Jack London

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Jack London
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Jack London en 1903.
Nom de naissance John Griffith Chaney
Naissance
San Francisco, Californie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 40 ans)
Glen Ellen (Californie), Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Aventurier, marin, romancier
Conjoint
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Genres
Romans et nouvelles d'aventures, autobiographie, récits politiques.

Œuvres principales

Jack London, né John Griffith Chaney le à San Francisco et mort le à Glen Ellen, Californie[1],[2],[3],[4],[5], est un écrivain américain dont les thèmes de prédilection sont l'aventure et la nature sauvage[6].

Il est l'auteur de L'Appel de la forêt et d'autres romans célèbres (Croc-Blanc, Le Talon de fer), dont certains (Martin Eden, Le Cabaret de la dernière chance) auto-biographiques, ainsi que plus de deux cents nouvelles (dont cent soixante-quinze publiées de son vivant).

Bien que cet aspect-là de son œuvre soit généralement négligé[7], il a tiré aussi de ses lectures et de sa propre vie de misère l’inspiration pour de nombreux ouvrages très engagés et à coloration socialiste.

Il a été l'un des premiers Américains à faire fortune dans la littérature[8] [Pas dans la source].

Jack London a vécu à Oakland puis à Piedmont. Il a habité dans le quartier d'Oxford lors de sa jeunesse à Piedmont.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et premières années (1876-1881)[modifier | modifier le code]

Flora Wellman.

Jack London naît à San Francisco en janvier 1876. Trente ans plus tard, sa maison natale, au numéro 615 Third Street[9], est détruite lors du séisme de 1906. Une plaque y a été posée en 1953 par la Société Historique de Californie (California Historical Society).

La mère de Jack est Flora Wellman. De nombreux biographes, dont Clarice Stasz, écrivent que le père probable de Jack aurait été l'astrologue William Chaney[10]. Cependant, on ne peut pas l'affirmer car le séisme de 1906 à San Francisco a détruit la plupart des registres de la ville. William Chaney chasse Flora du domicile avant de partir, précisant dans une lettre qu'il l'a abandonnée non pas en raison d'un refus de se faire avorter, mais parce que sa grossesse constituait un aveu d'infidélité[11]. Flora tente alors de se suicider deux fois.

En raison d'une grave maladie suivant l'accouchement, Flora ne peut s'occuper de son fils. Une ancienne esclave du nom de Virginia Prentiss devient la nourrice de l'enfant, et peu à peu, la figure de la mère pour John Chaney.

John London.

Flora Wellman épouse, le , un ancien combattant de la guerre de Sécession devenu veuf, John London[12],[13], que tout le monde surnomme Jack. John Chaney adopte le nom de famille de son beau-père, ainsi que son surnom ; dès lors, il porte le nom de Jack London.

John London avait eu deux filles issues de son premier mariage. Le , date de leur arrivée à la maison de San Francisco[14], Ida et Eliza sortent de l'orphelinat et sont ramenées à la nouvelle maison. Un an plus tard, Jack et Eliza souffrent de la diphtérie. Pour échapper à l’épidémie, la famille décide alors de déménager dans la baie de San Francisco, à Oakland. John exerce de nombreux métiers : maçon et menuisier à San Francisco, épicier et vigile du port à Oakland, gardien d'école.

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

La vie à la ferme[modifier | modifier le code]

Jack London à neuf ans avec son chien Rollo, 1885.

En 1881, la famille quitte à nouveau sa maison pour s'installer dans une ferme à Alameda. John devient agriculteur et éleveur de poulets ; Flora, professeur de musique. Même si la famille appartient à la classe dite laborieuse, elle n'est pas aussi pauvre que Jack London l'affirme plus tard dans certains de ses écrits[15].

En 1882, Jack intègre la West End Elementary School d'Alameda. En 1883, la famille emménage à nouveau dans une ferme, dans le comté de San Mateo.

Finalement, en 1885 John London achète une ferme dans la vallée du Livermore. C'est à partir de ce moment-là que la vie de Jack commence à changer de rythme.

La découverte des livres (1885-1888).[modifier | modifier le code]

Jack London étudiant en 1886.

En 1885, Flora ouvre ouvre une pension de famille. Autodidacte, Jack London a fait son éducation par les livres. À l'âge de neuf ans, il découvre les Contes de l'Alhambra de Washington Irving, et le livre Signa de la romancière anglaise Ouida, racontant l'histoire d'un enfant de ferme italien sans éducation qui devient un célèbre compositeur d'opéra. Il citera ce livre comme la source de son aspiration future à la littérature[16].

Un tournant majeur dans sa vie arrive en 1886, lorsque la famille revient enfin à Oakland. Il y découvre la bibliothèque publique de la ville, où il fait la connaissance d'Ina Coolbrith, la bibliothécaire. Cette dernière obtient le titre de « première poétesse de Californie » et devient un personnage important dans le monde littéraire de San Francisco. Elle le guide dans ses nombreuses lectures.

En 1887, il entre dans l'Oakland Cole Grammar School.

Petits boulots dans la baie de San Francisco[modifier | modifier le code]

Vue du port d'Oakland (en haut) et de la baie de San Francisco.

Alors qu'il se passionne pour la lecture, London ressent une attirance de même mesure pour la mer, lorsque son père l'emmène naviguer sur la baie de San Francisco. Il se met alors à travailler et collectionne les petits boulots : vendeur de journaux, ramasseur de quilles dans les bowlings, balayeur de jardins publics, livreur de glace. En travaillant, il réussit à se payer un esquif à soixante dollars avec lequel il entre en compétition l'année d'après, en 1888.

En 1890, son père, devenu cheminot, est blessé par un train alors qu'il travaillait sur la voie du chemin de fer. Après cet événement, Jack London, devenu soutien de famille, a une jeunesse misérable dans le ranch de son beau père. Il exerce de nombreux métiers pour survivre : ouvrier en usine (en 1891 et 1893), débardeur (docker), tondeur de pelouses, nettoyeur de tapis, laveur de vitres[17], pilleur d’huîtres (en 1891), patrouilleur maritime (en 1892)[5], matelot (en 1893), pelleteur de charbon (en 1894) et blanchisseur (en 1897).

En février 1891, Jack London quitte le collège et se fait engager à la conserverie de saumon Hickmott d'Oakland (fondée en 1890) où il s'épuise entre douze et dix-huit heures par jour, à dix cents de l’heure[18]. Il devient peu à peu avide de liberté, un thème qu’il aborde plus tard dans ses nouvelles et ses romans. Il se servira également de son expérience ouvrière, qui débute ici, pour son œuvre.

