Équipe d'Italie de rugby à XV

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ItalieEmpty.pngItalie
Description de l'image Italy rugby.png.
Surnom la Squadra Azzurra, les Azzurri
Stade Stadio Olimpico (72 698 places)
maillot 008ACD maillot 008ACD maillot 008ACD
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bas 102f4e
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bas 008ACD
Sélectionneur Drapeau : France Jacques Brunel
Capitaine Sergio Parisse
Record de sélections Sergio Parisse (112)
Record de points Diego Domínguez (983)
Record d’essais Marcello Cuttitta (25)
Premier match officiel

Drapeau : Espagne Espagne 9 - 0 Italie Drapeau : Italie

Plus large victoire

Drapeau : Italie Italie 104 - 8 Rép. Tchèque Drapeau : République tchèque

Plus large défaite

Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud 101 - 0 Italie Drapeau : Italie

Coupe du monde  
· Phases finales 7/7
· Meilleur résultat 3e de poule (1987, 1991, 1995, 2003, 2007, 2011)


L’équipe d'Italie de rugby à XV ou Squadra Azzurra est l'équipe qui représente l'Italie dans les compétitions majeures de rugby à XV, la Coupe du monde de rugby à XV et le Tournoi des Six Nations (appelé Tournoi dans la suite de l'article). Elle intègre le tournoi lors de l'édition 2000. Elle n'a jamais remporté cette compétition et son bilan est de 12 rencontres gagnées et un match nul pour 67 défaites. L'Italie participe également à la Coupe du monde depuis sa création mais elle n'a jamais dépassé le stade des matchs de poule.

La Federazione Italiana Rugby (fédération italienne de rugby à XV ou F.I.R.) fondée en 1928, a la charge de gérer l'équipe d'Italie. Les Italiens jouent en blanc et bleu. Les Azzurri ont évolué à domicile au Stade Flaminio de Rome jusqu'en 2013. Suite à des problèmes rencontrés pour effectuer une mise aux normes et d'agrandissement de ce stade, la F.I.R. décide que l'équipe nationale joue ses rencontres au Stade olympique et abandonne ses droits sur le stade Flaminio à la Fédération italienne de football. Jacques Brunel, successeur du Sud-africain Nick Mallett, est l'entraîneur de la sélection nationale depuis novembre 2011.

Au , elle est quinzième au classement des équipes nationales de rugby[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts (1911-1942)[modifier | modifier le code]

Photographie d'hommes d'une équipe de rugby posant en maillots blancs
Équipe d'Italie en 1933

En 1929 a lieu le premier championnat d'Italie, gagné par Ambrosiana Milano. Il regroupe alors 6 des 16 équipes existant en Italie. C'est en mai de la même année que l'équipe nationale joue sa première rencontre internationale, contre l'Espagne, à Barcelone, et perd 9 à 0[2]. L'année suivant les Italiens prennent leur revanche à l'Arena Civica de Milan, en battant les Ibériques (3-0)[3].

En 1934, le rugby à XV se répand en Italie, notamment dans les villes de Milan, Rome, Turin, Bologne, Padoue, Naples, Gênes, Brescia, Trévise, Rovigo et Parme[2]. En 1935 l'Italie, sous les ordres de Julien Saby, affronte pour la première fois l'équipe de France au Stade Flaminio, lors du premier Tournoi européen FIRA et perd (6-44)[4]. Sous la férule d'un autre entraîneur français, Michel Boucheron, l'Italie participe au Tournoi préolympique de Berlin où elle termine à la 3e place, en battant la Roumanie (8-7)[5]. En 1937, les Italiens sont à nouveau largement dominés par les Français (43-5) au Parc des Princes, lors de la finale du Tournoi FIRA 1937[6].

Malgré la Seconde Guerre mondiale, le championnat italien et l'équipe nationale continuent d'organiser des rencontres jusqu'en mai 1942[7]. Le régime fasciste pourtant hostile au départ à ce sport en raison de ses origines anglaises, va ensuite en faire la promotion, valorisant « l'esprit de combat et de camaraderie »[8].

Après-guerre (1948-1980)[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'un match de rugby opposant l'Italie en maillots blancs et la France en maillots sombres
Italie - France en 1954

Après le conflit, le rugby à XV entre dans une nouvelle dimension grâce à l'aide des troupes alliées basées en Italie[2]. L'ancien joueur Tommaso Fattori devient l'entraîneur de la sélection nationale, mais il faut attendre 1948 pour que l'Italie joue un nouveau match international face à la Tchécoslovaquie, victoire 17 à 0[9]. La Vénétie (Rovigo, Padoue et Trévise) domine rapidement le rugby italien, gagnant le surnom de République du rugby italien. Parme et L'Aquila sont alors aussi des centres importants du rugby à XV.

Photographie en noir et blanc du buste d'un homme portant une chemise blanche, une cravate noire et une veste noire
Pierre Villepreux, entraîneur de l'Italie de 1978 à 1981.

Dans les années 50, l'Italie domine les équipes européennes qu'elle affronte, à savoir les équipes d'Espagne, de Roumanie, d'Allemagne de l'ouest et de Tchécoslovaquie, à l'exception de la France[10].

Dans les années 60, l'Italie est concurrencée par la Roumanie, mais le , elle est toute proche de réaliser l'exploit de battre pour la première fois la France, au Stade Lesdiguières à Grenoble, menant sur le score de 6 à 12 à quelques minutes de la fin de la rencontre[11] avant que les deux ailiers Christian Darrouy et Jean Dupuy permettent à l'équipe de France de sortir du piège italien en marquant deux essais pour une victoire compliquée 14-12[12]. Entre octobre 1965 et novembre 1966, la nouvelle formule de la Coupe européenne voit l'équipe d'Italie terminer deuxième, battant la Tchécoslovaquie (11-0)[13], et la Roumanie (3-0)[14], faisant match nul contre l'Allemagne de l'ouest (3-3)[15], et perdant contre la France (0-21)[16], cette dernière remportant la coupe européenne. La fin de la décennie est compliquée pour les Italiens, qui se retrouvent dans le groupe B de la Coupe européenne des nations FIRA, en raison de mauvais résultats.

Au début des années 70, l'Italie effectue des tournées en Afrique, affrontant le Madagascar, le Zimbabwe et une sélection d'Afrique du sud nommée les Léopards. Grâce à de meilleurs résultats et l'apport d'entraineurs venant de l'étranger, les Gallois Roy Bish[17], et Gwyn Evans ainsi que le Français Pierre Villepreux[18], l'Italie commence à rencontrer des sélections britanniques, australiennes et néo-zélandaises.

