Art cinétique

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Vier Vierecke im Geviert, George Rickey, 1969, Berlin.

L'art cinétique propose des œuvres qui contiennent des parties en mouvement. Le mouvement peut être produit par le vent, le soleil, un moteur ou le spectateur. L'art cinétique englobe une grande variété de techniques et de styles qui se chevauchent. L'expression Art Cinétique apparaît pour la première fois au Museum für Gestaltung de Zürich en 1960[1].

Sculpture cinétique[modifier | modifier le code]

On peut voir les premières manifestations d'art cinétique dès les années 1910 dans le mouvement futuriste et certaines œuvres de Marcel Duchamp. Plus tard, Alexander Calder invente le mobile, sculpture formée de fils et de pièces métalliques qui sont mises en mouvement par le déplacement de l'air ambiant. L'expression art cinétique est adoptée vers 1954 pour désigner les œuvres d'art mises en mouvement par le vent, les spectateurs et/ou un mécanisme motorisé.

Les contrastes noir-blanc.[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, les premières œuvres optiques sont fondées sur le contraste entre le noir et le blanc. C'est alors soit la persistance rétinienne, soit l'interprétation que fait le cerveau qui va donner naissance à une illusion d'optique ou à un mouvement dans l'œuvre. Victor Vasarely et Bridget Riley expriment le mieux ce début de l'art cinétique. En 1955, Vasarely publie le Manifeste jaune qui théorise l'art optique et cinétique.

Les moirages[modifier | modifier le code]

Un effet de moiré est obtenu en entrelaçant des lignes d'abord noires et blanches, puis en couleur. La superposition des trames donne l'effet d'une œuvre changeante et mouvante au spectateur qui se déplace alors que les couches de lignes sont immobiles. Alberto Biasi, Dieter Roth, Jesús Rafael Soto, Carlos Cruz-Diez, Youri Messen-Jaschin, Yvaral ou encore Nathalie Cohen ont travaillé à de telles compositions.

Le GRAV[modifier | modifier le code]

Certains artistes opto-cinétiques se sont réunis dans un collectif, le Groupe de Recherche d'Art Visuel (GRAV) avec pour but de permettre à tous de pouvoir approcher leur art (Horacio Garcia Rossi, Julio Le Parc, François Morellet, Francisco Sobrino, Joël Stein, Yvaral). C'est pourquoi ils ont privilégié un art accessible directement par le spectateur où ce dernier peut toucher et manipuler les œuvres. Ainsi le manifeste du GRAV contenu sur un tract distribué lors de la 3e biennale de Paris en octobre 1963 s'intitulait Assez de mystifications et contenait les lignes suivantes :

« Nous voulons intéresser le spectateur, le sortir des inhibitions, le décontracter.
Nous voulons le faire participer.
Nous voulons le placer dans une situation qu'il déclenche et qu'il transforme.
Nous voulons qu'il s'oriente vers une interaction avec d'autres spectateurs.
Nous voulons développer chez le spectateur une forte capacité de perception et d'action. »

Artistes cinétiques[modifier | modifier le code]

Mobile rouge, Alexander Calder, 1956.
Feuille de métal et peinture. Musée de Beaux-Arts de Montréal.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre Pompidou, dossier pédagogique

Liens externes[modifier | modifier le code]