Lagopède alpin

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Lagopus muta

Lagopus muta
Description de cette image, également commentée ci-après

Couple de Lagopèdes alpins : le mâle (à gauche) porte encore une grande partie de son plumage hivernal

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Lagopus

Nom binominal

Lagopus muta
(Montin, 1776)

Synonymes

Lagopus mutus

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Lagopède alpin (Lagopus muta) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

  • Lagopède alpin[2].
  • Lagopède des rochers
  • Perdrix des neiges
  • ptarmigan[3].

Synonyme[modifier | modifier le code]

  • Lagopus mutus (mauvaise orthographe du nom initial).

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Il existe plus de vingt sous-espèces :

  • Lagopus muta muta (Montin, 1781) ;
  • Lagopus muta rupestris (Gmelin, 1789) ;
  • Lagopus muta helvetica (Thienemann, 1829) Lagopède des Alpes ;
  • Lagopus muta japonica (H. L. Clark, 1907) ;
  • Lagopus muta millaisi (Hartert, 1923).

Description[modifier | modifier le code]

Cet oiseau de trente quatre à trente six centimètres de longueur est totalement blanc en hiver (à l'exception des rectrices sous-caudales qui restent sombres), puis se recouvre de brun en été. En automne, il devient grisâtre avec le dessous blanc. Le mâle a une livrée nuptiale où domine le gris-brun, la femelle est d'un rouge-brun.

Son cri est bas et rauque. Le cri d'alarme et d'envol est râpeux, à sonorités creuses : keurr-keurr-keurr-kè-kè-kè et aussi kerrrrk.

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

C'est un oiseau sédentaire.
Il vit en Amérique du Nord, au nord-est de l'Asie (notamment dans l’Oblast de Tioumen, en Russie), ainsi qu'en Europe du Nord. On le trouve partout dans les Alpes ainsi que dans les Pyrénées. En haute montagne, il vit en zone nivale à la limite des neiges éternelles, sur les terrains pierreux, broussailleux ou dénudés, parfois plus bas par mauvais temps. Dans le Grand Nord, il habite les toundras. Il niche à l'abri d'un rocher ou sous la végétation basse.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Lagopus muta - Muséum de Toulouse

De mai à juin, le lagopède construit son nid à même le sol, souvent derrière un buisson où la femelle pond huit à douze œufs qu'elle couve seule pendant vingt deux à vingt six jours. En octobre, les jeunes sont devenus adultes. Plusieurs familles se rassemblent en groupes de quinze à vingt individus.

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Son alimentation change selon les saisons :

Menaces[modifier | modifier le code]

La sous-espèce alpine Lagopus muta helvetica est sensible au réchauffement climatique[4]. Adaptée aux conditions de froid extrême, elle tolère mal les températures plus chaudes. Dans les Alpes suisses, le lagopède monte de plus en plus en altitude en quête de fraîcheur. Son aire de répartition diminue en conséquent, et la population suisse est en déclin.

D'autres menaces possibles sont la popularité montante des sports d'hiver et de la randonnée, ainsi que la chasse.

Dans la culture[modifier | modifier le code]

En langue same, cet oiseau a donné son nom à la ville suédoise de Kiruna.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Montin (1776). Phys. Sälsk. Kandl. 1: 155.
  2. Alain Fossé, « Liste française des oiseaux du monde », (consulté le 9 novembre 2008)
  3. Les perdrix, les ptarmigans, fuyant vers des régions plus tempérées, passaient en grand nombre, et fournirent une viande fraîche et saine. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
  4. « vogelwarte.ch - Le lagopède alpin et le changement climatique », sur www.vogelwarte.ch (consulté le 2 juin 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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