C'est un jeu perforant, hautement technique. Si le talent des attaquants lourdais est bien réel, leur facilité n'est qu'une apparence. Elle est le fruit de beaucoup d'étude, de concertation, de travail. Tous les lundis, Maurice Prat et Martine analysent méticuleusement, recherchent les fautes qu'ils peuvent avoir commises la veille[19]. À l'entraînement, les gestes et les combinaisons (la « Casquette », la « Jeanjean », la « Cla »[12]…) sont répétés inlassablement[19] pour être exécutés en match de la façon la plus tranchante. Pour Henri Garcia, le grand Lourdes, c'est d'abord la rigueur, celle de Jean Prat et de son frère Maurice : « D'une exigence technique incroyable, ils ont élevé la passe au niveau d'une institution […] Ils avaient ce culte de la passe et le souci de la continuité du jeu. » Passe sur un pas ou croisée « au millimètre », Lourdes réinvente le surnombre, l'évitement, les feintes et les cadrages débordements. C'est un rugby de rêve que proposent les joueurs de Lourdes à des spectateurs ravis, qui viennent parfois de fort loin pour le plaisir de les voir évoluer[12].

Amorce du déclin[modifier | modifier le code]

En 1959, le FC Lourdes est éliminé par le Racing club de France en demi-finale du Championnat (3-19), ce qui provoque une grave crise au sein du club. Jean Barthe, Pierre Lacaze, Henri Rancoule s'en vont. Jean Prat raccroche les crampons. Il devient entraîneur. L'équipe, renouvelée à 40 %, est championne de France en 1960[23]. Mais le retrait du président Antoine Béguère en septembre et sa mort en octobre viennent s'ajouter au départ de la génération de joueurs qui a fait la gloire du club. Un lent déclin s'amorce. Lourdes conquiert tout de même un huitième et dernier titre en 1968[15].

Déclin[modifier | modifier le code]

Durant la saison 1968-1969, un conflit éclate entre l'entraîneur Roger Martine et sa ligne de trois-quarts (Latanne[24], Halçaren[25], Arnaudet, Campaes), qui fait bloc contre sa décision de se passer de l'ailier Latanne pour incorporer Jean-Pierre Mir au centre[26]. Cette fronde est la première manifestation d'une crise qui va devenir récurrente. On va voir chuter un club miné par des luttes intestines où la politique s'invite dans le sport[27]. Les départs se succèdent[28].

À la fin des années 1970 et durant les années 1980, le club obtient quelques résultats. Il est finaliste du challenge Yves du Manoir en 1977[29], et le remporte en 1981[30]. Il est finaliste de la coupe de France en 1984[31]. Mais l'équipe des années 1980, qui s'appuie sur un pack conquérant (le premier à compter trois piliers), n'est pas reconnue à sa juste valeur : la nostalgie du « grand Lourdes » et de son « beau jeu » hante les esprits et va précipiter la chute.

Le FC Lourdes quitte l'élite : relégué en Groupe B en 1992, il remonte l'année suivante, pour être à nouveau relégué en 1994. Champion de France du Groupe B en 1995[32], il ne remonte pas pour autant dans l'élite, qui est resserrée de 32 à 20 clubs[33]. En novembre, une tentative de fusion avec le Stadoceste tarbais échoue[34]. Incapable de trouver des financements à la hauteur de ses ambitions[35], le FC Lourdes s'enlise dans le Groupe B.

En juin 1998, l'ancien troisième ligne et capitaine Michel Crauste est appelé à la présidence du club. Ce dernier évolue maintenant en Nationale 1[36] (qui va devenir en 2000 la Fédérale 1), et se trouve dans un état financier catastrophique : accusant un passif de 5,2 millions de francs (l'équivalent d'un peu plus d'un million d'euros en 2014), il est au bord de la cessation de paiement[37]. En juillet, une procédure judiciaire est décrétée. En janvier 1999, rassuré par les efforts consentis par le club pour rendre ses comptes visibles, confiant dans sa volonté de retrouver une situation financière saine, le tribunal de grande instance de Tarbes annule la procédure judiciaire[37]. Michel Crauste et la nouvelle équipe dirigeante ont pour mission de résorber les dettes en sept ans[38].

L'idée d'un club départemental est relancée. Bagnères et Lourdes refusent. Tarbes et Lannemezan fusionnent en 2000, donnant naissance au Tarbes Pyrénées rugby[34]. Très vite, l'expérience se révèle amère pour les Lannemezanais[39].

En 2005, l'objectif des dirigeants lourdais est atteint : les dettes sont réglées[38]. Le FC Lourdes n'en a pas fini pour autant avec les difficultés, qu'elles soient d'ordre financier ou sportif. La « valse » des entraîneurs dans les années 1990 et les années 2000 traduit le désarroi général[35]. À partir de 2007, le club ne réussit plus à accéder aux phases finales du championnat de Fédérale 1. En 2013, le stade Antoine-Béguère (12 000 places) n'accueille plus que 600 spectateurs en moyenne, et à peine plus de 1 000 pour un derby. Pour assurer le maintien, la recherche de nouveaux sponsors est constante. Toujours confronté à des problèmes d'argent, le club néglige la formation[40], se montre incapable de retenir ses « grosses pointures » ou ses meilleurs juniors, ou de les remplacer[40]. « Nous avons essayé de trouver les meilleurs joueurs et les meilleurs entraîneurs possibles, dit Michel Crauste en mars 2014, mais le rugby est le sport qui, par excellence, demande de la cohésion. Or, nous changeons sans cesse de joueurs[40]. » Le mois suivant, le club est relégué en Fédérale 2[41].

