Navire de pêche

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Navires de pêche à Yarmouth, Nouvelle-Écosse

Ce terme permet de désigner l'ensemble des navires pratiquant la pêche. Ces navires sont conçus pour permettre la pratique de la pêche (et parfois de vie à bord durant de longues périodes) en respectant certaines règles de sécurité, mais les conditions de travail et de vie y sont souvent rudes[1]. En général, le nom d'un type de bateaux est relation avec la pêche qu'il pratique, type de poissons ou technique utilisée. Parfois les navires constituent des flottilles qui pêchent de manière plus ou moins concertées[2]. Dans le cadre en Europe des quotas de pêche mis en place pour une gestion communautaire de la pêche, des réductions de flottilles exister et les bateaux de pêche font font comme d'autres navires l'objet d'un marché de l'occasion [3]. Il existe des bateaux viviers qui conservent les animaux vivants (langouste, homard...) et des bateaux usines capables de surgeler le poisson après l'avoir préparé sur place. Certains bateaux artisanaux sont équipés pour pouvoir emporter de la glace[4].

Classifications[modifier | modifier le code]

On distingue souvent la pêche artisanale et industrielle et on peut aussi classer les navires selon leurs spécialité, leur pavillon, leur puissances de pêche[5],[6]. Dans le domaine de la pêche industrielle, et artisanale, la puissance de pêche augmente régulièrement[7], contribuant au phénomène de surexploitation des ressources halieutiques. En dépit de moyens techniques de détection et de pêche très améliorés, les navires doivent souvent parcourir plus de distance pour des prises parfois moindres qu'autrefois.

Les navires de pêche peuvent être suivi par satellite et par les stations radar du rivage (CROSS en France) et la pêche fait l'objet en France d'enquêtes de filières et de métiers pour notamment voir comment elle évolue. Ces enquêtes donnent aussi des informations sur l'âge des navires et leur nombre de jour de sortie par mois en par an[8]

Types de navires de pêche[modifier | modifier le code]

Navires de pêche et environnement[modifier | modifier le code]

Certains navires (chalutiers notamment) consomment une grande quantité de carburants, souvent du fioul de mauvaise qualité (non désoufré). Et avec la réduction de la ressource due à la surpêche ils doivent partir chercher le poisson ou les crustacés plus loin ou rester plus longtemps en mer et donc utiliser plus de carburant ; Un cas particulier est celui de la pêche aux grands cétacés (encore pratiquée au Japon sous couvert de pêche scientifique).

Une étude récente a montré que si seulement 4% de tous les navires de pêche enregistrés dans le monde ont un pavillon dans un paradis fiscal[9], 70% des navires de pêche ayant déjà été reconnus impliqués dans la pêche illégale, non déclarée et/ou non réglementée naviguaient avec un pavillon de complaisance correspondant à une juridiction de paradis fiscal (Belize et Panama dans la plupart des cas)[9].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Andro M, Dorval P & Le Roy Y (1993) Sécurité et conditions de travail dans la conception d'un navire de pêche| résumé.
  2. Leaute, J. P. (1998). Les flottilles de pêche de l'Union Européenne dans le golfe de Gascogne vues du ciel. Oceanologica acta, 21(2), 371-381.
  3. Guyader, O., Berthou, P., Daures, F., Jezequel, M., & Thebaud, O. (2006). Marché des navires d'occasion et coût d'accès à la ressource : application à la Bretagne. Les Publications Amure. Série Document de Travail, (D-17-2006), 1-14.
  4. Medina Pizzali A.F (2005) L'utilisation de la glace sur les bateaux de pêche artisanale (No. 639.2 F3f v. 436). FAO.
  5. Laurec, A. (1977) Analyse et estimation des puissances de pêche. ICES Journal of Marine Science, 37(2), 173-185.
  6. Gascuel D (1995) Efforts et puissances de pêche: redéfinition des concepts et exemple d’application. Les recherches françaises en evaluation quantitatives et modélisation des resources et des systèmes halieutiques, Colloques et séminaires, Paris, Orstom, 159-181.
  7. Gascuel D, Fonteneau A & Foucher E (1993) Analyse de l'évolution des puissances de pêche par l'analyse des cohortes: application aux senneurs exploitant l'albacore (Thunnus albacares) dans l'Atlantique Est. Aquatic Living Resources, 6(1), 15-30.
  8. Macher, C., Le Grand, C., Daures, F., Leonardi, S., Guyader, O., & Ruchon, F. (2013). Caractéristiques socio-économiques de la pêche professionnelle française-Synthèse des enquêtes réalisées auprès des pêcheurs professionnels en 2011 dans le cadre du Système d'Informations Halieutiques (SIH) de l'Ifremer-Façade Méditerranée.
  9. a et b Belhabib D & Le Billon P (2018) Tax havens are the tip of the iceberg. Nature ecology & evolution, 1 (résumé).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gloux H & Manach J.Y (1976) Les bateaux de pêche de Bretagne: histoire et technique. Fayard.
  • Gloux H (1992) Bateaux de pêche du Ponant: histoire et techniques. Alain Bargain.
  • Leblond, E., Merrien, C., Berthou, P., Demaneche, S., & Rostiaux, E. (2007). Synthese des activites des navires de peche par quartier maritime, 2005|URL:http://archimer.ifremer.fr/doc/00000/2580/.
  • Ferraris J (2001) Méthodologie pour la typologie des flottilles de pêche (Vol. 423). ONU/FAO.