Tirage au sort
Le tirage au sort est une méthode pour prendre une décision, faire un choix, où le résultat est laissé au hasard.
Quand il n'y a que deux résultat possibles, le pile ou face est souvent la méthode utilisée. Quand il y a plus de deux choix, la courte paille ou le tirage de numéro au hasard peuvent être utilisés.
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[modifier] Usage politique (Démocratie)
Le tirage au sort était utilisé par les sociétés de l'antiquité telles que la Grèce antique pour choisir ses dirigeants[1]. Il est le fondement de la Démocratie athénienne
[modifier] Usage militaire
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Le tirage au sort a été la méthode utilisée pour la conscription dans différents pays, dont la Belgique[2], la France ou les Pays-Bas.
Les jeunes hommes en âge de service devaient tirer au hasard un numéro qui décidait, ou non, de leur incorporation. Certains, issus de familles riches, pouvaient échapper au service militaire en payant un remplaçant.
En France, la loi du 27 juillet 1872 rendit le service militaire obligatoire pour tous les Français âgés de 19 ans. Les effectifs étant limités à 400 000 hommes, c'est par tirage au sort que l'on décidait de la durée du service actif : si on tirait un «mauvais numéro», le service était de cinq ans, celui qui tirait un «bon numéro» effectuait un service court, un an. Le remplacement n'existait pas mais les dispenses et les sursis étaient nombreux. La loi du 15 juillet 1889 supprima le tirage au sort[3].
En Belgique, ce système, contraire à la fois à l'intérêt militaire et à la justice sociale, fut supprimé le 14 décembre 1909 et remplacé par le principe du service personnel pour un fils par famille[4].
Aux Pays-Bas, le tirage au sort fut instauré en 1810 sous le régime français. Le système fut maintenu lorsque Guillaume Ier revint aux Pays-Bas en 1813. Jusqu'en 1898, il était possible, contre paiement, d'échanger son numéro avec quelqu'un qui avait participé au même tirage ou de se faire remplacer. En cas de remplacement, le frère du conscrit était également exempté de service, ce qui explique que le remplacement coûtait plus cher que l'échange de numéros. Le tirage au sort survécut jusqu'en 1938.
[modifier] Notes et références
- Paul Demont, « Tirage au sort et démocratie en Grèce ancienne »
- 175 ans de Belgique: naissance d'une armée
- Musée de l'armée. Fiche objet: le service militaire
- Hervé Hasquin (dir.), Dictionnaire d'histoire de Belgique, Didier Hatier, 1988, p. 432
[modifier] Liens externes
- Le tirage au sort comme bombe politique contre l'oligarchie, Conférence de Etienne Chouard
- Le tirage au sort, Article de Etienne Chouard