Entrée dans le haut niveau mondial (1980-2000)[modifier | modifier le code]

Photographie d'un ballon de rugby de couleur blanc, de marque Mitre, avec un drapeau de l'Italie inscrit dessus.
Ballon de rugby italien.

Grenoble, Stade Lesdiguières,

France - Italie 32-40

Points marqués:

  • France : 4 essais : collectif (14e) Bondouy (52e, 82e), Sadourny (79e), 3 transformations d'Aucagne (14e, 52e, 82e), 2 pénalités d'Aucagne (20e, 24e)
  • Italie : 4 essais : Francescato (5e) Gardner (34e), Croci (56e), Vaccari (74e), 4 transformations de Dominguez (5e, 34e, 56e, 74e), 4 pénalités de Dominguez (17e, 30e, 62e, 68e).

FRANCE: Sadourny, Ougier, Delaigue, Bondouy, Saint-André, Aucagne, Accoceberry, Costes, Pelous, Benetton, Miorin (Betsen), Merle, Tournaire, Dal Maso (Ibañez), Rougemont.
Entraîneur: Jean-Claude Skrela.

ITALIE: Pértile; Vaccari, Bordon, I. Francescato (24’ Mazzariol), Marcello Cuttitta; Domínguez, Troncon (39’ et 42’ Guidi); Gardner, Giovanelli, Sgorlon; Cristofoletto, Croci; Properzi, Orlandi, Massimo Cuttitta.
Entraîneur: Georges Coste.

Arbitre: Flag of Ireland rugby.svg McHugh

À partir de 1980, les victoires obtenues contre des membres de la Coupe d'Europe des nations (Roumanie, Espagne, Géorgie), mais également contre le Canada (9-37)[19], permettent à la Squadra Azzurra d'affronter en 1983, pour la première fois l'Australie à Rovigo au Stade Mario-Battaglini, perdant 7 à 29[20].

En 1987, l'Italie fait partie des seize équipes qui participent à la première Coupe du monde de rugby qui a lieu en Nouvelle-Zélande et en Australie[21]. L'Italie joue le match d'ouverture à l'Eden Park d'Auckland face à la Nouvelle-Zélande. La défaite est lourde pour les Azzurri (70-6)[22]. Après une nouvelle défaite face à l'Argentine (25-16)[23], les Italiens terminent la Coupe du monde par une victoire face aux Fidji (18-15)[24]. En 1988, l'Italie rencontre à nouveau l'Australie et perd cette rencontre 6 à 55, puis affronte pour la première fois l'Irlande, perdant à Lansdowne Road 31 à 15[25].

La Squadra Azzurra participe à la Coupe du monde 1991 qui a lieu en Angleterre, se trouvant dans une poule très relevée, avec l'Angleterre, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Elle démarre cette compétition par une victoire face aux États-Unis (30-9), avant de perdre les deux rencontres suivantes, 36 à 6 face au XV de la rose[26], et 31 à 21 face aux All Blacks[27]. Dans cette compétition, le demi d'ouverture Diego Dominguez inscrit 29 points.

Peu avant la Coupe du monde 1995, en mai, elle obtient la première victoire de son histoire face à une équipe participant au Tournoi des Cinq Nations : elle s'impose 22 à 12 à Trévise face à l'Irlande. Lors de la Coupe du monde, les Italiens se retrouvent dans une poule en compagnie de l'Angleterre, des Samoa et de l'Argentine, où ils ont l'ambition de se qualifier pour les quarts de finale, avec des joueurs de qualité tels que le pilier Massimo Cuttitta, la charnière Alessandro Troncon et Diego Dominguez, ainsi que l'ailier Marcello Cuttitta. Mais ils manquent leur entame de compétition en perdant contre les Samoa (42-18)[28]. Ils perdent ensuite de peu face à l'Angleterre (27-20)[29]. Ils terminent la phase de poule par une victoire face à l'Argentine (31-25)[30], mais ne réussissent pas à se qualifier pour la suite de la compétition.

En 1997, l'Italie a des résultats significatifs. En janvier, elle bat l'irlande à Lansdowne Road sur le score de 29 à 37[31], puis, le , elle remporte pour la première fois une rencontre contre la France (32-40), au Stade Lesdiguières de Grenoble[32]. Giambattista Croci est à la conclusion d'une action remarquable lors de cette rencontre. En fin d'année, elle affronte de nouveau l'Irlande. Pour la troisième fois consécutive lors des confrontations entre les deux équipes, elle s'impose face à celle-ci.

En janvier 1998, c'est l'Écosse qui tombe au Stadio Comunale di Monigo à Trévise, (25-21)[33]. La même année, l'Italie se qualifie pour la Coupe du monde 1999 en battant l'équipe des Pays-Bas (67-7)[34]. Le XV transalpin apprend également son intégration dans le Tournoi par le comité d'organisation, à partir de l'édition 2000[35].

À l'approche de la Coupe du monde, les Italiens perdent quasiment tous leurs matchs, subissant la plus large défaite de leur histoire, à Durban contre l'Afrique du Sud (101-0)[36]. Durant la compétition, l'Italie termine dernière de son groupe, perdant ses trois rencontres, face à l'Angleterre (67-7)[37], les Tonga (28-25)[38], et la Nouvelle-Zélande (101-3)[39].

Intégration et apprentissage du Tournoi (2000-2007)[modifier | modifier le code]

Photographie du buste d'un homme portant un polo bleu
John Kirwan, entraîneur de l'Italie de 2002 à 2005.

En 2000, l'Italie rejoint le Tournoi, qui devient le Tournoi des Six Nations[40], avec à sa tête le Néo-zélandais Brad Johnstone[41]. L'équipe gagne son premier match dans cette compétition, contre l'Écosse sur le score de 34 à 20[42], Diego Domínguez, avec 29 points, établissant un nouveau record de points pour un joueur lors d'un match du tournoi[43],[N 1]. La suite du Tournoi est compliquée pour la Squadra Azzurra, avec trois lourdes défaites, au pays de Galles (47-16), en Irlande (60-13) et contre l'Angleterre (12-59). Pour terminer, l'Italie se déplace au Stade de France et subit une courte défaite face à la France (42-31)[44].

En 2001 les Italiens héritent de la cuillère de bois et subissent une lourde défaite à Twickenham face à l'Angleterre (80-23)[45]. Lors du Tournoi 2002, l'Italie perd à nouveau tous ses matchs, ce qui a pour conséquence le renvoi de l'entraîneur Brad Johnstone[46]. Il est alors remplacé par un autre Néo-zélandais, John Kirwan[47]. Les Italiens gagnent le deuxième match de leur histoire dans un tournoi en 2003 contre le pays de Galles, (30-22)[47]. Pour la première fois, l'équipe ne termine pas à la dernière place de la compétition, et c'est le XV du Poireau qui récupère la cuillère de bois.

