Florenville

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Florenville
L'église Notre-Dame de l'Assomption (1873–1951)
L'église Notre-Dame de l'Assomption (1873–1951)
Blason de Florenville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Virton
Bourgmestre Sylvie Théodore (CDH)
Majorité cdHPS
Sièges
cdH
MR
PS
17
6
6
5
Section Code postal
Florenville
Fontenoille
Muno
Sainte-Cécile
Lacuisine
Villers-devant-Orval
Chassepierre
6820
6820
6820
6820
6821
6823
6824
Code INS 85011
Zone téléphonique 061
Démographie
Gentilé Florenvillois(e) ou
Florentin(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
5 516 (1er janvier 2014)
48,82 %
51,18 %
38 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
19,79 %
57,86 %
22,35 %
Étrangers 5,21 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 14,26 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 668 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 49° 41.9′ N 5° 18.6′ E / 49.6983, 5.31 ()49° 41.9′ Nord 5° 18.6′ Est / 49.6983, 5.31 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
146,91 km2 (2005)
31,58 %
60,47 %
6,04 %
1,91 %
Localisation
Situation de la commune dans l'arrondissement de Virton et la province de Luxembourg
Situation de la commune dans l'arrondissement de Virton et la province de Luxembourg

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Florenville

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Florenville
Liens
Site officiel florenville.be

Florenville (en gaumais Floravile) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Elle surplombe un méandre de la Semois et est orientée vers le tourisme.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Florenville est largement celle d'une entité rurale, paisible et discrète, collée à une frontière mouvante et disputée et partant, occupée, traversée ou échangée par des belligérants étrangers.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Avant la conquête romaine, le territoire de Florenville est situé en Gaule et occupé par les Trévires.

En 45 av. J.-C., l'empereur Claude fait construire la Chaussée romaine de Reims à Cologne qui traverse la région. Des fouilles menées dans le hameau de Chameleux révélèrent le site d'une auberge-relais composée de plusieurs bâtiments répartis de part et d'autre de la chaussée et de nombreux objets du quotidien (pièces de monnaie, outils, une clé, d'innombrables tessons, pierres sculptées etc...)

Haut moyen âge[modifier | modifier le code]

Au XIe et XIIe siècle, le territoire de Florenville se situe sur le comté de Chiny, en Lotharingie. L' abbaye d'Orval est fondée en 1070 par des moines bénédictins venus de Calabre sur des terres offertes par le Arnoul, comte de Chiny.

XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Louis, comte de Chiny, offre le prieuré de Conques à l'abbaye d'Orval en 1173.

XIIIe et XIVe siècles : la seigneurie de Florenville[modifier | modifier le code]

Louis, comte de Chiny crée la seigneurie de Florenville pour doter sa fille, Isabeau[1], qui épouse Othon III de Trazegnies au début du 13e siècle[2].

Cette seigneurie incluait Florenville, Martué, Chassepierre, Sainte-Cécile, Cugnon, Auby, Mortehan et Conques. Un château[3] fut construit dans le bas de la ville, en bordure de la Semois[4].

Le titre de seigneur de Florenville se transmit de père en fils comme suit.

  • Jean l'Ardinois de Florenville de Trazegnies, né vers 1235, fils d'Othon III de Trazegnies. Il affranchit le village de la Loi de Beaumont le 24 juin 1273.
    • Arnould de Trazegnies, né vers 1260.
      • Gérard de Trazegnies, mort en 1345.
        • Gérard de Florenville de Trazegnies, écuyer de Guillaume Ier de Hainaut, transmet le titre à sa fille, Claire de Florenville de Trazegnies[5] qui semble s'éteindre avec le titre.

En 1364, Arnoul de Rumigny vend le comté de Chiny à Wenceslas Ier, duc de Luxembourg qui sera enterré à Orval en 1383.

XVe siècle : de la France aux Pays-Bas bourguignons[modifier | modifier le code]

En février 1413, Charles Ier d'Orléans donne ou vend la seigneurerie de Sedan et la terre de Florenville à Guillaume, sire de Braquemont, qui était son conseiller et chambellan - et conseiller et chambellan du roi Charles VI lui-même, d'ailleurs[6].