Le Cabaret de la dernière chance (Heinold’s First and Last Chance) en 2012.

Pour échapper à ce travail épuisant, London décide, en 1891, d'emprunter de l'argent (300 dollars) à sa nourrice noire Virginia Prentiss, et d'acheter le sloop Razzle-Dazzle au pilleur d'huîtres French Frank. London commence une vie d'errance à quinze ans. Il devient lui-même un pilleur d'huîtres. Dans son autobiographie Le Cabaret de la dernière chance, il laisse même entendre qu'il a séduit Mamie, la maîtresse de French Frank[19],[20],[21]. Les membres de sa bande le surnomment Le Prince des pilleurs d'huîtres. Il gagne sa vie la nuit, et devient un gros buveur, fréquentant le cabaret de Johnny Heinold : le First and Last Chance Saloon. Ces périodes d'alcoolisme sont racontées dans son roman Le Cabaret de la dernière chance. Cependant, quelques mois plus tard, en 1892, son navire prend feu, puis coule. Jack London manque de mourir noyé[22]. Il se reconvertit alors et rejoint le côté de la loi. Il devient un membre de la California Fish Patrol (la patrouille de pêche de Californie) pour attraper les braconniers de la baie de San Francisco.

Avec les chasseurs de phoques (1893)[modifier | modifier le code]

Jack London en marin (date inconnue).

En janvier 1893, Jack London s'engage sur la goélette Sophia Sutherland, pour chasser des phoques. Cette expérience l'amène jusqu'à la mer de Béring et au Japon. Son capitaine le nourrit d'histoires de mer, dont il s’inspirera pour écrire ses romans.

Lorsqu'il rentre en août 1893, il trouve sa famille ruinée. Son père John London est devenu policier. Jack London occupe un emploi interminable (dix heures par jour) dans une fabrique de jute. En octobre, il gagne le concours de composition en prose organisé par le quotidien San Francisco Morning Call, avec Typhoon off the coast of Japan qui raconte une de ses expériences à bord du Sophia Sutherland. Sa nouvelle est publiée le 12 novembre 1893.

La vie vagabonde (1894)[modifier | modifier le code]

Jack London change de travail pour aller pelleter du charbon dans une centrale électrique. Il abandonne cet emploi, écœuré, lorsqu'il apprend qu’il remplace seul deux ouvriers, pour un salaire trois fois moindre, et qu’un des deux ouvriers qu’il remplace s'est suicidé[23]. Il trouve alors, début 1894, l'État de Californie dévasté par la panique financière de l'année précédente : Oakland est ruiné par la crise de l'emploi. Il ne retrouve pas de travail et rejoint l'armée de Kelly, une armée de cent mille chômeurs protestant contre le sous-emploi, qui marchant vers Washington avec Jacob Coxey (en) pour obtenir du président le lancement de travaux publics. Jack arrive ainsi à Washington, où il participe à la tragique manifestation du , et devient socialiste.

Jack London saute sur un train, illustration d'un des récits du recueil d'articles Les Vagabonds du rail (The Road).

Mais à la fin du mois de mai, il quitte cette marche. Le , il est arrêté à Niagara Falls pour vagabondage et enfermé, trente jours dans le pénitencier du comté d'Erié à Buffalo, dans l'État de New York. Dans Les Vagabonds du rail, il écrit :

« La manière dont sont traités les hommes est tout simplement une des très moindres horreurs impubliables du pénitencier du comté d'Erié. Je dis « impubliables » mais je devrais plutôt dire « impensables ». Elles étaient impensables pour moi jusqu'à ce que je les voie, et pourtant je n'étais pas une poule mouillée ; je connaissais déjà les aléas du monde et les horribles abysses de la déchéance humaine. Il faudrait lâcher une boule de plomb très lourde pour qu'elle atteigne le fond de l'océan, soit le comté d'Erié, et je ne fais qu'effleurer légèrement et facétieusement la surface des choses telles que je les ai vues là-bas[24]. »

Libéré, il devient vagabond et erre sur les routes et les rails, sous le surnom « Frisco Kid », dans les contrées américaines : Boston, Batimore, Washington, New York, Ottawa et Vancouver. Ses expériences sont racontées dans son recueil d'articles autobiographiques : Les Vagabonds du rail (The Road) paru en 1907.

Reprise des études et militantisme (1895-1897)[modifier | modifier le code]

En novembre 1894, à 18 ans, Jack London quitte sa vie de vagabond et retourne à Oakland pour intégrer le lycée d'Oakland en 1895. Il souhaite étudier les œuvres de Karl Marx et d'Herbert Spencer. Il écrit un certain nombre d'articles dans le journal du lycée The Aegis. Son premier récit socialiste est publié en mars 1895. Il participe aussi aux débats du Henry Clay Club, où il rencontre Edward Appelgarth et sa sœur Mabel. Il tombe amoureux de Mabel, elle lui inspire le personnage de Ruth Morse dans son roman Martin Eden. Il publie en décembre 1895 dans le San Francisco Examiner l'essai What Socialism is.

L'Université de Berkeley en 1891.

En 1896, il s'inscrit à l'université d'Alameda, où il vient à bout du programme de deux ans en quatre mois. Il rejoint en avril 1896 la section d'Oakland du Socialist Labor Party. En militant dans les rues, il se fait arrêter, puis condamner à un mois de prison pour « agitation »[5]. Il publiera par la suite une brève autobiographie, Ce que la vie signifie pour moi (1906), retraçant le chemin qui l'avait conduit à devenir socialiste.

Avec l'aide de Mabel Appelgarth, London prépare l'examen d'entrée à l'Université de Californie à Berkeley et est admis fin août 1896 à la prestigieuse université. Il doit abandonner quelques mois plus tard, après un semestre, en février 1897, n'ayant plus assez d'argent pour payer ses études. Il essaie de faire publier des nouvelles et des articles par les journaux mais sans succès. Le biographe Kingman indique qu'il n'a rien publié pendant sa dernière année d'étude à Berkeley[25]. Il se fait embaucher dans la blanchisserie d'un pensionnat militaire.

Avec les chercheurs d'or au Klondike (1897-1898)[modifier | modifier le code]

Les routes du Klondike.

Le , le vapeur Excelsior en provenance du port de Saint-Michael en Alaska arrive dans la baie de San Francisco avec dans ses cales une tonne d'or et 15 prospecteurs qui confient avoir découvert au Klondike beaucoup d'or, un véritable Eldorado.

Frontispice du Fils du loup, premier recueil de nouvelles de Jack London, paru en 1900.