Les Italiens entament la Coupe du monde 2003 par une défaite face à la Nouvelle-Zélande (70-7), mais ils enchaînent ensuite deux victoires face aux Tonga (36-12) puis face au Canada (19-14). Dans le match pour la deuxième place de poule qualificative pour les quarts de finale, les Azzurri s'inclinent face aux Gallois (15-27)[48]. En 2004, l'Italie ne remporte qu'une seule rencontre dans le Tournoi, face à l'Écosse (20-14). Lors du Tournoi 2005, l'Italie termine en dernière position avec la cuillère de bois, et John Kirwan est remplacé par les Français Pierre Berbizier et Jean-Philippe Cariat. En juin, les Italiens réalisent une tournée en Argentine où ils créent la surprise en battant les Pumas (29-30)[49].

Lors du Tournoi des Six Nations 2006, les Italiens opposent une forte résistance à leurs adversaires. Ils obtiennent un match nul contre le pays de Galles (18-18)[50] et ne s'inclinent face à l'Écosse, par 13 à 10[51], qu'à cause d'une pénalité de Chris Paterson en fin de partie. Cependant ils terminent à nouveau dernier de la compétition avec un seul point.

Le début du Tournoi 2007 est compliqué pour l'Italie qui perd lourdement à domicile face à la France (3-39), puis s'incline à Twickenham face au XV de la rose (20-7). Se déplaçant ensuite à Murrayfield, l'Italie arrache un succès significatif face à l'Écosse (17-37), marquant trois essais transformés dans les six premières minutes de la partie, de la part de Mauro Bergamasco, Andrea Scanavacca et Kaine Robertson[52]. C'est la première victoire de la Squadra Azzurra à l'extérieur dans le cadre du Tournoi. Fort de ce succès, l'Italie domine ensuite le pays de Galles (23-20)[53]. Pour la première fois, l'Italie termine quatrième du Tournoi avec deux victoires.

La même année, l'Italie joue dans la poule C de la coupe du monde, où elle affronte la Nouvelle-Zélande, l'Écosse, la Roumanie et le Portugal. Pour commencer la compétition, les All Blacks écrasent les Italiens (76-14), mais les Transalpins se reprennent lors des deux rencontres suivantes et s'imposent face à la Roumanie (24-18), puis face au Portugal (31-5). Pour terminer cette phase de poule, ils jouent la deuxième place face à l'Écosse, afin d'obtenir leur qualification pour les quarts de finale. Le buteur écossais Chris Paterson passe six pénalités durant la rencontre et permet au XV du chardon de l'emporter 18 à 16 et élimine l'Italie[54]. À l'issue de la compétition, Pierre Berbizier quitte ses fonctions[55].

Stagnation (2007-2015)[modifier | modifier le code]

Photographie d'un stade lors d'un match de rugby de l'équipe d'Italie
Italie - Australie à Padoue, en 2008.

Le Sud-africain Nick Mallett est nommé à la tête du XV transalpin[56]. Lors du Tournoi 2008 l'Italie débute par une courte défaite (16-11) face à l'Irlande à Lansdowne Road, avant de s'incliner à domicile face à l'Angleterre (19-23). Les Transalpins perdent ensuite lourdement face aux Gallois (47-8), puis au Stade de France face aux Bleus (25-13). Pour clôturer ce Tournoi, ils évitent la cuillère de bois, en dominant l'Écosse (23-20), cette victoire est arrachée grâce à un drop de dernière minute d'Andrea Marcato[57].

Le Tournoi 2009 débute face à l'Angleterre, par le fiasco de la titularisation de Mauro Bergamasco au poste de demi de mêlée[58], alors qu'il est habituellement troisième ligne. Le sélectionneur le remplace à la mi-temps, mais cela ne peut éviter la défaite (11-36). Les Italiens perdent ensuite tous les autres matchs et décrochent la cuillère de bois. En 2010 les Italiens ne gagnent qu'une seule rencontre face à l'Écosse (16-12) et terminent à la dernière place.

Lors du Tournoi 2011, la sélection italienne commence par une courte défaite contre l'Irlande (11-13)[59], avant de subir une large défaite en Angleterre (59-13) et un nouvel échec à domicile face aux Gallois (16-24). Mais le 12 mars 2011, au Stadio Flaminio, l'Italie réussit pour la première fois dans le Tournoi, à gagner contre la France (22-21)[60]. Une semaine plus tard, l'Italie chute en Écosse (21-8) et n'échappe pas à la dernière place.

Participante de la coupe du monde 2011, l'Italie est dans la poule C, en compagnie de l'Australie, de l'Irlande, des États-Unis et de Russie. Après une défaite face aux Wallabies (32-6)[61], les Italiens dominent successivement la Russie (53-17)[62], puis les États-Unis (27-10)[63]. Lors de la dernière rencontre, ils s'inclinent face à l'Irlande (36-6)[64], étant une nouvelle fois dans l'impossibilité de se qualifier pour les quarts de finale.

Nick Mallett n'est pas conservé à son poste[65], remplacé par le Français Jacques Brunel, qui prend la tête de l'équipe le [66].

Lors du Tournoi 2012, les Italiens entament la compétition par une défaite contre la France au Stade de France (30-12)[67], puis une autre de justesse, à domicile face à l'Angleterre (15-19)[68]. Ils s'inclinent ensuite deux nouvelles fois à l'extérieur, en Irlande (42-10) et au pays de Galles (24-3). En clôture du Tournoi, les Transalpins l'emportent face à l'Écosse (13-6)[69] et évitent la cuillère de bois. En juin, les Azzurri partent effectuer une tournée en Amérique ; après une défaite contre l'Argentine (37-22), ils gagnent contre le Canada (25-16) et les États-Unis (30-10). Lors des tests de novembre, ils battent les Tonga (28-23), avant une défaite logique contre la Nouvelle-Zélande (10-42)[70]. Pour leur dernier match, ils frôlent l'exploit contre l'Australie (19-22)[71][72].

Photographie d'une touche lors d'un match de rugby entre les Italiens en maillots bleus et les Gallois en maillots rouges.
Italie - Galles, en 2013.