Maillot[modifier | modifier le code]

À la création du club, en 1911, le maillot est à bandes verticales blanches et noires. Il devient ensuite vert et blanc, puis vert caca d'oie. C'est en 1950 qu'est adopté le maillot cerclé rouge et bleu, toujours porté en 2015[42].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Les finales du FC Lourdes en championnat de France de 1re division[modifier | modifier le code]

Le FC Lourdes dispute, de 1945 à 1968, onze finales du championnat de 1re division. Il en gagne huit.

1945. Lourdes et son pack puissant retrouvent en finale le SU Agen, qu'il ont écrasé en poule. D'entrée, les avants lourdais dominent. Le troisième ligne Jean Augé plante un essai dès la 10e minute (0-3[Note 1]). Mais, à la mi-temps, le score est toujours le même. Agen reprend confiance, et le match va rester indécis jusqu'au bout. Si Lourdes est plein de vitalité, Agen propose un jeu plus complet. L'Agenais Fernand Conquéré marque un essai (3-3). Son coéquipier Camille Bonnet passe un drop (7-3[Note 2]). Agen l'emporte[45].

1946. Lourdes, seul club invaincu, fait figure de favori. C'est mésestimer la Section paloise et ses redoutables avants, qui ont éliminé Montferrand, Montélimar, Toulouse et Perpignan. La surprise est de taille : Pau l'emporte par 11 à 0[21].

1948. « Tordu en mêlée, bousculé sur les regroupements », le pack du RC Toulon tente courageusement de limiter les dégâts. Après une mêlée refaite trois fois près de sa ligne, il est soulevé, il éclate sous la poussée et ne peut empêcher l'essai collectif des Lourdais (25e, 3-0). Trois minutes plus tard, essai de l'ailier lourdais Georges Bernardet. Jean Prat transforme (8-0). À la 55e, pénalité de l'arrière toulonnais, Marcel Bodrero (8-3). À la 60e, essai de Jean Prat (11-3). Lourdes est champion de France pour la première fois de son histoire[46].

1952. L'USA Perpignan va faire les frais de la nouvelle orientation offensive des Lourdais, qui pratiquent maintenant un rugby total. Le FC Lourdes impose son style, son jeu pensé, ambitieux, très collectif, séduisant et efficace, avec montée de l'arrière dans la ligne de trois-quarts pour décaler l'ailier ; avec, si nécessaire, coup de pied de recentrage sur la troisième ligne[47]. Dès la 5e, une opération « Casquette » amène l'essai de l'ailier Jean Estrade (3-0). À la 15e, le centre catalan Joseph Galy rétablit l'équilibre par un essai (3-3), et, à la 35e, l'USAP prend l'avantage avec un essai transformé (3-8). Jean Prat réduit l'écart en réussissant une pénalité (6-8). En deuxième mi-temps, nouvel essai de Lourdes par le centre Roger Martine (9-8). Puis « Casquette » Labazuy part derrière une mêlée ouverte[Note 3], feinte la passe, crochète dans la défense catalane et marque le troisième essai lourdais (12-8). L'USAP reprend le dessus par une pénalité de son pilier José Guasch (12-11). À la 65e, quatrième essai de Lourdes par le troisième ligne Thomas Mantérola (15-11). À la 72e, cinquième essai par l'ailier Jacques Crabe. Jean Prat transforme (20-11)[48].

1953. « Somptueux final[49] » contre Mont-de-Marsan, « finale exceptionnelle, passionnante, émouvante, haletante[50]. » Lourdes fait figure de grand favori. Pourtant, ce sont les avants montois qui dominent, notamment en touche. Les Landais impriment à la rencontre un rythme effréné. Ils prennent le large. Les Lourdais sont en déroute : 3-8 à la mi-temps, 3-13 à la 52e. Mais, à force d'accélérer, les Montois finissent par commettre des maladresses[50]. À la 65e, essai de Martine pour Lourdes. Jean Prat transforme (8-13). À la 72e, essai de Mantérola pour Lourdes (11-13). Les Montois vont être rejoints. À la 73e, ils se redonnent de l'air par une pénalité du troisième ligne Georges Berrocq-Irigoin (11-16). À 14 minutes de la fin, nouvel essai de Mantérola. Jean Prat transforme (16-16). À la 80e, « dans les derniers instants d'une partie qui fit palpiter les cœurs[49] », Estrade marque. Jean Prat transforme (21-16). Lourdes réussit le doublé.

1955. Fatigués, comptant de nombreux blessés, les hommes de Jean Prat se laissent emporter par la furie de l'USA Perpignan[51] (6-11).

