Château de Trévarez

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Château de Trévarez
Image illustrative de l'article Château de Trévarez
Façade Nord du château de Trévarez.
Nom local Château Rose
Période ou style Style néogothique
Type Palais
Architecte Walter-André Destailleur
Début construction 1893
Fin construction 1907
Propriétaire initial James de Kerjégu
Destination initiale Habitation privée
Propriétaire actuel Conseil général du Finistère
Destination actuelle Musée, expositions, visites
Protection  Inscrit MH (2009)
Jardin remarquable (2004)
Patrimoine du XXe siècle
Site web www.cdp29.fr/trevarez-ledomaineenbref.html
Coordonnées 48° 09′ 10″ N 3° 48′ 24″ O / 48.152778, -3.806667 / 48.152778; -3.80666748° 09′ 10″ Nord 3° 48′ 24″ Ouest / 48.152778, -3.806667 / 48.152778; -3.806667  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Bretagne
Région Bretagne
Département Finistère
Commune Saint-Goazec

Géolocalisation sur la carte : Finistère

(Voir situation sur carte : Finistère)
Château de Trévarez

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Trévarez

Le château de Trévarez, dernier château construit en France, est un monument de la commune de Saint-Goazec, dans le Finistère.

Le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 4 juin 2009[2]. Il a également reçu le label « Patrimoine du XXe siècle »[2], ainsi que la distinction Jardin remarquable et était présenté lors de L'Exposition universelle de Chicago de 1904.

Sommaire

Historique[modifier]

Surnommé le « château rouge » (ou le « château rose »), c'est le dernier château qui fut bâti en France. Ce château récent et moderne était donc, pour l'époque, à la pointe du luxe et de la technologie.

Les terres de Trévarez ont appartenu, en 1601, à Jean de Linloët, puis à Anne de Coatanezre, Marquise de la Roche et Laz, qui saisira les terres le 19 octobre 1623. La famille de Kernezne, par alliance, habitera le manoir entre 1660 et 1759. Puis au Comte Michel d'Amphernet de Pontbellanger, second fils de Louise de Grégo. Sur une superficie de 2600 hectares, dont 1200 cultivables, 700 étant des landes, et 700 autres étant des bois. On y trouve encore le manoir familial (rénové par James de Kerjégu à la fin du XIXe siècle), la chapelle St-Hubert de 1699 et sa fontaine.

Le nom de Trévarez, aux connotations celtiques, viendrait de "Trev", qui signifie quartier (ou lieu habité anciennement), "are" désignant un relief ou une échine montagneuse. De nombreuses familles de la noblesse bretonne se succèderont dans ce manoir de la baronnie de Laz. Les terres qui en dépendent sont très vastes et sont composées de 5 paroisses : St-Goazec, Laz, Spézet, Roudouallec et Guiscriff.

Le 25 juillet 1845, François et Louis Monjaret de Kerjégu, issus de la noblesse de Montcoutour et Lanvollon, rachètent les terres, alors constituées de 2022 ha, pour la somme de 600 000 francs. Louis inaugurera en 1847 une ferme expérimentale à Trévarez, qui sera en 1865 transférée au Château de Kervoazec, dont il est le bâtisseur.

Plus tard, le domaine de Trévarez reviendront en héritage à James de Kerjégu, dont le beau-père n'est nul-autre que le Baron Samuel de Haber, à qui appartient le château de Courances . De son mariage avec Laure de haber, James aura une fille en 1885, Françoise. Il décide d'offrir à Françoise et à ses deux demi-soeurs une demeure encore plus grandiose que Courances, et jeta son dévolu sur Trevarez, dans les Montagnes Noires, au pied du Roc'h An Aotroù. Il y fit construire un vaste Château, dernière folie architecturale de l'époque en France, et y intégra tous les conforts de l'époque : Ascenseurs, eau chaude à tous les étages, sanitaires, chauffage central.... Profondément humaniste, James de Kerjégu fit profiter de ce confort aux domestiques, ce qui était fort inhabituel pour l'époque.

Il mourut peu après l'achèvement des travaux, et ce fut sa fille, Françoise accompagnée de son mari, le marquis de La Ferronays, qui logea au château. Durant la Belle Epoque de Trevarez, on compte jusqu'à 80 domestiques ayant travaillé au Château.

En 1941, le château fut réquisitionné par les forces d'occupation allemandes. Il fut bombardé par la RAF le 30 juillet 1944 sur des renseignements de la résistance française. Le château était pourtant inoccupé lors de l'assaut aérien. Le bombardement a atteint toute l'aile ouest du toit aux sous-sols, sur cinq niveaux, ainsi que les cuisines à l'est. Le salon d'apparat et les appartements de réception partent en fumée.