En 2013, Le Tournoi s'avère être une réussite pour les Italiens. Après une victoire inaugurale face au XV de France (23-18)[73]. l'Italie s'incline ensuite à trois reprises, en Écosse (34-10), contre le pays de Galles (9-26) et en Angleterre (18-11). Mais la Squadra Azzura domine l'Irlande, (22-15)[74], battant le XV du Trèfle pour la première fois dans le Tournoi. C'est la deuxième fois que l'Italie remporte deux matchs dans un même tournoi, après celui de 2007. En juin, les Italiens se rendent en Afrique du Sud pour un Tournoi contre les Springboks, les Samoa et l'Écosse. Ils perdent les trois rencontres, face à l'Afrique du Sud (44-10)[75], aux Samoa (39-10), puis face aux Écossais (30-29)[76]. Lors de la tournée d'automne, les Italiens sont dominés par les Australiens (20-50)[77], avant de s'imposer face aux Fidji (37-31)[78], dans une rencontre marquée par la centième sélection du capitaine Sergio Parisse (auteur d'un essai) et du pilier Martin Castrogiovanni. Ils terminent leur tournée par une défaite face à l'Argentine (14-19). C'est également la dernière rencontre jouée par Les Azzurri au Stade Flaminio de Rome[79]. Des travaux de mise aux normes et d'agrandissement de ce stade ont été exigés par l'IRB. Et vu les difficultés rencontrées pour effectuer la rénovation[80], la F.I.R. décide que l'équipe nationale joue ses rencontres au Stade olympique et abandonne ses droits sur le stade Flaminio à la Fédération italienne de football[81].

Le tournoi des six nations 2014 sera malheureusement la compétition à oublier pour l'Italie. Après une défaite honorable au Pays de Galles (23-15), l'Italie perd en France (30-10). Le troisième match contre l'Écosse, est perdu à la dernière minute (20-21)[82], à la suite d'un drop de Duncan Weir. La cuillère de bois revient à l'Italie pour la cinquième fois en quinze participations au Tournoi, à la suite des deux larges défaites en Irlande et contre l'Angleterre, respectivement (46-7) et (11-52).

En juin, après ce tournoi désastreux, l'équipe va concéder trois nouvelles défaites. La première à Suva, face aux Fidji (25-14). La semaine suivante, les Azzurri sont incapables d'inscrire le moindre point à Apia face aux Samoa, s'inclinant (15-0). Ils terminent leur tournée à Tokyo, où ils concèdent leur première défaite de leur histoire face au Japon (26-23)[83]. En novembre, l'Italie met un terme à une série de neuf défaites de suite en s'imposant face aux Samoa (24-13)[84].

L'Italie débute le Tournoi 2015 face à l'Irlande et après avoir tenu tête au XV du Trèfle pendant une heure, elle s'incline (3-26)[85]. Une semaine plus tard à Twickenham, malgré une large défaite face aux Anglais (47-17)[86], les Italiens inscrivent trois essais. En Écosse, l'Italie arrache dans les derniers instants la victoire (19-22)[87], sur un essai de pénalité. Cependant jouant ensuite deux fois à Rome, elle est largement battue par la France (0-29)[88], puis humiliée par les Gallois (20-61)[89].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant récapitule les performances des Italiens en Coupe du monde. Les Italiens n'y ont pas souvent brillé. L'Italie participe à la Coupe du monde depuis sa création mais elle n'a jamais dépassé le stade des matchs de poule.

Photographie d'une touche dans un match de rugby à XV entre l'Italie en maillots blancs et l'Écosse en maillots gris et bleus
Écosse - Italie à Saint-Étienne lors de la Coupe du monde 2007.
Performances de l'Italie en Coupe du monde.[90]
Édition Organisateur Place Commentaire
1987 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande & Drapeau de l'Australie Australie poule du 1er tour voir Italie CM 1987
1991 Drapeau de l'Angleterre Angleterre[91] poule du 1er tour voir Italie CM 1991
1995 Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud poule du 1er tour voir Italie CM 1995
1999 Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles[92] poule du 1er tour voir Italie CM 1999
2003 Drapeau de l'Australie Australie poule du 1er tour voir Italie CM 2003
2007 Drapeau de la France France poule du 1er tour voir Italie CM 2007
2011 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande poule du 1er tour voir Italie CM 2011

Tournoi des Six Nations[modifier | modifier le code]

Photographie d'une mêlée dans un match de rugby à XV, entre l'équipe d'Italie en maillots rouges et l'équipe d'Italie en maillots bleus
Galles - Italie en 2008.
Photographie d'un regroupement dans un match de rugby à XV, entre l'équipe d'Italie en maillots bleus et l'équipe de France en maillots blancs
France - Italie en 2012.
tournois disputés victoires dont victoires seul[N 2] dont Grands Chelems
Drapeau : Pays de Galles Galles 121 37 26 11[N 3]
Drapeau : Angleterre Angleterre 119[N 4] 36 26 12
Drapeau : France France 86 25 17 9
Drapeau : Écosse Écosse 121 22 14 3
Drapeau : Irlande Irlande 121 21 13 2
Drapeau : Italie Italie 16 0 0 0

L'Italie a intégré le tournoi depuis l'édition 2000, soit 16 tournois joués. Elle n'a jamais remporté cette compétition et son palmarès est de 12 rencontres gagnées et un match nul pour 67 défaites[93].

Statistiques des rencontres[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d'Italie, il est mis à jour au 21 mars 2015[94].

L'équipe d'Italie est largement dominée par les équipes majeures du rugby à XV (Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande) et elle présente un bilan négatif par rapport aux autres équipes classées dans les dix meilleures nations du rugby à XV (Angleterre, Argentine, Australie, Écosse, France, Irlande et pays de Galles).

