Maurice Lauré

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Maurice Lauré (né en 1917 et mort le 20 avril 2001) est un haut fonctionnaire français, fiscaliste connu pour la création de la TVA , taxe sur la valeur ajoutée en 1954.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1917, à Marrakech où son père était officier, il vit son enfance et sa jeunesse lycéenne à Rabat puis à Saïgon. Diplômé de l'École polytechnique (X 1936)[1]. Ingénieur des PTT.

Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier en 1940 : il occupe son séjour obligé à quelques tentatives d'évasion, à l'étude du droit dont il devient docteur. A son retour en France, il entre en 1945 à l'Inspection des finances, entame une carrière administrative au Ministère des Finances , puis en 1952, il est nommé directeur adjoint de la Direction générale des Impôts qui avait été créée avec son assistance.

En 1954, il propose et théorise un impôt indirect sur la consommation, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Acceptée par Pierre Henri Allix, son directeur général, l'idée est adoptée par les dirigeants politiques mais à échéance imprécise. Maurice Lauré propose de liquider et de l'encaisser la taxe à chaque stade du processus de production et de commercialisation avec un système de déduction de la taxe précédemment perçue. Le procédé est aujourd'hui largement repris et utilisé par nombre d'administrations fiscales dans le monde

Sa carrière se poursuit au Ministère des Armées à la Direction des Services financiers. En 1960 , il est nommé directeur du Crédit National. Dans le même temps en tant que président de deux sociétés d'économie mixte, il contribue au développement agricole et touristique de la Corse.

En 1967, Devenu administrateur-directeur général de la Société générale, il en devient le Président de 1973 à 1982. Il crée par ailleurs la Sogébail (banque de Crédit-bail à long terme) ainsi que la SG2 avec MM. Pierre Lhermitte et Jean-Louis Moineau, il doit quitter ses fonctions pour être nommé jusqu'en 1991 Président des Nouvelles Galeries.

Par ailleurs, il est à l'origine de l'idée de la taxe Lauré reprise par certains altermondialistes.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]