1956. La jeune et déterminée US Dax malmène Lourdes pendant le premier quart d'heure. Mais les Lourdais ne s'affolent pas. Ils se cantonnent dans un jeu serré, contraire à leurs habitudes, et réussissent à maîtriser le débat. Sans jamais se découvrir, ils engrangent impitoyablement les points : drop de Jean Prat à la 25e (3-0), essai de l'ailier Pierre Tarricq à la 32e (6-0), nouveau drop de Jean Prat à la 36e (9-0), pénalités de l'ouvreur Antoine Labazuy à la 64e et à la 73e (15-0), essai (78e) et transformation du même Labazuy (20-0). Ce n'est pas le jour de Dax : ses buteurs, Jean Othats et Pierre Albaladejo, manquent toutes leurs tentatives de pénalité (cinq échecs pour Albaladejo)[52]. Lourdes est champion de France pour la quatrième fois.

1957. Lourdes et le Racing club de France offrent au public une finale qui reste dans les mémoires comme « l'une des plus somptueuses[53] ». Pendant toute la première mi-temps et l'entame de la seconde, Lourdes étouffe son adversaire[54], menant 11-0 à la 50e. C'est alors que les Racingmen se rebiffent : à la 53e, essai de leur deuxième ligne Michel Gri, transformé par l'arrière Michel Vannier (11-5) ; à la 58e, essai de Vannier, qui transforme (11-10). Les Lourdais répliquent par un essai de l'ailier Henri Rancoule, transformé par l'arrière Pierre Lacaze (16-10). Vannier réduit la marque en passant un but de 51 mètres (16-13). Les Racingmen sont déchaînés, bien décidés à prendre l'avantage. Les Lourdais vivent un dernier quart d'heure inconfortable : récupération en catastrophe d'une balle à suivre adverse, tentative de drop ratée de l'ouvreur du Racing, Pierre Chaubet[53]… Ils réussissent tout de même à préserver leur avantage.

1958. Finale très intense contre le SC Mazamet du grand capitaine Lucien Mias. Dès la 45e seconde, Jean Prat contre un dégagement et marque (3-0). À la 8e, il claque un drop (6-0)[55]. Les avants tarnais, très collectifs, survolant la touche, exercent une pression constante. Mais les Lourdais, en réussite, sereins, ont l'affaire bien en main. Ils donnent beaucoup de rythme, débordent leurs adversaires. À la 43e, ils mènent 12 à 3. À la 56e, les Tarnais réduisent l'écart par un essai transformé (12-8), et reprennent confiance. Ils sont en position de marquer à nouveau. Le match est indécis. Les Lourdais se ressaisissent. Deux essais transformés (65e et 73e) et une pénalité (76e) leur font prendre le large (25-8). Lourdes réussit le triplé[56].

1960. Le FC Lourdes affronte l'AS Béziers, qui l'a battu deux fois en poule (11-3 à Béziers, 12-6 à Lourdes). C'est, depuis 1948, le seul club à l'avoir battu à domicile. Il accède pour la première fois à la finale. L'équipe de Lourdes a changé. Les frères Prat, François Labazuy, Jean Barthe, Pierre Lacaze et Rancoule sont partis. Mais le club compte des recrues de tout premier choix : le troisième ligne Michel Crauste, le centre Arnaud Marquesuzaa, le deuxième ligne Roland Crancée. Ce dernier exerce en touche une domination qui va se révéler décisive[57]. Lourdes gagne par 14 à 11.

1968. Trois fois repoussée en raison des événements de mai 68, la finale contre le RC Toulon d'André Herrero ne se dispute que le 16 juin. Les deux équipes sont à 6-6 à la fin du temps réglementaire, et à 9-9 au terme des prolongations. La saison est trop avancée pour que l'on envisage de rejouer la finale : les internationaux doivent partir en tournée. Le règlement est donc modifié. Le FC Lourdes est déclaré champion de France au bénéfice du nombre d'essais (2 à 0)[58]. C'est son huitième et dernier titre.

Finales de 1re division du FC Lourdes
(en cliquant sur un score, on accède à l'article consacré à la saison)
Date de la finale Vainqueur Score Finaliste Lieu de la finale Spectateurs
SU Agen 7 - 3 FC Lourdes Parc des Princes, Paris 30 000
Section paloise 11 - 0 FC Lourdes Parc des Princes, Paris 30 000
FC Lourdes 11 - 3 RC Toulon Stade des Ponts Jumeaux, Toulouse 29 753
FC Lourdes 20 - 11 USA Perpignan Stadium municipal, Toulouse 32 500
FC Lourdes 21 - 16 Stade montois Stadium municipal, Toulouse 32 500
USA Perpignan 11 - 6 FC Lourdes Parc Lescure, Bordeaux 39 764
FC Lourdes 20 - 0 US Dax Stadium municipal, Toulouse 38 426
FC Lourdes 16 - 13 Racing club de France Stade de Gerland, Lyon 30 000
FC Lourdes 25 - 8 SC Mazamet Stadium municipal, Toulouse 37 164
FC Lourdes 14 - 11 AS Béziers Stadium municipal, Toulouse 37 200
FC Lourdes 9 - 9[Note 4] RC Toulon Stadium municipal, Toulouse 28 526