Son fils[7], Louis de Braquemont, échanson du Dauphin, hérite de ces domaines. Lui-même sans héritier, il les vend à Évrard II de La Marck-Arenberg le 8 mai 1424. Signalons que Marie, fille de Guillaume de Braquemont, avait déjà épousé en secondes noces[8] le même Evrard de la Marck en 1401[9].

Au milieu du siècle, Élisabeth de Goerlitz vend le duché de Luxembourg à Philippe le Bon et verse Florenville aux Pays-Bas bourguignons.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

L'abbaye d'Orval se voit autorisée à construire une forge par lettres patentes de Charles Quint. Les bâtiments, classés, en sont toujours visibles. En 1521, le château des Trazegnies, datant du 13e siècle est détruit par Charles Quint, à qui Robert II de La Marck, seigneur de Florenville, avait déclaré la guerre.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les gués et les passages sur la Semois étaient nombreux et revêtaient une importance économique et stratégique. C'est pour surveiller ces lieux de franchissement que Louis XIV installe une ligne de défense composée de redoutes et de fortifications tout le long de la Semois. La redoute de Floreville, qui existe toujours en 2014 (voir le chapitre Patrimoine), apparait dans une liste de datée de 1697 qui en mentionne 28 relevant de cette ligne de fortification .

À noter pour cette période que le duché de Bouillon, qui devient souverain en 1676, restera dans la sphère d'influence de la France et n'incluera jamais le territoire de Florenville. Par ailleurs, la citadelle d'Herbeumont construite au 13e siècle par Jean de Rochefort, est détruite par Louis XIV en 1657.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Florenville, Martué, Lacuisine, Chassepierre... apparaissent bien sur la carte de Ferraris (1777). On distingue différents éléments.

  • une chapelle Sainte-Anne, toujours située rue d'Izel, devant le cimetière (2014)
  • deux moulins à eau situés le long de l'actuelle rue de la Rosière[10] et du Florenville, petit ruisseau qui prend sa source au centre de Florenville et se jette directement dans la Semois[11]. Notons que la redoute de Louis XIV n'est pas clairement mentionnée sur la carte.
  • un moulin à eau à Martué, face à une île sur la Semois.
  • cinq passages sur la Semois sur la boucle qu'elle dessine entre Martué et Lacuisine.
  • l'île sur la Semois au sud de Lacuisine
  • un ermitage à Izel
  • une petite église au centre de Florenville - aujourd'hui disparue.

On voit également que les routes qui partent de Florenville sont majoritairement dirigées vers le sud, en direction de Villers-devant-Orval et Izel.

Dans le prolongement de la Révolution française, l'abbaye d'Orval est incendiée et pillée le 23 juin 1793.

Le 17 mai 1793, Joseph Massart, maître d'école et résistant aux autorités françaises fut tué par des soldats français dans une maison près de l'église.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Dans son Dictionnaire géographique et topographique paru en 1804[12], Charles Oudiette donne une brève description de Florenville.

FLORENVILLE, village, départ. des Forêts, arrond. de Neuf-Château, ci-devant province de Luxembourg.

Pop. 12 à 1300 habitants avec ses dépendances. Il était une chef-lieu de canton avant les préfectures, à une lieue de Chiny.

Le Dictionnaire du Luxembourg[13] publié en 1838 donne une description plus complète de l'état de la commune au début du 19e siècle.

FLORENVILLE, commune et chef-lieu du canton de son nom ; de l'arrondissement et à 3 lieues S. de Neufchâteau ; à 6 lieues O d'Arlon et à 10 lieues [???] O de Luxembourg.

Ses dépendances sont Chamleux, Hayon et Scierie.

Hydrographie : cette commune est arrosée par la Semois, qui reçoit par la rive gauche, le ruisseau de Florenville.

Sol : généralement sablonneux et inégal.

