15e régiment d'infanterie (France)

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15e Régiment d'Infanterie
Image illustrative de l’article 15e régiment d'infanterie (France)
Image illustrative de l’article 15e régiment d'infanterie (France)
Insignes régimentaire du 15e régiment d'infanterie alpine (1939).

Création 1559
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche armée de Terre
Type régiment d'infanterie
Rôle infanterie
Devise Sans peur et sans reproche
Inscriptions
sur l’emblème
Friedland 1807
Alger 1830
Sébastopol 1855
Solférino 1859
Champagne 1915
Verdun 1916
La Serre 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Guerres Première Guerre mondiale
Fourragères aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.
Décorations Croix de guerre 1914-1918 deux palmes

Le 15e régiment d'infanterie (15e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Béarn, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

L'uniforme et le drapeau du régiment[modifier | modifier le code]

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Colonels / Chefs de brigade[modifier | modifier le code]

  • 9 octobre 1595 : Jean de Montluc de Balagny,
  • 1603 : Damien de Montluc de Balagny,
  • 11 avril 1612 : Charles, marquis de Rambures,
  • 25 mai 1627 : Jean, marquis de Rambures,
  • 17 mars 1633 : François, marquis de Rambures,
  • 14 juin 1642 : René, marquis de Rambures,
  • 10 avril 1656 : Charles, marquis de Rambures,
  • 1671 : Louis Alexandre, marquis de Rambures,
  • 4 august 1676 : Antoine de Pas, marquis de Feuquières,
  • 20 janvier 1689 : Jules de Pas, marquis de Feuquières,
  • 27 avril 1700 : Louis-Thomas du Bois de Fiennes, marquis de Leuville),
  • 15 mars 1718 : Louis-François-Armand du Plessis, duc de Richelieu,
  • 16 avril 1738 : Louis-Marie-Bretagne-Dominique, duc de Rohan-Chabot,
  •  : Louis des Balbi de Bertons, marquis de Crillon,
  • 19 octobre 1746 : Philippe-Antoine-Gabriel-Victor-Charles, marquis de La Tour du Pin-La Charce,
  • 20 février 1761 : René-Gabriel, comte de Boisgelin,
  • 30 novembre 1764 : Anne-Louis du Quingo, marquis de Crénolle,
  • 1788 : Colonel Gilles Dominique de Boisgelin de Kerdu
  • 1791 : Colonel Michel-Ange de Castellane
  • 1791 : Colonel Jean Charles de Myon
  • 1792 : Colonel Marie Louis de Varennes
  • 1788 : colonel Gilles Dominique de Boisgelin de Kerdu (*)
  • 1791 : colonel Michel-Ange de Castellane
  • 1791 : colonel Jean Charles de Myon
  • 1792 : colonel Marie Louis de Varennes (*)
  • 1793 : chef de brigade Charles Dauriere
  • 1795 : chef de brigade Balthazar Romand (*)
  • 1796 : chef de brigade Faure puis colonel en 1803
  • 1804 : colonel Hilaire Benoit Reynaud[2]
  • 1808 : colonel Paul Louis Marie Dein
  • 1813 : colonel Charles Aimable Levavasseur[3]
  • 1830 : colonel Anatole Mangin
  • 1830 : colonel Charles Jean-Baptiste Parchappe
  • 1859 : colonel Martin Daudel
  •  ? : colonel Théodore Eugène Fraboulet de Kerléadec[4]
  • 12 septembre 1870 - 25 décembre 1870 : colonel Joseph Derroja
  • .
  • 1888 : colonel Jean Edmond Dessirier
  • .
  • 1940 : colonel Jean Favatier[5]
  • 5 juin 1940 : Giaubert - Commandant
  • .

Historique des garnisons, combats et batailles du 15e RI[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Régiment de Balagny
Régiment de Crillon
Régiment de La Tour Du Pin

À la Bataille de Krefeld, il supporta sans s’ébranler une canonnade de cinq heures ; dans cette journée où il ne tira pas un coup de fusil, il perdit plus de 500 hommes, et parmi les morts il comptait les capitaines de RoguesS-Hautes, du HalgouetT, Duvigny, d’Hourmelin et La Bourdonnaye : 9 officiers furent blessés.

