Fédération française de rugby à XV

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Fédération française de rugby à XV
Image illustrative de l'article Fédération française de rugby à XV

Sigle FFR
Sport(s) représenté(s) Rugby à XV
Rugby à sept
Création 13 mai 1919
Président Pierre Camou
Siège 3-5 rue Jean de Montaigu Marcoussis
Clubs 1 734 (2009)
Licenciés 311 601 (en 2012)
Site internet Site officiel de la FFR

La Fédération française de rugby (FFR) est fondée le 13 mai 1919 en prenant la suite du comité rugby de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) (dont les maillots de sélection nationale étaient jusqu'alors ornés de deux anneaux, rouge et bleu, entrelacés, de 1906 à 1910. Elle adopte le nom de Fédération française de rugby le 11 octobre 1920, le lendemain de la victoire française de Colombes sur les champions olympiques américains.

La FFR a la charge d'organiser et de développer le rugby à XV et le rugby à sept en France. La Fédération française de rugby a été déclarée reconnue d'utilité publique en 1922. Il faut attendre près de 58 ans pour que la FFR soit définitivement admise à l'IRB en 1978 auprès des Home Unions de traditions anglo-saxonnes.

En 2010, la FFR abandonne le siège du 9, rue de Liège Paris 9e, pour rejoindre le Centre national de rugby 3-5, rue Jean de Montaigu à Marcoussis. En novembre 2010, Pierre Camou, président de la FFR et Serge Blanco, membre du comité directeur de la FFR, lancent le projet de grand stade de la FFR qui devrait aboutir en 2017.

La FFR en chiffres (au 31 mai 2008)[modifier | modifier le code]

Fédération française de rugby hôte de la Coupe du monde de rugby à XV 2007

Structure sportive

  • 363 073 licenciés fédéraux, dont environ 273 000 joueurs, 9 200 joueuses et près de 40 000 dirigeants, répartis au sein de 1 683 clubs ;
  • 2 088 arbitres ;
  • 80 cadres techniques ;
  • 15 000 entraîneurs et éducateurs ;
  • 10 équipes de France ;
  • 38 niveaux de compétitions.

Structure dirigeante

  • un comité directeur (renouvelé tous les 4 ans) de 37  membres, élus au cours d’une assemblée générale ;
  • un bureau fédéral de 16 membres dont un président, un secrétaire général et un trésorier général ;
  • 20 commissions de travail ;
  • 26 comités régionaux + 7 comités dans les DOM-TOM ;
  • 102 comités départementaux.

Évolution (chiffres en date du 31 mai pour l'année citée)[modifier | modifier le code]

Statistiques de la FFR
Année Nombre de clubs Nombre de licenciés Moyenne
1920 173 clubs
1924 894 clubs
1936 588 clubs
1952 759 clubs
1966 812 clubs 59 000 licenciés 72,6
1972 1 350 clubs 110 000 licenciés 81,5
1999  ? 255 314 licenciés
2000  ? 223 692 licenciés
2004  ? 201 276 licenciés
2005  ? 205 535 licenciés
2006  ? 212 059 licenciés
2007 1 687 clubs[F 1] 278 634 licenciés[1] 165,1
2008  ? 363 073 licenciés[Note 1],[F 2].
2009 1 734 clubs[F 3] 347 563 licenciés 200,4
2010  ? 371 000 licenciés
2011  ? 413 293 licenciés
2012  ? 311 601 licenciés[2]

Comités territoriaux et départementaux[modifier | modifier le code]

Les représentants de la FFR XV sur le territoire sont organisés en 26 comités territoriaux métropolitains, 102 comités départementaux et 7 comités d'outre-mer.

Palmarès des équipes de France[modifier | modifier le code]

Il existe en France un total de sept équipes nationales différentes, reconnues et dirigées par la FFR XV.

Équipe de France de rugby à XV[modifier | modifier le code]

Équipe de France féminine[modifier | modifier le code]

Équipe de France des amateurs[modifier | modifier le code]

Équipe de France universitaires masculins[modifier | modifier le code]

Équipe de France des juniors[modifier | modifier le code]

Participation aux Jeux Méditerranéens[modifier | modifier le code]

Participation aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

  • Championne olympique en 1900 (au mois d'octobre, au vélodrome municipal de Vincennes dans le cadre de l’Exposition universelle - trois équipes)
  • Vice-championne olympique en 1920 (deux équipes seulement participaient) et en 1924 (trois équipes)

