Armée du Nord (1870-1871)

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Armée du Nord (1870-1871)
image illustrative de l’article Armée du Nord (1870-1871)
Tableau panoramique de la Bataille de Bapaume par Charles Édouard Armand-Dumaresq (détail)

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Guerres Guerre franco-allemande de 1870
Batailles Bataille de Villers-Bretonneux, Bataille de l'Hallue, siège de Péronne (1871), Bataille de Bapaume, Bataille de Saint-Quentin (1871)
Commandant général Bourbaki puis général Farre puis général Faidherbe

L’armée du Nord est formée le , durant la guerre franco-allemande, par les généraux Bourbaki et Farre. Elle est commandée à partir du par le général Faidherbe.

Historique[modifier | modifier le code]

La défense du Nord de la France, qui comprend les départements de la Somme, de l'Aisne, du Pas-de-Calais et du Nord est confiée au colonel du génie Jean-Joseph Farre qui était auparavant commandant de la place forte d'Arras et qui est à cette occasion promu général de brigade, secondé par Achille Testelin, commissaire délégué du gouvernement.

La formation de l'armée du Nord est lente car les places fortes sont désorganisées et les sept ou huit dépôts sont largement utilisés. Il ne reste qu'une batterie en garnison à Lille, hors d'état de rouler et le dépôt du 7e dragons n'est composé que de cavaliers d'escorte.

Le , le général Bourbaki est appelé au commandement de la région. Aidé du général Farre et d'Achille Testelin, il tire des dépôts de l'armée des effectifs qu'il constitue en régiments de marche et réorganisa la garde mobile en bataillons à cinq compagnies de 150 hommes chacune commandées par trois officiers. Plusieurs batterie d'artillerie sont organisées dont une de 12 qui arrive de Mézières et la cavalerie est organisée avec le dépôt du 7e régiment de dragons de Lille qui prend le nom de dragons du Nord et avec deux escadrons de la légion départementale de la gendarmerie montée.

Le , Bourbaki est appelé à prendre le commandement de l'armée de la Loire, le général Farre le remplace provisoirement à la tête de l'armée du Nord.

Le , la 1re division de l'armée du Nord, sous les ordres du général Lecointe et du colonel Joseph Derroja est en état d'être mise en ligne tandis que la 2e division, avec une seule brigade formée, est sous le commandement du colonel du Bessol.

Cette armée est créée à partir des trois divisions du 22e corps et des mobilisés du Nord (général Robin).

Opérations des mois d'octobre et novembre 1870 des forces du Nord[modifier | modifier le code]

Le général Bourbaki.
Le général Farre

Répondant à l'appel de la délégation de Tours et de Gambetta, présent à Rouen le , les départements du Nord et du Nord-Ouest procèdent à la levée des compagnies de marche de la garde nationale, régularisent les corps francs et tentent d'organiser toutes ces forces disponibles.

Pour protéger le blocus de Paris face au nord, les divisions de cavalerie allemande se battent quotidiennement avec les groupes de francs-tireurs, les mobiles, la garde nationale : à Crouy le , à l'Isle-Adam le , le à Laigneville, le lendemain à Clermont. Début , la division de cavalerie saxonne avec les fusiliers et les grenadiers de la garde occupent Creil, Chantilly, Clermont et Beauvais.

Des combats ont lieu à Formerie et la défense de Saint-Quentin s'organise.

Malgré les difficultés et une pénurie de ressources, les forces du Nord se structurent et le général Farre parvient à constituer le 22e corps d'armée dont le commandement est confié au général Bourbaki le .

La Ire armée allemande marche sur l'Oise et la Somme. Un affrontement se déroule à l'est d’Amiens : la bataille de Villers-Bretonneux, parfois appelée « bataille d'Amiens de 1870[1] ». À l’issue d’une journée de combat, les troupes françaises doivent battre en retraite et abandonner Amiens aux mains des Prussiens.

Article détaillé : Histoire d'Amiens.

À l'est, dans l'Aisne, La Fère est prise par les Allemands.

À l'ouest, les Prussiens marchent sur Rouen et occupent la ville le .

Organisation du 16 décembre 1870[modifier | modifier le code]

Le , après Rouen, le 22e corps (30 000 hommes, 66 bouches à feu) se trouve au complet autour de Corbie, rejoint par les mobilisés du Nord (13 à 14 000 hommes).

D'une part, le 22e corps d'armée, composé des divisions Derroja et du Bessol, est confié au général Lecointe ; le 23e corps, composé des divisions Payen et Robin, est confié au général Paulze d'Ivoy.

D'autre part, le général Farre conserve les fonctions de chef d'état-major général.

Des brigades sont détachées : les brigades Isnard et Pauly.

Dernières opérations de l'armée du Nord[modifier | modifier le code]

Le général Faidherbe.

Pendant les mois de et , l'armée du Nord participe aux batailles et opérations suivantes :

Le , l'armée du Nord est licenciée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Villers-Bretonneux est un bourg situé à une dizaine de kilomètres à l'est d'Amiens.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Commandant Rousset : Histoire générale de la guerre franco-allemande (1870-1871) Librairie Illustrée Paris (six tomes)
  • Henri Ortholan, L'armée du Nord : 1870-1871, Paris, Bernard Giovanangeli Editeur, , 158 p. (ISBN 978-2-7587-0072-2)
  • Edmond Deschaumes : L'armée du Nord (1870-1871); campagne du général Faidherbe

Articles connexes[modifier | modifier le code]