Régiment de Boisgelin

Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

Officiers tués ou blessés en servant au 3e régiment d'infanterie de ligne sous l'Empire (1804-1815) :

  • officiers tués : 36
  • officiers morts de leurs blessures : 20
  • officiers blessés : 107

1815 à 1848[modifier | modifier le code]

  • 1830
  • les 2 premiers bataillons font partie de l'expédition d'Alger
  • bataille de Staoueli le 19 juin
  • prise d'Alger le 5 juillet
  • le premier bataillon est à la prise de Blida le 18 juillet, et de Médéa.
  • combat le 23 juillet au col de Mouzaïa
  • Décembre les deux bataillons font partie de l'expédition sur Médéa.
  • Rentre en France fin décembre
  • 1830 : Une ordonnance du 18 septembre créé le 4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[6].

Second Empire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Régiment de marche.

1870 à 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1914; Casernement : Albi.

À la 32e division d'infanterie d' à .

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

1936 : Casernement à Albi, Castelnaudary et Rodez

Le 15e RI est requis en janvier 1939, pour appliquer le plan de barrage dans les Pyrénées-Orientales. Ce plan vise à empêcher les militaires de l’armée populaire de la République espagnole, vaincue par les rebelles franquistes, en pleine Retirada, de passer en France. L’interdiction d’entrer est levée du 5 au 9 février[10].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il est reformé en 15e régiment d'infanterie alpine (RIA) sous les ordres du colonel Favatier puis du Chef de bataillon commandant Giaubert le 5 juin 1940, à la 31e division d'infanterie alpine.

Ce régiment a participé à la Bataille d'Amiens au sud de cette ville, du 20 mai au 8 juin 1940. Il était composé de 1 200 hommes, qui se battirent contre la 9e et 10e Panzerdivision (constitué de 418 Panzer III et IV) dont la Infanterie-Regiment Großdeutschland (mot.).

Les survivants se rendirent aux troupes allemandes le 6 juin. Les prisonniers français reçurent l'ordre de creuser des trous et furent abattus devant les villageois de Saint-Fuscien. Le nombre de prisonniers était d'environ 300[11].

Une stèle est dédiée à Yonval, près d'Abbeville, à la mémoire du 15e régiment d'infanterie alpine pour leurs combats du 4 juin 1940.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[12] :

Fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918.

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 2 p.png avec deux citations à l'ordre de l'armée.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Insigne[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

"Sans peur et sans reproche"

Personnalités ayant servi au 15e RI[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bibliographie pour la Seconde Guerre mondiale.
  • La bataille du Sud d'Amiens: 20 mai-8 juin 1940, Pierre Vasselle, Abbeville, 1947.
  • Jacques Riboud (trad. de l'anglais), Souvenirs d'une bataille perdue, 1939-1940, Paris, Centre Jouffroy-JRSC éditions, , 436 p. (ISBN 978-2-910-50100-6).
  • (en) René Chartrand, Ticonderoga 1758 : Montcalm's victory against all odds, Oxford, Osprey, coll. « Campaign » (no 76), , 96 p. (ISBN 978-1-841-76093-3).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Régiment de la Tour du Pin
  2. Colonel Reynaud, blessé le
  3. Blessé le .
  4. Colonel Fraboulet de Kerléadec, blessé et décédé le à la bataille de Saint-Privat
  5. Mort au Champ d'Honneur le 05/06/1940 à Béhen (Somme)Lire en ligne
  6. Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  7. Opération du 13e corps et de la 3e armée durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15
  8. D Vincent : Souvenir d'un soldat de 1870. Siège de Soissons
  9. La mobilisation de l'armée, mouvement des dépôts (armée active) du 15 juillet 1870 au 1er mars 1871 guerre de 1870-1871 par Aristide Martinien
  10. René Grando, Jacques Queralt et Xavier Febrés (préf. Bartolomé Bennassar), Camps du mépris : des chemins de l'exil à ceux de la Résistance, 1939-1945, Perpinya, Editorial Trabucaire, , 192 p. (ISBN 978-2-905-82832-3, OCLC 807012104), p. 186
  11. À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).
  12. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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