Agriculture : on y récolte du froment, du seigle, de l'avoine et des pommes de terre. - Animaux domestiques : 150 chevaux, 7 poulains, 300 bêtes à cornes, 50 veaux et 80 porcs.

Population : 1527 habitants.

Habitations : les maisons sont construites en pierre, couvertes en ardoises et agglomérées. Il y a 2 fermes, une église, une chapelle et une école.

Commerce et industrie : Cette commune possède 2 tanneries, une brasserie, 3 scieries et des moulins à farine, à tabac et à écorces.

Routes et chemins : Les chemins vicinaux sont en très bon état.

L'église actuelle (2014) est construite en 1873 - le clocher sera reconstruit après la Seconde Guerre mondiale. Le développement du chemin de fer et la création de la gare de Florenville en 1879 transforment progressivement la ville et toute la vallée de la Semois en destination touristique et ouvrent une période particulièrement florissante pour la ville.

Début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le docteur Paul Famenne fonde le Mémabile, clinique psychiatrique en 1901[14].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville fut néanmoins fortement marquée par la Première Guerre mondiale et plus encore par la seconde. Entre 1914 et 1918, plusieurs maisons furent bombardées, incendiées, et pillées et une vingtaine d'habitants furent tués ; l'église servit d'hôpital militaire. Au début d'août 1914, la 4e division de cavalerie dirigée par le général Abonneau s'installe à Florenville ; le général lui-même s’installe à l’Hôtel du Commerce avec son état-major[15]. Le clinique psychiatrique du docteur Paul Famenne accueille les cavaliers français[14].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

L'avènement des congés payés (1936 en Belgique) amplifie encore les flux touristique dans la région, au point que Florenville comptera jusqu'à 17 hôtels.

L'abbaye d'Orval est reconstruite en 1926 et une communauté de cisterciens-trappistes venue de l'abbaye Notre-Dame de La Trappe s'y installe.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Percée de Sedan et Ligne Maginot.

En 1940, 85 maisons furent détruites et 135 fortement endommagées, sur 365 maisons que comptait Florenville. L'église fut incendiée le 28 mai 1940, par les Français qui redoutaient de laisser aux Allemands le clocher en guise de point d'observation privilégié de toute la région. Dès 1943, de nombreux Florenvillois rejoignirent la Résistance. Le 18 juin 1944, un groupe de maquisards fut massacré par les Allemands dans le bois du Banel - un hommage officiel leur est rendu annuellement[16].

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'économie de Florenville, tournée vers le tourisme et la France commence à souffrir dans les années 1970. La fermeture des laminoirs de Blagny au début des années 1970 laisse 200 ouvriers belges sans emploi. Plusieurs filatures françaises cessent également leurs activités à la même époque, faisant augmenter le chômage féminin.

Les dernières décennies du 20e siècle sont marquées par un déclin du tourisme, propre à l'ensemble de la vallée de la Semois[17].

En 1977, Florenville fusionne avec les villages avoisinant dans le cadre Fusion de communes en Belgique : Chassepierre, Fontenoille, Lacuisine, Muno, Sainte-Cécile, Orval et Villers-devant-Orval, Azy, Laiche, Martué, Le Ménil, Watrinsart et Lambermont.

Florenville reçoit le titre de ville en 1997.

En 2009-2010, d'importants travaux de rénovation ont été entrepris au centre de Florenville : aménagement d’un amphithéâtre et d’un espace public agrémenté de fontaines, égouttage, rénovation de l'église, aménagement de voiries et de trottoirs.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Florenville (Belgique).svg
La ville possède des armoiries. Ce sont celles de François II, dernier roi des Romains et dernier seigneur de Florenville, juste avant la Révolution belge de 1830. Elles regroupent les armoiries des anciens archiducs d’Autriche, ducs de Lorraine et ducs de Bourgogne. Elles furent accordées par arrêté royal du 12 mai 1965, après accord de l’archiduc Otto de Habsbourg, descendant de François II.
Blasonnement : Parti : au 1, parti a, de gueules à la fasce d’argent ; b, d’or à la bande de gueules, chargée de trois alérions d’argent, posés dans le sens de la bande ; au 2, bandé d’or et d’azur de six pièces, à la bordure de gueules.
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 350-351.
Armoiries de Florenville.svg
Les seigneurs de Florenville de la branche de la famille de Trazegnies possédaient leurs propres armoiries.
Blasonnement : Bandé d’argent et d’azur (ou d’argent à trois bandes d’azur), à l’ombre de lion brochante, à la bordure engrelée de gueules.
Source du blasonnement : Jean-Claude Loutsch, Armorial du pays de Luxembourg, Luxembourg, Publications nationales du Ministère des Arts et des Sciences,‎ 1974, p. 364.