Le , Jack embarque sur un navire à destination du Grand Nord en passant par Port Townsend, Juneau et Dyea dans l'Alaska[5]. Il est accompagné de son beau-frère âgé de 60 ans qui a hypothéqué sa maison pour financer leur expédition. Ils ont chacun une tonne de vivre pour tenir une année, mais le beau-frère quitte l'aventure au bout de quelques semaines découragé par le redoutable col Chilkoot. En août, Jack London franchit le col Chilkoot. Le 8 septembre, il arrive au Lac Bennett. En septembre, les prospecteurs construisent des navires pour pouvoir descendre le Yukon. London travaille comme pilote des navires dans les rapides du Yukon autour de Whitehorse.

Il descend le Yukon et arrive le 8 octobre à la localité de Stewart River au sud de Dawson, la cité de l'or. Il prospecte et délimite une concession qu'il enregistrera le 5 novembre. Du 18 octobre au 3 décembre, il séjourne à Dawson, où il passe beaucoup de temps dans les saloons et les cabarets où les prospecteurs racontent leurs histoires. Pour éviter les problèmes de famine dans la cité de l'or, London retourne passer l'hiver à Stewart River. Pendant l'hiver, Jack London finalement ne prospecte presque pas, il lit les livres qu'il a apportés[26]. Atteint du scorbut, il doit attendre que le Yukon dégèle en mai pour pouvoir rejoindre Dawson et être soigné. En juin, il est rapatrié par le fleuve Yukon qu'il descend sur un millier de kilomètres pour rejoindre la mer à St. Michael où il embarque en pour San Francisco.

Course au succès et mariage (1899-1902)[modifier | modifier le code]

Jack London en 1900.

Au Klondike, Jack London n'a pas trouvé d'or mais de la matière littéraire. En , le magazine The Overland Monthly publie sa première nouvelle À l'homme sur la piste[27] (To the man on the trail)[5]. Il continue d’écrire et obtient une reconnaissance avec Le Fils du loup. En décembre 1899, lors d'un rassemblement du parti socialiste, Jack London rencontre Anna Strunsky, une étudiante russe dont il tombe amoureux.

Bessie London et ses filles.

le , le jour même où son premier recueil de nouvelles est publié, Jack London épouse Elizabeth « Bessie » Maddern. Bessie est la meilleure amie de Mabel Appelgarth et faisait partie de son cercle d'amis depuis un certain nombre d'années. Stasz disait : « Ils ont tous deux reconnu publiquement qu'ils ne se mariaient pas par amour, mais par amitié et la conviction qu'ils produiraient des enfants vigoureux. » Kingman, lui, disait : « Ils étaient bien ensemble… Jack avait clairement dit à Bessie qu'il ne l'aimait pas, mais qu'elle lui plaisait assez pour faire un mariage réussi. » Ils auront ensemble deux filles : Joan, née en janvier 1901, et Bess, née en octobre 1902[28],[29].

Reporter à Londres (1902)[modifier | modifier le code]

Une des photographies prises par Jack London à Londres en 1902 et publiées en 1903 dans son livre The People of the Abyss.

En 1902, Jack London voyage en Europe. Il devait couvrir la guerre des Boers comme correspondant pour le groupe Hearst[5], mais lorsqu'il arrive en Angleterre le , la guerre est finie[30]. Il reste alors à Londres et il décide de vivre pendant six semaines dans le quartier pauvre de l'East End[31]. Il en tirera la matière du livre The People of the Abyss (Le Peuple de l'abîme ou Le Peuple d'en bas), terminé fin septembre 1902 et publié en 1903.

En octobre 1902, paraissent ses deux premiers romans : Fille des neiges, raté selon son auteur, et La Croisière du Dazzler.

Le véritable succès arrive avec L'Appel de la forêt, commencé fin 1902 et publié en juillet 1903, qui sera vendu à deux millions d'exemplaires du vivant de Jack London. À noter que L'Appel de la forêt est la traduction originale mais controversée, datant de 1906, du titre The Call of the Wild. Cette première traduction, par la comtesse de Galard, est parfois reprise et remplacée, dans certains ouvrages, par L'Appel sauvage.

Correspondant de guerre en Corée (1904)[modifier | modifier le code]

Jack London (cinquième à gauche) et d'autres reporters en route vers le Japon en 1904.

De février à mai 1904, il couvre la guerre russo-japonaise dans un reportage empreint de préjugés racistes sur les Coréens, mais qui marque son étonnement face au caractère industrialisé de la guerre moderne. Il est arrêté par l'armée japonaise pour avoir rossé le valet d'un officier puis libéré, sur intervention de Theodore Roosevelt, et finalement expulsé de Corée. Il décrit son expérience dans une série d'articles publiés dans le San Francisco Examiner et traduits en français en 1982 dans le recueil La Corée en feu.

Remariage (1905)[modifier | modifier le code]

Charmian London en 1905.

L'été 1903, Jack London tombe amoureux de Charmian Kittredge, qu'il a rencontrée en janvier 1900. Elle était la nièce de la femme d'un directeur de journal d'Oakland. Fin juillet, il se sépare de Bessie.

Jack London en 1904.

Le , Elisabeth London dépose une demande de divorce pour abandon de domicile.

Le , London se rend, avec son ami proche, le poète George Sterling (en), au Summer High Jinks[32] organisé par le Bohemian Club au Bohemian Grove (en), situé à quelques miles du Ranch. London a été élu membre honoraire du Bohemian Club et a participé à de nombreuses activités du club[33].

En , Jack achète un ranch, le Hill Ranch à Glen Ellen, dans la Sonoma Valley (la « Vallée de la Lune »).

Le lendemain du jour où il apprend que divorce avec Bessie est prononcé, Jack London se remarie le à Chicago avec Charmian Kittredge[28].

En 1906, Jack London fait construire Le Snark, un ketch avec lequel il veut faire un tour du monde pendant sept ans. Le 18 avril a lieu le Séisme de 1906 à San Francisco. La ville de San Francisco est ravagée par les incendies. London écrit un article, illustré de photos, qu'un magazine new-yorkais lui paye 125 cents le mot.

En 1907, il publie un roman sur sa traversée des États-Unis à la suite du « Général Coxey », Les Vagabonds du rail[5].

Voyage dans les Mers du Sud (1907-1909)[modifier | modifier le code]

page de journal de bord avec deux photographies en noir et blanc représentant Jack London
Jack London sur le Snark en 1908.

En avril 1907, Jack London entame son tour du monde à bord de son navire Le Snark. Sa traversée du Pacifique est relatée dans La Croisière sur le Snark.

Photographies extraites du journal de bord du Snark de Charmian London. Le Snark à Tahiti. Arrivée à Bora Bora.