Bilan de l'Italie par adversaire : matches jouées par l'Italie, nombre de victoires et défaites italiennes, nombre de matches nuls, et taux de victoires. Le nombre de matches est, le cas échéant, un lien vers l'article détaillé des confrontations de l'Italie avec l'équipe en question. (modifier)
Adversaires Matches Victoires Nuls Défaites  % Victoires
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 12 0 0 12 0,00
Drapeau : Allemagne Allemagne 20 15 1 4 75,0
Drapeau : Angleterre Angleterre 21 0 0 21 0,00
Angleterre A 1 0 0 1 0,00
Angleterre -23 3 1 1 1 33,3
Drapeau : Argentine Argentine 20 5 1 13 25,0
Drapeau : Australie Australie 16 0 0 16 0,00
Drapeau : Belgique Belgique 2 2 0 0 100,00
Drapeau : Bulgarie Bulgarie 1 1 0 0 100,00
Drapeau : Canada Canada 7 5 0 2 71,43
Catalogne 2 1 1 0 50,00
Drapeau : Croatie Croatie 1 1 0 0 100,00
Drapeau : Écosse Écosse 23 8 0 15 34,78
Écosse A 3 1 0 2 33,3
Drapeau : Espagne Espagne 27 23 1 3 85,18
Drapeau : États-Unis États-Unis 4 4 0 0 100,00
Drapeau : Fidji Fidji 10 5 0 5 50,00
Drapeau : France France 37 3 0 34 8,11
France XV 2 0 0 1 0,00
France A 10 0 0 10 0,00
France A1 19 1 1 17 5,26
France Espoirs 1 0 0 1 0,00
Drapeau : Pays de Galles Galles 22 2 1 19 9,10
Drapeau : Géorgie Géorgie 1 1 0 0 100,00
Drapeau : Îles Cook Îles Cook 1 0 0 1 0,00
Drapeau : Irlande Irlande 24 4 0 20 16,67
Drapeau : Japon Japon 5 4 0 1 80,00
Léopards 2 2 0 0 100,00
Drapeau : Madagascar Madagascar 2 2 0 0 100,00
Drapeau : Maroc Maroc 8 6 0 2 75,00
Drapeau : Namibie Namibie 3 1 0 2 33,33
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 12 0 0 12 0,00
Nouvelle-Zélande jr 1 0 0 1 0,00
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 4 4 0 0 100,00
Free Use Pacific Islanders flag.png Pacific Islanders 1 0 0 1 0,00
Drapeau : Pologne Pologne 7 6 0 1 85,71
Drapeau : Portugal Portugal 12 10 1 1 83,33
Drapeau : République tchèque République tchèque 1 1 0 0 100,0
Drapeau : Roumanie Roumanie 41 22 3 16 53,66
Drapeau : Russie Russie 5 5 0 0 100,00
Drapeau : Samoa Samoa 7 2 0 5 28,57
Tchécoslovaquie 11 9 1 1 81,81
Drapeau : Tonga Tonga 4 3 0 1 75,00
Drapeau : Tunisie Tunisie 3 3 0 0 100,0
URSS 14 3 1 10 28,57
Drapeau : Uruguay Uruguay 3 3 0 0 100,0
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 3 3 0 0 100,00
Drapeau : Zimbabwe Zimbabwe (ex-Rhodésie) 4 3 0 1 75,00
Total contre 25 adversaires 400 169 10 221 42,25

Tenue, emblèmes, symboles[modifier | modifier le code]

Tenue vestimentaire[modifier | modifier le code]

Le XV transalpin ne joue pas aux couleurs du drapeau national, mais en bleu, en hommage à la famille royale issue de la Maison de Savoie[95]. De 2000 à 2012, Kappa a été l'équipementier de l'équipe nationale d'Italie[96]. Depuis, la sélection transalpine est équipée par Adidas[97]. Pour les rencontres à domiciles, ils jouent avec un ensemble, maillot bleu ciel avec les 3 bandes de la marque bleu marine sur les épaules, un short et des chaussettes bleu marine. Durant certaines rencontres lorsque son adversaire est également en bleu, ils jouent avec un maillot blanc avec les bandes bleu ciel sur les épaules, un short et les chaussettes bleu ciel. Cariparma, banque de détail italienne, filiale du groupe Crédit agricole, est le sponsor du maillot italien depuis 2007[98].

Période Équipementiers Sponsors maillot
2000-2007 Kappa -
2007-2012 Cariparma
2012- Adidas

Hymne et emblème[modifier | modifier le code]

Photographie d'une équipe de rugby en ligne, portant des maillots bleus
L'équipe d'Italie pendant l'hymne national.
Photographie d'un écusson représentant le drapeau italien entouré de feuilles de lauriers
Emblème actuel de l'équipe d'Italie.
Photographie d'un buste d'un homme portant un maillot blanc avec un emblème dessus
Premier emblème de l'équipe d'Italie.

Avant chaque début de rencontre de l'équipe d'Italie, est joué Fratelli d’Italia (« Frères d'Italie »), l'hymne national italien[99].

Des débuts de l'équipe d'Italie de rugby jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, l'emblème sur le maillot venait du blason de la Maison de Savoie. Aujourd'hui, le symbole de l'Italie est un écusson rappelant le drapeau italien (vert, blanc, rouge), entouré de feuilles de lauriers, qui symbolisent la grandeur de l'histoire romaine et les victoires de Jules César dans l'Antiquité. La couronne de lauriers était portée par les empereurs romains. Elle était aussi octroyée aux généraux en récompense de victoires militaires[100].

Stades[modifier | modifier le code]

La première rencontre internationale a lieu le 29 mai 1930 à l'Arena Civica située à Milan[3], contre l'Espagne. Ce stade sera quasiment l'unique utilisé par l'équipe nationale jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Ensuite, les Italiens vont aussi affronter leurs adversaires sur les différents stades de rugby du pays, à savoir le Stadio Flaminio à Rome, le Stadio Plebiscito à Padoue, le Stadio Comunale di Monigo à Trévise, le Stade Tommaso-Fattori à L'Aquila et le Stade Mario-Battaglini à Rovigo.

Admise dans le Tournoi des 6 nations 2000, la sélection italienne va jouer dans le Stade Flaminio, basé dans le quartier Parioli, à Rome. Depuis l'édition 2012, le rugby devenant un sport de plus en plus populaire en Italie, afin d'accueillir plus de spectateurs, mais aussi devant des demandes vaines de travaux et de modernisation du Stade Flaminio de la part de la F.I.R[101], c'est le Stade Olympique qui est devenu le stade principal.

Stadio Flaminio
Capacité : 30 000
Stadio Olimpico
Capacité : 72 698
Stade Flaminio Stade Olympique

Composition du XV italien[modifier | modifier le code]

Joueurs[modifier | modifier le code]

Provenance des joueurs[modifier | modifier le code]

À l'époque de la première édition du championnat d'Italie en 1928-29, tous les joueurs internationaux italiens y jouent. Les premiers clubs sont Amatori Milan, Rugby Brescia, la SS Lazio, le Rugby Rome et le Rugby Bologne. Puis viennent s'ajouter après-guerre, les clubs vénitiens, à savoir Rugby Rovigo, Benetton Trévise et Petrarca Padoue. Dans les années 50, Sergio Lanfranchi fait partie des premiers joueurs à s'expatrier et s'engage avec le FC Grenoble, devenant champion de France lors de la saison 1953-1954[102]. Dans les années 60, Francesco Zani remporte trois titres du championnat de France avec le SU Agen[103]. À partir des années 90, les meilleurs joueurs italiens évoluent à l'étranger, comme Diego Domínguez au Stade français[104], et Alessandro Troncon au ASM Clermont[105]. Dans les années 2000, l'exode s'accentue vers la France et l'Angleterre, et afin de garder les joueurs internationaux en Italie, deux clubs (Benetton Trèvise et Aironi Rugby) intègrent la Celtic League en 2010, afin d'affronter les clubs Irlandais, Gallois et Écossais[106]. En 2012, Zebre remplace Aironi Rugby qui disparaît[107]. Cependant à l'issue de la saison 2014-2015, les clubs italiens sont menacés d'être exclus à cause d'important problèmes financiers[108].