Personnalités historiques du club[modifier | modifier le code]

Joueurs[modifier | modifier le code]

Gloires du « grand Lourdes »[modifier | modifier le code]

De nombreux joueurs de la grande époque sont restés fameux :

Internationaux[modifier | modifier le code]

La domination lourdaise éveille l'intérêt des sélectionneurs de l'équipe de France. Le troisième ligne aile Jean Prat, « un des plus grands joueurs de l'histoire[59] », est dans l'équipe qui, en 1951, bat pour la première fois les Anglais à Twickenham. Il marque un essai, réussit une transformation et une pénalité[60]. Plein de vitalité, technicien rigoureux, stratège lucide[59], Jean Prat sait tout faire[61] : plaquer, courir, passer, déplacer le jeu au pied, buter, passer des drops[62]. En 1953, le capitanat lui est confié. Il est seize fois capitaine du XV de France[61].

Le jeu lourdais, et notamment le jeu très collectif des lignes arrière, influence de plus en plus celui du XV de France[22]. Durant les saisons 1953-1954 et 1954-1955, neuf Lourdais sont internationaux[63]. Et c'est durant cette période que l'équipe de France réussit trois exploits…

  • Le , forte de cinq Lourdais (Jean Prat, Domec, Martine, Maurice Prat, Claverie), elle bat pour la première fois les All Blacks (3-0, essai du capitaine Jean Prat)[64].
  • Le , encore menée par Jean Prat, elle remporte pour la première fois le Tournoi des Cinq Nations (ex aequo avec le pays de Galles et l'Angleterre)[65].
  • En 1955, toujours menée par Jean Prat, elle gagne pour la deuxième fois à Twickenham. C'est un journaliste anglais, Pat Marshall, qui, au soir du match, donne à Jean Prat son surnom de Mister Rugby (« Monsieur Rugby »)[66]. La France gagne encore le Tournoi, ex aequo avec le pays de Galles.

En raison notamment des fatigues et des blessures des Tournois 1954 et 1955, Lourdes ne remporte pas le titre de champion de France ces deux années-là[63].

Le , Jean Prat, discuté, déclare qu'il renonce à la sélection. C'est la fin de sa carrière internationale. Douze jours plus tard, lors de France-Écosse, on s'aperçoit qu'il n'y a pas un seul Lourdais sur le terrain. La déroute (0 à 12) permet à Barthe et Domec de revenir en troisième ligne[67]. Mais, tandis que le FC Lourdes s'achemine vers un triplé (bouclier de Brennus en 1956, 1957 et 1958), le XV de France traverse une période difficile, due à une composition hasardeuse du pack[63]. En 1957, il perd tous les matchs du Tournoi[63]. En 1958, il subit une lourde défaite face à l'Angleterre (0-14)[68]. Deux Lourdais seulement ont joué : les troisième ligne Barthe et Domec. Les sélectionneurs sont en plein doute. Jean Prat leur suggère alors de faire appel aux arrières de Lourdes. Huit jours plus tard, le , contre l'Australie, on voit pour la première fois sept joueurs d'un même club en équipe de France[69]. Sept Lourdais sont sélectionnés : Barthe et Domec, qui conservent leur place ; Antoine Labazuy à l'ouverture ; et toute la ligne de trois-quarts (Rancoule, Martine, Maurice Prat et Tarricq). La France balaie l'Australie (19-0)[68].

En 1960, le troisième ligne lourdais Michel Crauste, dit « Le Mongol[70] », joueur « d'une vitalité étourdissante[71] », devient capitaine du XV de France[72]. Il va l'être 22 fois[73]. Le , contre l'Angleterre, il est le premier avant au monde à marquer trois essais en match international[71].

Après les années fastes, le FC Lourdes fournit encore de grands joueurs au XV de France :

  • dans les années 1960, l'arrière Claude Lacaze, frère de Pierre ; et Jean Gachassin, qui « a été le seul joueur ayant tenu en match international les postes d'ailier, d'arrière, de centre et de demi d'ouverture[74] » ;
  • dans les années 1980, le demi de mêlée Pierre Berbizier et le pilier droit Jean-Pierre Garuet, élu deux fois meilleur pilier du monde[75] ;
  • dans les années 1980 et 1990, le pilier gauche Louis Armary ;
  • dans les années 1990, le demi de mêlée Aubin Hueber.

En tout, de 1922 à 2000, ce sont 39 joueurs évoluant au FC Lourdes qui sont sélectionnés dans le XV de France[Note 5].

