40e régiment d'infanterie

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40e régiment d'Infanterie
Image illustrative de l'article 40e régiment d'infanterie
Insigne régimentaire du 40e demi-brigade alpine de forteresse (1939).

Création 1578
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Ancienne dénomination régiment de Graville
Devise Je meurs ou je m'accroche
Inscriptions
sur l’emblème
Marengo 1800
Bataille d'Austerlitz 1805
Saragosse 1809
Fleurus 1815
Verdun 1916
Monastir 1916
Anniversaire Saint-Maurice
Décorations Pas de citations au régiment
(citations à certaines compagnies et sections).

Le 40e régiment d'infanterie de ligne (ou 40e RI) est une unité de l’armée française créée en 1598 à partir des bandes du Perche

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Colonels/Chef de brigade[modifier | modifier le code]

insigne de béret d'infanterie

Historique des garnisons, combats et batailles du 40e RI[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Régiment d’infanterie du Soissonais

Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

1815 à 1848[modifier | modifier le code]

  • 1830 : Une ordonnance du 18 septembre créé le 4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[3].
Officier du 40e RI.

Second Empire[modifier | modifier le code]

1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Situation en 1914[modifier | modifier le code]

En 1914, les trois bataillons du 40e RI sont casernés respectivement à Nîmes, Alès et Uzès. Le régiment est rattaché à la 59e brigade d'infanterie, 30e division d'infanterie, 15e corps d'armée.

Déroulement des opérations[modifier | modifier le code]

La mobilisation du 40e RI commence le 1er août 1914. Son effectif au 5 août est de 63 officiers et 3 119 sous-officiers, caporaux et soldats[4]. Le 5 août, le régiment quitte Nîmes par train pour être dirigé sur la frontière franco-allemande de l'époque, dans le secteur de Juvrecourt en Lorraine. Le 10 août, pour son premier engagement, un détachement du 40e RI prend Lagarde, village frontalier allemand (à l'époque), à l'issue d'un combat à la baïonnette, mais la contre-attaque par des forces supérieures en nombre fait reculer le front occasionnant des pertes sérieuses, le bataillon d'Alès étant pratiquement anéanti le 11 août[4]. Le régiment perd l'équivalent d'un second bataillon à Dieuze, lors de la bataille de Lorraine le 20 août 1914. Le 40e RI est réduit à 900 hommes valides après 2 semaines de guerre[4],[5] !

Le régiment est ensuite engagé à Verdun du 21 juin au 18 août 1916, la 30e DI étant mise à la disposition du groupement D (Verdun, rive droite de la Meuse) pour relever la 23e D.I. dans le secteur s’étendant de la Meuse au bois d’Haudromont (secteur de la côte du Poivre)[4].

Du 27 août au 12 octobre 1916, le régiment est envoyé dans le secteur de Soissons[4].

En janvier 1917, le régiment part pour Salonique. Il est engagé dans le secteur de Florina, contre les Bulgares; en juin, il participe à l'occupation d'Athènes, puis repart sur le front dans les secteurs de Florina et Monastir[4]. Les bombardements subis le 29 décembre 1917 provoquent le décès du général de division Jean Colin[6].

Le 13 septembre 1918, l'Armée d'Orient prend l’offensive et à partir du 25 septembre, toute la division entame une progression rapide, mais pénible en raison des températures déjà froides et du ravitaillement défaillant, tributaire de moyens de transport précaires et de mauvais chemins. Après l'armistice séparé demandé par la Bulgarie le 29 septembre, il est décidé d’engager la 30e DI contre les Allemands de Mackensen en Roumanie. Le régiment revient alors sur ses pas, puis par une série de marches tout aussi pénibles, se porte jusqu'à Kustendil où il arrive le 1er novembre. L'armistice du 11 novembre surprend le 40e DI alors qu'il franchit le Danube. Il arrive à Bucarest le 28 novembre et participe à la revue militaire à l'occasion du retour du roi de Roumanie dans sa capitale le 1er décembre[4].

Du 24 février jusqu'au 13 juin, le régiment est engagé dans une pénible campagne contre les bolcheviks en Russie méridionale et en Bessarabie[4].

Le 31 août 1919, le 40e régiment d’infanterie métropolitaine de marche est dissout. Le noyau administratif du 40e R.I. est dirigé sur le dépôt du 40e à Nîmes[4].

Pertes humaines[modifier | modifier le code]

Au total, le 40e RI a perdu 2030 hommes pendant la première Guerre mondiale. 1514 sont morts à l'ennemi, dont 35 officiers et 45 sous-officiers, et 516 ont été portés disparus dont 9 officiers et 28 sous-officiers[7].

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Le 40e RI a compté, au titre des opérations de la première Guerre mondiale, 24 décorés de la Légion d'Honneur dont trois au grade d'officier et 77 médailles militaires, 16 citations à l'ordre de l'armée et 25 citations à l'ordre du corps d'armée.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le régiment, dissout en 1919, n'existe plus entre les deux guerres.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Formée le 24 août 1939 sous le nom de 40e demi-brigade alpine de forteresse (DBAF) ; compos" des 75e, 85e et 95e bataillons alpins de forteresse (BAF) et affecté au secteur fortifié des Alpes-Maritimes.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[8] :

40e régiment d'infanterie de ligne - drapeau.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Pas de citations au régiment
(citations à certaines compagnies et sections).

Devise[modifier | modifier le code]

Je meurs ou je m'accroche

Personnalités ayant servi au 40e RI[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire militaire de France pour l'année 1821 page 268
  2. René Favier, « Soudard des champs, soldat des villes », in L’Alpe, Citadelles d’altitude, no 37, juin 2007, p. 25
  3. Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i Historique 1914-1918 du 40e RI sur le site de J. Buravand, consulté le 20 septembre 2016.
  5. Site historique consacré au 40e RI, consulté le 20 septembre 2016
  6. Page dédiée au général Colin par le site de la ville de Chatou, accès le 20 septembre 2016
  7. D'après les listes publiées dans l'historique 1914-1918 du 40e RI sur le site de J. Buravand, consulté le 20 septembre 2016.[1]
  8. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir Historique du 40e Régiment d'infanterie de ligne par Emile Coste sous-lieutenant au 40e régiment d'Infanterie, Paris, Georges Chamerot Imprimeur-Éditeur, 1887

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]