Patrimoine[modifier | modifier le code]

De nombreux éléments architecturaux de Florenville sont dorénavant protégés ou classés.

Parmi eux, le plus célèbre est l'ensemble de l'abbaye d'Orval.

Article détaillé : Abbaye d'Orval.

Enfin, de nombreux éléments remarquables de la ville et de ses environs sont décrits à l'article Florenville de l'ouvrage Région wallonne, Division des monuments, sites et fouilles, Province du Luxembourg, arrondissement de Virton, Mardaga, 1995[18].

On ne présente ci-après que les éléments les plus intéressants.

La redoute[modifier | modifier le code]

rue de la Rosière, n° 20.

La redoute, aujourd’hui appelée La Poivrière faisait partie d’une ligne de surveillance et de fortification érigée par Louis XIV le long de la Semois[19]. Son plus ancien signalement connu apparait dans une liste de datée de 1697 qui mentionne 28 redoutes construites le long de la rivière. Celle de Florenville semble être la dernière visible.

Le bâtiment rectangulaire, sur deux niveaux, présente une façade semi-circulaire au nord-est, vers la rivière et est percé de plusieurs meurtrières[20].

Pensionnat des religieuses de Sainte-Chrétienne[modifier | modifier le code]

Rue Généraux Cuvelier 26-28.

Chassées de France, les religieuses de la congrégation de sainte Chrétienne ouvrent un pensionnat à Florenville à la fin du 19e siècle dans une ancienne maison bourgeoise. Converti en hôtel[21] en 1920 sans transformation architecturale majeure - excepté quelques reconstructions nécessaires après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale - par les descendants d'une même famille, on peut toujours en apprécier les volumes, l'aménagement et le vaste jardin. Il se visite lors des journées du patrimoine de la région wallonne.

L'église de l'Assomption[modifier | modifier le code]

L’église de Florenville est dédiée à l’Assomption de Marie[22]. Elle est de style néo-gothique et date de 1873. Détruite en 1940, elle fut reconstruite en 1951. Son clocher comporte un carillon de 48 cloches. Du haut de sa tour-belvédère, à 50 m, par temps clair, on peut admirer un vaste panorama de 800 km² embrassant les tours de Montmédy, l'Église Saint-Donat d'Arlon, l'Église Saint-Martin d'Arlon, voire les hauteurs de Douaumont (Verdun). Derrière l’église, du haut de la première cuesta, on découvre un panorama extraordinaire sur la vallée de la Semois, Sainte-Cecile, Martué, Lacuisine, Chiny et la forêt ardennaise.

Le Mémabile ou maison Famenne[modifier | modifier le code]

rue de la station

Il s'agit d'une clinique psychiatrique fondée en 1900 par le docteur Paul Famenne. L'immeuble date de 1865 et se visite toujours[23].

La forge Roussel[modifier | modifier le code]

L'ancienne forge Roussel, disparue mais dont le site est partiellement classé, a fait l'objet d'un documentaire radiophonique de Christine Van Acker[24].