La plupart des joueurs internationaux actuels nés en Italie, sont originaires de la région de Vénétie (entre autres : Marco Bortolami, Mauro Bergamasco, Michele Campagnaro, Alberto De Marchi, Leonardo Ghiraldini, Leonardo Sarto, Alessandro Zanni). Depuis les années 90, afin de faire progresser la Squadra Azzurra dans la hiérarchie mondiale du rugby, un certain nombre de joueurs venant d'Argentine, d'Australie, d'Afrique du Sud et de Nouvelle-Zélande ont incorporé l'effectif[109].

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Joueur international italien de rugby à XV.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Italie, plus quelques personnalités marquantes (capitaines de l'équipe d'Italie, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Avants :

Demis :

Arrières :

Record de sélections[modifier | modifier le code]

Le demi de mêlée, Alessandro Troncon devient le premier joueur italien à franchir la barre des 100 sélections, lors d'une rencontre face au Portugal lors de la Coupe du monde 2007[110]. Andrea Lo Cicero rejoint Troncon lors du Tournoi des six nations 2013 face au pays de Galles, avant de porter le record à 103 sélections[111]. Le pilier, Martin Castrogiovanni et le troisième ligne centre, Sergio Parisse deviennent codétenteurs du record en 2014 face à l'Écosse[112]. Parisse est désormais seul détenteur du record avec 112 sélections[113].

Il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la périodicité désormais biannuelle des tournées et l'intégration au tournoi influent sur ce classement et doivent donc être rappelés.

Tests disputés[114]
# Joueur Parcours en équipe nationale Nombre de sélections
1 Sergio Parisse 2002 - 112
2 Marco Bortolami 2001 - 111
3 Martin Castrogiovanni 2002 - 110
4 Andrea Lo Cicero 2000 - 2013 103
5 Mauro Bergamasco 1998 - 102
6 Alessandro Troncon 1994 - 2007 101
7 Andrea Masi 1999 - 91
8 Mirco Bergamasco 2002 - 2012 89
9 Alessandro Zanni 2005 - 87
10 Gonzalo Canale 2003 - 2013 86

Record de points[modifier | modifier le code]

Le record de points marqués pour la sélection italienne est détenu par Diego Dominguez avec 983 points (9 essais, 127 transformations, 208 pénalités et 20 drops)[115].

Points marqués[116]
# Joueur Parcours en équipe nationale Nombre de points
1 Diego Dominguez 1991-2003 983
2 Stefano Bettarello 1979-1988 483
3 Luigi Troiani 1985-1995 294
4 Ramiro Pez 2000-2007 260
5 Mirco Bergamasco 2002-2012 256
6 Luciano Orquera 2004- 154
7 David Bortolussi 2006-2008 147
8 Ennio Ponzi (it) 1973-1977 133
9 Marcello Cuttitta 1987-1999 110
10 Paolo Vaccari 1991-2003 107

Record d'essais[modifier | modifier le code]

Marcello Cuttitta, ailier de l'équipe d'Italie, détient le record d'essai de la sélection, avec 25 unités[117].

Essais marqués[118]
# Joueur Parcours en équipe nationale Essais
1 Marcello Cuttitta 1987-1999 25
2 Paolo Vaccari 1991-2003 22
3 Manrico Marchetto (it) 1972-1981 21
- Carlo Checchinato 1990-2004 21
5 Alessandro Troncon 1994-2007 19
6 Serafino Ghizzoni 1977-1987 17
- Massimo Mascioletti (it) 1977-1990 17
- Mirco Bergamasco 2002-2012 17
9 Ivan Francescato 1990-1997 16
10 Mauro Bergamasco 1998- 15

Équipe en 2015[modifier | modifier le code]

Les joueurs cités ci-dessous ont été sélectionnés par Jacques Brunel, le sélectionneur de l'Italie pour participer à la coupe du monde de rugby 2015. Le nombre de sélections et le nombre de points marqués ont été mis à jour le 30 août 2015[119].

Avants[modifier | modifier le code]
Nom Poste Naissance Sélections
(points marqués)
Club Année 1re
Sélection
Leonardo Ghiraldini Talonneur 26/12/1984 77 (20) Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 2006
Andrea Manici Talonneur 28/04/1990 12 (0) Drapeau : Italie Zebre 2013
Davide Giazzon Talonneur 16/01/1986 21 (0) Drapeau : Italie Zebre 2012
Matias Aguero Pilier 13/02/1981 35 (5) Drapeau : Italie Zebre 2005
Martin Castrogiovanni Pilier 21/10/1981 112 (60) Drapeau : France Racing 92 2002
Dario Chistolini Pilier 14/09/1988 11 (0) Drapeau : Italie Zebre 2014
Lorenzo Cittadini Pilier 17/12/1982 39 (10) Drapeau : Angleterre London Wasps 2008
Michele Rizzo Pilier 16/09/1982 18 (0) Drapeau : Angleterre Leicester Tigers 2005
Valerio Bernabo 2e ligne 03/03/1984 24 (0) Drapeau : Italie Bentton Trévise 2004
Joshua Furno 2e ligne 21/10/1989 30 (10) Drapeau : Angleterre Newcastle Falcons 2011
Marco Fuser 2e ligne 09/03/1991 5 (0) Drapeau : Italie Benetton Trévise 2012
Quintin Geldenhuys 2e ligne 19/06/1981 56 (0) Drapeau : Italie Zebre 2009
Mauro Bergamasco 3e ligne aile 01/05/1979 104 (75) Drapeau : Italie Zebre 1998
Francesco Minto 3e ligne aile 29/05/1987 18 (0) Drapeau : Italie Benetton Trévise 2012
Samuela Vunisa 3e ligne aile 19/08/1988 7 (0) Drapeau : Italie Zebre 2014
Alessandro Zanni 3e ligne aile 31/01/1984 89 (15) Drapeau : Italie Benetton Trévise 2005
Sergio Parisse (c) 3e ligne centre 13/09/1983 112 (68) Drapeau : France Stade français 2002
Arrières[modifier | modifier le code]
Nom Poste Naissance Sélections
(points marqués)
Club Année 1re
Sélection
Edoardo Gori Demi de mêlée 05/03/1990 42 (20) Drapeau : Italie Benetton Trévise 2010
Guglielmo Palazzani Demi de mêlée 11/04/1990 10 (0) Drapeau : Italie Zebre 2014
Marcello Violi Demi de mêlée 11/10/1993 2 (0) Drapeau : Italie Rugby Calvisano 2015
Tommaso Allan Demi d'ouverture 26/04/1993 16 (54) Drapeau : France USA Perpignan 2013
Carlo Canna Demi d'ouverture 25/08/1992 2 (0) Drapeau : Italie Zebre 2015
Tommaso Benvenuti Centre / Ailier 12/12/1990 31 (20) Drapeau : Angleterre Bristol Rugby 2010
Michele Campagnaro Centre 13/03/1993 14 (20) Drapeau : Italie Benetton Trévise 2013
Gonzalo García Centre 18/02/1984 36 (11) Drapeau : Italie Zebre 2008
Andrea Masi Centre 30/03/1981 93 (65) Drapeau : Angleterre London Wasps 1999
Luca Morisi Centre 22/02/1991 15 (10) Drapeau : Italie Benetton Trévise 2012
Leonardo Sarto Ailier 15/01/1992 18 (20) Drapeau : Italie Zebre 2013
Giovanbattista Venditti Ailier 27/03/1990 28 (25) Drapeau : Italie Zebre 2012
Angelo Esposito Ailier 14/06/1993 6 (0) Drapeau : Italie Benetton Trévise 2014
Luke McLean Arrière 29/06/1987 70 (74) Drapeau : Angleterre Sale Sharks 2008

