Tourch

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Tourch
Tourc'h
Mairie de Tourc'h.
Mairie de Tourc'h.
Blason de TourchTourc'h
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Rosporden
Intercommunalité Concarneau Cornouaille Agglomération
Maire
Mandat
Michel Cotten
2014-2020
Code postal 29140
Code commune 29281
Démographie
Gentilé Tourchois
Population
municipale
988 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 30″ N 3° 49′ 31″ O / 48.025, -3.825278 ()48° 01′ 30″ Nord 3° 49′ 31″ Ouest / 48.025, -3.825278 ()  
Altitude Min. 118 m – Max. 216 m
Superficie 19,70 km2
Localisation

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Tourc'h
Liens
Site web le site officiel de la commune

Tourch [tuʁx], également orthographiée localement Tourc'h, est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants s'appellent les Tourchois et les Tourchoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

localisation de la commune de Tourch dans le Finistère

Tourch est une commune rurale du sud du Finistère. Le bourg de Tourch est situé à vol d'oiseau, à 21,3 km à l'est de Quimper[2] et à 63,8 km au sud-est de Brest[3]. La commune possède un territoire de forme très étirée, selon un axe nord-sud. Son territoire mesure en effet 8,3 km dans sa plus grande longueur alors qu'il ne dépasse pas 3 km dans sa plus grande largeur.

Les communes limitrophes ont pour noms : Elliant, Rosporden, Scaër, Leuhan et Coray. Plusieurs cours d'eau servent à matérialiser les limites de la commune : la rivière Aven (limite à l'ouest avec Coray et limites à l'est avec Scaër et Rosporden), le ruisseau de Pont Ar C'hleudic ( limite à l'est avec Scaër), la rivière le Jet (limite à l'ouest avec Coray ) et le ruisseau de Pont ar Bastard (limite au sud avec Rosporden).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Graphie et prononciation[modifier | modifier le code]

L'orthographe officielle du nom de la ville, telle que recensée par le code officiel géographique, maintenu par l'Insee, est Tourch[4]. Cependant, l'usage local favorise la graphie « Tourc’h », qui utilise le trigramme breton c'h et reproduit le nom de la commune comme il se prononce localement, y compris par les non-bretonnants : ([tuʁx] « tour' »). On retrouve cette graphie notamment sur le site de la commune[5], les panneaux routiers et dans la presse régionale[6],[7].

Qu'il soit écrit Tourch ou Tourc'h, le nom de cette commune ne se prononce pas « tourche », mais [tuʁx] ou [tuʁ].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Les bretons insulaires, chassés à partir de l'an 450 de leur patrie par les Angles et les Saxons, s'installèrent au cours des deux siècles suivants en Armorique et notamment dans la région comprise entre Aven et Odet. Ils donnèrent à leur nouvelle patrie, le nom de celle qu'ils avaient abandonnée. En effet il existe au Pays de Galles, dans le comté de Denbigshire, des localités se nommant Llanelian et Llangolen ainsi qu'une rivière se nommant Afon Twrch. Ces noms gallois sont les correspondants toponymiques des communes finistériennes voisines suivantes : Elliant, Langolen et Tourc'h[8]. Afon Twrch associe les mots gallois « Afon » rivière et « Twrch » sanglier, à rapprocher des mots bretons aven et tourc'h.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

  • Au XIe siècle la paroisse de Tourc'h est mentionnée pour la première fois dans un document écrit. Le cartulaire de Landévennec cite la paroisse de Tourch en précisant qu'elle existe depuis longtemps[9].
  • Au Moyen Âge, deux seigneuries se partagent les terres de la paroisse : Coatéloret et La Rivière[9].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • 1675 : Révolte des Bonnets rouges. Tourc'h se vit enlever sa cloche qui fut transportée à Concarneau mais elle lui fut rendue en 1680. Sa cloche lui avait été confisquée car elle avait sonné le tocsin de la rébellion[10].
  • 1775 : acquisition par François Hyacinthe de Tinténiac de la seigneurie de Coatéloret entrainant l'union et l'incorporation de la haute justice de Coatéloret qui s'exerçait au bourg de Tourc'h à la haute justice de la baronnie de Quimerc'h exercée au bourg de Bannalec[11].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Au début du XIXe siècle un projet de réunion avec la commune voisine de Rosporden est repoussé par les habitants[9].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 23 juillet 1944, dans le hameau de Kérannou en Tourc'h, Laurent Postic, 24 ans, est blessé par une rafale de mitraillette, puis un peu plus tard exécuté devant des membres de sa famille par des soldats allemands, sans aucune raison apparente, peut-être une méprise[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le dictionnaire d'Ogée, paru en 1778, donne une population de 600 communiants pour la paroisse de Tourch.