Site archéologique de Chameleux[modifier | modifier le code]

49° 40′ 08″ N 5° 18′ 51″ E / 49.668772, 5.314214 ()

Réserve naturelle de la Roche à l'Appel[modifier | modifier le code]

Muno

Réserve naturelle de 273 ha, créée en 1960, classée depuis le 16 mars 1965 et inclus dans une zone de protection spéciale pour les oiseaux sauvages Ardenne méridionale et Haute Sûre. La réserve présente un intérêt majeur sur le plan géologique et est centrée sur la Roche à l'Appel, amoncellement chaotique exceptionnel d'énormes blocs de poudingue de Fépin (Gedinnien). Par ailleurs, la tranchée de chemin de fer (désaffecté), au sud de la réserve, permet d'observer une coupe géologique célèbre dans le Gedinnien avec des intrusions de roches éruptives (kersantite). Le site présente également un grand intérêt pour ses forêts (chênaies-hêtraies à luzule blanche et canche flexueuse, résineux), ses ruisseaux et leur végétation palustre et les coléoptères qu'il renferme[25].

Monument du Banel[modifier | modifier le code]

49° 40′ 56.75″ N 5° 17′ 08.67″ E / 49.6824306, 5.2857417 ()

Monument érigé en 1958 à la mémoire des résistants de Florenville assassinés par les Allemands dans le bois du Banel le 18 juin 1944[26]. Une commémoration s'y tient annuellement, le dimanche qui suit le 18 juin.

Autres centres d'intérêts[modifier | modifier le code]

  • L'Esplanade du Panorama : panorama sur la vallée de la Semois.

Panorama sur la Semois

Personnalités nées à Florenville[modifier | modifier le code]

Florenville, comme la Gaume dans son ensemble, entretient avec les artistes, peintres et photographes une relation particulière, en partie liée à la beauté des paysages, des forêts et des méandres de la Semois.

Artistes[modifier | modifier le code]

  • frère Abraham Gilson, peintre, né en 1741 et décédé à Florenville en 1809[28].
  • Camille Barthélemy (1890-1961), graveur, peintre et dessinateur.
  • Jean-Antoine Ramboux, peintre d'histoire et de portrait, conservateur du Musée Wallraf-Richartz de Cologne, né à Trèves en 1790. Il apprit les éléments de son art à Florenville, chez Abraham d'Orval, et continua plus tard, pendant trois ans dans l'atelier du fameux David à Paris. En 1815, il étudia dans l'académie des beaux arts à Munich d'où il se rendit en 1816 à Rome avec son ami le graveur Samuel Amsler (1791-1849) et y resta jusqu'en 1822. Nous avons trouvé sa marque sur des portraits peints à l'huile et sur des dessins historiques. Ramboux se servait aussi des lettre initiales I. A. R. f[29]
  • Paul Famenne, médecin et photographe[30], fondateur d'une clinique psychiatrique à Florenville en 1900.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Florenville, au coeur d'une région de chasse et de pêche, est aussi spécialement connue pour plusieurs produits de bouche.

Plate de Florenville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Plate de Florenville.

La plate de Florenville est une variété locale de pomme de terre[32], mise chaque année à l'honneur depuis 1994 lors de la Fête de la pomme de terre.

La touffaye[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Touffaye.

La touffaye est une potée composée de pommes de terre, de lardon, de crosse de jambon et de saucisse fumée ou de côtelettes de porc.

Les produits d'Orval[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Orval (bière) et Orval (fromage).
Le symbole d'Orval

Les produits de l'abbaye d'Orval sont largement connus, au-delà même des frontières de la Belgique : la bière et le fromage, trappistes, mais aussi des bonbons au miel et autres produits dérivés.

Boudin noir[modifier | modifier le code]

Sans être une spécialité traditionnelle de la ville, le boudin noir de Florenville a été primé plusieurs fois[33].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Florenville serait issu du latin Florentis-villa qui voulait dire « l'exploitation de Florent »[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est délimitée au sud-ouest par la frontière française qui les sépare du département des Ardennes et de la région Champagne-Ardenne.

Communes limitrophes de Florenville
Bouillon Bertrix Herbeumont
Florenville Chiny
Tintigny
Canton de Carignan (F) Meix-devant-Virton

La commune est située en Gaume, région de la province de Luxembourg. Florenville est bordée au nord par la Semois, qui y forme un méandre.