Ce périple le conduit d'abord en mai à Honolulu où il séjourne pendant trois mois pour commencer la rédaction de Martin Eden, puis, le 6 décembre, à Nuku Hiva, l'île principale de l'archipel des Marquises où il rencontre les Taïpis soixante ans après Herman Melville. Le 26 décembre, il est à Papeete. Dans l'équipage, le futur aventurier Martin Johnson a été embauché comme cuisinier.

Début 1908, London revient pendant un mois à San Francisco pour mettre de l'ordre dans ses finances, gérées alors par la tante de sa femme et qu'il confie à sa demi-sœur Eliza. Il retourne ensuite à Tahiti fin février 1908 où il achève Martin Eden. Il visite les îles de la Société (mars-avril), où il se lie d'amitié avec un Polynésien de Bora-Bora nommé Tehei. Avec lui, il poursuit son voyage en mai aux Îles Samoa où il se recueille sur la tombe de Robert Louis Stevenson (le 8 mai), et continue enfin jusqu'à la Mélanésie : Archipel des Fidji (27 mai-4 juin), Nouvelles-Hébrides (12-20 juin), Îles Salomon (28 juin-3 novembre).

Atteint d'ulcères cutanés dus au pian, qu'il traite par des applications de sels de mercure, London doit être soigné en novembre-décembre 1908 à Sydney, ce qui l'oblige à mettre fin à son aventure maritime et à abandonner le Snark aux Îles Salomon. Il quitte finalement l'Australie en avril 1909 après une convalescence en Tasmanie et arrive en Californie en juillet 1909 via l'Équateur, le Panama et la Nouvelle Orléans.

En 1908-1909, Jack London ne publie qu'un seul livre : Martin Eden, publié dans les numéros de septembre 1908 à septembre 1909 du Pacific Monthly puis en volume.

Dernières années[modifier | modifier le code]

Le cottage du vignoble (dans le ranch de la « Vallée de la Lune ») où London vécut à partir de 1911 et où il est mort en novembre 1916, à Glen Ellen dans le Jack London State Historic Park (en).

En 1910, London achète 283 hectares d'anciens vignobles.

De 1908 à 1912, il écrit plus de 90 nouvelles, inspirées notamment pas ses voyages dans le Pacifique ou au Mexique. Il publie plusieurs romans d'anticipation ou d'inspiration socialiste.

Jack London et sa femme à Veracruz au Mexique pendant le conflit entre les États-Unis et le Mexique en 1914.

Il continue à voyager : expédition dans l'Oregon en 1911, croisière jusqu'au cap Horn en 1912.

Il fait construire la maison de ses rêves, Wolf House, sur son ranch. En juillet 1913, la Wolf House, brûle dans un incendie d'origine criminelle, la veille de son inauguration. La même année, il fait une apparition dans l'adaptation cinématographique du Loup des mers.

En avril 1914, Jack London part avec sa femme pour le Mexique, avec 11 000 dollars par semaine plus les frais payés par le magazine Collier's, pour couvrir la conflit entre le Mexique et les États-Unis. Il arrive à Galveston au Texas, où il doit embarquer avec un régiment sur un navire de l'armée américaine mais les militaires lui refusent l'embarquement. En octobre 1913, avait paru un pamphlet anti-militariste, Le Bon Soldat (The Good Soldier) dans l' International Socialist Review et l'armée américaine accusait Jack London d'en être l'auteur. L'écrivain doit convaincre le ministère des armées qu'il n'en était rien pour pouvoir monter sur le navire et se rendre au Mexique[34]. Arrivé à Veracruz, il n'y a pas de guerre mais London écrit sept articles sur le conflit. Malade, il doit retourner en Californie pour se soigner en juillet 1914.

Il effectue deux séjours à Hawaï, de mars à juillet 1915 et de décembre 1915 à juillet 1916 pour soigner ses rhumatismes.

Une mort mystérieuse (1916)[modifier | modifier le code]

Jack London et sa femme six jours avant sa mort.

Jack London meurt le des suites d'un empoisonnement du sang causé par une urémie, maladie dont il souffrait depuis son voyage dans le Pacifique. Au moment de sa mort, il était également atteint de dysenterie, et était rongé par son alcoolisme.

Tombe de Jack London dans le Jack London State Historic Park.

Son usage de la morphine et son roman Martin Eden ont fait envisager pour certains l'hypothèse d'un suicide par overdose, tel l'écrivain, poète et chanteur Yves Simon, dans la biographie qu'il a consacrée à Jack London[35] :

« Quant à sa mort, [Yves Simon] penche plus pour un suicide que pour un accident. L'homme a trop écrit, trop vécu — au sommet de sa gloire, il s'impose de nouveaux défis : tour du monde avec son propre bateau, le Snark, reportages tous-terrains. Son cœur, sa tête sont trop pleins, son corps malade. La machine humaine a tourné au-delà de ses forces et de ses moyens. Le génie fatigué de la vie disparaît avant d'avoir eu l'idée de vieillir : « Je ne perdrai pas mes jours à essayer de prolonger ma vie, je veux brûler tout mon temps[36]. »

Néanmoins cette hypothèse est rejetée par la majorité des biographes. Son certificat de décès indique la mort par urémie, ce que confirme l'un de ses docteurs, Alan Thompson, présent lors de sa mort[37].

Liens avec le socialisme[modifier | modifier le code]

Jack London.

Ses expériences ouvrières et ses lectures lui ont donné une orientation politique socialiste, classé alors à l’extrême-gauche. Il adhère au Socialist Labor Party en . Il continue à militer jusqu'à sa rupture avec le Socialist Labor Party en 1901 pour rejoindre le Parti socialiste d'Amérique. Sa conception matérialiste de l'histoire exprimée dans Le Talon de fer en fait un véritable visionnaire : dans ce roman il décrit une révolution de type socialiste, qu'il situe aux États-Unis, et sa répression pendant trois cents ans par une société de type fasciste, bien avant son avènement, où la dictature s’allie aux capitalistes arrivés au dernier stade possible de leur évolution[5]. Après l'arrivée d'Hitler au pouvoir l'ouvrage sera préfacé par Léon Trotsky.

Il se présente aux élections municipales d’Oakland en 1905, soutient de ses dons (en argent et en écrits) plusieurs journaux socialistes[38], se lie avec Eugene Victor Debs (la nouvelle Le Rêve de Debs porte son nom). Il publie en 1905 le recueil La Guerre des classes.

Dès le début de la révolution mexicaine, il soutient la cause des insurgés. Les textes qu’il publie en leur faveur sont regroupés dans le recueil Révolution (1910)[39].

