Coray

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Coray
Image illustrative de l'article Coray
Blason de Coray
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Châteauneuf-du-Faou
Intercommunalité Communauté de communes de Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Henriette Le Brigand
2014-2020
Code postal 29370
Code commune 29041
Démographie
Gentilé Corayens
Population
municipale
1 867 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 43″ N 3° 49′ 43″ O / 48.061944, -3.82861148° 03′ 43″ Nord 3° 49′ 43″ Ouest / 48.061944, -3.828611  
Altitude Max. 259 m
Superficie 31,36 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.coray.fr

Coray [kɔʁε] (en breton : Kore) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Elle fait partie du canton de Châteauneuf-du-Faou, de la Communauté de communes de Haute Cornouaille et du Pays du Centre Ouest Bretagne.

En 2011, la commune compte 1 867 habitants nommés Coraien.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Coray

L'ancien blason de Coray porte coupé d’azur et de sable, une croix gironnée d’or de huit pièces brochant sur le tout, cantonnée en chef de deux mouchetures d’hermine d’or.
La croix symbolise la pierre de Coray appelée aussi pierre de Coadry.
Avec le noir, le bleu et le jaune rappellent les couleurs fondamentales de l'ancien costume des hommes de Coray : le costume Glazick.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Coray était sous l'occupation romaine un nœud de communication important. Certains auteurs dont Jean-Pierre Brunterc'h, pensent que Coray est le Corophesium mentionné dans les « Annales de Lausanne » pour l'année 818.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le nom de Coray apparaît dans le cartulaire de Landévennec, sous le nom de Choroe, au XIe siècle. À la même époque le nom est noté Coroe dans le cartulaire de Sainte-Croix de Quimperlé et dans le cartulaire des Eglises de Quimper.

Coray dépend au Moyen Âge, partiellement de la seigneurie de Laz dont le chef-lieu est une roche fortifiée au milieu de la forêt de Laz, et partiellement du fief des évêques de Quimper qui possèdent une résidence au Salle (aujourd'hui Salou), résidence qui plusieurs fois au cours des siècles servira de refuge au chapitre cathédral de Quimper, suite notamment à un épisode de peste qui toucha Quimper en 1484.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Au printemps 1796, chargés par De Bar « de rallier des mécontents du côté de Carhaix et d'étendre l'insurrection dans le Finistère, des racoleurs parcoururent les campagnes de Langolen, Coray, Trégourez, Leuhan, Laz, prenant le nom des déserteurs, des conscrits et même des hommes mariés, et les avertissant, avec des menaces, de se tenir prêts quand on viendrait les réunir »[1].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L'opposition aux barrages écréteurs de crue[modifier | modifier le code]

Le SIVALODET, syndicat mixte chargé de la gestion du bassin versant de l'Odet, à la demande principalement de la ville de Quimper qui souffre d'inondations chroniques dues pour partie aux crues de l'Odet, projette la création de petits barrages écréteurs de crue en amont de Quimper et particulièrement à Langolen, Landudal et Coray, ce qui soulève des protestations de la part d'une partie des habitants et des municipalités concernées[2], et particulièrement à Coray[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 867 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 272 1 488 1 227 1 443 1 640 1 847 1 834 1 809 1 976
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 855 1 992 2 139 2 076 2 275 2 410 2 532 2 572 2 565
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 760 2 705 2 752 2 445 2 366 2 189 2 127 2 049 2 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 841 1 787 1 768 1 737 1 623 1 625 1 759 1 778 1 867
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Coray
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Jean-René Joncour centre droit[6]  
1978 1989 Jean Ollu    
1945 1978 Joseph Guidicelli    
1944 1944 Louis Le Bihan    
1894 1944 Henri Crouan    
1876 1894 Louis Joseph Guyonvarc'h    
1874 1878 Yves Philippe Le Roux    
1865 1863 Louis Joseph Guyonvarc'h  ???  
1850 1874 Claude Marie Jarno    
1832 1850 Julien Gestin    
1830 1832 Jean Nicolas Michelet    
1825 1830 Pierre Joseph Le Grand    
1816 1825 Nicolas Gaillard    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Descente du goaillou (DH) (descente VTT)
Mi-juin : semi-marathon de Coray, 6e épreuve du Challenge de Cornouaille[7].
Et tout au long de l'année, des animations par les associations : Glaziks de Coray, danse bretonne (fest-deiz et fest-noz), excursions de l'espace jeune, randonnées, lutte bretonne (gouren)...

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XIXe siècle). La tour et son clocher à galerie sont du début du XVIIIe siècle. Elle abrite des statues anciennes : saint Venec, sainte Barbe, sainte Catherine, saint Pierre et pietà en pierre.
  • Chapelle de Guernilis,
  • Chapelle de Lochrist,
  • Chapelle de Saint-Vinoc (ou Saint-Venec),
  • Stèle gallo-romaine à proximité de l'église.

A visiter[modifier | modifier le code]

Pour en savoir plus :

  • Le petit train Rosporden-Plouescat, Annick Fleitour, Editions Ressac, Quimper, 2001. [historique de la petite ligne à voie étroite qui desservait Coray de 1912 à 1935].
  • Le site de la commune : www.coray.fr.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Jean Marie Le Guillou De Kérincuff : avocat né à Coray en 1748, élu député aux États généraux en 1789. Farouche partisan des réformes, il devint le premier maire de Quimper en janvier 1790, mais abandonna cette charge pour devenir le président du tribunal criminel du Finistère, siégeant à Quimper, poste qu'il occupa pendant presque toute la Révolution française. Après 1800, il fut juge, puis président de la Cour d'appel de Rennes. Il mourut à Quimper en 1823[8].
  • Charles Madic, scientifique français spécialisé dans la radioactivité, né à Coray en 1942.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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