La Roche de l'Appel, à Muno, est un centre d'intérêt géologique d'importance européenne, situé au milieu d'une réserve naturelle de 30 ha. On y voit du poudingue, sorte de ciment naturel formé de cailloux qui signale la limite de la Gaume de l'Ardenne.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Le gaumais est la langue vernaculaire traditionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le graphique suivant reprend la population résidente au 1er janvier de chaque année[34],[35] pour la commune.

Population en baisse et vieillissante. 37,1 hab/km².

Économie[modifier | modifier le code]

13,3 % de demandeurs d'emploi. Florenville compte 70 exploitations agricoles. Les principaux viviers d'emploi actuels sont l'enseignement et le service aux personnes âgées.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire de Florenville est desservie par la ligne 165 Athus-Libramont. Florenville est le point de départ de la route nationale 88 menant à Athus (Aubange). Elle est traversée par la route nationale 83 Arlon-Bouillon et par la route nationale 85 frontière française-Bastogne.

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de police Gaume pour les services de police, ainsi que de la de la zone de secours Luxembourg - Poste 15 - pour les services de pompiers. Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Florenville, historique et statistiques, in : Votre commune à la loupe : profil socio-économique de la province de Luxembourg (ISSN 1783-2780) : 2009, 2e éd., Arlon, Idexlus, 2009, p. 108-111.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Florenville, in : Région wallonne, Division des monuments, sites et fouilles, Province du Luxembourg, arrondissement de Virton, éditions Mardaga, 1995, p. 112-119.
  • A. Matthys, J. De Remont, Le château des seigneurs de Florenville, Bruxelles, 1973.
  • A. Matthys, La redoute de Florenville, in : G. Lambert (dir.), Archéologie en Semois et Chiers, Virton, Crédit communal, 1987, p. 257-261.
  • Florenville, éd. Cosyn, vers 1925, coll. Guide des Ardennes belges, 112 p. Guide touristique et historique.
  • Chiny / Florenville / Herbeumont [carte topographique], Bruxelles, Institut géographique national, 2008, ISBN 9789059344938.
  • Germain Ninane & alii, 700e anniversaire de l'affranchissement de Florenville au droit de Beaumont (1273–1973) : [catalogue d'exposition], Virton, 1973. In-8° broché, 203 p.
  • Germain Ninane, L'aventure de deux Aquitains en Franche-Comté. Saints Berthaire et Attalein. Leur culte à Menoux, Saint-Remy, Faverney, Bleurville et Florenville. Pour un douzième centenaire (766–1966), Virton, Michel Frères, 64 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Présente avec sa belle-fille Agnès parmi les reines qui assistent en 1285 aux fêtes du Tournoi de Chauvency, d'après le trouvère Jacques Bretel.
  2. http://gw.geneanet.org/nobily?lang=fr;pz=elisabeth+therese+marie+helene;nz=de+belgique;ocz=0;p=isabeau;n=de+chiny
  3. * J. de Rémont, André Matthys, Le château des seigneurs de Florenville, Service national des fouilles, 1972.
  4. On peut encore deviner les fondations sur les photos aériennes (49° 42′ 19.5″ N 5° 18′ 17.4″ E / 49.705417, 5.304833 ()), sur Google Maps par exemple.
  5. http://gw.geneanet.org/nobily?lang=fr;pz=elisabeth+therese+marie+helene;nz=de+belgique;ocz=0;p=claire+de+florenville;n=de+trazegnies
  6. Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique, Chez Jean Brandmuller, 1731, p. 392.