En , il démissionne du Socialist Party, lui reprochant d'abandonner la doctrine révolutionnaire pour se tourner vers la réforme sociale négociée[40].

Sources d’inspiration[modifier | modifier le code]

Jack London écrivant.

Jack London a lu les principaux auteurs français de l’époque : Victor Hugo (dont Les Misérables), Eugène Sue (notamment ses œuvres sociales), Guy de Maupassant ; des auteurs socialistes (dont Karl Marx), Charles Darwin, Herbert Spencer[41].

Jack London dans son bureau en 1916.

Il était également admirateur d'Herman Melville (Moby Dick)[42].

Jack London a été influencé par plusieurs auteurs qu'il cite explicitement dans ses œuvres dont Rudyard Kipling, Robert Louis Stevenson, Ouida, Charles Darwin, Herbert Spencer, Friedrich Nietzsche, David Starr Jordan, Thomas Henry Huxley, John Tyndall, Ernst Haeckel, Karl Marx et Scotty Allan.[réf. nécessaire]

Thèmes de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Il a été un auteur prolifique, écrivant plus de cinquante livres.

Couverture de la Vallée de la Lune, roman socialiste.

Plusieurs de ses œuvres, en particulier les romans animaliers tels Croc-Blanc, paraissent aujourd'hui dans les collections destinées à la jeunesse et connaissent toujours un grand succès. Une seule de ces œuvres, La croisière du Dazzler, met en scène des enfants.

Une œuvre engagée[modifier | modifier le code]

Son œuvre n'en est pas moins politiquement engagée quand il décrit, par exemple, l'horreur libérale des bas-quartiers de l'est londonien dans Le Peuple de l'abîme. Dans un long roman, La Vallée de la Lune, il montre un couple d'ouvriers, engagé dans les luttes sociales, qui, en proie au découragement, cherche une autre vie dans la nature[43].

Dans Martin Eden, il nous fait partager son expérience de jeune auteur issu d'un milieu pauvre, incompris par la femme riche qu'il aime et rejeté par la famille de celle-ci. Ce roman, mal compris à son époque, était plus une dénonciation de l'individualisme qu'un bilan romancé de sa vie. A travers cette oeuvre, Jack London nous montre la difficulté pour un homme, issu de quartiers populaires et d'une classe sociale faible, d'émerger et de passer à une classe sociale plus importante. Ce récit a souvent été qualifié de livre autobiographique car on y retrouve de nombreuses similitudes avec la vie de Jack London.

Le Grand Nord[modifier | modifier le code]

Campement au Klondike.

Il a utilisé son expérience dans le Grand Nord canadien, lors de la ruée vers l'or au Klondike, dans ses livres les plus célèbres tels L'Appel de la forêt et Croc-Blanc.

La mer[modifier | modifier le code]

Illustration du Loup des mers (1904).

La mer constitue aussi pour lui une autre source d'inspiration avec Le Loup des mers, Les Mutinés de l'Elseneur, L'Aventureuse.

Le grand succès du Loup des mers s'avère, comme il l'explique dans une lettre en 1914, une déception pour lui. L'ouvrage est accueilli seulement comme un roman d'aventures, alors qu'il y avait attaqué l'idée du surhomme défendue par Nietzsche. Toutefois en 1941, sans qu'on sache s'il avait eu connaissance de la lettre, le réalisateur Michael Curtiz actualise ce côté engagé du récit dans son film Le Vaisseau fantôme. Il assimile par allégorie le personnage nordique, autodidacte, tyrannique, raciste, Lou Larsen, à Adolf Hitler, dont il avait fui quelques années plus tôt la dictature.

L'adaptation télévisée de 1972 imagine une amitié d'enfance entre les deux protagonistes Larsen et Humprey que le second seulement a à l'esprit pour avoir relevé dans la bibliothèque du vaisseau un livre qu'il lui avait autrefois donné. Cela amène les réalisateurs à intégrer dans la série en flash back (par les souvenirs d'Humphrey) des scènes inspirées en fait d'autres œuvres de Jack London : Les pirates de San Francisco et les vagabonds du rail.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Œuvre de Jack London.

Romans[modifier | modifier le code]

Jack London
Jack London en 1914.
Publications postumes

Récits et romans autobiographiques[modifier | modifier le code]

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

Recueils posthumes[modifier | modifier le code]

Nouvelles non reprises dans les recueils[modifier | modifier le code]

Cinq nouvelles envoyées par London aux éditeurs n'ont pas été retrouvées : Two Children of Israel, Delilah of the Foothills, Ethics of the Trail, Jason Aubrey et Native Wife[96].

  • 1895 : nouvelles publiées à Oakland (Californie) dans The High School Aegis et en France dans Les Yeux de l’Asie (recueil, 1977)
    • Baignade nocturne à Yeddo Bay (A Night’s Swim in Yeddo Bay)
    • Qui croit encore aux fantômes ? (Who Believes in Ghosts!)
    • L’Histoire de « Frisco Kid » (Frisco Kid’s Story)
    • Le Retour de « Frisco Kid » (And Frisco Kid Came Back)
    • Encore un homme malheureux (One More Unfortunate)
    • Sakaicho, Hona Asi et Hakadaki (Sakaicho, Hona Asi And Hakadaki)
  • 1897 : nouvelles envoyées à des revues et refusées, publiées en 1993
    • Le Jeu de Mahatma (The Mahatma's Little Joke)
    • Une image de rêve (A Dream Image)
    • On Furlough
    • L'Étrange Expérience d'un misogyne (The Strange Experience Of A Misogynist)
    • Le Bateau de peste (Plague Ship)
    • O Haru
  • 1897 : Deux types en or (Two Gold Bricks), publié par l'éditeur Owl sans l'accord de London, texte repris en français dans Les Yeux de l'Asie (1977).
  • 1898 : nouvelles écrites après l'expédition au Klolndike
    • Le Cornet à dés du diable (The Devil's Dice Box), publié en 1976[97],[98],[99]
    • Un Noël au Klondyke (A Klondyke Christmas), publié en 1976
    • Le Test : la cour au Klondike (The Test: A Clondyke Wooing ou Klondike Wooing)
  • 1899 :
  • 1900 :
  • 1902 : L'Imaginaire de Hoockla-Heen (The Fuzziness of Hookla-Heen)[93],[98]
  • 1906 : En haut de la pente (Up the Slide)[93],[98]
  • 1907 : Poursuivis... par la piste (Chased by the Trail[93])
  • 1911 : Un goujat démasqué (The Unmasking of the Cad)
  • 1926 : Miracle dans le Grand Nord (A Northland Miracle, texte envoyé entre 1900 et 1905 au Youth's Companion)[93]