  • Jean Bernon, deuxième ligne, 2 sélections en 1922 et 1923[76]
  • Clément Dupont, demi de mêlée, 16 sélections de 1923 à 1928[Note 6]
  • Antoine Duclos, pilier, 1 sélection en 1931[77]
  • Joseph Dutrey, deuxième ligne, 1 sélection en 1940[78]
  • Jean Prat, troisième ligne aile, 51 sélections de 1945 à 1955, capitaine du XV de France[79]
  • Robert Soro, deuxième ligne, 21 sélections de 1945 à 1949[80]
  • Eugène Buzy, pilier, 17 sélections de 1946 à 1949[81]
  • Maurice Prat, centre, 31 sélections de 1951 à 1958[82]
  • Roger Martine, centre, 25 sélections de 1952 à 1961[83]
  • Jean-Roger Bourdeu, troisième ligne aile, 9 sélections en 1952 et 1953[84]
  • Antoine Labazuy, demi d'ouverture, 11 sélections de 1952 à 1959[85]
  • Henri Domec, troisième ligne aile, 20 sélections de 1953 à 1958[86]
  • Henri Claverie, arrière, 2 sélections en 1954[87]
  • Jean Barthe, troisième ligne aile, 26 sélections de 1954 à 1959, capitaine du XV de France[88]
  • Henri Rancoule, ailier, 27 sélections de 1955 à 1962[89]
  • Thomas, dit « Diochet » Mantérola, troisième ligne centre, puis pilier, 2 sélections en 1955 et 1957[90]
  • Michel Crauste, troisième ligne aile, troisième ligne centre, 63 sélections de 1957 à 1966, capitaine du XV de France[1]
  • Pierre Tarricq, ailier, 4 sélections en 1958[91]
  • Pierre Lacaze, arrière, 7 sélections en 1958 et 1959[92]
  • Arnaud Marquesuzaa, centre, dix sélections de 1958 à 1960[93]
  • Roland Crancée, deuxième ligne, 2 sélections en 1960 et 1961[94]
  • Jean Gachassin, demi d'ouverture, arrière, ailier, centre, 32 sélections de 1961 à 1969
  • Guy Calvo, ailier, arrière, 2 sélections en 1961[95]
  • Claude Lacaze, arrière, demi d'ouverture, 33 sélections de 1961 à 1969, capitaine du XV de France[96]
  • Michel Arnaudet, centre, 3 sélections de 1964 à 1967[97]
  • Raymond Halçaren, centre, 1 sélection[98] en 1964
  • André Campaes, ailier, 14 sélections de 1965 à 1973[99]
  • Jean-Pierre Mir, centre, 1 sélection en 1967[100]
  • Jean-Henri Mir, demi de mêlée, 2 sélections en 1967 et 1968[101]
  • Michel Hauser, troisième ligne aile, 1 sélection en 1969[102]
  • René Bergès-Cau, arrière, 1 sélection en 1976[103]
  • Alain Caussade, demi d'ouverture, 11 sélections de 1978 à 1981[104]
  • Jean-François Marchal, deuxième ligne, 4 sélections en 1979 et 1980[105]
  • Manuel Carpentier, deuxième ligne, 8 sélections de 1980 à 1982[106]
  • Michel Crémaschi, pilier, 11 sélections de 1980 à 1984[107]
  • Pierre Berbizier, demi de mêlée, 56 sélections de 1981 à 1991, capitaine du XV de France[108]
  • Jean-Pierre Garuet, pilier droit, 42 sélections de 1983 à 1990[75]
  • Louis Armary, pilier gauche, 46 sélections de 1987 à 1995[109]
  • Aubin Hueber, demi de mêlée, 22 sélections de 1990 à 2000[110]

Joueurs capés dans un autre club[modifier | modifier le code]

Le FC Lourdes compte par ailleurs des internationaux évoluant dans un autre club à l'époque de leur sélection :

Internationaux étrangers[modifier | modifier le code]

Des internationaux étrangers ont joué au FC Lourdes :

Capitaines[modifier | modifier le code]

Né en 1923, Jean Prat signe en 1939 au FC Lourdes. À 19 ans, il est titulaire en équipe première. Il joue arrière, avant de passer en troisième ligne[61]. En 1947, à 24 ans, il devient capitaine du « grand Lourdes », qu'il conduit six fois au titre de champion de France[59] (1948, 1952, 1953, 1956, 1957 et 1958) et avec qui il remporte deux fois la Coupe de France (1950 et 1951) et trois fois le Challenge Yves du Manoir (1953, 1954, 1956). Il cesse de jouer en 1959, n'ayant connu qu'un seul club[61].

Né en 1934, Michel Crauste remporte en 1959 le Tournoi des Cinq Nations. La même année, il devient champion de France avec le Racing club de France. Il signe alors au FC Lourdes. En 1960, il est champion de France avec Lourdes. Capitaine de Lourdes en 1962[23], il est le chef « payant d'exemple[71] ». En 1968, il devient une nouvelle fois champion de France avec Lourdes.

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

De 1911 à 1919, on ne sait pas si le FC Lourdes dispose d'un entraîneur. Le rôle est peut-être tenu en cogestion par des joueurs[35].

Henri Borde joue au club à partir de 1917. Il va occuper tous les postes à l'arrière. De 1919 à 1935, il est entraîneur-joueur. En 1935, il raccroche les crampons et devient le premier entraîneur officiel du club. Bien qu'arrière de formation, il s'impose comme spécialiste du jeu d'avants. Avec lui, débute l'époque faste du FC Lourdes : finaliste de 2e division en 1939, finaliste de 1re division en 1945 et 1946, champion de France en 1948 et finaliste de la Coupe de France la même année, vainqueur de la Coupe de France en 1950. Cette année-là, Henri Borde met un terme à sa carrière — la plus longue carrière d'entraîneur du FC Lourdes[35].