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Entraîneurs notables[modifier | modifier le code]

Mis à part Luigi Bricchi qui restera de longues années dans l'encadrement technique, ce sont surtout les entraîneurs étrangers qui ont marqué l'équipe d'Italie. À commencer par Julien Saby dans les années 30, qui remporta un concours international ouvert par l'Italie pour recruter un entraîneur[120]. Vers la fin du XXe siècle, ce sont le Gallois Roy Bish et les Français Pierre Villepreux et Georges Coste qui vont permettre à la sélection italienne de progresser et d'intégrer le Tournoi des Cinq Nations[121]. Depuis cinq entraîneurs se sont succédé à la tête de l'équipe, deux Néo-zélandais Brad Johnstone, John Kirwan, un Sud-africain Nick Mallett et deux Français Pierre Berbizier et Jacques Brunel, ce dernier étant toujours en poste[122].

Entraîneurs de l'équipe d'Italie[123]
Nom Début Fin Tests Victoires Nuls Défaites % de victoires
Drapeau : Italie Arnaldo Cortese
Drapeau : Angleterre John Thomas
20 mai 1929 - 1 0 0 1 0
Drapeau : Italie Arturo Cameroni
Drapeau : Italie Luigi Bricchi
29 mai 1930 - 1 1 0 0 100
Drapeau : Italie Luigi Bricchi 1er novembre 1932 26 décembre 1934 4 3 0 1 75
Drapeau : Italie Luigi Bricchi
Drapeau : France Julien Saby
26 décembre 1934 7 avril 1935 1 1 0 0 100
Drapeau : France Julien Saby 7 avril 1935 14 mai 1936 2 0 0 2 0
Drapeau : Italie Luigi Bricchi
Drapeau : France Michel Boucheron
14 mai 1936 16 mai 1936 2 1 0 1 50
Drapeau : Italie Luigi Bricchi
Drapeau : France Julien Saby
1er janvier 1937 17 octobre 1937 5 2 1 2 40
Drapeau : Italie Luigi Bricchi 6 mars 1938 20 novembre 1938 1 0 0 1 0
Drapeau : Italie Luigi Bricchi
Drapeau : Italie Giuseppe Sessa
20 novembre 1938 19 mars 1940 2 1 0 1 50
Drapeau : Italie Romano Bonifazi 19 mars 1940 9 février 1941 2 1 0 1 50
Drapeau : Italie Luigi Bricchi
Drapeau : Italie Franco Chiaserotti
9 février 1941 18 mai 1947 1 1 0 0 100
Drapeau : Italie Tommaso Fattori 18 mai 1947 27 mars 1949 2 1 0 1 50
Drapeau : Italie Giorgio Briasco
Drapeau : Italie Antonio Radicini
27 mars 1949 26 février 1950 2 0 0 2 0
Drapeau : Italie Romano Bonifazi 26 février 1950 29 juillet 1950 - - - - -
Drapeau : Italie Francesco Vinci 29 juillet 1950 4 octobre 1950 - - - - -
Drapeau : Italie Renzo Maffioli 4 octobre 1950 25 février 1951 - - - - -
Drapeau : Italie Renzo Maffioli
Drapeau : France Julien Saby
25 février 1951 1er août 1954 9 6 0 3 66,7
Drapeau : Italie Piermarcello Farinelli
Drapeau : Italie Aldo Invernici
Drapeau : Italie Umberto Silvestri
1er août 1954 22 décembre 1956 8 5 0 3 62,5
Drapeau : Italie Giulio Fereoli
Drapeau : Italie Aldo Invernici
Drapeau : Italie Umberto Silvestri
22 décembre 1956 8 décembre 1957 2 1 0 1 50
Drapeau : Italie Sergio Barilari
Drapeau : Italie Aldo Invernici
Drapeau : Italie Umberto Silvestri
8 décembre 1957 19 juillet 1958 1 0 0 1 0
Drapeau : Italie Sergio Barilari
Drapeau : Italie Mario Battaglini
Drapeau : Italie Aldo Invernici
19 juillet 1958 10 avril 1960 2 1 0 1 50
Drapeau : Italie Sergio Barilari
Drapeau : Italie Romano Bonifazi
10 avril 1960 22 avril 1962 4 2 0 2 50
Drapeau : Italie Aldo Invernici 22 avril 1962 8 décembre 1965 7 2 0 5 28,5
Drapeau : Italie Sergio Barilari
Drapeau : Italie Mario Martone
8 décembre 1965 28 octobre 1967 7 3 1 3 42,8
Drapeau : Italie Aldo Invernici 28 octobre 1967 24 mai 1970 8 7 0 1 87,5
Drapeau : Italie Giordano Campice 24 mai 1970 25 octobre 1970 2 2 0 0 100
Drapeau : Italie Sergio Barilari 25 octobre 1970 10 avril 1971 3 0 0 3 0
Drapeau : Italie Domenico Geremia 11 avril 1971 27 mai 1971 1 0 0 1 0
Drapeau : Italie Aldo Invernici 28 mai 1971 19 février 1972 - - - - -
Drapeau : Italie Umberto Levorato 20 février 1972 25 novembre 1972 4 1 2 1 25
Drapeau : Italie Gianni Villa 26 novembre 1972 14 février 1975 20 6 1 13 30
Drapeau : Pays de Galles Roy Bish 15 février 1975 1er avril 1977 15 8 1 6 53,3
Drapeau : Italie Isidoro Quaglio 2 avril 1977 1er mai 1977 2 1 0 1 50
Drapeau : Pays de Galles Gwyn Evans 23 octobre 1977 23 octobre 1978 5 1 1 3 20
Drapeau : France Pierre Villepreux 24 octobre 1978 24 octobre 1981 24 10 1 13 41,6
Drapeau : Italie Paolo Paladini
Drapeau : Italie Marco Pulli
25 octobre 1981 9 novembre 1985 28 16 2 10 57,14
Drapeau : Italie Marco Bollesan 10 novembre 1985 4 novembre 1988 19 7 1 11 36,8
Drapeau : Italie Loreto Cucchiarelli 5 novembre 1988 29 septembre 1989 7 1 0 6 14,3
Drapeau : France Bertrand Fourcade 30 septembre 1989 30 août 1993 29 17 0 12 58,6
Drapeau : France Georges Coste 31 août 1993 19 juin 1999 48 19 1 28 39,6
Drapeau : Italie Massimo Mascioletti 20 juin 1999 4 février 2000 5 2 0 3 40
Drapeau : Nouvelle-Zélande Brad Johnstone 5 février 2000 26 avril 2002 27 5 0 22 18,5
Drapeau : Nouvelle-Zélande John Kirwan 27 avril 2002 18 avril 2005 32 10 0 22 31,2
Drapeau : France Pierre Berbizier 19 avril 2005 30 septembre 2007 30 12 1 17 40
Drapeau : Afrique du Sud Nick Mallett 3 octobre 2007 2 octobre 2011 42 9 0 33 21,4
Drapeau : France Jacques Brunel 3 octobre 2011 - 36 9 0 27 25