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Chaque année, les médailles de la FFR sont décernées pour honorer les réalisations exceptionnelles dans le rugby français. Le comité directeur[F 4] de la FFR décerne annuellement des récompenses honorifiques aux dirigeants, arbitres, éducateurs ou joueurs qui auront rendu des services éminents, ainsi qu’aux membres du personnel fédéral. Ces récompenses sont constituées par des médailles d’Honneur, et comportent quatre échelons : Bronze, Argent, Vermeil et Or. Des conditions particulières s'appliquent pour l'attribution de ces distinctions :

  • nul ne peut postuler à la médaille de Bronze s'il ne compte au minimum dix années d’activité dans le rugby français ;
  • nul ne peut postuler à la médaille d’Argent s'il ne compte au minimum quinze années d’activité et n'est pas titulaire de la médaille de Bronze depuis cinq ans au moins ;
  • nul ne peut postuler à la médaille de Vermeil s'il ne compte au minimum vingt ans d’activité et n'est pas titulaire de la médaille d’Argent depuis sept ans au moins ;
  • nul ne peut postuler à la médaille d’Or s'il n'est pas titulaire de la médaille de Vermeil depuis dix ans au moins.

Ces dispositions ne sont pas applicables :

  • au président de la F.F.R. qui sera, de droit, l'objet d'une promotion de médaille d’Or s'il n'est pas déjà titulaire de cette haute distinction ;
  • aux capitaines ou joueurs de l'équipe nationale et aux arbitres internationaux ainsi qu’à des membres à titre exceptionnel sans condition d'ancienneté.

Les propositions de récompenses sont établies par les comités territoriaux et le bureau fédéral de la F.F.R[F 5] , avant le 15 novembre de chaque année. La liste des récompenses décernées par la F.F.R. est conservée au siège.

Grand Stade de la FFR[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grand Stade de la FFR.

La Fédération ne voulant plus dépendre du Consortium du Stade de France, elle souhaite en parallèle aboutir à une indépendance financière afin de gérer directement ses ressources et la répartition des fonds pour le développement du rugby français.

En novembre 2010, Pierre Camou, président de la FFR et Serge Blanco, membre du comité directeur de la FFR, présentent au public leur projet de stade de la Fédération française de rugby, un stade de 82 000 places avec pelouse et toit rétractable[F 6].

Malgré la position du ministère des Sports, par l'intermédiaire de David Douillet qui voit d'un œil peu favorable[3] le désengagement de la FFR du Stade de France, le choix définitif du site s'est effectué fin juin 2012 au congrès de la FFR à La Baule et s'est porté sur celui d'Evry centre Essonne[4].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En mars 2008, le nombre de licenciés dépasse les 354 000.
  2. Bernard Lapasset démissionnaire en juillet 2008 pour prendre ses fonctions de président de l'International Rugby Board.

Références[modifier | modifier le code]

Site de la Fédération française de rugby[modifier | modifier le code]

  1. « Congrès Info 2007 » [PDF],‎ 2 juillet 2007 (consulté le 10 juin 2010).
  2. « Congrès Info 2008 » [PDF],‎ 13 juillet 2008 (consulté le 10 juin 2010).
  3. « Congrès Info 2009 » [PDF],‎ 8 juillet 2009 (consulté le 10 juin 2010).
  4. « Comité directeur »,‎ 8 septembre 2011 (consulté le 10 décembre 2011).
  5. « Bureau fédéral »,‎ 8 septembre 2011 (consulté le 10 décembre 2011).
  6. « Projet Stade »,‎ 25 novembre 2010 (consulté le 16 décembre 2011).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Le nombre de licenciés explose littéralement au moment de la Coupe du monde 2007 : au 22 octobre 2007, il passe pour la première fois la barre des 300 000 licenciés pour atteindre exactement le chiffre de 3 139 889 licenciés soit une augmentation de 13,7 % par rapport à octobre 2006 AFP, « Rugby - FFR - Plus de 300 000 licenciés », sur le site du quotidien L'Équipe,‎ 29 octobre 2007 (consulté le 10 juin 2010).
  2. Atlas national des fédérations sportives 2012, ministère des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative, [lire en ligne]].
  3. Grégory Jouin, « Le grand stade de rugby est-il vraiment indispensable ? », sur le site de France Télévisions,‎ 13 décembre 2011 (consulté le 16 décembre 2011).
  4. http://www.essonne.fr/culture-sports-loisirs/toute-lactualite-de-culture-sports-loisirs/visualiser/le_grand_stade_pour_lessonne/.