Henri Laffont lui succède de 1950 à 1959. Joueur du club, puis responsable des juniors, il est le deuxième entraîneur de la grande période, et le plus titré des entraîneurs du club. D'entrée, il remporte la Coupe de France en 1951. Puis il mène le club six fois en finale, remportant cinq fois le titre. Il remporte trois fois le challenge Yves du Manoir. Il va être président du club de 1969 à 1971 — reprenant du service en tant qu'entraîneur, auprès d'Henri Domec, durant la saison 1969-1970[35].

Après l'échec très mal vécu en demi-finale du Championnat 1959, Jean Prat devient entraîneur, et conduit l'équipe au titre de champion de France 1960[23]. Son frère Maurice lui succède en 1963. Roger Martine prend les rênes en 1965 et offre au club en 1968 son huitième et dernier titre de champion de France[35].

À partir de 1969, les choses vont de mal en pis pour le FC Lourdes, et les entraîneurs servent souvent de fusible pour tenter de résoudre la crise. Ainsi, de 1990 à 2010, le FC Lourdes voit-il 24 entraîneurs se succéder[35]. Depuis 2014, l'équipe première est entraînée par Christophe Gasca et Philippe Mallet[111].

Entraîneurs du FC Lourdes
Saisons Entraîneurs Adjoints Titres
1935-1950 Henri Borde champion de France 1948
Coupe de France 1950
1950-1959 Henri Laffont Coupe de France 1951
champion de France 1952, 1953, 1956, 1957, 1958
1959-1963 Jean Prat champion de France 1960
1963-1965 Maurice Prat
1965-1969 Roger Martine champion de France 1968
1969-1970 Henri Domec Henri Laffont
1970-1971 Michel Crauste
1972-1973 Pierre Deslus Jacques Cauvis
1973-1977 André Abadie
1977-1980 Michel Hauser Guy Calvo
1980-1981 Guy Cazenave Guy Calvo, puis Jean-Pierre Mir
1981-1982 Michel Arnaudet René Trucco, puis Claude Garros
1982-1985 Michel Hauser Jean-Claude Bessouat
1985-1987 Jean-Pierre Mir
1987-1988 Jean-Pierre Mir, puis André Abadie
1988-1990 Claude Peyrègne
1990-1991 Christophe Terrain Jean-Claude Claverie
1991-1992 Pierre Rispal
1992-1993 Michel Hauser Jean-Pierre Mengelle
1993-1994 Patrick Fernandez Patrick Donzelli et Christian Galonnier (en)
1994-1995 Henri Niéto Jean, dit « Nano » Capdouze champion de France Groupe B 1995
1995-1996 Guy Calvo
1996-1997 Christian Martinez Pierre Castéran
1997-1998 Nano Capdouze Louisou Armary
1998-1999 Patrick Fernandez Gérard Goudenège
1999-2000 Jean-Claude Bessouat
2000-2001 Jean-Claude Dabancens, puis Daniel Santamans Jean-Claude Castagné, puis Christian Santamans
2001-2002 Daniel Santamans Christian Santamans
2002-2003 Patrick Fernandez Roland Biron
2003-2005 Franck Rollès Pierre Lapène
2005-2007 Pierre Hourcade Jean Paul Trille
2007-2009 Fabrice Grec Jean Paul Trille
2009-2010 Jean-Claude Debaès
2010-2011 Patrick Fernandez Jean-Bernard Duplantier[35]
2011-2012 Patrick Fernandez, puis Jean-Bernard Duplantier Jean-Bernard Duplantier, puis Julien Laharrague[112]
2012-2013 Stéphane Ducos Didier Jauréguy[113]
2013-2014 Sébastien Bria Olivier Toulouze[114]
Depuis 2014 Christophe Gasca Philippe Mallet[111]

Présidents[modifier | modifier le code]

Présidents du FC Lourdes
Période Nom
1911- … Docteur Méau
1914-1919 Marcelin Dastugue
1919-1924 Albert Ross
1924-1925 Louis Lacaze
1925-1937 Lucien Pourxet
1937-1945 Léo Daurat
1946 Émile Domec
1947-1960 Antoine Béguère
1960-1969 Robert Estrade
1969-1971 Henri Laffont
1971-1977 Louis Barrère
1977-1988 Pierre Duplaa
1988-1989 Pierre Duplaa
et Alain Abadie
1989-1991 André Abadie
1991 Jean Prat
1991-1992 Pierre Franco
1992-1993 Pierre Franco
et Jean-Claude Rossi
1993-1995 Jean-Pierre Armengaud
1995-1996 Jean-Pierre Armengaud
et René Malaureille
1996-1998 Christian Gion
1998-2011 Michel Crauste
2011-2013 Michel Crauste
et Serge Sanguinet
Depuis 2013 Jean Claude Irigoyen
et Jean Pierre Armengaud

À la création du club, en 1911, le premier président est le docteur Méau[115].