Articles et discours politiques[modifier | modifier le code]

Essais, articles et reportages[modifier | modifier le code]

  • 1899 :
    • Vers le Klondike, en descendant les rapides (Through the Rapids on the Way to the Klondike)
    • De Dawson a la mer (From Dawson to the Sea)
    • On the Writer's Philosophy of Life
  • 1900 :
    • The Economics of the Klondike
    • Housekeeping in the Klondike
    • Ce que le système de la libre concurrence Fait perdre a la communauté (What Communities Lose by the Competitive System)
    • L’Impossibilité de la Guerre (The Impossibility of War)
    • Les Phénomènes de l’évolution littéraire (Phenomena of Literary Evolution)
    • Mes Apprentissages ou Comment on devient écrivain (A Letter to Houghton Mifflin Co.)
    • Husky, le chien-Loup du grand Nord (Husky, Wolf Dog of the North)
    • First Aid to Rising Authors
  • 1901 : Crimes de rédacteur en chef (Editorial Crimes –- A Protest)
  • 1901 : dix articles sur le Festival de tir de San Francisco traduits en français dans le recueil Le Mexique puni (1984)[95]
  • 1902 : Quiconque nourrit un homme est son maître (Again the literary aspirant)
  • 1903 : Le Peuple de l'abîme (The People of the abyss), reportage paru aussi sous le titre Le Peuple d'en bas, disponible sur Wikisource.
  • 1904 : articles sur la Guerre russo-japonaise (1904-1905) traduits en français dans le recueil La Corée en feu (1982)[101]
  • 1906 : The Story of an Eyewitness
    Article sur le tremblement de terre de 1906.
  • 1911 : L’Humanité en marche (The Human Drift), essai publié dans Le Forum[102]
  • 1914 : sept articles parus dans le magazine Collier's et réunis en français dans le recueil Le Mexique puni (1984)
    • L’Armée Mexicaine et les Nôtres (Mexico's Army and Ours)
    • Les Législateurs (Lawgivers)
    • Nos « Aventuriers » à Tampico (Our Adventures in Tampico)
    • L’Approche de la peste (Stalking the Pestilence)
    • Le Jeu rouge sang de la guerre (The Red Game of War)
    • Les Fauteurs de trouble de Mexico (The Trouble Makers of Mexico)
    • Avec les hommes de Funston (With Funston's Men)
  • 1917 : The Human Drift, premier recueil posthume, comprend :
    • 1911 : L’Humanité en marche (The Human Drift), essai[102]
    • 1912 : La Navigation sur un petit voilier ( Small-Boat Sailing) ou Vingt Ans d’amitié avec la mer
    • 1911 : Quatre Chevaux et un marin (Four Horses and a Sailor)
    • 1911 : Rien ne sort du Néant (Nothing That Ever Came to Anything)
    • 1909 : Mon Premier Fantôme (That Dead Men Rise Up Never) ou Les morts ne reviennent jamais
    • 1911 : Un classique de la mer (A Classic of the Sea), préface d'un livre
    • 1906 : A Wicked Woman, pièce de théâtre
    • 1917 : The Birth Mark, pièce de théâtre
  • 1970 : Jack London reports (reportages), comprend :
    • 1904 : Lettres de Corée a Charmian Kittredge
    • 1904 : La Corée en feu (The Japanese-Russian War )
    • 1914 : Le Mexique puni (The Mexican Conflict)
    • 1901 : Le Festival de Tir de San Francisco
    • 1901-1910 : articles sur la boxe
    • 1901-1916 : articles divers
Anthologies et recueils parus en français
  • 1977 : Histoires de la boxe, recueil comprenant de nombreux articles et les récits de Jack London sur la boxe
  • 1980 : Profession : écrivain
    Recueil de 93 textes (tirés de la correspondance et de revues), rassemblés par Francis Lacassin.

Correspondance[modifier | modifier le code]

  • Letters From Jack London , 1965
  • Je suis fait ainsi - Lettres à ses filles, Éditions Finitude, 2014

Poèmes[modifier | modifier le code]

  • Je Vis en Espoir (1897)
  • Le Travailleur et le Clochard, Villanelle (1898, publié en 1901)
  • A Heart (1899)
  • He Chortled with Glee (1899)
  • If I Were God (1899)
  • Daybreak (1901)
  • Effusion (1901)
  • In a Year (1901)
  • Sonnet (1901)
  • Where the Rainbow Fell (1902)
  • The Song of the Flames (1903)
  • Le Don de Dieu (The Gift of God, 1905)
  • The Republican Battle-Hymn (1905)
  • When All the World Shouted my Name (1905)
  • Telle Est la Guerre (The Way of War, 1906)
  • In and Out (1911)
  • The Mammon Worshippers (1911)
  • The Worker and the Tramp (1911)
  • He Never Tried Again (1912)
  • My Confession (1912)
  • Le Rêve du Socialiste (The Socialist's Dream, 1912)
  • Too Late (1912)
  • Abalone Song (1913)
  • Cupid's Deal (1913)
  • George Sterling (1913)
  • His Trip to Hades (1913)
  • Hors de Saison (1913)
  • Memory (1913)
  • Moods (1913)
  • The Lover's Liturgy (1913)
  • Weasel Thieves (1913)
  • And Some Night (1914)
  • Ballade of the False Lover (1914)
  • Homeland (1914)
  • My Little Palmist (1914)
  • Rainbows End (1914)
  • Le Rêve de l’Homme du Klondike (The Klondyker's Dream, 1914)
  • Your Kiss (1914)
  • Gold (1915)
  • Of Man of the Future (1915)
  • On the Face of the Earth You are the One (1915)
  • The Return of Ulysses (1915)
  • Tick! Tick! Tick! (1915)
  • Republican Rallying Song (1916)
  • The Sea Sprite and the Shooting Star (1916)

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1906 : Celle qu'on attendait (Scorn of Woman), seule pièce publiée en français
  • 1910 : Theft
  • 1915 : Daughters of the Rich: A One Act Play
  • 1916 : The Acorn Planter: A California Forest Play

Adaptations de son œuvre[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

À la télévision[modifier | modifier le code]

Mary Austin, Jack London, George Sterling et Jimmie Hopper (en) sur la plage de Carmel en Californie.

au théâtre[modifier | modifier le code]

  • Martin Eden, lectures collectives d'extraits du roman au théâtre des Amandiers de Nanterre, 1977.

En bandes dessinées[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Hommages et inspirations[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

La vie et les œuvres de Jack London ont inspiré de nombreux autres artistes. Il a influencé Richard Wright, Jack Kerouac, Robert E. Howard, George Orwell, Scott Sigler, Anton LaVey, Christopher McCandless, Ernest Hemingway.