Équipe technique 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, l'encadrement technique est composé de la manière suivante :

Aspects socio-économiques[modifier | modifier le code]

Popularité[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2000, l'année de l'entrée de l'Italie dans les Six Nations, le rugby italien comptait environ 30 000 licenciés[127]. Le CONI, dans son rapport de 2014, révèle un nombre de 76 875 membres, le nombre réel est moindre car l'adhésion n'est pas nécessairement la pratique de ce sport[128].

La fréquentation dans les stades où évolue le XV transalpin est bonne. Comme par exemple, le match en 2009 contre la Nouvelle-Zélande perdu 6 à 20, disputé dans le stade Giuseppe Meazza à Milan, devant 81 018 spectateurs, alors que la ville est plus connue pour être accro au football[129]. Puis lorsque la F.I.R. a adopté le Stade olympique à Rome à la place du Stade Flaminio. Pour le premier match prévu contre l'Angleterre dans le Tournoi 2012, environ 73 000 billets ont été vendus, même si, en raison d'une tempête de neige qui a frappé la capitale, la présence réelle était entre 58 000 et 65 000 spectateurs[130]. La même année, la victoire italienne sur l'Écosse 13 à 6, a vu la présence de 72 354 spectateurs[131]. En 2013, la victoire sur l'Irlande 22 à 15, lors de la dernière journée du Tournoi, a eu lieu devant 74 174 spectateurs, sixième plus grosse affluence de la saison derrière les rencontres disputés à Twickenham et au Stade de France[132].

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Les rencontres de l'équipe nationale sont retransmises par DMAX, qui a acquis les droits de diffusion des Tournois de 2014 à 2017[133]. L'audience moyenne de la première rencontre du Tournoi 2014, contre le pays de Galles est de 736 000 téléspectateurs, soit 4,5% de part de marché[133], ce qui correSpond au cinquième plus grand taux d'audience globale et le second pour les hommes entre 20 à 49 ans[133]. Lors du premier match du Tounoi 2015 entre l'Italie et l'Irlande, l'audience moyenne est de 710 000 téléspectateurs, soit 4,5% de part de marché[134].

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

L'industrie italienne utilise la popularité des joueurs de rugby dans la publicité, comme Edison qui a choisi le pilier Martin Castrogiovanni en 2013[135]. En 2014, la Fédération Italienne a collaboré à une campagne de prestation sociale pour l'Agence nationale pour la sécurité des chemins de fer avec six joueurs internationaux (Mauro Bergamasco, Lorenzo Cittadini, Alberto De Marchi, Luke McLean, Leonardo Sarto et Quintin Geldenhuys)[136]. À noter également que Peugeot a effectué une campagne de publicité avec certains joueurs de la Squadra Azzurri en 2014[137].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le record de Diego Domínguez avec 29 points est battu une semaine plus tard par l'Irlandais Ronan O'Gara, 30 points, lors de la victoire 60 à 13 de Irlande face à l'Italie.
  2. Victoire dans le Tournoi auquel on a retranché les victoires partagées, une victoire partagée indique que plusieurs équipes se partagent la victoire du Tournoi. La dernière victoire partagée fut celle du Pays de Galles et de la France en 1988. En 1994, la victoire fut accordée pour la première fois au bénéfice de la différence de points marqués et encaissés dans la compétition avec un nouveau règlement en application depuis 1993. Le Pays de Galles a alors été la première à bénéficier du changement de règlement au détriment de l’Angleterre.
  3. Par convention le Pays de Galles est crédité d'onze Grands Chelems et non de neuf, on compte effectivement les années 1908 et 1909 car, si la France fut admise seulement en 1910, le Pays de Galles rencontrait déjà la France ces années-là en marge du Tournoi et doublait ses « triples couronnes » par une victoire face aux Français.
  4. L’Angleterre compte deux participations de moins, en 1888 et 1889, elle ne fut pas officiellement exclue mais boycottée par les trois autres équipes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « World Rugby Rankings », sur worldrugby.org (consulté le 26 août 2015).
  2. a, b et c (en) « Italy national rugby union team », sur wikia.com (consulté le 14 avril 2015).
  3. a et b (en) « Italy v Spain on 29 May 1930 », sur rugbydata.com (consulté le 14 avril 2015)
  4. (en) « Italy v France 1935 », sur www.love-rugby.com (consulté le 30 juin 2015)
  5. (en) « Italy v Romania on 17 May 1936 », sur rugbydata.com (consulté le 30 juin 2015)
  6. (en) « France v Italy on 17 Oct 1937 », sur rugbydata.com (consulté le 14 avril 2015)
  7. (en) « Italy v Romania on 02 May 1942 », sur rugbydata.com (consulté le 14 avril 2015)
  8. Ravagnani et Fadda 1992, p. 303.
  9. (en) « Italy v Czechoslovakia on 23 May 1948 », sur rugbydata.com (consulté le 15 avril 2015)
  10. (en) « Games played between Italy and France », sur rugbydata.com (consulté le 15 avril 2015).
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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