En 2011, la commune comptait 988 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
584 905 600 630 758 776 760 752 727
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
767 825 830 862 960 994 1 024 1 034 1 077
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 132 1 167 1 224 1 206 1 210 1 185 1 168 1 174 1 070
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 029 996 935 891 820 836 892 875 965
2011 - - - - - - - -
988 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Cornély (XVe-XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Au premier plan la place de l'église et ses voitures garées, au second plan l'église avec son clocher à droite.
l'église Saint-Cornély

En forme de croix latine, elle mesure 23 mètres de long et 20 mètres de large. De l'église primitive, qui date du XVe siècle, il ne reste que le chœur et le transept. Le clocher, à double galerie a été érigé en 1727 et a été restauré en 1930. La flèche octogonale a perdu son élégance originelle. Plusieurs fois foudroyée, elle fut plusieurs fois remontée avec les pierres en bon état, ce qui lui donne la silhouette trapue qu'on lui connait aujourd'hui. Sur la façade ouest on distingue plusieurs pierres blasonnées, dont celle de la famille Kerouet de Kerstrat, représentant un sanglier, l'emblème de la commune. La nef a été reconstruite en 1843 et la sacristie date de 1930[15].

La chapelle Sainte-Candide de Locunduff (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Cette chapelle, de plan rectangulaire, et aux dimensions modestes, 16 mètres sur 7, a été construite à la fin du XVIe siècle. Elle est située à Locunduff, au sud du bourg de Tourc'h, à un carrefour routier. Elle est dédiée à sainte Candide. Le seigneur prééminencier y a ostensiblement laissé ses armes au dessus des portes, sur le mur est et sur le vitrail principal qui fut remplacé par un vitrail moderne dans les années 1930. Il s'agit des armes de la famille Canaber, d'argent au grêlier de sable accompagné de trois molettes du même au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles d'argent, qui détinrent la seigneurie de Coathéloret de 1560 à 1720. Ils possédaient plus de la moitié de la paroisse mais n'y résidaient jamais [16].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annick Fleitour, Le Petit Train Rosporden — Plouescat, Éditions Ressac, Quimper, 2001 (ISBN 2-904966-40-4) : historique de la petite ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Tourch de 1912 à 1935

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé issu du site habitants.fr, prononcés Tourquois et Tourquoise.
  2. « Calcul de l'orthodromie entre Tourch et Quimper » (consulté le 29 janvier 2010)
  3. « Calcul de l'orthodromie entre Tourch et Brest » (consulté le 29 janvier 2010)
  4. INSEE, Fiche de la commune de Tourch
  5. Site officiel de la mairie de Tourc’h, consulté le 2 novembre 2010
  6. Tourc'h sur Ouest-France
  7. Tourc'h sur le Télégramme
  8. Henri Guiriec, histoire de la paroisse - Rosporden (pages 21 et 22), Le livre d'histoire Lorisse, 1951
  9. a, b et c Le patrimoine des communes du Finistère, Editions Flohic
  10. Histoire de la paroisse de Rosporden, Père Henri Guiriec
  11. Inventaire sommaire des archives de la sénéchaussée de Concarneau, A.D Brest
  12. Éric Rondel, "Crimes nazis en Bretagne (Septembre 1941 - Août 1944), Astoure éditions, 2012, [ISBN 978-2-36428-032-8]
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  15. [1] sur Ouest-France
  16. [2] sur Ouest-France