En 1946, Antoine Béguère, un ancien troisième ligne aile du club, devient président. Avec lui, de 1946 à 1960, le FC lourdais va écrire les plus grandes pages de son histoire[116]. Antoine Béguère est maire de Lourdes, sénateur et entrepreneur prospère (il construit, de 1956 à 1958, la basilique Saint-Pie X[12]). Ce mécène permet aux joueurs de se consacrer entièrement au rugby, en leur trouvant du travail (par exemple des gérances de commerce). C'est durant sa présidence que le club assoit sa domination sur le rugby français, et conquiert sept de ses huit titres de champion de France. Il se retire en septembre 1960. Il meurt d'une crise cardiaque un mois plus tard, le 23 octobre, dans son stade, lors d'un Lourdes-Agen, alors que son équipe vient de marquer un essai[117]. En 1962, est créé le Challenge Antoine Béguère[116], organisé par le FC Lourdes.

Le légendaire Michel Crauste reste fidèle à son club durant les années de tourmente. Quinze années durant, de 1998 à 2013, il en assure la présidence, d'abord seul, puis, à partir de 2011, au côté de Serge Sanguinet[118]. Ce dernier ne parvient pas à obtenir du bureau directeur la présidence exécutive exclusive. En janvier 2013, il démissionne[119]. En juillet, Michel Crauste se retire à son tour. Il devient président honoraire, tandis que Jean-Pierre Armengaud (président de 1993 à 1996) et Jean-Caude Irigoyen se partagent la présidence[120].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Stade[modifier | modifier le code]

Le club évolue dans l'enceinte du stade Antoine-Béguère. Il est construit en 1928 sur un pré (prat en bigourdan[121]) acheté l'année précédente à Joseph Prat, le père de Jean et Maurice. Il s'appelle alors stade municipal, mais il est surnommé stade de la route du lac. En 1937, il reçoit le nom de Lucien-Pourxet, en hommage au président mort cette année-là[4]. En 1947, il est rénové. Il prend sa forme actuelle[122], devenant pour l'époque le stade le plus moderne de France (des tribunes sont construites sans poteaux). C'est depuis 1961 qu'il porte le nom de stade Antoine-Béguère[122], en hommage au président en exercice lors de l'apogée du club. On peut voir aujourd'hui les portraits des internationaux lourdais[Note 5] sur la fresque du stade, réalisée par Leslie Dykes lors du jubilé Garuet en 1994[123].

Il offre 12 000 places, trois terrains et une piste d'athlétisme. On y trouve aussi le siège social, un club-house surnommé « le sous-marin », trois buvettes, un parking intérieur et une salle de musculation.

Le , à l'occasion d'un match de championnat contre Mont-de-Marsan, le stade Béguère atteint son record de fréquentation : 20 000 spectateurs[122].

Records[modifier | modifier le code]

  • 1945-1968. Le FC Lourdes participe à 20 finales : 11 en Championnat de France, 6 en Challenge Yves du Manoir, 3 en Coupe de France. Durant cette période, il donne 25 joueurs à l'équipe de France.
  • 1946-1960. Le FC Lourdes joue 209 matchs, en remporte 181, en perd 17 (tous à l'extérieur) et concède 11 matchs nuls. Il marque 3 206 points, et en encaisse 1022.
  • 1948-1958. En 178 matchs, le FC Lourdes subit 14 défaites. Il marque 2 714 points et en encaisse 846[124].
  • Le FC Lourdes reste invaincu sur sa pelouse d'avril 1948 (défaite en Championnat contre Pau) à mars 1960 (défaite contre Béziers). Soit 12 ans d'invincibilité à domicile[14].
  • Mai 1951-mai 1954. Le club lourdais ne subit aucune défaite, toutes compétitions confondues.
  • 1956-1958. Le FC Lourdes est champion de France trois années de suite. Ce record est battu par le Stade toulousain, quatre fois vainqueur de 1994 à 1997.
  • 1958. Sept Lourdais sont sélectionnés en équipe de France pour affronter l'Australie[69]. Ce record n'est pas égalé.
  • 1968. Le FC Lourdes conquiert son huitième titre, et devient ainsi le club le plus titré de France. En 1979, il est dépassé par Béziers qui obtient son neuvième titre.
  • 1991. Lourdes connaît sa plus grosse défaite : 3 à 57 contre Biarritz.
  • 1995. Lourdes connaît sa plus large victoire : 99 à 3 face à Saint-Girons.
  • 1995. Le FC Lourdes est le seul club du Groupe B à disputer le challenge Yves du Manoir. Les Lourdais se distinguent en battant successivement en poule Bourgoin, Montferrand et Agen. Ils éliminent Pau en huitièmes et perdent contre le Stade toulousain en quart de finale.[réf. nécessaire]

Combinaisons[modifier | modifier le code]

Les combinaisons à l'honneur dans le grand Lourdes :