Henri de la Ferronays meurt en 1946. Le château est laissé à l'abandon, en triste état. Le montant des dommages de guerre accordés à sa veuve, Françoise, sans enfants, ne sont pas suffisants pour réparer les dégâts. Jusqu'en 1968, le Château sera laissé pour compte. Le jardin retombera en friche complète, et le château dévasté sera cible de pillages. Cheminées, carrelages et tuyauteries de cuivres seront pour la plupart arrachés. La végétation sauvage recouvrira une bonne partie du Château, et les tracés des jardins disparaîtront sous la friche.

C'est dans ce triste état que Paul et Octave de Ganay, derniers héritiers, mettent en vente le Domaine de Trévarez, avec ses 181 hectares restants, en 1968. Il sera racheté par le Conseil général du Finistère, qui entamera une rénovation progressive, en commençant par l'extérieur du château et les jardins. Rouvert en 1971, le jardin, aujourd'hui de 85 hectares, est labellisé « Jardin remarquable »[3].

Construction[modifier]

D'importants travaux de terrassement seront nécessaires pour ouvrir la montagne et pour réaliser, à mi-pente des Montagnes Noires, la plate-forme qui servira de base.

James de Kerjégu redessinera également tout le paysage environnant, important de nombreuses variétés d'arbres et de plantes de plusieurs endroits du monde. Il fera creuser un étang, et composera un véritable parc forestier à l'anglaise.

Les travaux démarrent en 1893. ce chantier de 14 ans coûtera presque 5 millions de Francs-Or de l'époque. (Ce qui équivaudrait aujourd'hui, en euros, et à peu de choses près, 15 millions d'euros.)

James de Kerjégu fera appel à l'architecte Walter-André Destailleur pour son Château. Destailleur ne boude pas les nouveautés de son époque, aussi une grande partie de la charpente sera réalisée en fer recouvertes d'un revêtement en maçonnerie. Le Canal de Nantes à Brest, qui passe près de là, servira pour le transport des matériaux venus de toute la pointe bretonne.

A l'entrée du parc, deux maisons de fonction seront ajoutées, ainsi que des serres dotées de chauffage à eau modulable, une maison de jardinier et des écuries.

Architecture[modifier]

Le château est édifié en Kersantite (ou pierre de Kersanton) et en brique, sa charpente métallique était innovatrice sur un tel bâtiment, et il a été sélectionné pour son architecture à l'Exposition universelle de Chicago de 1904. Le domaine dans sa totalité est inscrit au titre des monuments historiques le 6 avril 2009, incluant le manoir, la ferme expérimentale, les communs ainsi que les stalles conservées des écuries, le logis, la chapelle des deux maisons de fonction, les chenils ainsi que le pavillon de garde de Cavarno[2]. La grille en fer forgé de la porte d'honneur fut exposée et primée au Grand Palais à Paris en 1903.

L'architecte a fortement travaillé sur les volumes et les différents styles architecturaux, conférant à la bâtisse cette forte allure néogothique, à la fois château fort et château fantastique de contes de fées. Les faux mâchicoulis, pinacles et autres gravures sur l'extérier du château, soignées au détail et propres au style néogothique, font référence à la Bretagne, à la chasse, ou aux symboles nobles de tous les temps : Feuilles de chênes et glands gravés sur les gouttières, fleurs de lys.... Les ouvertures pratiquées sont bien souvent différentes sur les 3 ailes du château, et l'abondance des motifs décoratifs démontrent de la richesse des maîtres de maison. Certains éléments du palais servent à donner une impression d'unité, comme les hautes cheminées ou les bandeaux de pierre sur la façade.


On peut distinguer 3 parties autonomes dans le bâtiment. A l'est, le logement du maître de maison et de sa famille, se détache du corps central, étagé sur six niveaux plus un entresol, avec une entrée indépendante. Au centre se trouve les espaces de réception et les chambres des invités de passage. Pour finir, à l'ouest se trouve le salon d'apparat et les appartements d'honneur.

Tout le sous-sol sur 920 mètres carrés, visible sur la façade nord du Château, dans les contreforts de la plate-forme, est occupé par les cuisines et autres pièces telles que la chaufferie.

Ce château comporte une centaine de pièces et trente chambres, chacune équipées d'une salle de bains et de chauffe-serviettes. On compte également 20 baignoires, 14 cabinets de toilette et 3 piscines d'agrément. On note la présence des escaliers de service qui permettait aux domestiques de ne jamais croiser leurs maîtres.