  7. Guillaume de Braquemont eut 6 enfants de son épouse Marie de Campremi : Louis de Braquemont, chevalier, seigneur de Bracquemont et Pontrancart, marié avec Ysabelle La Maréchalle ; Braquet de Braquemont, sieur de Berry au Bacq ; Guillaume II de Braquemont, marié avec Jeanne de HARCOURT ; Marie de Braquemont, marié en 1396 avec Louis d’ARGIES, seigneur de Béthencourt sur Somme, puis avec Evrard de La Marck, seigneur d’Arenberg ; Robine de Braquemont, marié avec Jean de BETHENCOURT ; Marguerite de Braquemont, mariée en 1401 avec Jean Tyrel, seigneur de Poix et Mareuil.
  8. Premières noces avec Louis d’Argies, seigneur de Béthencourt-sur-Somme.
  9. Maur-François Dantine, et al., L'Art de vérifier les dates des faits historiques (...), chez Alexandre Jombert Jeune, 1784, p. 744 ; Anselme de Sainte-Marie [(1625-1694)], et al., Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la couronne & de la maison du Roy, & des anciens barons du royaume (...), 3e éd., tome septième, compagnie des libraires associez, 1733, p. 819.
  10. Les bâtiments peuvent correspondre à l'actuelle maison des jeunes
  11. Philippe Vandermaelen, Dictionnaire géographique du Luxembourg, À l'Établissement géographique, 1838, p. 53.
  12. Charles Oudiette, Dictionnaire géographique et topographique des treize départements qui composaient les Pays-Bas autrichiens, Pays de Liège et de Stavelo; les Electorats de Trèves, Mayence et Cologne, ... Juliers, Guildre, Clèves [...] réunis à la France [...], vol. 1., Paris, Cramer, 1804, p. 101.
  13. Dictionnaire géographique du Luxembourg, Dictionnaire du Luxembourg, À l'Établissement géographique, 1838, en ligne, p. 53.
  14. a et b http://1914-18.be/2010/02/13/le-memabile-du-dr-paul-famenne-a-florenville/
  15. http://1914-18mibb.skynetblogs.be/archive/2009/12/06/la-cavalerie-francaise-dans-les-ardennes-belges.html
  16. http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20130629_00330603
  17. IDELUX [inter-communales des communes de la province de Luxembourg], Etude sur le redéploiement touristique, 31 octobre 2012en ligne
  18. http://books.google.be/books?id=Le6JTtFH6JIC&hl=fr&source=gbs_navlinks_s
  19. Historique de Florenville
  20. Une description architecturale complète est disponible en ligne.
  21. Hôtel de France en Gaume, en ligne ; la façade, le jardin
  22. Florenville sur le site des Combles et clochers
  23. Le Mémabile du Dr Paul Famenne à Florenville, en ligne ; catalogue des Journées du Patrimoine de la Région walonne, 2003.
  24. http://www.lesgrandslunaires.org/emissions-de-radio/a-laforge-roussel.html
  25. http://environnement.wallonie.be/dnf/dcnev/acces_nature/2012/luxembourg/lu_muno.pdf ; http://ardenne-et-gaume.be/muno.html
  26. http://www.bel-memorial.org/cities/luxembourg/florenville/banel.htm ; http://ardennetiensferme.over-blog.com/article-20959733.html ; Annette Biazot, A propos du maquis du Banel, 3 juillet 2008, en ligne.
  27. Site officiel du Carnaval de Florenville
  28. https://lb.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Gilson ; http://www.orval.be/fr/71/Peintre-Frere-Abraham-Gilson
  29. Franz Brulliot, Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etc: avec lesquels les peintres, dessinateurs, graveurs et sculpteurs ont désigné leurs noms, volume 1, J.G. Cotta, 1832, [books.google.be/books?id=cbLlAAAAMAAJ en ligne].
  30. Jean-Claude Delhez, L'album du docteur Famenne : la Belle Époque vue par un médecin gaumais, Éole.
  31. Son portrait sur le site de l'école royale militaire].
  32. « Fête de la pomme de terre ! », sur Frites.be (consulté le 9 novembre 2010).
  33. [1]
  34. « Chiffres de la population résidente au 1er janvier, par année 1990‑2010 », sur le site de l’INS (consulté le 11 janvier 2011).
  35. http://www.ibz.rrn.fgov.be/index.php?id=2471

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Site officiel
  • Site du Syndicat d'initiative de Florenville sur Semois, en ligne.
  • Site du Syndicat d'initiative du Pays de la Semois entre Ardenne et Gaume, en ligne