  • « Casquette ». Le demi de mêlée emmène un troisième ligne aile qui se détache et qui donne à l'arrière lancé entre les deux centres. Le nom vient du surnom du demi de mêlée lourdais François Labazuy[12],[125]. (Cette combinaison n'a rien à voir avec l'expression « essai casquette », qui désigne un essai encaissé sur interception ou en période de domination[Note 7].)
  • « Jeanjean ». L'ouvreur fait semblant de croiser avec le premier centre et envoie d'une passe longue le ballon à l'arrière intercalé.
  • « Cla oui ou cla non ». Elle part d'une mêlée au centre du terrain. L'arrière se positionne à une dizaine de mètres derrière la mêlée, avec un centre de chaque côté. L'arrière se lance (suivant le côté demandé, oui pour droite, non pour gauche), intercalé entre le centre et l'ailier.
  • « Coup de pied de recentrage ». Ballon tapé au pied par l'ailier, vers le centre du terrain, pour retrouver des équipiers montés très vite.
  • « Baratte ». Lors d'une touche, le talonneur fait semblant de lancer le ballon et donne à son pilier lancé le long de la ligne.[réf. nécessaire]

Phrases[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Depuis 1894, l'essai vaut trois points. Il va passer à quatre points en 1973, et à cinq points en 1992.
  2. Depuis 1890, le drop vaut quatre points. Il va passer à trois points en 1948.
  3. Ou ruck.
  4. En raison des événements de mai 68, la finale fut disputée avec trois semaines de retard. Les deux équipes étaient à 6-6 à la fin du temps réglementaire, et à 9-9 à la fin de la prolongation. Pour ne pas avoir à disputer une nouvelle finale largement hors-saison, le FC Lourdes fut déclaré champion de France au nombre d'essais marqués (2-0). « Lourdes 68-Tarbes 88 », sur ladepeche.fr, 29 mai 2008 (consulté le 15 septembre 2015).
  5. a et b La fresque du stade Antoine-Béguère ne compte que 38 internationaux : Arnaud Marquesuzaa n'y figure pas. Il a pourtant signé au FC Lourdes en octobre 1959 et a encore joué trois matchs en équipe de France en 1960. Il quitte le club en novembre 1963. Il considère son passage à Lourdes comme son souvenir rugbystique le moins agréable. « Témoignage d'Arnaud Marquesuzaa », sur finalesrugby.com (consulté le 29 septembre 2015). « Marquesuzaa Arnaud », sur ffr.fr, 2014 (consulté le 29 septembre 2015).
  6. Il joue son dernier match international contre l'Irlande le . Ce match compte pour le Tournoi des Cinq Nations 1929. « Dupont Clément », sur ffr-php4.as2.io, 2006 (consulté le 15 septembre 2015).
  7. « Expression réservée aux perdants, aux mauvais perdants. » Jean-Loup Dabadie, « Arrêtons avec les « essais casquette » ! » Midi Olympique, 9 septembre 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Crauste Michel », sur ffr.fr, 2014 (consulté le 24 septembre 2015).
  2. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  3. a et b « FC Lourdes », sur emakhorecolerugby.free.fr 12 octobre 2009 (consulté le 11 septembre 2015).
  4. a et b Jean Omnès, « Le rugby », sur patrimoines-lourdes-gavarnie.fr, 2012 (consulté le 15 septembre 2015).
  5. Ludovic-Clovis Bioussa, « Coupe de l'avenir », sur gallica.bnf.fr, Rugby, no 79, 6 avril 1918 (consulté le 11 septembre 2015).
  6. « Les années de guerre », sur archives.stadetoulousain.fr (consulté le 11 septembre 2015).
  7. « Le premier titre en 1939 », sur leprogres.fr, 7 décembre 2009 (consulté le 15 septembre 2015). — « 1939 (2e division - Honneur) », sur finalesrugby.com (consulté le 15 septembre 2015).
  8. Pierre Lafond, Jean-Pierre Bodis, « Parc des Princes, Paris, 21 mars 1943 », sur lnr.fr, Encyclopédie du rugby français, Paris, Dehedin, 1989, mis en ligne le 24 mars 2004 (consulté le 21 septembre 2015).
  9. « 1945 (1re division) », sur finalesrugby.com (consulté le 21 septembre 2014).
  10. « 1946 (1re division) », sur finalesrugby.com (consulté le 21 septembre 2014).
  11. « 1948 (1re division) », sur finalesrugby.com (consulté le 21 septembre 2014).
  12. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jacques Souquet, « La religion du jeu de ligne », sur rugby-nomades.qc.ca (consulté le 16 septembre 2015).
  13. Jean-Pierre Oyarsabal, « Classement des plus grands clubs de l'histoire », sur ladepeche.fr, 31 mai 2010 (consulté le 12 septembre 2015).
  14. a, b et c Paul Dalla-Rosa, « Battre Lourdes c'était comme battre les Blacks », sur ladepeche.fr, 6 juillet 2011 (consulté le 12 septembre 2015).
  15. a et b Pierre-Michel Bonnot, « Plus de miracle à Lourdes », L'Équipe, 14 août 2013.
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Abadie, Lourdes : une certaine idée du rugby, Pau, Marrimpouey jeune, 1976.
  • Jean Abadie, Lourdes : une certaine idée du rugby pour… survivre avec son temps, Biarritz, Atlantica, 2006 (édition revue et augmentée).
  • Michel Corsini, FC Lourdes XV : un siècle de rugby, juin 2011.
  • Le Petit FC lourdais illustré : Lourdes, 100 ans de passion partagée, La Dépêche du Midi, juillet 2011.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Site officiel