C'était un château de grand luxe pour l'époque, comme en témoigne l'eau chaude courante à tous les étages. Pour ce faire, la bâtisse dispose d'un réservoir de 9000 mètres cube d'eau sous les combles de la tour Nord. Au total, on compte une capacité de stockage d'eau de 1880 mètres cube. La présence d'un dédale de tuyauterie et d'un aqueduc souterrain de 100 mètres de long qui longe la façade du château montre la volonté de James de Kerjégu de faire dans le luxe et la perfection : En effet, les sanitaires, l'eau chaude courante et les ascenseurs étaient des luxes rares pour l'époque, surtout en plein cœur de la Bretagne.

Un wagonnet sur rails de 100 mètres de long dessert également les caves de stockage et les cuisines souterraines jusqu'à l'extrémité ouest.

Suite au bombardement, seule une petite portion du château est aujourd'hui visitable, le coût des travaux étant bien trop élevé pour pouvoir le restaurer rapidement.

Parc et jardins[modifier]

Cet ensemble de 85 hectares, parsemé de clairières ornementales et d'allées empierrées, comprend le parc paysager et les jardins ainsi que leurs fabriques : le bassin de la Chasse et les fontaines du jardin Renaissance, en face de la façade Ouest, les deux vasques et le cadran solaire du jardin régulier, les deux statues des enfants maîtres-chiens, les grilles et les piliers des portails d'accès.

Il comprend aussi la fontaine du Lion et la fontaine Saint-Hubert, la terrasse sud, les anciens jardins en terrasses, la maison du jardinier, la serre attenante, le verger et le potager et leurs serres (autrefois équipées de chauffages à eau modulables) avec leurs murs de clôture et le bassin central du potager, la cressonnière, le vivier, l'étang artificiel, ainsi que les infrastructures hydrauliques (le réservoir, les canalisations, les vannes)[2].

Ce parc, en tant que jardin mixte, est un jardin remarquable[3],[4]. Il s'agit à l'origine d'un vaste parc à l'anglaise de 85 Ha, planté de nombreux arbustes ornementaux (par exemple on y trouve encore aujourd'hui 160 camélias centenaires), au sein duquel se nichent plusieurs jardins : la carrière romantique, le "jardin japonais", le jardin italien, le jardin régulier… Mais ce sont surtout les vastes points de vue vers et depuis le château qui caractérisent l'architecture du parc originel.

A l'abandon de 1939 à 1968, le parc a été continuellement réaménagé de 1968 à nos jours, en particulier près l'ouragan dévastateur de 1987. Depuis cette date il est organisé en quadrants, correspondants aux quatre saisons, avec un genre emblématique pour chacune d'elles : le Camélia pour l'hiver, le Rhododendron pour le printemps, l'Hydrangea pour l'été, et les érables à l'automne.

Il abrite aujourd'hui la Collection Nationale du genre Rhododendron, avec environ 700 variétés, dont certaines extrêmement rares, ainsi que de vastes collections de plantes de terre de bruyère (Camellia, Hydrangea, Fuchsia)...Egalement d'arbres en tout genres tels que les érables japonais, des chênes, séquoias, plusieurs variétés de pins (Écossais, sylvestres, mélèzes, épicéas), tulipiers de Virginie, tilleuls argentés et cèdres de l'Atlas.

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Notes et références[modifier]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail
  2. a, b, c et d Notice no PA00090415, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. a et b DOMAINE DE TRÉVAREZ (85 ha), comité des parcs et jardins de France. Consulté le 13 juillet 2011
  4. Parc du château de Trévarez, base Mérimée, ministère français de la Culture

il me semble que l'auteur à confondu les generations:louise du Grego n'avait eu qu'un fils charles felix d'Amphernet de pont Bellanger

ne le 9 avril 1788 à Quimper , dcd à Redon le 7 aout 1827 ;celui ci herita de sa mére( dcd 1 an avant lui, le 17 janvier 1826 )des chateaux de Trevarez et du greco ( chartrier du chateau du Grego en Sursur

Bibliographie[modifier]

  • Château de Trévarez, Philippe Bonnet in Bretagne, un siècle d’architectures, Patrick Dieudonné (dir.), 2001, (ISBN 2-84362-116-X), p. 28-29
  • Claire Arlaux, Trévarez : Bâtir un rêve, Éditions Coop Breizh et Chemins du Patrimoine en Finistère, 2011, 79p., (ISBN 978-2-84346-539-0)
  • Trévarez ou l'eau confortable, Catherine Kerouanton-Vargues, in Actes du colloque "le château et la nature", 2005, Institut d'Histoire, Ausonius, Université de Bordeaux III

Voir aussi[modifier]

Liens externes[modifier]

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