Certains affirment que Jack Kerouac rend hommage à La Route avec le titre de son roman Sur la route. Néanmoins, il est à noter que, selon Jack London lui-même, comme il l'indique dans Le Peuple de l’Abîme, l'expression « sur la route » est en américain une expression consacrée et courante pour désigner le vagabondage des sans-abri. L'utilisation de cette expression par Jack Kerouac peut donc être simplement appropriée au contenu de son livre.

Dans son œuvre Gold Diggers, Charlotte Gray mêle Jack London à la vie des personnages fictifs de son roman. Ceci est repris dans Klondike (mini-série) de Simon Cellan Jones où l'écrivain est interprété par Johnny Simmons en 2014.

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Chanson[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Une série télévisée, Razzle-Dazzle porte le nom du premier bateau de London.

Jack London apparaît dans Star Trek : La Nouvelle Génération, joué par Michael Aron, dans le double épisode charnière intitulé La Flèche du temps - 1/2 et La Flèche du temps - 2/2 (Time's Arrow).

Divers[modifier | modifier le code]

Le Lac Jack London.

Bibliographie récente[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les dates de naissance et mort sont données dans le Dictionary of American Biography Base Set, American Council of Learned Societies, 1928-1936, reproduit dans le Biography Resource Center. Farmington Hills, Mich., Thomson Gale, 2006, http://galenet.galegroup.com/servlet/BioRC
  2. Joan London (1939) p. 12 : date de naissance
  3. Date de mort donnée dans la biographie faite par le docteur Clarice Stasz http://london.sonoma.edu/jackbio.html
  4. « JACK LONDON DIES SUDDENLY ON RANCH; Novelist is Found Unconscious from Uremia, and Expires after Eleven Hours. WROTE HIS LIFE OF TOIL His Experience as Sailor Reflected In His Fiction Call of the Wild Gave Him His Fame. » Dans le New York Times, la mort est datée du 2 novembre, à Santa Rosa, en Californie, tandis que le numéro paraît le 23 novembre de l'année 1916, p. 13. Il est écrit qu'il est mort « at 7:45 o'clock tonight, » en anglais : 7 heures quarante-cinq précise et qu'il est « born in San Francisco on January 12, 1876. »
  5. a b c d e f g et h Stéphane Fourcart, « Jack London », in Emmanuel de Waresquiel, Le siècle rebelle : dictionnaire de la contestation au XXe siècle, Paris : Larousse-Bordas/HER, 1999, (ISBN 2-03-511320-2), p. 349-350
  6. Deux aventuriers https://www.franceinter.fr/emissions/le-temps-d-un-bivouac/le-temps-d-un-bivouac-16-aout-2017-0
  7. [1] Olivier Weber sur les traces de Jack London, Radio Télévision Suisse
  8. (1910) « Rewards of Short-Story Writing, » The Writer, XXII, numéro de janvier-décembre 1910, p. 9: « There are eight American writers who can get $1000 for a short story—Robert W. Chambers, Richard Harding Davis, Jack London, O. Henry, Booth Tarkington, John Fox, Jr., Owen Wister, and Mrs. Burnett. » 1 000 dollars en 1910 sont à peu près équivalents à 20 000 dollars en 2005.
  9. (en) James Lundquist, Jack London, adventures, ideas, and fiction, Ungar, , p. 9
  10. Stasz (2001), p. 14 : « What supports Flora's naming Chaney as the father of her son are, first, the indisputable fact of their cohabiting at the time of his conception; and second, the absence of any suggestion on the part of her associates that another man could have been responsible… [but] unless DNA evidence is introduced, whether or not William Chaney was the biological father of Jack London cannot be decided…. Chaney would, however, be considered by her son and his children as their ancestor. »
  11. Francis Lacassin, Jack London ou l'écriture vécue, C. Bourgois, , p. 135
  12. Chronologie de la vie de l'écrivain; date du mariage: www.getyourwordsworth.com
  13. Chronologie de la vie de l'écrivain; date du mariage: Jack-London.fr :Biographie de Jack London - Première partie (avant 1897)
  14. www.getyourwordsworth.com
  15. Voir page 25 in Jack London's women, Clarice Stasz, University of Massachusetts Press, 2001
  16. London, Jack (1917) « Eight Factors of Literary Success », dans Labor (1994), p. 512. « In answer to your question as to the greatest factors, he was never loved by his mother. Reading Ouida's Signa at eight years of age. The influence of Herbert Spencer's Philosophy of Style. Because I got started twenty years before the fellows who are trying to start today. »
  17. What Life means to me, article autobiographique de London.
  18. Noël Mauberret, préface de Jack London, Grève générale, Paris, Libertalia, 2008, (ISBN 978-2-9528292-2-9), p. 8
  19. Dans Le Cabaret de la dernière chance, aux chapitres VII et VIII, il écrit de la « reine des pirates d'huîtres » : « The queen asked me to row her ashore in my skiff… Nor did I understand Spider's grinning side-remark to me : "Gee ! There's nothin' slow about YOU." How could it possibly enter my boy's head that a grizzled man of fifty should be jealous of me? And how was I to guess that the story of how the Queen had thrown him down on his own boat, the moment I hove in sight, was already the gleeful gossip of the water-front ? » Le récit est disponible sur le site: 318
  20. Joan London (1939) p. 41 l'histoire y est accréditée.
  21. Biographie de Kingman (1979) exprime son scepticisme ; p. 37, « It was said on the waterfront that Jack had taken on a mistress… Evidently Jack believed the myth himself at times… Jack met Mamie aboard the Razzle-Dazzle when he first approached French Frank about its purchase. Mamie was aboard on a visit with her sister Tess and her chaperone, Miss Hadley. It hardly seems likely that someone who required a chaperone on Saturday would move aboard as mistress on Monday. »
  22. Noël Mauberret, op. cit., p. 8
  23. Noël Mauberret, op. cit., p. 7-10
