Roudouallec

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Roudouallec
Vue sur le bourg et la campagne environnante depuis les Montagnes Noires
Vue sur le bourg et la campagne environnante depuis les Montagnes Noires
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Communauté de communes du pays du roi Morvan
Maire
Mandat
Louis-Marc Rivoal
2014-2020
Code postal 56110
Code commune 56199
Démographie
Gentilé Roudouallécois, Roudouallécoise
Population
municipale
713 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 39″ N 3° 42′ 56″ O / 48.1275, -3.7155555555648° 07′ 39″ Nord 3° 42′ 56″ Ouest / 48.1275, -3.71555555556  
Altitude 167 m (min. : 118 m) (max. : 248 m)
Superficie 24,82 km2
Localisation

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Roudouallec

Roudouallec [ʁudualɛk] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Roudouallec est mentionné pour la première fois en 1160 dans une charte du duc de Bretagne Conan IV, sous la dénomination « Rodoed Gallec ». Roudouallec associe en effet les termes bretons « roudou » et « gallec » qui signifient respectivement gué et français. La traduction littérale est donc : le gué du français. On peut cependant envisager une autre explication : «  Hallec «  en langue bretonne ancienne signifiant « les saules » (orthographe moderne : haleg), nous aurions donc «  Roudouz Hallec «  ou «  le Gué des Saules  », nom d'ailleurs repris par l'école élémentaire publique de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Roudouallec au nord-ouest du Morbihan.

Roudouallec est une commune du Centre Bretagne appartenant à la Cornouaille morbihannaise. De position très excentrée, elle se situe aux confins des départements du Morbihan et du Finistère. Son bourg est distant, à vol d'oiseau, de seulement 32,5 km de Quimper, la préfecture la plus proche[1], contre 88,4 km pour Vannes, sa préfecture de rattachement[2]. Son territoire est dominé au nord par la chaîne des Montagnes Noires où la rivière Isole prend sa source. Le bourg est situé sur une ancienne voie de communication qui relie Quimper à Gourin.

Le sous-sol est constitué pour l'essentiel de roches sédimentaires d'âge briovérien[3].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Néolithique[modifier | modifier le code]

menhir de Guernangoué

Plusieurs monuments mégalithiques datant du Néolithique ont été recensés sur le territoire de la commune.

  • menhir de Guernangoué, faisant partie d'un alignement détruit en 1967.
  • menhir du Petit Moustoir, dit Men-berr et formant alignement avec le menhir de Kerbiguet-lann en Gourin, dit Men-hir.

Âge du bronze[modifier | modifier le code]

  • Un dépôt d'objets en or comprenant au moins quatre bracelets à tige cylindrique et des bagues et des boucles d'oreille et daté du bronze final, a été découvert au village de Kervasoën au début du siècle dernier.
  • Un important dépôt de haches à douille en bronze, 170 au total, datant aussi du bronze final (700-600 ans avant notre ère), enfoui dans le sol, a été découvert en 1896 à Kerhon. Elles étaient accompagnées d'un lingot en cuivre de 5 kg et étaient contenues dans un vase en terre cuite. Ces haches, particulièrement abondantes en Armorique, servaient alors de pré-monnaie. Leur forte teneur en plomb les rendaient en effet inutilisables pour d'autres usages. D'autres dépôts similaires existent dans les environs comme à Keranval au Faouët et Cospérec Bras en Langonnet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Roudouallec était sous l'ancien régime une des deux trèves de Gourin avec Le Saint. Elle relevait de la barre ducale de Gourin puis de la sénéchaussée. Le Bourg de Roudouallec ainsi qu'une douzaine de villages appartenaient aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. L'église tréviale était dédiée à Saint Jean-Baptiste, leur patron. L'autre grand fief était la seigneurie de Kerguz, qui couvrait au XVIe siècle 28 villages à Roudouallec et à l'ouest de Gourin.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'Émigration vers l'Amérique[modifier | modifier le code]

L'histoire de Roudouallec a été marquée par l'émigration vers les États-Unis : Nicolas Le Grand, tailleur né à Roudouallec en 1852, Job Daouphars et Loeiz Bourhis furent les premiers à partir en 1881 vers les États-Unis.

Nicolas Le Grand revient quelques années plus tard, bien plus riche qu'il n'était parti, ce qui amorça cette « ruée vers l'or »[4].

Petit à petit les départs se font de plus en plus nombreux, la commune comptait même, à un certain moment un bureau de l'agence Air-France.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La rafle du 14 mai 1944[modifier | modifier le code]

Le dimanche 14 mai 1944, des troupes allemandes investissent le bourg de Roudouallec et arrêtent 70 à 80 hommes qui se rendaient à la messe du matin, qui sont transportées à Carhaix pour vérification d'identité (plusieurs personnes furent ensuite déportées). Au Trépas, situé en plein centre du bourg, Louis Guiffès, 22 ans, qui est clandestinement sous-lieutenant FTP, tente de s'enfuir en franchissant un talus, mais est abattu d'une balle par un soldat allemand[4].

La Communauté de Lann-Anna[modifier | modifier le code]

À l'automne 1999, s'est installée la communauté dite de "Lann-Anna" ou Tiegezh Santez Anna ("Famille de sainte Anne" en breton), au village du Moustoir[5]. Il s'agit de la dernière communauté catholique exclusivement bretonnante.

N'étant pas un ordre monacal mais laïc, la fraternité ne porte pas la bure et la corde mais son habit religieux se distingue par la place qui est faite au costume civil breton (chapeau breton, gilet traditionnel, chupenn). La communauté vit principalement de la solidarité catholique, mais aussi de l'élevage de moutons noirs de la race de l'Île d'Ouessant et de la vente d'icônes de sainte Anne à laquelle elle est consacrée[6].

Elle édite un journal : Breizh da Jezuz (La Bretagne à Jésus)[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1980 1995 Yves Le Moal    
mars 1995   Louis-Marc Rivoal    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 713 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
820 1 112 891 822 940 1 053 1 005 1 056 1 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 066 1 081 1 045 1 063 1 100 1 172 1 248 1 248 1 352
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 364 1 435 1 684 1 656 1 525 1 479 1 424 1 390 1 215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 100 1 144 961 856 772 700 704 704 713
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

l'église paroissiale

Un champ éolien de sept éoliennes a été construit sur la route de Guiscriff.

Un radar pour avions (deux en France seulement), situé sur la commune voisine de Saint-Goazec, est visible de Roudouallec.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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