Trappeur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2014).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Les trappeurs sont solitaires ou vivent avec leurs familles à l'écart des villes dans la nature.
Avant l'apparition des routes, le canoë, était avec le cheval le moyen de transport le plus utilisé par les « voyageurs » (Charles Deas, vers 1845)
Trappeur canadien (dessin de Delort)

Un trappeur est un chasseur professionnel d'Amérique du Nord, se servant généralement de trappes, afin de vendre des fourrures non abîmées par des coups de feu ou des pointes de flèche. Il se distingue des coureurs des bois et des voyageurs, qui étaient employés à faire la traite des fourrures et dont l'activité était principalement commerciale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot « trappeur » est apparu en français au XIXe siècle, d'après l'anglais américain « trapper », d'abord traduit par « piégeur »[1]. Le terme anglais dérive toutefois du français « trappe » qui, selon le Littré[2] peut désigner le piège formé par une « pièce de fer s'engageant dans les dents du cric des berlines » ou encore celui « formé d'un trou pratiqué en terre et recouvert de branchages, ou d'une bascule ».

En moyen français, « trappe » ou « trape » (1175[3]) désigne déjà une embûche, un piège[4](1530), ou de « trapel »[1],[5] (1500). Le dérivé « trapper » (Larousse, 1876), « chasser comme le font les trappeurs » depuis l'anglais to trap n'a pas fait florès, mais on peut noter[6] le retour en français du Canada du terme « trapper », issu du moyen français, et ayant survécu à travers les dialectes, avec le sens de « faire le trappeur » (le sens originel était « prendre un animal ou quelqu'un par ruse »).

Historique[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Coureur des bois et Voyageur (fourrure).

Les premiers comptoirs et postes de traite organisés datent du début du XVIIe siècle au Québec. Ils étaient français, puis hollandais sur le bassin de l'Hudson dans l'État de New York et à partir de 1614 à Manhattan. Les marchands achetaient les peaux aux trappeurs blancs, mais aussi en échangeaient à des indiens contre des outils, armes, alcool et objets divers. En 300 ans, plusieurs centaines de postes de traite ont récolté des dizaines de millions de peaux, jusque dans les zones les plus reculées et giboyeuses. Pour les seules années 1820-1860, on estime que 2 000 à 3 000 trappeurs chassaient dans les Rocheuses.

Cette activité a été décrite dans de nombreux romans d'aventure relatant la vie de personnages de fiction ou ayant existé, tels que Davy Crockett, mais le métier est de moins en moins pratiqué.

Face au recul de certaines espèces (disparition dans certaines zones) et face à la demande sociale, à la fin du XXe siècle, la réglementation de la trappe a été renforcée, nécessitant au Canada deux jours de cours et le certificat de trappeur, puis un apprentissage avec un trappeur professionnel avant d’avoir le droit à une « ligne de trappe » (concession de terres publiques et/située en zone de Parc donnant droit à un trappeur de piéger et vendre les fourrures issues des animaux dépecés). Le piégeage sur terrain privé nécessite un permis de chasse, de respecter la loi et les dates de chasse et le type de pièges (le permis de chasse ne donne pas le droit de trapper).

Activité[modifier | modifier le code]

La chasse[modifier | modifier le code]

Au mois de novembre, quand les animaux à fourrure prennent leur plus beau poil, les trappeurs tendaient leurs pièges, équipés de traîneaux et de raquettes pour se déplacer dans la neige. En fin d’hiver, en mars/avril, ils allaient vendre ou échanger les produits de leur saison de trappe dans les comptoirs et postes commerciaux. Les trappeurs ont ainsi fait disparaître le castor de plusieurs régions d’Amérique du Nord. Puis ils ont eu à faire face à la concurrence des élevages de renards, rats musqués, et mustélidés en Amérique du Nord, mais aussi en Europe.

Les peaux étaient vendues selon le cours du moment et selon leur qualité. Vers 1920, les peaux d’une saison de trappe pouvaient encore rapporter jusqu’à 500 dollars, bien que la moyenne soit plutôt de 200 dollars[7].

De nos jours[modifier | modifier le code]

Il faut un permis de piégeage mais au préalable, il faut avoir réussi son cours de piégeur et ainsi avoir le fameux P sur son certificat de chasseur. Le piégeage est réglementé et les animaux à fourrure sont notamment : le castor, la martre, le raton laveur, l'ours, l'hermine, le coyote, le loup, le renard, le rat musqué, le lynx, la loutre, l'écureuil... sans oublier la moufette et le vison.

Le colletage est toujours pratiqué au Québec comme activité de chasse. Elle vise notamment le lièvre via la pose de collet en laiton. La fourrure n'est généralement pas récoltée, elle est pratiquée pour la viande de ce petit mammifère. Pour pratiquer la trappe, il faut posséder un permis de chasse pour le petit gibier. Le lièvre n'est pas considéré comme un animal à fourrure, donc pas besoin de permis de piégeur mais il faut avoir un permis de colletage

Les trappeurs sont repartis dans tous les États-Unis. En Alaska, dans le Montana, en Caroline du Nord, etc..

Les trappeurs dans la culture[modifier | modifier le code]

Trappeurs célèbres[modifier | modifier le code]

Catégorie connexe : Commerçant de fourrures canadien.
Héros de nombreuses œuvres littéraires, cinématographiques, ou même musicale (voir l'article)

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Trésor de la langue française informatisé : « trappeur »
  2. Émile Littré, Dictionnaire de la langue française (notice BnF no FRBNF12250808, lire en ligne), « trappe »Voir et modifier les données sur Wikidata
  3. Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française (ISBN ISBN 978-2321000679[à vérifier : ISBN invalide]), « trappe »Voir et modifier les données sur Wikidata
  4. Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle (notice BnF no FRBNF32174314, lire sur Wikisource, lire en ligne), « trape »Voir et modifier les données sur Wikidata
  5. Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle (notice BnF no FRBNF32174314, lire sur Wikisource, lire en ligne), « trapel »Voir et modifier les données sur Wikidata
  6. Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française (ISBN ISBN 978-2321000679[à vérifier : ISBN invalide]), « trappeur »Voir et modifier les données sur Wikidata
  7. L’Encyclopédie de la jeunesse, tome 6, Société Grolier, édition de 1923, Montréal, pp. 2038-2040