  24. « Man-handling was merely one of the very minor unprintable horrors of the Erie County Pen. I say 'unprintable'; and in justice I must also say 'unthinkable'. They were unthinkable to me until I saw them, and I was no spring chicken in the ways of the world and the awful abysses of human degradation. It would take a deep plummet to reach bottom in the Erie County Pen, and I do but skim lightly and facetiously the surface of things as I there saw them. »
  25. Biographie de Kingman (1979), p. 67 : « There is no record that Jack ever wrote for student publications » à l'université de Berkeley.
  26. La cabane de rondins où il réside a été retrouvée en 1969 et démontée, puis remontée à Oakland avec une copie remontée à Dawson.
  27. Titre français non avéré.
  28. a et b Biographie de London sur Jack-London.fr
  29. Biographie de London sur Medarus.org
  30. Jeanne Campbell Reesman, Sara S. Hodson, Philip Adam, Jack London photographe, Éditions Phébus, 2013, 277 p., (ISBN 978-2-7529-0983-1), à la page 41
  31. Jack London, The People of the Abyss, Macmillan, New York, 1903, 319 p., préface et chapitre 1
  32. to have high jinks = « se payer du bon temps »
  33. D'autres membres du Bohemian Club étaient alors les écrivains : Ambrose Bierce, John Muir, Gelett Burgess (en) et Frank Norris.
  34. A Good Soldier Canard, sur jacklondon.net, archive.
  35. Jack London, Le vagabond magnifique, par Yves Simon, Coll. « Destin chez Mendès », 2009.
  36. Les Échos du 24 novembre 2009, « Un génie brûleur de temps », PH. C, sur le livre Jack London, Le vagabond magnifique, d'Yves Simon.
  37. Voir page 267 in Jack London's women, Clarice Stasz, University of Massachusetts Press, 2001
  38. Noël Mauberret, op. cit., p. 14-15
  39. La plupart des textes ont été mélangés en 1977 avec d'autres textes pour former le recueil Yours for the Revolution (Avec vous pour la révolution) aux éditions 10/18.
  40. Paul Vaillant-Couturier, « Préface » au Talon de fer, Éditions hier et aujourd'hui, Paris, 1948, p. 16
  41. Noël Mauberret, op. cit., p. 12.
  42. Michel Viotte, Jack London une aventure américaine, 2016. Diffusée le 3 décembre 2016 sur Arte.
  43. Le romancier Olivier Weber et l'acteur Richard Bohringer font revivre Jack London
  44. Édition de la Pléiade, tome I.
  45. Le Jeu du Ring et autres contes. Notice n°: FRBNF30830041 de la Bibliothèque nationale de France] (catalogue général)
  46. Notice n°: FRBNF37211217 de la BnF
  47. Notice n°: FRBNF43750526 de la BnF
  48. Notice n°: FRBNF32392401 de la BnF
  49. Notice n°: FRBNF32392444 de la BnF
  50. Édition Libretto, 2001.
  51. Édition de la Pléiade, tome II.
  52. Notice n° FRBNF41169070 de la BnF
  53. Notice n°: FRBNF33082318 de la BnF
  54. Notice n°: FRBNF35861005 de la BnF
  55. Notice n°: FRBNF36705859 de la BnF
  56. a et b Notice n°: FRBNF43413855 de la BnF
  57. Notice n°: FRBNF43413856 de la BnF
  58. Notice n°: FRBNF38698422 de la BnF
  59. Notice n°: FRBNF38698419 de la BnF
  60. Notice n°: FRBNF39062267 de la BnF
  61. Notice n°: FRBNF40077582 de la BnF
  62. Nouvelle publiée initialement en 1901 dans le journal Collier's Weekly.
  63. Notice n°: FRBNF38698429 de la BnF
  64. Notice n°: FRBNF43553595 de la BnF
  65. Notice n°: FRBNF34665579 de la BnF
  66. Notice n°: FRBNF34688274 de la BnF
  67. Notice n°: FRBNF35004089 de la BnF
  68. a et b Notice n°: FRBNF35763161 de la BnF
  69. Notice n°: FRBNF40090515 de la BnF
  70. Notice n°: FRBNF38698430 de la BnF
  71. Notice n°: FRBNF38698427 de la BnF
  72. Notice n°: FRBNF38698416 de la BnF
  73. Notice n°: FRBNF38698428 de la BnF
  74. Notice n°: FRBNF38698420 de la BnF
  75. Notice n°: FRBNF38698425 de la BnF
  76. Notice n°: FRBNF33517658 de la BnF
  77. Notice n°: FRBNF38698426 de la BnF
  78. Notice n°: FRBNF38698415 de la BnF
  79. Notice n°: FRBNF40152227 de la BnF
  80. Notice n°: FRBNF38698417 de la BnF
  81. Notice n°: FRBNF35682313 de la BnF
  82. Notice n°: FRBNF34648374 de la BnF
  83. Notice n°: FRBNF32392384 de la BnF
  84. Les premières éditions françaises comportaient 2 tomes : le premier s’intitulait soit Bellew-la-fumée (comme le patronyme américain), soit le plus souvent Belliou-la-fumée (patronyme francisé) et le second soit Belliou et le Courtaud, soit le plus souvent La Fièvre de l’or.
  85. Notice n°: FRBNF32392378 de la BnF
  86. a et b Notice n°: FRBNF42538535 de la BnF
  87. Notice n°: FRBNF34658456 de la BnF
  88. Notice n°: FRBNF40995129 de la BnF
  89. Notice n°: FRBNF38928632 de la BnF
  90. Nouvelle écrite en hommage au politicien socialiste américain Eugene Victor Debs
  91. Notice n°: FRBNF38698418 de la BnF
  92. Notice n°: FRBNF34566443 de la BnF
  93. a b c d e f g h i et j Nouvelle publiée initialement dans le journal The Youth's Companion.
  94. Selon Charmian, la nouvelle, publiée en septembre 1901 dans The Aegis, serait parue initialement en décembre 1900 dans le journal The News mais cela n'a pas été confirmé.
  95. a et b Notice n°: FRBNF34755559 de la BnF
  96. JACK LONDON SHORT STORIES, archive
  97. Nouvelle écrite sans doute en 1898, inédite jusqu'à sa publication en anglais en 1976 dans le journal The Saturday Evening Post.
  98. a b et c Nouvelle publiée en français dans Souvenirs et aventures du pays de l’or (1975) et dans Le Cornet à dés du diable (2014).
  99. Le Cornet à dés du diable est le titre d'un recueil publié uniquement en français, éditions Libretto (ISBN 9782369140948) — préface de Noël Mauberret.
  100. Notice n°: FRBNF34657896 de la BnF
  101. Notice n°: FRBNF34734080 de la BnF
  102. a et b Notice n°: FRBNF34873585 de la BnF
  103. http://www.ljplus.ru/img4/k/i/kino_posters_2/1946_bely_klyk.jpg
  104. L'Appel de l'or sur le site de l'INA
  105. Fiche de l'album, sur le site de l'éditeur.
  106. Page de l'annonce de la 1re édition 2013 du Prix sur le site de la Fnac, 09/04/2013.
  107. http://www.baikalnature.fr/info/landmarks/2546
  108. Voiles et Voiliers à l’honneur ! sur voilesetvoiliers.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]